Villages et lieux du Var

Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 00:00

 

Bonne-visite

 

Je publie dans la communauté de Daniel "Les varois"

qui comporte actuellement 40 blogs.

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http://www.zd83.com/

 

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 Vue générale de Châteaudouble en surplomb du village

A gauche, vestiges du château avec la tour

Le cimetière actuel a été bâti sur les restes du château (Photos Nadine)

 

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Le donjon bâti sur le roc domine et veille sur Châteaudouble

(Photo prise à la tombée du jour par Nadine)

 

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Entrée du village (Photo Nadine)

 

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  Véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise, Châteaudouble domine de 130 mètres les gorges verdoyantes qui portent son nom. C'est la présence de deux châteaux, l'un au-dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de Châteaudouble.
Le passé tumultueux du village se révèle au gré des rues en calades et des passages voûtés, sur les frontons sculptés de Roses Croix, souvenirs des Templiers ou sur les façades des demeures du XVIIIe siècle qui bordent les rives de la Nartuby.
 

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  Deux passages voûtés entre deux maisons qui permettent d'accéder au belvédère (Photo Nadine)

 

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  Escaliers restaurés (Photo Nadine) 

 

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 L'église de l'Annonciation (Photos Nadine)

 

Renseignements sur l'église

 

 L’église mise en chantier en 1594, fut agrandie par l’adjonction d’un bas-côté en 1678. Elle engloba dans sa construction l’ancienne église, qui était dédiée à saint Trophyme, et citée en 1079 dans une bulle du pape Grégoire VII. La grande nef contient ce sanctuaire primitif. Elle porte une voûte à berceaux reposant sur une petite corniche, des arcs doubleaux qui retombent sur de minces colonnes ornées de chapiteaux qui renforcent la voûte. Dans ses murs latéraux ont été ouvertes des chapelles peu profondes que surmonte un arceau en plein cintre. Le petit vaisseau se termine par une abside à cinq pans recouverte d’une voûte d’ogives dont les nervures se rejoignent au sommet.

Les services des Beaux-Arts ont classé les retables du maître-autel, de l’autel de Notre-Dame du Mont-Carmel et l’autel de Saint-Joseph. On été classés également un bénitier du XVIe siècle, et le bas-relief d’une porte du XVIIe siècle. On remarquera aussi un Christ en bois sculpté.

 

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  La fontaine avec en fond la nouvelle mairie. Les abords de la fontaine étaient en réfection et j'ai essayé d'éviter la bétonnière, les sacs de ciment, désolée pour le tonneau bleu à gauche. Parfois, prendre une photo relève de l'exploit... (Photo Nadine)

 

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  Maisons anciennes sur une placette (Photo Nadine)

 

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  Belle glycine (Photo Nadine)

 

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  Porte et son linteau daté de 1809 (Photo Nadine)

 

  Un peu d'histoire du village

 

La cité est mentionnée dans un acte de 1027 sous le nom de "Castellum diaboli". Le château nommmé "Castellum Duplum" est cité vers 1032 et 1038, puis vers 1200. Giraud de Villeneuve en est le seigneur en 1240. En 1252, le châteaau est cité à nouveau dans les possessions comtales de Charles 1er d'Anjou. De ce château, il ne reste que le donjon carré constitué de deux niveaux voûtés. Il est daté du XIIe siècle. Alors "château du diable ou château double" ? En tous cas, ce lieu élevé fut longtemps considéré comme imprenable. Ainsi en 890, des gens de la région fuyant les Sarrasins vinrent s'y réfugier. En 1079, le prieuré Saint-martin existe. Il fonctionnera jusqu'au XVIIIe siècle. le village, initialement construit sur le haut du rocher, descendra son implantation sur l'emplacement actuel au XVe siècle. Juché sur son étroit plateau, Châteaudouble est un village qui invite à la découverte nonchanlante de ses ruelles, parfois montantes, le plus souvent à plat et avec de belles vues sur les gorges qui portent son nom.

Autrefois, avant le XIXe siècle, il n'y avait pas de route pour accéder au village, seul le chemin muletier était praticable pour les hommes et pour les animaux. Les transports s’effectuaient à dos d’hommes ou au mieux avec des mulets d’où ce surnom affectueux du pays des mulets "lei gimèrri". Des vestiges importants de ce chemin sont visibles, en remontant des gorges, juste avant de traverser le tunnel creusé dans le rocher.

 

Source : D'après "Les carnets de route" d'Alain Raynaud -

Itinéraire-découvertes le Var.

 

Le hameau de Rebouillon (Photo internet)

Bijou provençal dans un écrin de verdure, Châteaudouble offre aux amoureux de la nature des promenades magnifiques :

  • Les gorges de Châteaudouble, creusées par la Nartuby au coeur de sous-bois odorants et colorés.
  • Les grottes préhistoriques (classées) : la grotte des chèvres, la grotte des chauve-souris et la grotte du Mouret.
  • Le Hameau de Rebouillon, îlot de verdure bordé par la Nartuby et par le canal de la Reine Jeanne, étonnamment construit en hémicycle autour d'un parc de château.


    Michel de Notre Dame, le célèbre Nostradamus, médecin et astrologue né en 1503 à Saint-Rémy de Provence, a cité Châteaudouble dans ses prophéties :
    "Châteaudouble, double château, la rivière sera ton tombeau".
    Rien de magique dans cette prédiction mais simplement l’esprit d’observation de l’astrologue déduisant, qu’un jour, l’érosion creusée par la rivière provoquera l’effondrement du site.
Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 00:00

coucoudenadine-1-.gif Je publie aujourd'hui pour la communauté de Canelle 56

Les rendez-vous de l'insolite

http://canelle56.over-blog.com/

 

Nous sommes allés nous balader dimanche dernier et sur le retour nous avons fait une halte au Luc en Provence (Var).

Voilà ce que nous avons découvert lorsque nous nous sommes garés :

 

Banc des menteurs Le Luc1 Banc des menteurs Le Luc2

 

Un endroit pour se reposer qui porte le nom de : Banc des menteurs.

Qu'est-ce à dire ?

Que celles et ceux qui s'assoient là ne racontent que des mensonges ?

Tout le monde sait qu'en Provence on aime bien galéger.

D'ailleurs, qu'est-ce qu'une galéjade ? Une galéjade, c'est une plaisanterie, une blague, une histoire inventée... Et puis, tout le monde sait aussi que sur un blanc, c'est là qu'on fait et qu'on refait le monde. C'est là aussi que les gens sont habillés pour l'hiver, qu'on leur taille des pardessus, des manteaux et que chacun(e) y va de son petit cancan. Cela me rappelle le sketch des Vamps : Et si on disait du mal ? Et vas-y de dénigrer les un(e)s et les autres.

Ah, si tous les bancs de Provence pouvaient parler, ils en raconteraient des histoires...

Des histoires provençales bien sûr, quoi d'autre ?

Tiens, je suis contente de moi, j'ai trouvé l'inspiration sur le banc des menteurs.

Bla, bla, bla, bla...

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 00:00

 

Je publie cet article pour la communauté de Dolus1

Fontaines, lavoirs et moulins à eau

http://milfontaines.over-blog.fr/

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  La place de la Halle au débouché de la Grand Rue avec la fontaine du Marché-Neuf (Carte postale ancienne - 1900)

La maison à droite est l'ancienne Halle aux grains. En 1657, le conseil de ville décida de transporter le commerce des grains depuis l'ancienne place du Marché, avec sa table de pierre à mesurer, jusqu'au Marché-Neuf et d'y construire une Halle aux grains. Elle fut construite à l'emplacement de deux maisons achetées en 1661. Mais après transformation, le local changea d'utilisation : on y trouve au début du XVIIIe siècle, un tonnelier et un sculpteur, puis à nouveau les Fermiers du grain jugés moins bruyants. A la fin du XVIIIe siècle, les dracénois passionnés de musique voulurent en faire une Académie musicale. On y donna des concerts, des bals, on y joua la comédie. En 1866, elle devint une école municipale de garçons, et en 1872 le Tribunal de Commerce. Elle est de nos jours occupée par le Service municipal des Associations dracénoises. L'encadrement en pierre de taille de la porte et des fenêtres date de 1749 et provient de l'ancienne mairie, située sur la place du Marché et démolie en 1807.

 

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La Grand Rue de nos jours avec la jolie fontaine du Marché-Neuf restaurée.

Les angelots chevauchant les cygnes ont été supprimés ou ont disparu ? (sur une carte postale de 1926 ils y étaient encore) et un dragon symbole de la ville de Draguignan a été rajouté en son sommet (Photo Nadine).

 

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Le haut de la fontaine vu de plus près (Photo Nadine)

  

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L'ancien Tribunal de Commerce et la fontaine (Photo Nadine)

Entre la circulation et les véhicules garés n'importe comment, j'ai du jongler pour prendre les photos avec en prime les gens qui se demandent pourquoi je prends des photos à cet endroit... C'est pour faire parler les curieux, na !

 

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Voilà, vous avez vu la fontaine sous tous les angles (Photo Nadine)

 

Au Moyen-Age, la ville de Draguignan était enserrée dans ses remparts. Au début du XIVe siècle, la ville se mit à déborder de ses murs devenus trop étroits et l'on édifia à l'endroit dont je vous parle, un "bourg neuf". La place qui fut formée, minuscule à l'origine, à l'ombre du rempart, devint une annexe de celle du Marché. Elle fut appelée "place du Marché Neuf" jusqu'au XVIIe siècle, puis "place de la Halle" après l'intermède révolutionnaire. Elle fut l'objet de préoccupations stratégiques. En 1374, on y creusa un fossé défensif en continuation de la lice*. En 1379, on y éleva une tour carrée qui vint flanquer la muraille, dépourvue d'ouvrage avancé à ce niveau. Cependant, au XVIe siècle, lors des Guerres de Religion, après la prise du pouvoir par le parti catholique, le quartier était encore considéré comme un point faible de la cité. Outre la démolition du cloître des Dominicains, on fit "bastir" (obturer) les portes et fenêtres du Marché-Neuf. En 1613, la place fut dotée d'une fontaine, complétée vingt ans plus tard d'un bassin de forme octogonale et plantée d'ormeaux.

En période de Carnaval, la "placette" était réservée au bals des bassaquets, qui étaient de modestes journaliers. Au XVIIe siècle, on y jouait aux quilles avec une frénésie et des nuisances telles qu'un arrêté de 1643 dut l'interdire pour les dimanche et fêtes. L'ambiance n'était pas plus calme au XVIIIe siècle, les rixes y étaient fréquentes. Telle la bataille rangée qui opposa les paysans, les artisans et les marguilliers** de Sainte Marguerite venus y danser le jour de sa fête. En 1834, on y édifia une halle aux poissons, la "Vieille Poissonnerie", qui fut démolie en 1931. La place de la Halle a été rebaptisée de nos jours du nom d'un héros de la Résistance mort le 15 août 1944, jour de la libération de la Provence : place Roger Fréani.

 

Source : D'après le livre : Draguignan - Pierre Jean Gayrard - Ed. Equinoxe

Texte arrangé et augmenté de mes propres recherches

 

* Lice : Une lice est une palissade qui entoure une fortification. À l'origine, les lices étaient des palissades construites en bois qui entouraient les maisons-fortes et les châteaux. Ce nom a ensuite servi à désigner tout champ ou terrain clos destiné à des tournois ou autres exercices en plein-air. Ces différents usages ont donné naissance à l'expression, "entrer en lice", qui signifie "entrer en compétition".

