Personnages

Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 00:00



On ne possède aucun portrait de Sade à l’exception d’un profil du jeune marquis dessiné par Charles van Loo vers 1760. Les dépositions du procès de Marseille le montrent à trente deux ans "d’une jolie figure, visage rempli", élégamment vêtu d'un frac gris doublé de bleu, portant canne et épée au côté.


Jean Baptiste François, comte de Sade, père du marquis

Donatien Alphonse François, marquis de Sade naît à Paris le 2 juin 1740 à l’hôtel de Condé. Il est le fils de Jean Baptiste François, comte de Sade, héritier de l'une des plus anciennes familles de Provence, seigneur de Saumane et de La Coste (orthographe de l'époque), coseigneur de Mazan, et de Marie Éléonore de Maillé de Carman, parente et dame de compagnie de la princesse de Condé. Baptisé à l'église Saint-Sulpice, les parents, le parrain et la marraine s’étant fait représenter par des officiers de maison, il reçoit par erreur les prénoms de Donatien Alphonse François au lieu de Donatien Aldonse Louis.

A dix ans, il entre au collège Louis le Grand dirigé par les pères jésuites qui est alors l'établissement le mieux fréquenté et le plus cher de la capitale. Les représentations théâtrales organisées par les pères sont sans doute à l’origine de la passion de Sade pour l’art de la comédie et la littérature dramatique.



A 14 ans, il entre à l’École des chevau-légers de la garde du roi, en garnison à Versailles. Sous-lieutenant un an plus tard, il participe à la guerre de Sept ans contre la Prusse. Il y brille par son courage, mais aussi par son goût pour la débauche et la luxure. Revenu avec le grade de capitaine, il fréquente des actrices de théâtre et des courtisanes. Son père, pour y mettre fin, cherche à le marier au plus vite.
Le 17 mai 1763, le mariage du marquis et de Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, fille aînée d’un président à la cour des Aides de Paris, de petite noblesse de robe, mais dont la fortune dépasse largement celle des Sade, est célébrée à Paris en l'église Saint-Roch. Il ne s'en assagit pas pour autant et, dans la même année, fait son premier séjour en prison pour "débauches outrées" au donjon de Vincennes.


Donjon du château de Vincennes

Sa femme, Renée-Pélagie aima son mari tant qu’elle le put, jusqu’au bout de ses forces. Mais le marquis avait le vice dans la peau.
En 1768, il est à nouveau incarcéré six mois pour avoir entraîné dans sa maison d'Arcueil, une jeune veuve du nom de Rose Keller, pour la fouetter jusqu’au sang et la contraindre, le dimanche de Pâques, à des pratiques blasphématoires.
En 1769, il est en son domaine de La Coste où il donne des fêtes et des bals, il voyage en Italie, notamment avec sa jeune belle-sœur de 19 ans, Anne-Prospère de Launey, chanoinesse séculière chez les bénédictines, avec laquelle il aura d'ailleurs une liaison violente et passionnée (Nota : une chanoinesse séculière ne prononce pas ses voeux et peut donc se marier et entrer dans le monde si elle le désire).


De nos jours, le château de Lacoste est en ruine

Le scandale éclate à nouveau en juin 1772 à Marseille. Il ne s’agit plus cette fois d’une fille mais de quatre. Le marquis a proposé à ses partenaires de plaisir des pastilles à la cantharide, substance qui a des propriétés aphrodisiaques. Deux filles se croient empoisonnées, les autres sont malades. La participation active du valet justifie l’accusation de sodomie, punie alors du bûcher. La condamnation du parlement de Provence est cette fois la peine de mort pour empoisonnement et sodomie à l'encontre du marquis et de son valet. Sade s’enfuit en Italie avec sa jeune belle-soeur. Les amants sont à Venise fin juillet, ils visitent quelques villes d’Italie, puis la chanoinesse rentre brusquement en France à la suite d’une infidélité du marquis. Ce dernier a fixé sa résidence en Savoie, mais le roi de Sardaigne le fait arrêter le 8 décembre 1772 à la demande de sa famille et incarcérer au fort de Miolans. Mme de Sade achète les gardiens et le fait évader le 30 avril 1773. Réfugié clandestinement dans son château, le marquis échappe aux recherches, prenant le large quand il y a des alertes. Le 16 décembre 1773, un ordre du Roi enjoint au lieutenant général de police de s’assurer de sa personne. Dans la nuit du 6 janvier 1774, un exempt suivi de quatre archers et d’une troupe de cavaliers de la maréchaussée envahit le château, mais en vain, le marquis est introuvable. En mars, Sade prend la route de l’Italie, déguisé en curé.

La marquise et sa mère travaillent à obtenir la cassation de l’arrêt du parlement d’Aix, mais une autre affaire va bientôt éclater...


Il a engagé à Lyon et à Vienne des domestiques. Ce sont cinq très jeunes filles et un jeune secrétaire ainsi que trois autres filles d’âge et d’état à ne point être recherchées par leurs parents auxquelles s’ajoute l’ancienne domesticité. Mais cependant, les parents déposent une plainte pour enlèvement fait à leur insu et pour séduction. Une procédure criminelle est ouverte à Lyon. Le scandale est cette fois étouffé par la famille, mais l’affaire des orgies avec les petites filles va laisser des traces. Le marquis a joué du canif avec elles. Une des enfants, la plus endommagée, est conduite en secret à Saumane chez l’abbé Jacques-François de Sade, l'oncle du marquis, qui se montre très embarrassé de sa garde et par les propos de la petite victime, qui accuse nettement son neveu. Une autre fille, Marie Tussin, du hameau de Villeneuve de Marc, a été placée dans un couvent de Caderousse, d’où elle se sauvera quelques mois plus tard. Le marquis prépare une réfutation en règle de ce qu’a dit l’enfant confiée à l’abbé, mais elle n’est pas la seule à avoir parlé. Les fillettes d’ailleurs n’accusent point la marquise et parlent au contraire d’elle "comme étant la première victime d’une fureur qu’on ne peut regarder que comme folie". Leurs propos sont d’autant plus dangereux qu’elles portent, sur leurs corps et sur leurs bras, les preuves de leurs dires. Pour changer d'air, le marquis reprend la route de l'Italie le 17 juillet 1775 sous le nom du comte de Mazan. Il reste à Florence jusqu’au 21 octobre, puis se rend à Rome. De janvier à mai 1776, il est à Naples. Mais il s’ennuie en Italie. Son retour en août à La Coste fait surgir de nouvelles menaces. Le 17 janvier, le père d’une jeune servante vient réclamer sa fille et tire sur Sade. Contre les avis de son entourage provençal, le marquis décide de se rendre à Paris fin janvier.



Gravue représentant Sade en prison

Il est arrêté dans la capitale le 13 février 1777 et incarcéré au château de Vincennes par lettre de cachet, à l’instigation de sa belle-mère, Madame de Montreuil. Cette mesure lui évite l’exécution, mais l’enferme dans une prison en attendant le bon vouloir du gouvernement et de la famille. Or la famille a maintenant peur de ses excès. Elle a soin de faire casser la condamnation à mort par le parlement de Provence mais sans faire remettre le coupable en liberté. Le marquis profitera de son transfert à Aix pour s’évader une nouvelle fois et se réfugier à La Coste où il sera repris au bout de quarante jours.
Sade a trente-huit ans. Il restera onze ans enfermé au château de Vincennes puis à la Bastille. Il a droit à un traitement de faveur, payant une forte pension. Madame de Montreuil et sa famille attendent de lui une conduite assagie pour faire abréger sa détention. Ce sera tout le contraire : altercation avec d’autres prisonniers dont Mirabeau, violences verbales et physiques, menaces, lettres ordurières à sa belle-mère et même à sa femme qui lui est pourtant entièrement dévouée.
Pour tromper son ennui, il écrit des pièces de théâtre et des romans. A la Bastille, il commence la rédaction des Cent vingt journées de Sodome ou l'Ecole du libertinage (1785) puis, deux ans plus tard, Les infortunes de la vertu et Aline et Valcour.


Gravure du livre Aline et Valcour

En juillet 1789, dix jours avant la prise de la bastille, il est transféré à Charenton, dans un asile de fous. Il doit abandonner sa bibliothèque de six cents volumes et tous ses manuscrits.
Il recouvre la liberté, accordée à toutes les victimes de lettres de cachet, en 1790. Sa femme, lasse de ses violences, obtient la séparation. Ses deux fils émigrent. Pour survivre dans le Paris révolutionnaire car tous ses biens, en Provence, ont été pillés et mis sous séquestre, il cherche à faire jouer ses pièces, se lie avec une jeune actrice, Marie Constance Quesnet, qui lui restera fidèle jusqu'au bout. Justine ou les malheurs de la vertu est publié, anonymement, en 1791.
Pour faire oublier ses origines nobles, il milite dans la section révolutionnaire de son quartier. Mais son zèle n'est-il pas assez convaincant ? Fin 1793, il est arrêté et condamné à mort. Oublié dans sa geôle à la suite d'une erreur administrative, il échappe à la guillotine et libéré en octobre 1794.


Vivant chichement de ses écrits, il publie en 1795 La philosophie dans le boudoir, La nouvelle Justine et Juliette. Justine et Juliette sont deux sœurs, l'une incarnant la vertu, l'autre le vice, qui subissent des aventures où la luxure le dispute à la cruauté. La presse l'accuse d'être l'auteur de l'infâme roman Justine. En 1801, la police saisit ses ouvrages chez son imprimeur. On ne lui pardonne pas sa violence érotique, son délire du vice, sa pornographie. Sans jugement, par simple décision administrative, il est enfermé dans l'asile de fous de Charenton. Il va, qualifié de "fou" mais parfaitement lucide, malgré ses suppliques et ses protestations, y mourir le 1er décembre 1814 sans jamais retrouver la liberté. Cet esprit libre, à 74 ans, en aura passé 30 en prison.
Ses descendants refuseront de porter le titre de marquis, et il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour que son œuvre, dans laquelle il a ouvert la voie à la psychologie sexuelle moderne, soit réhabilitée.


Portrait imaginaire du XIXe siècle de Biberstein :
Sade soumis aux quatre vents des suggestions diaboliques

Nota : Le néologisme "sadisme", formé d’après son nom, est apparu dès 1834 dans le Dictionnaire universel de Pierre Claude Victor Boiste comme "aberration épouvantable de la débauche : système monstrueux et antisocial qui révolte la nature".

Source : En partie, Wikipédia, l'encyclopédie libre ainsi que des renseignements
glanés sur internet.


Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 00:00



Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom d'Alexandra David-Néel, est née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Val-de-Marne), et morte le 8 septembre 1969 à Digne (Alpes-de-Haute-Provence), de double nationalité : française et belge, c'est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra, journaliste, écrivain et exploratrice française.

Outre sa longévité, son trait de gloire le plus marquant reste d'avoir été, en 1924, la première femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, exploit dont la publicité fut soigneusement orchestrée dans les années 1920 et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition.

De 1897 à 1900, elle partage la vie du pianiste Jean Haustont, à Paris, et ils écrivent à deux Lidia, drame lyrique en un acte dont il compose la musique et Alexandra le livret. Elle part chanter à l'opéra d'Athènes, de novembre 1899 à janvier 1900 puis, en juillet de la même année, à l'opéra de Tunis, ville où elle rencontre, peu après son arrivée, Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens.

Le 4 août 1904, elle l'épouse. Leur vie commune est parfois orageuse, mais toujours empreinte de respect mutuel. Elle se termine définitivement le 9 août 1911 par son départ pour son troisième voyage en Inde (1911-1925), le deuxième s'étant effectué pendant un tour de chant. La légende veut que son mari la finançait. En fait, elle possédait, à son mariage, une fortune personnelle et fut sponsorisée, en 1911, par trois ministères pour un voyage d'étude qui devait durer 18 mois, Alexandra y restera 14 ans. Par le biais des ambassades, elle envoya à son mari des procurations pour qu'il gère sa fortune. Les deux époux entamèrent après cette séparation une abondante correspondance qui ne cessa qu'avec la mort de Philippe Néel (février 1941).

Alexandra arrive au Sikkim en 1912. Elle se lie d'amitié avec le souverain de l'Inde, Sidkéong Tulku, et visite de nombreux monastères pour parfaire sa connaissance du bouddhisme. En 1914, elle rencontre dans un de ces monastères le jeune Aphur Yongden dont elle fera par la suite son fils adoptif. Tous deux décident de se retirer dans une caverne en ermitage à plus de 4000 mètres d'altitude, au Nord du Sikkim.



Là, elle rencontre l'un des plus grands Gomchens (ermites) dont elle a le privilège de recevoir l'enseignement et surtout, elle est tout près de la frontière tibétaine, qu'elle franchit à deux reprises. Elle pénètre même jusqu'à Shigatsé, l'une des plus grandes villes du sud du Tibet, mais pas encore à Lhassa, qui en est la capitale interdite. À cause de ces incartades, Alexandra est expulsée du Sikkim en 1916.

Etant dans l'impossibilité de rentrer en Europe en pleine guerre mondiale, Alexandra et Yongden quittent le pays pour l'Inde puis le Japon. Elle y rencontre le philosophe Ekaï Kawaguchi qui, quelques années plut tôt, a réussi à rester dix-huit mois à Lhassa sous un déguisement de moine chinois.



Alexandra et Yongden partent ensuite pour la Corée, puis Pékin en Chine. De là, ils choisissent de traverser la Chine d'Est en Ouest en compagnie d'un lama tibétain. Leur périple dure plusieurs années à travers le désert de Gobi et la Mongolie. Puis une pause de trois ans au monastère de Kumbum au Tibet lui permet de traduire la fameuse Prajnaparamita, avant de repartir déguisés en mendiante et moine pour Lhassa qu'ils atteignent en 1924. Ils y séjournent pendant deux mois, durant lesquels ils visitent la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samye... Mais Alexandra est finalement démasquée à cause de sa trop grande propreté : elle allait se laver chaque matin à la rivière. Elle est dénoncée à Tsarong Shapé, le gouverneur de Lhassa.

