Histoire et petites histoires de la Provence

Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 00:00



Cette histoire se passa au début du XVIIIe siècle. Le manoir de Montségur, au sud de Grignan, était habité par Madame de Tabartel et sa fille Eloise.
Eloise avait seize ans, les cheveux noirs et un joli minois. Les prétendants ne manquaient pas et bientôt son mariage fut décidé avec le comte Henry de Soubeyran.
Le château se dressait dans toute la majesté de ses pierres et on y donnait des fêtes somptueuses, qui attiraient la noblesse à des lieues à la ronde.
Pour le mariage d'Eloise, le 25 juin 1715, jamais les grandes salles de ce château n'avaient été mieux parées. Ce fut une journée de liesse. Les fleurs y abondaient, on y servit des mets aussi nombreux que raffinés. Quand le beau monde eut fini de ripailler, tous se préparèrent pour la danse. La jeune mariée dansa beaucoup ce soir-là, elle connaissait à merveille tous les pas. Elle dansa, dansa... puis se lassa d'avoir autant dansé. C'est alors que l'un des nobles seigneurs de l'assistance proposa une partie de cache-cache. "Quelle bonne idée !" s'écrièrent les invités. La mariée riait aux éclats, elle courait ça et là dans sa robe de mousseline blanche. Elle connaissait parfaitement le château. Mais où pourrait-elle bien se cacher pour qu'on ne le trouvât point ? Les invités eux, se montraient trop prudents et on les retrouvait bien vite. De ce fait, le jeu perdait rapidement de son intérêt. Certains se laissèrent entraîner par Eloise dans les sombres couloirs de la demeure. Que c'était palpitant ! Au bout d'un escalier, Eloise s'aventura toute seule vers une partie désaffectée du vaste château. Sa mère lui avait toujours interdit d'aller de ce côté, mais qu'importait, aujourd'hui c'était le jour de son mariage. "Au moins, par ici, on ne me trouvera pas !" pensa-t-elle. Tout à leur jeu, ses amis ne remarquèrent pas qu'à un moment donné, Eloise n'était plus avec eux.
C'est bien plus tard dans la nuit qu'ils s'aperçurent de sa disparition.
Où s'était donc cachée la jolie mariée ? "Belle dame" appelait-on, "dame, dame, dame" répondait l'écho lointain . "Eloise, Eloise..." appelait Henry désespéré... Mais, seul l'écho lui répondait.


Eloise n'était nulle part, on fouilla le château pendant des heures et des heures. Les habitants du village furent alertés. On chercha partout, des combles aux caves immenses qui ressemblaient à des tombeaux. On savait que le château avait des oubliettes, on savait que derrière tel placard, voire dans telle cheminée, il y avait des cachettes prêtes à dissimuler les maîtres de céans, en cas de danger ou encore des souterrains pour leur permettre de fuir si la situation l'imposait. On ouvrit les cachettes que l'on connaissait, là où Eloise aurait pu se dissimuler au cours de cette tragique partie de cache-cache. On parcouru les souterrains, notamment celui qui possédait une sortie dans la crypte de l'église ainsi que celui qui aboutissait dans les grands bois au pied du gros rocher surmonté d'une statue de la Vierge.
 Les jours passaient, Eloise restait introuvable. La nuit, les bruits sont étranges dans les châteaux, les boiseries craquent, les vents s'engouffrent au plus profond des cheminées et font comme des soupirs et des gémissements. C'est bien vrai que par deux ou trois fois dans les jours qui suivirent on crut entendre gémir. Mais ça ne pouvait être qu'un effet de l'imagination sûrement.
Henry de Soubeyran, le jeune époux, fou de douleur de ne pas retrouver sa bien-aimée, préféra partir pour la guerre et nul ne le revit jamais au pays.
Le temps passa, les années se succédèrent aux autres...
Personne ne sut jamais, ni ne comprit ce qui était arrivé à Eloise...
 

