Coutumes, Folklore, Traditions

Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 00:00

 

  J'ai choisi de ne pas mettre de diaporama dans mon article précédent sur les santons pour ne pas le charger. Je vous propose donc aujourd'hui de voir les trois diaporamas que j'ai réalisés avec les photos que j'ai faites à la fabrique de Maryse Di Landro que nous avons visitée à Aubagne.


Ce premier diaporama vous montre la fabrique et la boutique.
 

 

  

  J'ai réalisé celui-ci rien qu'avec les santons du musée.

Ils sont vraiment superbes !

 

  

 En ce qui concerne le dernier diaporama, il ne comporte que les vêtements,
outils et objets usuels présentés au musée.

 

 

 

Par Nadine - Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 00:00

 

 

  En provençal santoun (santon) veut dire "petit saint". Ces figurines peintes représentent la Nativité ainsi que des personnages inspirés du petit peuple provençal. Tous rendent hommage à l'enfant Jésus couché dans sa mangeoire.

Une légende prétend que la crèche aurait été créée au Moyen Age par saint François d'Assise, provençal par sa mère. Cette anecdote donne une piste quant à l'origine des santons. Il est plus que probable que ces derniers viennent d'Italie, où la tradition napolitaine des presepio (crêches) est proche de celle pratiquée en Provence.

La tradition des santons est sans doute une autre conséquence de la contre-Réforme catholique qui favorisa le culte des images en opposition aux idées calvinistes. Dès le XVIIIe siècle, les religieuses fabriquent des niches vitrées dans lesquelles elles composent des scènes représentant la Nativité. Les figurines qui sont utilisées sont en cire, en verre filé ou en mie de pain. Dès la période pré-révolutionnaire, les églises s'ornent de crèches offertes à la dévotion des fidèles au moment de Noël. La Révolution française supprimant les lieux de culte, les modestes figurines en terre crue ou cuite permettent de réaliser à la maison les crèches qu'on ne peut plus admirer dans les sanctuaires.

Un artisanat populaire se met alors peu à peu en place dans le terroir marseillais. Il s'agit d'abord d'une activité familiale d'appoint, simple complément d'une autre profession. Le premier santonnier attesté est Jean-Louis Lagnel (1764-1822). Dès 1803, une foire aux santons est organisée à Marseille. Celle-ci se perpétue toujours de nos jours d'ailleurs. Grâce au nouvel intérêt porté aux traditions provençales des personnages d'inspiration locale apparaissent : le ravi, le tambourinaire, la poissonnière... Avec le développement du tourisme, l'activité de santonnier est devenue un authentique métier artistique, exercé par une pléiade de créateurs dans toute la Provence.

La première santonnière professionnelle est Thérèse Neveu (1862-1946) qui a été suivie par de grands santonniers tels que Léon Gaubert (1863-1918) et plus près de nous Paul Fouque ou Marcel Carbonnel. Aujourd'hui, il existe même des santonniers portant le titre de Meilleurs Ouvriers de France.

 

  Nota : A Trans en Provence, nous avons une santonnière. Il s'agit de Colette Barles la fille de Guillaume Barles qui fut l'historien du village. Ses santons sont particuliers car ses personnages sont plutôt "rondouillards". Son atelier est ouvert sur la rue et elle laisse les gens entrer et admirer son travail de patience.

 

 

 Santons de Colette Barles (Photo internet)

 

 

  Santons habillés Maryse Di Landro (Photo Nadine)

 

  Les santons habillés : A la tradition des santons primitifs en argile crue ou cuite s'est ajoutée celle du santon habillé. Son origine provient des crèches des églises ainsi que des crèches parlantes ou animées d'Aix en Provence ou de Marseille. Après un abandon de cette pratique pendant un demi-siècle environ, c'est l'abbé César Sumien (1858-1934) qui recrée des santons habillés vers 1914.

Le 28 novembre 2008, nous sommes allés en excursion avec le club des retraités de Trans en Provence, visiter une fabrique de santons à Aubagne. Il s'agit de l'atelier de Maryse Di Landro qui comporte aussi une partie musée du santon. Le musée, entièrement crée par Maryse Di Landro est composé de plus de 300 santons, pièces uniques, mis en scène suivant différents thèmes (nativité, biblique, historique et Provence). Une partie de ce musée est consacrée aux objets et vêtements d'origine du 19e siècle. Un régal pour les yeux, une vraie merveille, je vous avoue que j'ai été emballée ! Si vous voulez aller voir leur site, voilà le lien : http://www.santons-dilandro.fr/

 

 

La fabrique Maryse Di Landro à Aubagne (Photo Nadine)

 

Les différentes étapes de la fabrication des santons habillés

 

La création, le moulage : Un à trois jours de travail peuvent être nécessaires à la création d'une nouvelle sculpture, puis un moule sera fabriqué afin de reproduire le santon plusieurs fois. Le moulage est effectué en argile grâce à un moule en plâtre, ensuite il sera ébarbé puis personnalisé au couteau.

La cuisson, la décoration : Après un séchage de quinze jours, la cuisson sera effectuée à une température de 950°C. La décoration est faite avec une peinture acrylique. Pas moins de treize différentes étapes sont nécessaires pour finir le visage, dont sept ne sont consacrées qu'à l'oeil du santon.

La couture, le montage : La couture est effectuée à la machine d'après des patrons créés selon des modèles de vêtements du 18e siècle.

Le montage consiste à assembler les différentes pièces des santons, les pieds, les mains, la tête et les jambes. Le tout est collé et étayé grâce à des renforts métalliques.

L'habillage, la finition : L'habillage va permettre d'ajuster les vêtements sur le santon les uns après les autres, grâce à de la colle et des épingles. Il ne faut pas moins de sept pièces de costume par santon.

La finition consiste à poser les accessoires fabriqués au préalable et à donner l'attitude souhaitée au santon.

 

 

Fabrique Maryse Di Landro - L'habillage des santons (Photo Nadine)

    

Par Nadine - Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 00:00

 

 

En Provence, les traditions liées aux fêtes de la Noël portent le nom de traditions calendales - du provençal calèndo, Noël. L'une de ces traditions la mieux conservée est celle du blé de la Sainte-Barbe. D'où vient son origine ?

Cette tradition remonte à l'époque de l'antiquité grecque et romaine et représente les prémices de la moisson sous forme de blé en herbe. La légende dit que si la germination se fait bien et que le blé est bien vert, la prochaine moisson sera abondante.

De nos jours, on perpétue cette tradition. La 4 décembre, pour la fête de sainte Barbe, on sème des grains de blé et de lentilles dans trois coupelles les sietoun (petites assiettes) garnies de coton. Ces trois coupelles représentent la Sainte Trinité et servent par la suite à la décoration de la table de la veillée calendale.

Le 24 décembre au soir, la maîtresse de maison coupe les pointes montées que les enfants déposent dans l'étable pour accueillir l'enfant Jésus à minuit. Le 25 décembre, les coupelles de blé ornent toujours la table. On les entoure de rubans rouges et jaunes. Ce n'est qu'à partir du 26 décembre que les coupelles de blé sont déposées dans la crèche sans les rubans pour représenter les champs. Puis, après l'Epiphanie, ces blés sont plantés directement dans la terre de la campagne provençale.

 

 

Qui était Sainte Barbe ?


Elle vécut au IIIe siècle en Turquie. Elle fut séquestrée par son père Dioscore dans une tour parce qu'il souhaitait la soustraire aux sollicitations du monde.
La jeune fille se convertit alors au catholicisme, son père la supplicia puis la décapita de sa propre main avant d'être frappé par la foudre pour cet acte de barbarie.

Depuis, on attribue à la sainte, le pouvoir de protéger d'une mort violente, ce qui explique qu’elle soit devenue la patronne des métiers dangereux. Elle est donc notamment la sainte patronne des artificiers, des artilleurs, des mineurs, des pompiers et des canonniers.

Dans le Var, on avait pour habitude de conserver un peu de blé séché de la sainte Barbe, pour en jeter quelques pincées dans la cheminée les jours d'orage en invoquant cette patronne en protection de la foudre. Voici cette invocation :

  Santo Barbo, santo Flour,

La crous de Noste-Segnour,

Pregas pèr nautre,

Que lou tron toumbe pas sus naustre !

 

Sainte Barbe, sainte Fleur,

La croix de Notre-Seigneur,

Priez pour nous,

Afin que la foudre ne tombe pas sur nous !

 

Champs-de-ble.jpg

   

Par Nadine - Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires
Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 00:00

 

 

Vidéo filmée à Trans en Provence au mois d'août lors de la fête locale de la Saint-Roch.

 

Le principe de la danse de la souche :

 

La souche (la souco en provençal), est un cep de vigne qui est porté à l'église par un vigneron. A l'issue de la messe, le prêtre bénit la souche. Les danseuses donnent alors devant le parvis de l'église, une aubade en exécutant divers pas de danse sur un air de musique, entrecoupé d'un chant qui date de 1494 (l'air des Grâces de Saint‑Marc qui serait dû au frère Jehan Tisserant), c'est un curieux mélange de provençal, de français et de grec. Après que le bûcher soit allumé et béni à son tour, la soliste fait quelques pas de danse et jette la souche dans le brasier. Dans les temps anciens, les reste noircis de la souche étaient considérés comme ayant quelques pouvoirs magiques. En effet, l'incinération du cep de vigne aurait un pouvoir de régénération destiné à favoriser la renaissance des nouveaux plants de vigne.

 

Danse-de-la-souche

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 00:00

 

Filtre-a-eau-terre-cuite.jpg

 Filtre à eau en terre cuite qui sert aujourd'hui d'objet décoratif.

Un petit clin d'oeil à ma cousine Nana qui reconnaîtra ce bel objet.

(Photo Nadine)

Leau.jpg

Leau1.jpg

Leau3.jpgLeau2.jpg

Lhuile.jpg

Le-vin.jpgLe-lait.jpg

Source : "Les Carnets varois du patrimoine-N°1" : Céranique varoise, Var, pays de la terre cuite - 2002 - Edition du Conseil Général du Var.

 

Dourgo

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Traditions et maintenance
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés