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Mes petits riens

Les photos précisées "Photos de Nadine" sont ma propriété.

Merci de ne pas les utiliser ou les reproduire. (Article L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle). Les autres je les prends sur internet. S'il y en a qui sont à vous dites-le moi

et je les retirerais. J'utilise également beaucoup de cartes postales.


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Nouveau site de généalogie

newUn nouveau site de généalogie a vu le jour : Aïeux varois. Il est dédié à notre amie Monique Bain qui est partie rejoindre ses ancêtres. Ce site est le fruit du travail acharné de Monique et des généalogistes amateurs qui ont voulu mettre leurs travaux de dépouillement des archives des communes du Var à votre disposition. Je précise qu'il est entièrement gratuit et consultable par tous. Il sera mis à jour au fur et à mesure de l'avancée des travaux de relevage et de mise en forme des fichiers. Je vous souhaite d'y faire de nombreuses trouvailles. Voilà son adresse :

http://aieux.varois.free.fr

 

Benvengudo dins lou Var !

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  La Nartuby à Trans en Provence.

Photo prise avant les inondations du mardi 15 juin 2010.

Nulle part ailleurs

Nouveau Mon autre blog consacré exclusivement à Trans en Provence :

http://www.nullepartailleurs.biz

Articles, cartes postales et photos sont au rendez-vous sur ce blog.

Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 22:57
- Publié dans : Humour, Illusions d'optique, Photos - Communauté : La Sérénité dans la diversité

 

cigale_fourmi.jpg

 

Zézette, une cagole de l'Estaque, qui n'a que des cacarinettes dans la tête passe le plus clair de son temps à se radasser la mounine au soleil ou à frotter avec les cacous du quartier. Ce soir là, revenant du baletti ou elle avait passé la soirée avec Dédou son béguin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace l'estomac.
Sans doute que la soirée passée avec son frotadou lui a ouvert l'appétit, et ce n'est certainement pas le petit chichi qu'il lui a offert, qui a réussit à rassasier la pouffiasse.
Alors, à peine entrée dans sa cuisine, elle se dirige vers le réfrigérateur et se jette sur la poignée comme un gobi sur l'hameçon. Là, elle se prend l'estoumagade de sa vie.
Elle s'écrie : "Putain la cagade ! y reste pas un rataillon, il est vide ce counas !"
En effet, le frigo est vide, aussi vide qu'une coquille de moule qui a croisé une favouille. Pas la moindre miette de tambouille. Toute estranssinée par ce putain de sort qui vient, comme un boucan de s'abattre sur elle, Zézette résignée se dit : "Té vé, ce soir pour la gamelle, c'est macari, on va manger à dache". C'est alors qu'une idée vient germer dans son teston.
"Et si j'allais voir Fanny ?" se dit-elle, "En la broumégeant un peu je pourrais sans doute lui resquiller un fond de daube !".
Fanny c'est sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui n'a pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas.
Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui mijote avec une soupe au pistou ou quelques artichauts à la barigoule.
Zézette lui rend visite.
"Bonsoir ma belle, coumé sian ? Dis-moi, comme je suis un peu à la déche en ce moment, tu pourrais pas me dépanner d'un péton de nourriture ? Brave comme tu es je suis sûre que tu vas pas me laisser dans la mouscaille !"
En effet, Fanny est une brave petite toujours prête à rendre service. Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas qu'on vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugado, ça c'est le genre de chose qui aurait plutôt tendance à lui donner les brégues.
Alors elle regarde Zézette la manjiapan et lui lance "Oh collègue ! tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? Moi, tous les jours je me lève un tafanari comaco pour me nourrir ! Et toi pendant ce temps là, que fais-tu de tes journées ?

"Moi, lui réponds la cagole, j'aime bien aller m'allonger au soleil ! ça me donne de belles couleurs et ça m'évite de mettre du trompe-couillon".
Ah ! tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper. Non mais, qu'es'aco ?
C'est pas la peine d'essayer de me roustir parce que c'est pas chez moi que tu auras quelque chose à rousiguer, alors tu me pompes pas l'air, tu t'esbignes et tu vas te faire une soupe de fèves !

 

Texte de Richard Caldi.

 

 


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Lundi 9 avril 2012 1 09 /04 /Avr /2012 00:00
- Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Provence Passion

 