Durant l'été 1750, le jeune vicomte François de Miraval se rendit avec des amis au château abandonné de Montségur. Les visiteurs remarquèrent sur une esplanade une croix de granit portant une inscription sur son socle : "Eloise de Tabartel, 25 juin 1715". Antoine Garnier, le gardien des lieux leur expliqua que cette jeune personne était la fille unique du marquis de Tabartel, propriétaire du château au début du siècle. Or, le 25 juin 1715, le jour de ses noces, Eloise disparut mystérieusement. Quelques mois après, hantée par la douleur et le désespoir, la famille de Tabartel quitta définitivement le château... le laissant à l'abandon et à la seule surveillance d'Antoine.
Après les explications de ce dernier et troublés par ce qu'ils avaient appris, les jeunes gens firent la visite des lieux et un pique-nique fut organisé dans la cour du château. Ce pique-nique fut cependant troublé par un orage qui éclata bientôt. Le jeune vicomte de Miraval et ses amis se réfugièrent alors dans le château... Le vicomte qui était curieux de nature eut envie de visiter d'un peu plus près la demeure. Quittant ses amis, il partit à la découverte de l'imposante bâtisse. Arrivé au bas d'un escalier, il emprunta un long corridor et se retrouva dans un cul-de-sac. Il allait faire demi-tour et revenir sur ses pas lorsqu'il buta sur une dalle disjointe du pavement. Il eut le réflexe d'envoyer ses main en avant pour se rattraper et c'est à cet instant qu'il sentit le mur se dérober sous ses doigts. Il entendit un déclic et une ouverture se fit dans le mur. Il se retrouva dans une pièce sombre dépourvue de fenêtre. Le mécanisme de la porte activa la fermeture derrière lui sans qu'il put intervenir, il se retrouva brusquement projeté en avant. Il lui fallut un moment pour s'habituer à l'obscurité. A la faveur d'un minuscule soupirail, il distingua que la pièce n'était pas très grande. Au milieu de cette pièce, une forme étrange. Il vit que c'était une femme assise dans un fauteuil. Elle paraissait dormir. Elle portait une robe blanche passée avec le temps.


Il s'approcha, le coeur palpitant. Sur une table se trouvaient un bougeoir, un encrier et un livre. A terre, gisait une dague couverte de se qui lui parut être du sang. Le livre sur la table était une vieille bible poussiéreuse. Un billet dépassait d'une page. Il le secoua pour le débarrasser de la poussière qui le recouvrait et lut : "Oh, malheureux, que la fatalité a poussé tout vivant dans cet abîme, élevez votre âme à Dieu, demandez-lui pardon de vos fautes, résignez-vous au sacrifice de votre vie, vous ne sortirez pas vivant de ce tombeau." Le billet était signé : Eloise de Tabartel. Le jeune homme sentit un frisson lui parcourir l'échine. C'était donc Eloise, la mariée disparue le jour de ses noces et dont il avait si souvent entendu parler dans sa jeunesse par sa grand-mère, Elizabeth de Saignan. Eloise n'était plus qu'un squelette. Il se risqua à toucher sa robe de mousseline qui se mit à se désagréger à ce simple contact. Épouvanté, car il venait de comprendre que lui aussi était pris au piège, enfermé peut-être à jamais dans cet endroit, il se mit à crier, à appeler à l'aide, à frapper contre l'entrée dissimulée dans le mur. Ce fut en vain. De très longues heures d'angoisse et de désespoir passèrent. La nuit vint. Il se dit que ses amis et le gardien devaient lui aussi le chercher comme on avait cherché la pauvre Eloise. Il ne pouvait s'empêcher de regarder la morte et de penser à sa fin horrible. Il se mit à faire les cent pas, réfléchissant à la manière dont il pourrait sortir de ce terrible traquenard. Il essaya de trouver la façon d'ouvrir cette porte. Si on pouvait entrer dans la pièce, on devait pouvoir en sortir. Il chercha longtemps mais ne trouva pas la solution.
En fait, comme Eloise l'avait fait trente-cinq ans auparavant, il avait par mégarde activé un mécanisme complexe de roues et de contrepoids qui servait à ouvrir la muraille et à dissimuler une pièce secrète...


Tout à coup, ses yeux tombèrent sur le soupirail envahi par la broussaille. Deux yeux le regardaient dans le noir. C'était un chat. Le matou passa par la petite ouverture, sauta et vint se frotter contre lui. Il s'en saisit et lui attacha son mouchoir brodé de ses armoiries autour du cou. Il remit le chat devant l'entrée du soupirail et il disparut par là où il était venu. Le lendemain matin, le gardien du château vit arriver son chat porteur du mouchoir. Il alla prévenir les amis du vicomte qui avaient passé la nuit au château, qu'il était vivant, mais certainement enfermé quelque part.
C'est en observant les va-et-vient du chat que les chercheurs découvrirent alors l'entrée dissimulée d'un soupirail... Ils s'armèrent de pics et de pioches pour démolir le bas de la muraille. Après une journée d'efforts, ils accédèrent à un caveau souterrain très profond, si bien que les cris du vicomte ne pouvaient parvenir à la surface... François de Soubeyran était bien là sain et sauf... ainsi que le squelette d'une femme assise dans un fauteuil... vêtue des lambeaux d'une robe de mariée...


François de Beaumont baron des Adrets

François de Soubeyran apprit par la suite qu'au XVIe siècle, le triste et célèbre François de Beaumont baron des Adrets avait fixé son repaire dans le château de Montségur... La rumeur prétendait que, certaines nuits, des gémissements montaient des souterrains... A en croire la légende, le baron des Adrets avait surtout le pouvoir satanique de disparaître mystérieusement dans son château pour échapper à ses ennemis... Jamais il ne fut fait prisonnier à Montségur... et pour cause, il connaissait lui aussi la mystérieuse cachette.


L'affaire fit grand bruit dans la région. La mort de la belle Eloise était par trop cruelle.
Combien de temps avait duré son agonie ? Au bout de combien de temps avait-elle décidé de mettre fin à ses jours voyant qu'on ne la trouverait jamais ?
Les gémissements entendus au cours des recherches entreprises étaient-ils les siens ?
On enterra discrètement les restes d'Eloise de Tabartel dans la chapelle du château dans un tombeau à côté de celui de ses aïeux.
Resurgie du passé, elle put enfin au bout de toutes ces années d'interrogations sur son sort, trouver une sépulture décente pour le repos de son âme...
C'est ainsi que s'achève la triste histoire d'Eloise de Tabartel, la jolie mariée des temps passés qui est entrée malgré elle dans la légende.

Source : Texte librement inspiré de "Provence et Comtat" ainsi que
d'une histoire parue dans "Provence Insolite".



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /Juin /2009 00:00



Voici une fort curieuse affaire d'empoisonnement que je vais vous conter...

En ce mois de janvier 1895, le quotidien le Petit Var relate une curieuse affaire d'empoisonnement. L'accusé qui comparaît devant la Cour d'Assises de Draguignan exploitait avec sa femme un café à Toulon. Si le couple ne vivait plus depuis longtemps en bonne intelligence, rien ne laissait cependant supposer que le mari en viendrait aux moyens les plus extrêmes pour se débarrasser de sa femme.
Les époux avaient l'habitude de dîner, pour plus de commodité, chacun à leur tour dans leur appartement privé, de manière à se relayer au comptoir.
Un soir que la femme du cafetier vient de finir son potage et de boire une gorgée de vin, de violentes nausées la saisissent soudain accompagnées de vives brûlures à la bouche et à l'estomac. Presque aussitôt, des vomissements la soulagent.
Cherchant alors la cause de son mal, elle trouve que le vin qui reste dans son verre paraît curieusement sucré. Appelée en renfort, la femme de ménage fait le même constat. La victime s'empare alors de la bouteille, court chez la pharmacien qui décèle dans le vin, une dissolution de sulfate de cuivre en forte proportion !
La femme du cafetier réflèchit et se livre à certains rapprochements. En effet, elle se souvient d'avoir vu quelques jours auparavant, un flacon de sulfate de cuivre entre les mains de son mari, puis d'avoir revu le flacon vide ce même jour.
Convaincue que son mari veut attenter à sa vie, elle porte plainte contre lui. Ce dernier reconnaît au cours de l'instruction, avoir versé le sulfate de cuivre dans le vin, mais par simple plaisanterie, affirme-t-il, car il était certain que son geste serait inoffensif.


Or, dans cette affaire, les experts ne tiennent pas le même discours. Le sulfate de cuivre est en effet un poison violent dont la dose versée dans le vin était plus que suffisante pour entraîner la mort de la victime si celle-ci n'avait pas été prise de vomissements. Cet attentat n'est pas le premier que le cafetier a dirigé contre sa femme. Il y a un mois, il avait déjà tenté de l'empoisonner en versant un toxique dans le vin qu'elle devait boire. Le tentative avait fort heureusement échoué car l'épouse trouvant que le vin était là aussi, trop sucré, ne l'avait pas bu mais l'avait mélangé au vin destiné aux domestiques. A la suite de quoi, tous avaient été plus ou moins indisposés.
Au terme de l'instruction et aux vu des preuves accablantes, l'empoisonneur est condamné à deux ans de prison ferme et à cent francs d'amende.

Source : D'après un article paru dans l'Almanach pittoresque et pratique du Var - 1995 - Maryse Pèbre et Monique Rieupouilh



Par Nadine - Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence - Communauté : Méditerranées
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 00:30



J'ai découvert ces lecteurs audio sur la Provence.
Il y a un grand choix de sujets divers que j'ai déjà traités dans des articles
ou que je traiterai. Donc, j'en mettrai d'autres en dehors de ces deux
dont je vous fais profiter déjà aujourd'hui.

Cliquez sur le curseur pour démarrer le lecteur audio.

