Jeudi 14 janvier 2010
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Je vais vous parler aujourd'hui du village de Banon dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Ce village me tient particulièrement à coeur car j'y ai beaucoup d'ancêtres.
Ils s'appelaient Aubert, Bermond, Bonamic, Chabaud, Chaix, Chanaval, Combe, Costollier, Esmieu, Fabre, Garcin , Gondran, Hugou, Imbert, Isnard, Lombard, Martel, Martin, Michel, Pellicier,
Pourpre, Sautel, Sauvy, Savouillan, Seignoret, Testanier, Vial...
Ils sont une partie de moi, sans eux, je ne serais pas là.
Ce film n'est pas de moi. Je l'ai trouvé sur You Tube.

Adossé au plateau d'Albion entre la montagne de Lure et le mont Ventoux, boisé de chênes blancs, d’yeuses (chênes verts) et d’aveliniers, le village de Banon se dresse à 795m
d'altitude. Bénéficiant d’un climat ensoleillé, loin des grandes voies de communication, Banon a gardé un caractère naturel dans son écrin de lavande et de céréales qui dans la première
quinzaine de juillet, lui dessinent un damier aux couleurs saisissantes. Le Coulon, Le Largue et La Riaille sont les principaux cours d'eau qui traversent le
village.

Le village médiéval de Banon, situé au sommet du bourg, est délimité par les vestiges des remparts de l'ancien château.
Le portail à mâchicoulis, du XIVème siècle, en constitue le principal accès. Les remparts, dont on peut admirer
un bel échantillon entre le portail et la tour carrée, avaient 800 mètres de pourtour, un mètre d'épaisseur et dix mètres de haut.
C'est sur ces remparts qu'ont été construites les maisons de la rue des Arcades. Dans l'une d'elle, Jean
François Palhier, député du département du "Conseil des Cinq-Cents" pendant la Révolution, a abrité la fuite de Maximilien de Robespierre au mois d'août 1793. Des façades d'échoppes du
Moyen-Age subsistent par endroit.
Au point le plus élevé du village, près de l'ancien Hôtel-Dieu et contre l'église désaffectée, à l'emplacement
d'un monticule, existait déjà au début du XIIe siècle un château fort appartenant à la famille de Simiane, seigneurs de Banon. Ce château fut remanié au XIIIe siècle et remplacé au XVIIIe siècle
par un château assez modeste qui sera incendié à la Révolution, obligeant Alexandre de Tournon-Simiane, son dernier propriétaire, à s'enfuir pour échapper aux révolutionnaires. La tradition orale
veut qu'il partit par le sentier de la source des Brieux et qu'en se retournant une dernière fois pour voir le village, il ne vit qu'un amas de bois et de pierres. Remaniée à diverses
reprises, l'église aurait été partiellement reconstruite sur les restes de la chapelle du château.

Banon, le portail et les remparts
Le village a subi différentes attaques sanglantes dont notamment celle du célèbre vicomte Raimond de Turenneau XIVème siècle qui occupa le château. Il subit ensuite un siège
conduit par le seigneur de Montbrun, et, en l'an VII de la république une et indivisible, il dut faire face aux massacres commis par des bandes organisées de brigands.
Selon un plan de Banon érigé en 1782, l'ancien Hôtel-Dieu était alors constitué de deux blocs de trois et
quatre maisons, dont l'hôpital et le four banal du village. Il fut créé en 1830 sous le nom d'"Hôtel-Dieu de l'Immaculée Conception", sa partie sud qui était réservée aux religieuses était
appelée "Maison des Soeurs". Il fonctionna un peu moins de cent ans et fut ensuite remplacé en bas du village par un nouvel hôpital-hospice construit grâce à la générosité de Dieudonné Collomp
dont il porte le nom. L'Hôtel-Dieu fut utilisé pendant la seconde guerre mondiale pour héberger des réfugiés chassés de leurs maisons.