Lessive.jpg 

La bugado, c'est ainsi qu'on appelait la grande lessive qui se faisait deux fois par an, au printemps dès les premiers beaux jours et à l'automne après les travaux des champs. Bien sûr, il y avait la petite lessive de tous les jours, le linge des enfants, les coiffes et les fichus de mousseline et de tulle brodé, les belles dentelles de Malines ou de Valenciennes. Tout cela on le lavait doucement au savon de Marseille, c'était un  bugadon. Quant aux cotons imprimés, aux indiennes et à toutes les toiles de couleur, on les lavait dans une infusion de racines de saponaire, cette plante qui pousse partout dans les collines de Provence. Pour laver les tissus noirs, les tissus de deuil, on ajoutait à la saponaire des feuilles de lierre et de noyer. Mais les rudes chemises de jour et de nuit, les mouchoirs, les draps et les nappes, tout ce linge blanc de lin, de chanvre et de coton, qu'on ne changeait pas aussi souvent qu'aujourd'hui, donnait lieu à un rituel immuable qui se passait toujours dans le secret de la nuit. La veille, on l'avait mis à tremper, toute la journée et toute la nuit, dans de l'eau claire et froide avec quelques cristaux de soude. Puis il fallait le rincer une première fois. Vers le soir, on préparait le tinèu, le cuvier, vaste cuve de bois cerclée de fer et posée sur un trépied. Tout au fond était un trou pour laisser couler l'eau. Afin que le linge ne bouche pas ce trou, on plaçait devant un bouquet de thym protégé par un morceau de tuile cassée. Et, pour que le bois du cuvier ne tache pas le linge, on y étalait un grand drap de toile grise et grossière qu'on appelait le florier. Puis on entassait le linge en commençant par le plus sale. On le recouvait d'un second florier plus petit et plus fin, sur lequel on répandait une couche de cendres de bois tamisées. Maintenant il fallait attendre que la nuit tombe, comme si l'ombre était nécessaire pour protéger les mystères de cette opération magique. Toutes les femmes de le maison étaient rassemblées et elles "coulaient la lessive". Elles avaient fait chauffer de l'eau qu'elles versaient sur les cendres, tiède au début, puis de plus en plus chaude. L'eau entraînait la potasse contenue dans les cendres et formait le léissiu, qui s'écoulait dans un seau posé au pied du cuvier. On réchauffait ce liquide et on le versait à nouveau. Et encore et encore. Et on coulait ainsi la lessaive toute la nuit. C'est la grand-mère qui commençait, relevée par sa fille. Quand celle-ci, épuisée, au matin allait prendre un peu de repos, la grand-mère se remettait à la tache. Les dames qui en vaient les moyens ne coulaient pas elles-mêmes leur lessive. Elles "faisaient laver" par la bugadière professionnelle, qui assurait seule la tache toute la nuit. Enfin le léissiu prenait une couleur de café au lait, et tout était fini. Alors on changeait le linge dans une brouette et on allait le rincer au lavoir ou à la rivière. Le lavoir était le lieu privilégié où toutes les femmes se retrouvaient entre elles pour commenter la vie du village. Les genoux dans une caisse garnie de paille, armées d'un savon, d'une brosse en chiendent et d'un battoir de noyer, celui-là même que leur fiancé leur avait offert à la veille de leurs noces, les bugadières insistaient sur les dernières traces qui marquaient encore le linge et le rinçaient à grande eau. Tout cela se faisait dans les cris et les rires. L'été, elles portaient une grand coiffe à bavolet pour se protéger du soleil, mais à l'automne, l'eau étaient parfois bien froide lorsque les manches relevées, elles plongeaient les bras dans l'eau jusqu'aux coudes. Enfin, à deux, elles tordaient le linge, l'essoraient et l'étendaient dans les prés, sur les buissons ou sur des cordes courant d'arbre en arbre sur les places des villages.

 

Source : Couleurs de Provence - Michel Biehn - Flammarion.

  Bugado.png

  


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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 00:00
- Publié dans : Coutumes, Folklore, Traditions - Communauté : Méditerranées

 

Poissonniere1.jpg

 

 Un grand panier de sardines sous un bras, le poing sur la hanche, la balance romaine accrochée à la ceinture, la poissonnière du quartier Saint-Jean est l’un des personnages les plus caractéristiques du peuple marseillais et l’un des premiers a avoir été immortalisé par les santonniers. Un tablier de grosse toile de chanvre protège son beau cotillon d’indienne, un grand châle est croisé devant, les pointes passées dans la ceinture, les barbes de sa coiffe toujours dénouées flottent au vent et ses oreilles, sa gorge et ses mains s’ornent de bijoux d’or filigranés, enchâssant de ravissants camées de corail. Elle est napolitaine ou sa mère l’était ou sa grand-mère avant elle. Et son frère, son père ou son grand-père était pêcheur ou corailleur. Depuis des siècles, le corail fascine, par sa couleur couvrant toutes les nuances de l’orange, du rose pâle au rouge sang, par sa forme en arbre miniature, par sa provenance puisqu’il faut aller le chercher dans les profondeurs de la mer. A la fois animal, végétal et minéral, le corail a acquis un très grand pouvoir magique. Il protége de la foudre, éloigne la haine, la jalousie, défait les sortilèges, anéantit les peurs et les cauchemars. Tous les peuples de la Méditerranée ont de tous temps mêlé le corail à leurs trésors et à leurs parures. Mais les corailleurs napolitains et siciliens furent certainement les plus célèbres.

 

gorgone-mopsella.jpg

 

corail-rouge.jpg

 

Et le corail fit la fortune et la prospérité de petites villes de Sicile où, à partir du XVIe siècle, s’était établie une brillante tradition de travail du corail. De splendides objets d’art furent produits pour les plus nobles familles et les plus prestigieuses cours d’Europe. Le XVIIe siècle connut l’apogée de l’art du corail en Europe, tant ce matériau précieux, aux formes naturelles, se prêtait à l’expression fantasque de l’âge baroque. Le XVIIIe siècle lui préféra l’éclat des perles et des diamants et l’art du corail déclina peu à peu. Au XIXe siècle, les élégantes et jolies demoiselles des villes boudaient le corail, de peur de passer pour des "filles ou femmes d’artisans de province". C’étaient bien les artisanes, les revendeuses de légumes, les bouquetières et les riches poissonnières du quartier Saint-Jean qui continuaient de se parer fièrement de ces bijoux rouges. Les corailleurs marseillais se recrutaient sur le quai Saint-Jean, parmi la population d’émigrés napolitains. Les plus importants gisements de corail en Méditerranée se situaient autour de la Sardaigne et de la Corse. Comme Naples et Barcelone, Marseille avait développé le commerce et le travail du corail brut. Dans une quantité d’échoppes éparpillées autour du port, on sculptait les petits arbres orange pour les transformer en perles à enfiler, en croix, en camées ou en amphores. Puis d’autres artisans les montaient dans de légers filigranes d’or, et ces bijoux simples et charmants étaient vendus dans toute la Provence.

 

Source : Couleurs de Provence – Michel Biehn - Flammarion

 

Corail.jpg

 


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