Histoire de la Provence
 



Marseille 26 siècles d'Histoire

Vous pouvez lire, relire ou découvrir mon article sur Gyptis et Protis ICI
celui sur la Peste de 1720 et sa page annexe ICI





Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 00:00




Un de mes lecteurs, Claude qui habite à Reims m'a adressé des photos du barrage de Malpasset prises par lui quelques mois avant la catastrophe. En effet, ces photos ont été prises au mois de juillet 1959 et le 2 décembre de la même année, la barrage cédait. Un grand merci à Claude de me les avoir envoyées pour que tous mes lecteurs et lectrices puissent en profiter. Si vous désirez relire mon article sur le sujet ainsi que sa page annexe ou bien le découvrir, veuillez cliquer ICI









Ci-dessous le bilan de la catastrophe établi par Claude.
Voilà ce qu'il a écrit : "Je ne pensais pas que j'étais peut-être
un des derniers à prendre ces photos.
A la mémoire des travailleurs clandestins disparus sur le site du viaduc
et de l'autoroute en construction".

 

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence - Communauté : Provence Passion
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 00:00





C'est une galéjade marseillaise très connue que l'histoire de la sardine qui a bouché le port de Marseille. Mais connaissez-vous l'explication de cette galéjade ?
Je vais vous la conter :


Paul François Jean Nicolas vicomte de Barras

C’est Paul François Jean Nicolas vicomte de Barras, né à Fox-Amphoux dans le Var le 30 juin 1755, qui raconte l’histoire dans ses mémoires. Le jeune homme s'engage comme cadet dans le régiment du Languedoc dès l'âge de 16 ans. En Juin 1776, il est aux Indes en tant qu'officier du régiment de Pondichéry, un régiment d'infanterie de Marine. Capturé par les Anglais en 1778, et libéré, en vertu d'un accord d'échanges de prisonniers, il fut rapatrié sur une frégate de la Marine de Louis XVI.

Le navire sur lequel il embarqua se nommait Le Sartine. Il portait le nom d'Antoine Raymond Juan Gualbert Gabriel de Sartine, comte d’Alby, qui fut de 1774 à 1780, Secrétaire d'État à la Marine. Le Sartine était une frégate marchande construite en 1775, transformée en vaisseau de guerre.


Antoine de Sartine

Pour le garantir de toute attaque des navires britanniques, le vaisseau devait naviguer sous un "pavillon de trêve" encore appelé "pavillon parlementaire" destiné à assurer l’inviolabilité des navires qui transportaient des prisonniers. Ce pavillon était composé d’un grand pavillon de poupe de couleur blanche doublé du pavillon de l’ennemi, plus petit et plus bas.
Le Sartine aurait donc dû, pour naviguer sans risque, arborer un pavillon blanc doublé d’un pavillon anglais plus petit et plus bas.


Selon les mémoires de Paul de Barras : "Les pavillons de trêve arborés, nous fîmes voile pour le cap de Bonne-Espérance : on y prit des vivres et l’on s’y radouba. Après une heureuse traversée, à la hauteur du cap Saint-Vincent (au sud du Portugal), nous fûmes ralliés par un vaisseau de guerre anglais (le Romney) qui croisait à cet endroit. Il lâcha une bordée, vira de bord et dirigea le feu de mitraille sur notre bâtiment sans défense, et bien que nous eussions les pavillons de trêve, neuf hommes et notre capitaine furent tués... Le feu continuait, le vaisseau criblé et faisant eau de toutes parts, allait être submergé. Je m’avisais d’abattre le pavillon français de poupe et le feu cessa aussitôt".


Le port de Marseille

Le 1er mai 1780, Le Sartine était très endommagé. C'est le second, Roubaud, qui avait pris le commandement du navire. Le 5 mai, il décida de faire relâche dans le port de Cadix pour effectuer les réparations les plus urgentes. Le 9 mai, le navire quittait Cadix après qu'on eût effectué des réparations de fortune pour lui permettre de ralier Marseille. Le Sartine arriva au large de Marseille le 19 mai 1780.
La frégate française qui était un navire imposant, finit par couler dans le chenal à l'entrée du Vieux-port de Marseille ce qui empêcha pendant un certain temps l'accès et la sortie du port à tous les autres navires.
Chose curieuse qui est à souligner, le blason de la famille Sartine, créé bien avant cet évènement, et qui figure dans les armoriaux, est : "d’or à la bande d’azur chargée de trois sardines d’argent". Cela ne s'invente pas !

Si vous voulez en savoir plus sur Le Sartine, consultez le site : L'odysée de la frégate "Le sartine" ICI


Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés