Villages et lieux de Provence

Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 15:35

 

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Serge des Alpes-Maritimes m'écrit ce qui suit et m'envoie une jolie photo.
Je la rajoute dans mon album : Provence bleue CLIC
Merci à toi Serge, c'est très gentil de ta part.


"Bonjour Nadine,
Je suis tombé sur ton blog vraiment par hasard. Je ne pensais pas qu'il puisse y avoir une personne qui parle de Trans en Provence sur le net et qui en fasse un blog. Un joli blog, plein de couleurs, des bons billets. Je ne suis pas du tout transian. Par contre j'ai de la famille à Trans, un peu à La Motte et à Draguignan... Dans ta galerie de photos, il y a un thème " Provence bleue", je te joins une photo de Mouans-Sartoux (06) où j'habite, cette maison est proche de la mairie...."


Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : Bleu charrette et rose bonbon
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /Mai /2008 00:00


Au printemps 2007, j'étais allée avec mes parents, en excursion pour la journée aux Baux de Provence, dans les Bouches-du-Rhône.
Nous avions commencé par visiter la cathédrale d'images. Si vous allez aux Baux,
je vous conseille de ne pas manquer d'aller voir ce site également, c'est superbe ! Ensuite, nous avions fait le tour du village des Baux.


Le site de la cathédrale d'images (Photo Nadine)


Mes parents entrant dans la galerie : décor Venise.
C'est la seule photo que j'ai pu prendre à l'intérieur.

La cathédrale d'images est un spectacle permanent, créé en 1977, au cours duquel sont projetées de grandes images lumineuses sur les parois des carrières de pierre de quelques-unes des immenses galeries creusées dans le roc du Val-d'Enfer, sur la route de Maillane (juste en contrebas des Baux). La surface des parois ainsi transformées s'étend sur 4 000 m². Chaque année est proposé un thème différent. Nous avions vu le thème sur Venise. Cette année, c'est le peintre Vincent Van Gogh. Hélas, je n'ai pas pu saisir les images projetées sur les murs de cette immense carrière avec mon appareil-photo. Les images ne ressortaient pas. Si vous voulez voir le site internet de la cathédrale d'images c'est par là :
Cathédrale d'images (clic).

Image:France Les Baux from West 2007.jpg

Le village des Baux-de-Provence (en occitan provençal Lei Bauç de Provènça selon la norme classique ou Li Baus de Prouvènço selon la norme mistralienne) est située dans le département des Bouches-du-Rhône.
C'est par le décret du 7 août 1958 que Les Baux devient Les Baux-de-Provence.

La commune est centrée autour d'un village situé sur un éperon rocheux, au début d'un plateau qui est le premier contrefort de la chaîne des Alpilles et qui surplombe de 200 mètres la campagne. La commune est dominée par une vaste forteresse, aujourd'hui en ruines, ouvrant une large vue sur les plaines du sud, vers Arles et la Camargue (voir mon article sur La Camargue).

Les habitants sont les Baussencs (au féminin : Baussenques).

Les capacités défensives des Baux en font depuis toujours un site attrayant pour l'habitat humain. Des traces de vie ont été retrouvées et datées de -6000. La place fut utilisée par les Celtes comme un fort ou un oppidum autour du IIe siècle av. J.-C.

Au Moyen Âge, il devint la place forte d'un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. La forteresse fut construite du XIe au XIIIe siècle, sur une vaste étendue de sept hectares. Les princes de Baux contrôlèrent la Provence pendant de nombreuses années et y gagnèrent une forte réputation. Ils disaient descendre du roi mage Balthazar, ajoutant à leurs armoiries, une étoile d'argent à seize branches, pour rappeler celle qui, selon l'Évangile, guida les trois mages vers Bethléem et leur devise était "Au hasard, Balthazar".

Place-forte médiévale située aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, la forteresse a connu une histoire militaire mouvementée et fit l'objet de nombreux assauts. Le solide donjon qui domine encore aujourd'hui rappelle l'importance de ce château, objet de toutes les convoitises, lors de l'époque médiévale.

Au XIIe siècle les princes des Baux durent se soumettre à l'issue des guerres baussenques. Le grand château commença à être renommé pour sa cour fortement cultivée et chevaleresque. Le domaine s'éteint finalement au XVe siècle à la mort de la dernière princesse des Baux. Les Baux, ainsi que la Provence, sont alors rattachés à la couronne de France (Note de Nadine : la Provence était jusque là un Comté, en 1481, elle fut rattachée à la France et devint une province royale française). Le village devint un centre du protestantisme et tenta même une révolte contre la couronne ce qui amena, en 1632, le cardinal de Richelieu à ordonner que le château et ses murs soient rasés.