Elle rentre alors en France, parcourt la Provence, puis décide de se fixer à Digne en 1928, où elle achète et agrandit sa maison baptisée Samten-Dzong (forteresse de la méditation). Elle y écrit plusieurs livres relatant ses différents voyages.

Entre ces diverses publications - toujours accompagnée d'Aphur Yongden, le fidèle compagnon d'aventures, devenu légalement son fils adoptif - elle fait de grandes tournées de conférences en France et en Europe.

En 1937, Alexandra a soixante-neuf ans, et elle décide de repartir pour la Chine avec Yongden via Bruxelles, Moscou et le transsibérien. Elle se retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de la guerre, de la famine et des épidémies. L'annonce de la mort de son mari la touche profondément. Fuyant les combats, elle erre en Chine, avec des moyens de fortune, puis finit par se retrouver en 1946 en Inde.

Elle retrourne finalement en France pour régler la succession de son mari, puis recommence à écrire depuis sa maison de Digne. Elle a la douleur de perdre son fils adoptif et compagnon de voyage Yongden en 1955.

A cent ans et demi, ultime pied de nez au monde, elle demande le renouvellement de son passeport au préfet des Basses-Alpes. Elle s'éteint à 101 ans. Ses cendres ont été transportées à Vârânasî en 1973 par sa secrétaire Marie-Madeleine Peyronnet pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.


Le 15 octobre 1982, puis du 21 au 26 mai 1986 sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama est venu à Digne visiter sa maison "Samten-Dzong," rendant ainsi hommage au courage d’Alexandra David-Néel qui, par son œuvre, a fait connaître aux occidentaux le haut pays des neiges. "Samten dzong", sa maison, transformée en musée, propose différentes activités montrant les aspects de la culture himalayenne. Elle abrite aussi une boutique d'artisanat tibétain et vient en aide, par le biais de parrainages, aux enfants vivant en exil en Inde.


Source : D'après Wikipédia - l'encyclopédie libre.




Par Nadine - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 16:40




Acte de naissance de Cirille Jules Basile GERARD

Cirille Jules Basile Gérard dit Jules GERARD est né à Pignans (Var) le 14 juin 1817.
Son père, Calixte François GERARD, né à Cotignac, était percepteur des contributions directes de la commune de Pignans. Il mourut à Pignans le 28 juin 1829 à l'âge de 48 ans. Son acte de décès précise qu'à cette époque il était juge de paix du canton de Besse et chevalier de l'Eperon d'or (voir l'explication sur cet ordre à la fin de l'article).
Jules manifesta de bonne heure une véritable vocation pour l'état militaire. Il aimait beaucoup la chasse, première passion des âmes vigoureuses comme la sienne. Il termina toutes ses études à l'âge de quinze ans. A vingt et un ans, il tira un bon numéro dans l'urne de la conscription au grand désespoir de sa mère qui ne voulut pas le laisser partir. Il en tomba malade et on lui ordonna de voyager en Italie. Il parcourut le pays puis s'embarqua pour l'île de Malte. C'est là qu'un soir ce trouvant dans un café à La Valette il tomba sur un journal de France. Les soldats allaient se battre en Afrique, Abd-el-Kader levait le drapeau de la guerre sainte ! Jules écrivit à sa mère qu'il était né pour le métier des armes et qu'il partait en Algérie. Voyant la détermination de son fils, sa mère ne put que se résoudre à le laisser partir.


Le 13 juin 1842, il s'inscrivit comme engagé volontaire au rôle du troisième régiment de spahis en garnison à Bône. Dès lors, l'existence du spahis, ce cavalier d'avant-garde, frère du zouave, dont il a toutes les qualités et tous les défauts, plonge Gérard dans le ravissement. Jamais soldat n'apporta plus d'ardeur à se former aux manoeuvres. Six mois après son entrée au corps, on lui donnait les galons de brigadier.
Ses chefs l'aimaient pour sa bravoure, son air digne, ses initiatives, son adresse au tir à la cible et pour son courage à la chasse au sanglier, à la hyène et au chacal. Depuis deux ans, Gérard était au service. Les environs de Bône étaient presque pacifiés. Tout le service de garnison consistait à surveiller les tribus insoumises. Il saisit bientôt l'occasion de se rapprocher de l'ennemi en se faisant inscrire au nombre des hommes destinés à former l'escadron de Guelma. Gérard parlait fort bien l'arabe, il s'était familiarisé avec les moeurs des indigènes.
Là, il apprend qu'un lion, descendu de la montagne, sème la terreur et la désolation dans le pays d'Anchouia, situé à vingt-quatre kilomètres du camp français. Gérard s'exalte et prend la résolution de combattre le monstre. Il va trouver son chef d'escadron, le capitaine Durand, pour lui demander son autorisation et le voilà en route. Le 8 juillet 1844, à six heures du soir, au moment où il s'est placé en embuscade, il entend un rugissement terrible. Aussitôt, il arme son fusil à deux coups. Un des chiens se brise. Gérard ne recule pas. "Bon, se dit-il, il faut que je le tue d'une seule balle !" Deux spahis l'ont accompagné dans son expédition. Gérard traverse un bouquet de lentisques et de pistachiers qui le sépare du lion.
"Ne me suivez pas, abritez-vous, dit-il à ses compagnons, et surtout ne tirez que si je le manque".


Soudain le lion paraît. Seulement vingt pas le séparent du chasseur. Il relève sa tête énorme, sa crinière se hérisse, il va bondir. Mais l'héroïque brigadier le tient en joue. Il presse la détente, le coup part. Le lion foudroyé laboure la terre de ses bonds convulsifs. Une balle lui a pénétré dans le crâne entre les deux yeux.
L'intrépide Français repart annoncer la bonne nouvelle. De tous côtés retentissent des cris de triomphe et d'allégresse. Les torches s'allument, des coups de feu donnent le signal d'une fantasia délirante. Tout le monde se presse autour de Gérard, tous veulent toucher sa main glorieuse. Le lion dépouillé pesait deux cent cinquante kilos et mesurait trois mètres de long. Gérard, à dater de ce jour fut presque un dieu pour les Arabes. Ils lui donnèrent les titres les plus pompeux : chérif, cheik, émir, sultan des lions. Son nom se répandit dans toutes les peuplades voisines. Trois semaines après la mort du premier lion, quelques Arabes de la Mahonna, viennent implorer son secours. Un autre roi du désert leur enlèvait chaque nuit hommes et bestiaux. Il demande à nouveau une permission et se rend accomplir sa nouvelle mission. Cette fois, il est mieux armé. Son fusil contient un double lingot de fer. Le 4 août, vers deux heures du matin, il voit arriver le plus gigantesque et le plus audacieux des lions africains. Il ajuste la bête au moment où elle se dresse la gueule ouverte. Il tire et abat le lion.

Spahis

Ainsi dans l'espace de vingt cinq jours, un obscur brigadier de spahis a tué deux lions. En récompense de son dévouement et de son intrépidité, le général commandant la subdivision de Bône lui fit cadeau d'un fusil d'honneur et voulut le présenter au duc d'Aumale. Celui-ci demandait à connaître un homme dont l'histoire tenait du prodige. Il reçut le tueur de lions à bras ouverts et lui donna la plus belle de ses carabines.
Jules Gérard n'a jamais perdu le souvenir de ce touchant accueil du fils de Louis-Philippe. Au nombre des services rendus par le jeune sous-officier de spahis, il faut signaler celui d'avoir mis un terme à l'incertitude où la science flottait encore, au  sujet du véritable caractère du lion. Le chiffre des montres africains tués par Jules Gérard s'élève en 1857, à vingt-six.
Jules Gérard par la suite fut nommé sous-lieutenant du 3ème spahis en récompense de son comportement lors du siège de Zaatcha, puis devint lieutenant et enfin capitaine.
Gérard mourut en Afrique lors d'une nouvelle expédition au cours de l'année 1864. Il se noya en territoire de Sierra-Leone, en traversant le Jong, grossi par les pluies. Il n'était âgé que de 47 ans.

Source : La chasse au lion par Jules Gérard - Le tueur de lion - Portrait et biographie de l'auteur par E. de Mirecourt. Mort de Jules Gérard.

Nota de Nadine : Pour la petite histoire, Jules Gérard a inspiré à Alphonse Daudet le personnage de Tartarin de Tarascon.


Le père de Jules GERARD était Chevalier de l'Eperon d'Or, en voici l'explication : cet ordre a été créé dans les Etats romains, en mars 1559, par le pape Pie IV, sous le nom d'ordre de la Milice Dorée, dans le but de récompenser les personnes qui se distinguaient dans les sciences, les arts et les armes. Les membres portaient le titre de Chevaliers-Pie, du nom du fondateur de l'ordre. Plus tard, il prit la dénomination de l'Eperon d'Or, et se conserva pendant des siècles avec la pureté de son institution primitive. Il fut successivement confirmé par les papes qui suivirent Pie IV, et notamment par Grégoire XIII, en 1572 ; Sixte V, en 1585 ; Benoît XIV, en 1740. Mais le temps l'altéra, et, plusieurs familles princières de Rome, des dignitaires de l'Etat, nonces, légats, s'étant arrogé le privilège d'en conférer les insignes, il fut accordé sans réserve ni ménagement, et perdit la considération dont il avait si longtemps été entouré, ce qui engagea le pape Grégoire XVI à le remplacer, le 31 octobre 1841, par l'ordre de Saint-Sylvestre, ou de l'Eperon d'Or réformé.

Source : Dictionnaire des Ordres de Chevalerie



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 00:00



A Draguignan, une salle du Théâtre municipal porte son nom. Mais qui était Lily Pons ?



Alice-Joséphine Pons, dite Lily Pons, naît à Draguignan le 12 avril 1898 dans une maison de la Grand Rue et décède à Dallas (Texas) le 13 février 1976. Son père, Léonard Pons, était imprimeur et sa mère, née Marie Naso, d'origine italienne, était couturière. En 1904, la famille Pons vint s'établir à Cannes, où Lily passa son enfance avant de venir à Paris pour suivre les cours du Conservatoire dans la classe de piano où elle obtint un premier prix à 15 ans. C'est en jouant en 1920 dans la revue des Variétés aux côtés de Max Dearly qu'elle fit ses premiers pas sur scène. À cette époque, elle décida de travailler le chant et suivit des cours avec Alberto Di Gorostiaga. Ses débuts dans la carrière lyrique eurent lieu en 1928, dans Lakmé, à Mulhouse sous la direction de Reynaldo Hahn. Elle portait une robe d'une audace inouïe qui lui dévoilait hardiment le nombril.



Pendant trois ans, elle se fit applaudir dans les provinces françaises, se produisant notamment à Montpellier, à Cannes, à Toulouse, à Bordeaux. Le grand ténor italien Giovanni Zenatello et sa femme, la cantatrice Maria Gay, après l'avoir entendue, lui conseillèrent de tenter sa chance en Amérique et la recommandèrent au directeur du Metropolitan Opera de New York, Giulio Gatti-Casazza. Engagée par ce théâtre, Lily Pons y fit des débuts fracassants dans le rôle-titre de Lucia di Lammermoor de Donizetti, le 3 janvier 1931, avec de prestigieux partenaires : Beniamino Gigli, Giuseppe De Luca et Ezio Pinza.(...)

La cantatrice devint une idole aux Etats-Unis. Durant la guerre, elle sillonna le monde pour aller chanter pour les soldats américains et alliés, aux Indes, en Chine et en Birmanie. Elle poursuivit sa carrière pendant 28 ans au Metropolitan Opera de New-York. Elle épousa en 1938 le chef d'orchestre André Kostelanetz avec qui elle organisa des tournées de concert populaire. Dans ses "entretiens avec André Parinaud" en juin 1963, Marlène Dietrich affirma que Lily Pons était la seule actrice avec elle au front pour soutenir les troupes américaines en France pendant l’hiver 1944.

Elle mit un terme à sa carrière en 1959 et divorça d'André Kostelanetz la même année. Elle se retira à Dallas où elle mourut d'un cancer.


Elle fut enterrée au cimetière de Cannes, "la ville de son coeur", selon sa volonté. Lorsqu'elle y résidait, elle habitait la villa Fiorentina.

Hollywood lui a fait tourner quelques films, assez médiocres (That Girl from Paris). Dans "La femme en cage" (1937) de Raoul Walsh, elle incarne une jeune chanteuse de cabaret qui rêve de devenir grande chanteuse d'opéra.

Lily Pons avait un aigu cristallin et incisif, particulièrement remarqué dans l'air des clochettes de Lakmé qui sera son rôle fétiche avec Lucia de Lammermoor.

Lily Pons a reçu une étoile sur le Hollywood Walk of Fame (célèbre pour toutes les strars qui y ont leur nom) ainsi que les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur.

Une petite ville des Etats-Unis a même adopté son nom.

 

 

Par Nadine - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 00:00



Roseline naquit le le 12 janvier 1263 au château des Arcs. Elle était la fille de Giraud II de Villeneuve, seigneur des Arcs, Trans, La Motte et Esclans et d'Aigline son épouse. Alors qu’elle était enceinte, celle-ci aurait entendu une voix lui prédire : "Tu enfanteras une rose sans épine, une rose dont le parfum embaumera toute la contrée". Dès lors, un doux parfum de rose se serait répandu autour d’elle. Roseline était l’aînée de six enfants. Dès le berceau, Roseline portait les stigmates de la sainteté : son front rayonnait d'une clarté surnaturelle.



La porte du miracle (Photo Nadine)

Toute jeune fille, déjà la foi chrétienne était sa principale vertu et Dieu était le seul objet de ses sentiments. Elle faisait preuve d’une grande générosité en distribuant de la nourriture aux pauvres ce qui mettait à mal les réserves du château, car elle y puisait tous les jours de quoi les nourrir. Son père lui interdisait pourtant toutes ces largesses mais Roseline ne pouvait s’empêcher de lui désobéir. À douze ans, le tablier de sa robe empli de pain, elle se fit surprendre par son père. "Mais que portes-tu dans ton tablier ?" lui demanda-t-il. Toute rougissante mais candide comme un ange, elle répondit : "Ce sont des roses, père" et ouvrant les pans de son vêtement, elle laissa échapper une brassée de roses des plus odorantes. Cet épisode connu sous le nom du "miracle des roses" eut lieu en plein mois de janvier ce qui convainquit Giraud II de la bénédiction divine de sa fille. De cet évènement, il reste aujourd'hui le lieu où il se serait produit : la porte du miracle à côté du donjon.

En 1278, Roseline intégra la Chartreuse de Saint-André-de-Ramières, au pied du mont Ventoux, en tant que novice. Par la suite, elle termina son noviciat au couvent de Bertaud près de Gap. Alors qu’un soir, elle était chargée de préparer le repas de la communauté, elle se mit en prière et tomba en extase. Elle sentit le Seigneur près d’elle et s’entretint avec lui "dans le doux secret de son cœur". A l'arrivée des religieuses, rien n'était prêt. La prieure était sur le point de gronder Roseline lorsqu'elle vit des anges qui s'éloignaient après avoir dressé la table et disposé la nourriture.


Le repas des anges, mosaïque de Marc Chagall (Photo Nadine)

En 1285, Roseline fut nommée au monastère de la Celle-Roubaud, sur le terroir des Arcs-sur-Argens et revint ainsi près de sa famille. Elle en devint prieure en 1300, après avoir succédé à sa tante Jeanne à la tête du monastère. Elle y restera pendant quarante-quatre ans. Elle continuera à répandre autour d’elle sa générosité. Les malheureux prendront l'habitude de venir frapper à la porte du couvent où Roseline et ses religieuses leur distribueront de la nourriture.


La statue de Sainte Roseline dans la chapelle (Photo Nadine)

Epuisée par sa tâche et ses mortifications, elle demandera à redevenir simple religieuse et mourra moins d'un an après avoir abandonné son rôle de prieure, le 17 janvier 1329. De nombreux pèlerins affluèrent alors à son chevet et "des miracles se produisirent dans sa cellule. Des malades furent délivrés de leurs maux, des paralytiques retrouvèrent la liberté de leurs mouvements, des aveugles recouvrirent à nouveau la vue".

Enseveli dans le cimetière du cloître, le corps de Roseline fut exhumé cinq années plus tard, une forte odeur de rose se dégageant de sa tombe. Miraculeusement, il apparut intact, les yeux de la défunte ayant même gardé tout leur éclat. Ceux-ci furent alors placés dans un reliquaire exposé à la vénération des fidèles, tandis que le corps de la sainte reposait dans une châsse en bois.
La relique disparut ensuite pendant 280 années, peut-être mise à l’abri dans un caveau ou un souterrain, pour la préserver durant des "temps troublés".  Elle fut longtemps cachée et aurait pu être perdue si un aveugle ne l’avait finalement retrouvée : la sainte lui révéla sa position dans un rêve et lui redonna miraculeusement la vue. En 1614, le corps de sainte Roseline était à nouveau exposé, toujours prodigieusement intact.

En 1660, de passage dans la région et entendant parler de ce miracle, le roi Louis XIV envoya son médecin, Antoine Vallot constater par lui-même le phénomène. Le Dr Vallot fasciné par les yeux de Roseline perça d’une aiguille le globe gauche. Le corps vitré s’échappa et la prunelle se ternit instantanément.


Les yeux de Sainte Roseline

La dépouille de sainte Roseline subit de nombreuses translations au cours des siècles, pour restaurer ou changer la châsse, vérifier l’état de conservation du corps ou prélever des reliques. Aujourd’hui, le reliquaire des yeux* et la châsse où repose le corps sont toujours exposés aux fidèles et aux touristes, dans l’ancienne chapelle du monastère de la Celle-Roubaud, devenue Chapelle sainte Roseline.
En 1881, le corps ne présentait pas de trace de corruption mais avait subi des dégradations par des insectes qui avaient pénétré la châsse dont l’étanchéité n’était plus assurée.


Corps de Sainte Roseline en 1894, avant l’intervention de restauration du Dr Neri. Photographies extraites du livre de Boyer et Grévin (2002)

En 1894, il était totalement ravagé et une intervention rapide s'imposait. Le diagnostic fut confié au Dr Pietro Neri qui fit un état des lieux désastreux. Il conclut que les dommages "n’auraient pas été si grands si le corps n’avait pas été transporté dans une atmosphère pareille où, en raison de puissantes causes, il n’aurait jamais pu à la longue conserver son intégrité". C'est à cette époque que le corps avait donc dû être, non pas embaumé comme le mentionne le livret de la chapelle, mais bien restauré comme le montrent les photos prises par le Dr Neri. C'est ainsi que le médecin italien le reconstitua en cire d'abeille pour lui donner l'apparence d'un corps desséché.