En 1642, la ville fut offerte à la famille de Grimaldi en tant que marquisat. Le titre de marquis des Baux leur est d'ailleurs encore rattaché. Administrativement, la ville est entièrement française et le titre de marquis des Baux est traditionnellement donné à l'héritier du trône monégasque. L'actuel prince de Monaco, Albert II, porte parmi ses nombreux titres celui de marquis des Baux.

C'est dans cette commune que fut exploité pour la première fois le minerai d'aluminium : la bauxite. En effet, en 1822, de la bauxite est découverte dans le secteur par le géologue Pierre Berthier. Le minerai est alors intensément exploité jusqu'à épuisement à la fin du XXe siècle. 

De nos jours, Les Baux est un site touristique très fréquenté qui a la réputation d'être un des plus beaux village de France. Les maisons du village élèvent leurs toits de tuiles romaines roses ou gris-roses, rose-saumon ou beiges, et la pierre ancienne blanche se mélange à la végétation méditerranéenne verte, formant des contrastes saisissants. Le vert de la végétation, le gris et le blanc des pierres calcaires, le bleu intense du ciel lumineux de la Provence, les variations de roses des toits forment un magnifique camaïeu de couleurs et de beauté.

Cependant, le nombre d'habitants y vivant encore n'est plus que de 22 habitants. Il sont tous dans la partie haute du village et il y en a moins de 450 pour toute la commune, alors qu'il y eut dans un passé lointain un pic à environ 4 000 Baussencs !

La commune compte 22 monuments historiques, mais la plupart des bâtiments qui composent le château sont aujourd'hui à l'état de ruines. Ce sont :

  • Le château des Baux et ses remparts, propriété de la commune des Baux ;


Hôtel de la tour du Brau (Photo Nadine)


(Photo Nadine)

  • Le Musée du château des Baux situé dans l'ancien hôtel de la tour de Brau, un bel édifice du XVe siècle, retraçant l'histoire des Baux-de-Provence. Ce musée a depuis été remplacé par une boutique, il n'en subsiste qu'une maquette du château à l'époque du moyen-âge.
  • Des machines de guerre reconstituées : plusieurs trébuchets, une baliste et un bélier. Depuis l'année dernière, trois nouvelles catapultes capables d'effectuer des tirs les ont rejoints : le plus grand trébuchet de France (16 mètres de haut), une bricole et un couillard. Ces trois machines effectuent des démonstrations de tirs tous les jours avec de véritables projectiles.
  • L'ancienne chapelle Sainte-Catherine ;
  • L'ancienne chapelle romane Saint-Blaise, élevée par la corporation des tisserands et des cardeurs en l'honneur de leur patron ; elle date du XIIe siècle, elle devint au XVIIIe siècle le siège de la confrérie des tisserands.
  • L'église Saint-Vincent des Baux, XIIe siècle-XVIe siècle, en partie creusée dans le roc ; elle donne sur une place plantée d'ormes et de micocouliers ;
  • L'hôtel de Manville : il qui abrite la mairie depuis 1960, il est sans doute la plus vénérable de ces demeures et l’une des mieux restaurées. L'édifice fut construit en 1571 par Flayelle, architecte du Vivarais pour le compte de Claude II de Manville. C’était le neveu de Claude Ier de Manville issu d’une famille toulousaine, capitaine des galères royales, chevalier du Saint-Sépulcre et nommé ensuite capitaine viguier des Baux. Cette propriété à été offerte par le prince Bianchi de Médicis de Manville à la municipalité.


    Fenêtre portant la mention "post tenebras lux 1571" (Photo Nadine)

    Face à l'Hotel de Ville, se dresse la fenêtre "post tenebras lux" : elle appartient au premier style de la renaissance française en Provence. La baie en croisée se compose d’un meneau et d’une traverse moulurée, de chaque côté des pilastres cannelés. Au-dessus, un entablement porte l’inscription post tenebras lux 1571 (Après les ténèbres la lumière), devise calviniste de la réforme de Genève issue du livre de Job (Maison du culte des réformés), cette maison fût la propriété de Brisson Peyre (ou Jean de Manville), laboureur, en 1571, elle a été cédée en 1584 à Charles Laugier, Lieutenant du Viguier des Baux.
    . La porte Eyguières, la porte de l'eau (aigo en provençal : eau), unique porte charretière du village

  L'hôtel des Porcelets (très ancienne famille de Provence), à l'élégante façade du XVIe siècle, abrite aujourd'hui le musée Yves Brayer, peintre français né en 1907 et décédé en 1990.



Photos et diaporama de Nadine


Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 00:00


 


Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé après
Maintes traversées
Le pays des vertes allées

Par un petit matin d'été
Quand le soleil vous chante au cœur
Qu'elle est belle la liberté
La liberté

Quand on est mieux ici qu'ailleurs
Quand un ami fait le bonheur
Qu'elle est belle la liberté
La liberté

Avec le soleil et le vent
Avec la pluie et le beau temps
On vivait bien contents
Mon cheval, ma Provence et moi
Mon cheval, ma Provence et moi

Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé après
Maintes traversées
Le pays des vertes allées

Par un joli matin d'été
Quand le soleil vous chante au cœur
Qu'elle est belle la liberté
La liberté

Quand c'en est fini des malheurs
Quand un ami sèche vos pleurs
Qu'elle est belle la liberté
La liberté

Battus de soleil et de vent
Perdus au milieu des étangs
On vivra bien contents
Mon cheval, ma Camargue et moi
Mon cheval, ma Camargue et moi

Chanté par Georges Brassens
Henri Colpi / Georges Delerue


Image:France camargue horses bulls.JPG

La Camargue

C’est un espace terrestre de 145.300 ha au sud de la France, situé géographiquement entre les deux bras principaux du delta du Rhône et de la mer Méditerranée. On peut l'étendre à l'Est jusqu'à la plaine de la Crau, à l'ouest jusqu'à Aigues-Mortes et au nord jusqu'à Beaucaire. Elle s'étend donc sur les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard.

On distingue ainsi 3 parties :

  • la Petite Camargue à l'ouest du Petit-Rhône,
  • la Grande Camargue, entre les deux bras du Rhône,
  • le Plan du Bourg, à l'est du Grand-Rhône.

En son centre se trouve l'étang du Vaccarès, la partie située le long de la mer est bordée d'étangs salés.


Image:Camargue map.png


La Camargue se trouve essentiellement dans le territoire des communes d'Arles, qui est de ce fait la plus vaste commune de France métropolitaine, des Saintes-Maries-de-la-Mer et de Salin-de-Giraud.

 

 Cette région est composée de deux parties : le nord avec des terres agricoles et le sud composé de marais et de plans d'eau salée qui forment un écosystème particulier.

Cet écosystème présente une végétation principalement composée de salicornes et de plantes halophiles (c'est-à-dire des plantes qui supportent l'eau salée) comme la saladelle.

C'est également un domaine d'élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz et d'exploitation du sel (marais salant).

Cette faune et flore particulières ont entrainé la création d'une réserve naturelle nationale sur 13 117 hectares en 1927 et d'un parc naturel régional sur 30 000 hectares en 1970.
L'évaporation annuelle est plus importante que l'apport pluvieux, le fleuve apporte la différence évitant ainsi à la région d'être brûlée par le sel.


Image:Etang de vaccares.jpg

 
Etang du Vaccarès

Barre-roses-bleues

Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : Provence Passion
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 00:00

Vous pouvez régler le son




Aux quatre coins du monde, indiscutablement
On aime sa faconde et ses mille défauts charmants
Elle a la grâce brune des filles du midi
Il n'en existe qu'une, voilà pourquoi chez nous l'on dit :

Refrain :

On connaît dans chaque hémisphère
Notre Cane, Cane, Canebière
Et partout elle est populaire
Notre Cane, Cane, Canebière
Elle part du vieux port et sans effort
Coquin de sort, elle exagère
Elle finit au bout de la terre
Notre Cane, Cane, Canebière

Comment vous la décrire, son charme est sans pareil
Joyeuse elle s'étire comme un lézard au soleil
Internationale pour l'amour prend de l'air
Elle est la capitale des marins de l'univers

On connaît dans chaque hémisphère
Notre Cane, Cane, Canebière
Et partout elle est populaire
Notre Cane, Cane, Canebière
Elle part du vieux port et sans effort
Coquin de sort, elle exagère
Elle finit au bout de la terre
Notre Cane, Cane, Canebière

Il est né le divin enfant, il est né sur la Canebière
Il est né le divin enfant, il est né prés du fort Saint-Jean

Elle finit au bout de la terre
Notre Cane... Cane... Canebière

Paroles de R. Sarvil - Musique de Vincent Scotto 



Image:Canebière - 1808.PNG


Carrefour Canebière-Cours Belsunce avec vue sur le Vieux-Port en 1808


La Canebière ou anciennement Cannebière (en provençal : la Canabiera selon la norme classique ou la Canebiero selon la norme mistralienne) est une avenue du centre de Marseille mesurant 1 000 mètres, qui va des Réformés au Vieux Port et englobe, depuis 1928, la rue Noailles.
Dans le temps, un cours d'eau nommé Lacydon coulait dans ce quartier du Vieux Marseille, puis des champs de chanvre (canebe en provençal) y furent plantés pour la fabrication de voiles et de cordages. C'est de là que vient le nom de Canebière.

Quelques dates :

  • En 1666 : Première maison construite.
  • Au milieu du XVIIe siècle : La ville décide d'aménager ce quartier du Vieux Marseille. Les remparts sont alors démolis avec les vieilles maisons, et on trace des allées bordés d'arbres.
  • En 1803, première foire aux santons à l'occasion de Noël.
  • En 1857 : le Conseil municipal décide que la Canebière aura 30 mètres de large. Les maisons sont démolies et on en reconstruit d'autres dont la majorité subsiste encore aujourd'hui.
  • Le 9 octobre 1934 assassinat du roi Alexandre Ier de Yougoslavie.
  • Le 28 octobre 1938 Incendie des Nouvelles Galeries.
  • Le 30 juin 2007 arrivée du tramway. 

    La Canebière, avenue emblématique de Marseille
     



Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : Méditerranées
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 00:00

 

 

Diaporama fait par Nadine.
J'ai mis le diaporama en mode "lent" pour que vous ayez le temps de voir 
défiler les photos. 
 

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Les photographies de cet émouvant album appartiennent à la mémoire collective des Marseillais. Ouvrez les yeux sur ce qui n’est plus qu’un témoignage d’un temps révolu. Regardez ces images. Elles vous séduiront.


Marseille début 1900


Un peu d'histoire
: Le XIXe siècle, avec son cortège d'innovations industrielles, dont l'apparition de la navigation à vapeur, les conquêtes de la France dès 1830, puis le percement du canal de Suez, stimule le commerce maritime et la prospérité de la ville qui passe d'environ 300 000 habitants en 1870 à environ 600 000 habitants en 1940.

Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique : le Vieux-Port et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856.

Marseille célébre cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès.

L'accroissement territorial et démographique de la ville est à l'origine d'un chantier majeur du siècle : l'adduction des eaux de la Durance, décidée dès 1834 par le maire Maximin Consolat ; cette mesure s'impose d'autant plus que sévissent cette année-là une grande sécheresse et une épidémie de choléra.

La construction par 5 000 ouvriers du Canal de Marseille, long de 87 km, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille. En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un monument, le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869. Ce dernier avait également édifié la basilique de Notre-Dame de la Garde à partir de 1853 (elle fut consacrée en 1864) .

L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée du chemin de fer. Marseille est reliée à Avignon en 1848, à Lyon en 1854. Simultanément, l'accès au centre-ville est facilité par l'édification en 1845 d'une gare sur la butte Saint-Charles. En 1857, la "ligne impériale" Paris-Marseille est terminée.

En 1884 sévit une nouvelle épidémie de choléra.

En 1891 début des travaux à Marseille d’un réseau d’égouts aboutissant au grand collecteur.

En juillet 1901, après un grave accident automobile, le maire Siméon Flaissières fait voter un arrêté municipal limitant la vitesse pour les véhicules automobiles à 10 km/h !
Les premières années du siècle voient plusieurs manifestations témoigner de l'importance et de la vitalité de Marseille :
- en 1903, la ville est l'une des six villes-étapes du premier Tour de France cycliste ;
- d'avril à novembre 1906, sur vingt-cinq hectares jouxtant le rond-point du Prado, l'Exposition Coloniale voit s'élever vingt palais aux pavillons des différentes colonies françaises ; elle symbolise le rôle de "Porte de l'Orient" tenu par la cité ;
- d'avril à novembre 1908, sur les mêmes lieux (baptisés entre-temps Parc Chanot), c'est la Grande Exposition Internationale d'Électricité, que le public marseillais accueille avec enthousiasme ;
- en avril 1913, le Salon International de l'Automobile se tient dans le Grand Palais du Parc des Expositions, faisant pour un temps de Marseille la capitale mondiale de l'automobile !

La modernisation des infrastructures se poursuit : création du canal de Marseille au Rhône, démolition de quartiers insalubres derrière la Bourse, extension du réseau des tramways en direction des banlieues.

La guerre de 1914-1918 va mobiliser, pour plus de quatre années, les forces vives de la ville. L'activité industrielle est intense dans les usines travaillant, de près ou de loin, pour l'armement. Plusieurs camps militaires sont installés dans la ville, ainsi que des hôpitaux, dont l'un deviendra l'Hôpital Saint-Joseph.

Son bilan est, ici comme ailleurs, effroyable : Marseille déplore 15 000 morts, sur une population estimée alors à 570 000 habitants. Monseigneur Fabre, évêque de la ville, décide de leur consacrer une basilique : l'église du Sacré-Coeur, sur l'avenue du Prado.



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Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : Méditerranées
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