En 1968, pour remercier sainte Roseline, Marguerite Maeght décide de faire restaurer entièrement la chapelle laissée à l'abandon y compris le retable du XVe siècle et le choeur du XVIe siècle. Amie de grands artistes contemporains, elle demande à Marc Chagall de réaliser une mosaïque de plus de quatre mètres de haut intutulée "le repas des anges" (1975). Elle sollicite Jean Bazaine et Raoul Ubac pour refaire les vitraux ainsi que Diego Giocometti pour un lutrin et un bas-relief "Le miracle des roses".


Les radiographies du corps de Sainte Roseline révèlent la structure métallique insérée par le Dr Neri en 1894 lors de la restauration de la relique
 
En 1995, le corps de sainte Roseline dut subir une intervention de conservation, des signes de putréfaction commençant à apparaître sur les mains et sur les pieds. Les autorités religieuses acceptèrent alors que des analyses scientifiques soient réalisées sur la relique par une équipe de chercheurs. Le corps de sainte Roseline fut confié au Laboratoire de recherches et d’anthropologie de Draguignan et l’étude coordonnée par Gilles Grévin et l'Abbé Raymond Boyer (dont je vous ai parlé dans un article voir ICI). La châsse de sainte Roseline fut ouverte le 23 octobre 1995. L’objectif était d’identifier la nature des traces blanchâtres suspectes repérées sur les mains et les pieds et d’en savoir davantage sur les techniques d’embaumement mises en œuvre par le Docteur Neri en 1894. Différents examens furent pratiqués dont des radiographies qui révèlèrent la structure métallique insérée par le Dr Neri lors de la restauration de la relique.
Le corps embaumé depuis 1894 était revêtu de l’habit monastique des cartusiennes, reposant sur le dos dans une position allongée, bras replié sur le torse et mains jointes. L’aspect général apparut aux scientifiques comme celui d’un corps qui se serait desséché naturellement même si la couleur n’était pas uniforme : noirâtre, brun foncé à clair.
En 1894, le Dr Neri avait découvert un squelette ravagé par les insectes et sur lequel il ne restait que très peu de tissus organiques. Les scientifiques comprirent rapidement que son embaumement avait constitué en une recomposition complète de la relique par un modelage en cire d’abeille, donnant l’apparence d’un corps momifié. Les taches blanchâtres repérées sur les mains étaient en réalité dues à une altération du vernis balsamique et antiseptique dont le médecin avait recouvert le corps. Les pieds, les mains, le visage de la sainte, des lèvres au nez, paupières et oreilles, toutes les parties visibles sont donc depuis la fin du XIXe siècle des sculptures de cire colorée en brun foncé.


Sainte Roseline dans sa châsse de christal (Photo Nadine)


La châsse vue par devant. Au premier plan, le parchemin paraphé par
 Monseigneur Madec (Photo Nadine)

Les examens achevés, le corps de sainte Roseline fut sollennellement déposé dans sa châsse en cristal le 14 janvier 1996 en présence de Monseigneur Madec évêque du diocèse de Fréjus-Toulon. Il fut placé aux pieds de la sainte un parchemin paraphé de la main de l'évêque.


Le reliquaire (Photo Nadine)

* Le reliquaire actuel contient une boîte en argent scellée datant du XVIIe siècle dont la face a la forme d'un masque percé de deux ouvertures laissant apparaître les yeux.. L’œil gauche, qui est celui que le Docteur Vallot a percé en 1660, se présente sous une forme grisâtre, amorphe et desséchée. L’œil droit, dont l’éclat semble encore "vif", semble avoir conservé sa forme mais l’iris est indissociable de la pupille. Cette boîte est placée dans le reliquaire ciselé, chef-d'oeuvre du maître lyonnais Armand Caillat, qui reçut le grand prix de l'exposition universelle de Paris en 1889.

Sources : Je me suis inspirée pour écrire cet article (1) Du livret en vente à la chapelle des Arcs sur Argens : La vie de Roseline de Villeneuve (2) Du livre : Les Arcs sur Argens, du passé au présent paru en 2005 (3) ainsi que des informations trouvées sur le site internet de l'Observatoire Zététique : Sainte Roseline de Villeneuve.


Nota de Nadine
: Si vous voulez en savoir plus sur l'étude de la momie de Sainte Roseline, je vous conseille de lire le livre de Raymond Boyer et Gilles Grévin,
Une sainte provençale du XIVe siècle, Roseline de Villeneuve : Enquête sur sa momie. Éditions De Boccard (2002).

Par Nadine - Publié dans : Personnages - Communauté : Provence Passion
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