 

** Marguilier : Le marguillier (du latin matricularis, qui tient un registre) avait, dans chaque paroisse, la charge du registre des personnes qui recevaient les aumônes de l'Église. Il servait d'aide au sacristain, nommait et révoquait les chantres, les bedeaux... Ce n'était pas une profession mais une charge. Un marguillier était un laïc, membre du conseil de fabrique, chargé de l'administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l'entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil. Les membres de ce conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, et un secrétaire. Chaque année, le conseil de fabrique procédait à l'élection de deux d'entre eux. Le plus ancien était sortant et ne pouvait se représenter.

  Grand-Rue 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : FONTAINES ET LAVOIRS
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 00:00

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Lac de Carcès - Photo aérienne trouvée sur internet

 

 

Lac de Carcès (Photo Nadine)

Pour faire suite à mon article de la semaine dernière sur le village de Carcès, je vais vous parler à présent du lac tout proche que l'on appelle lac de Carcès.

C'est le lac de la Fontaine-d'Ajonc ou lac Sainte-Suzanne appelé communément lac de Carcès, qui alimente en eau potable la ville de Toulon ainsi que les villes de la ceinture toulonnaise. Avec une superficie de près de cent hectares, le lac contient huit millions de mètres cubes d'eau qui sont ainsi disponibles dans un site boisé et naturel que seules perturbent les automobiles empruntant la petite route sinueuse sur la berge Est du lac.

Les communes des environs de Toulon sont regroupées en deux syndicats intercommunaux. Ce sont celles de : La Seyne, Hyères, Carqueiranne, La Crau, La Londe-les-Maures, Le Lavandou, Bormes-les-Mimosas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, Pierrefeu, Collobrières, La Valette-du-Var, La Garde et Le Pradet. Ce lac artificiel a été construit de 1934 à 1939 au confluent des rivières de l'Issole et du Caramy, au sud de Carcès.

 

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  C'est en 1935 que la ville de Toulon concéda l'exploitation de la stérilisation de l'ozone - procédé de M. Otto qui permet d'avoir au final une eau potable et non chlorée - des eaux de Saint-Antoine et de Dardennes à la Compagnie des eaux et de l'ozone. Les concessions initiales ont été grossies de vingt avenants au cours des ans, ce qui a obligé à une nouvelle rédaction en 1980. Mais il a toujours été stipulé, dans les différentes versions, que la baignade et la navigation sur le lac étaient interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage durant la période sèche peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de cinq à dix mètres. À l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de deux mètres et demi en plus du niveau normal. Nulle plage ne permet un accès direct à l'eau. C'est sans doute grâce à cela que le site est resté vierge et étonnamment sauvage.
À titre d'information, le barrage est asséché tous les dix ans. Les travaux prévus pour cet assèchement sont chiffrés à 690 000 euros, c'est-à-dire que la commune de Toulon n'entend pas abandonner les ressources en eau du lac de Carcès qui couvrent la majeure partie de ses besoins, et que celui-ci n'est pas prêt de pouvoir être aménagé à des fins touristiques ou de loisirs. De plus, le site se présente comme un véritable paradis pour les pêcheurs. C'est un lieu de pêche particulièrement prisé. Ses eaux sont riches en sandres, truites, carpes, perches, gardons et écrevisses.

Sources
: D'après Wikipédia l'encyclopédie libre et le guide Bienvenue en Provence - Edition 2006.
 


Infrastructures du barrage (Photo Nadine)

 

Si vous voulez voir un autre article consacré au lac de Carcès,

allez sur le blog de Jullia du Cannet des Maures, voilà le lien :

http://jullia.unblog.fr/2006/12/19/le-lac-de-carces/comment-page-2/

 

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Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Balades régionales.
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 00:00

 

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Carcès - Entrée de la cité médiévale (Photo Paul)

 

Le nom de Carcès pourrait venir des Romains qui avaient établi une prison sur son lieu d'implantation. Sur l'éperon rocheux qui domine le confluent de l'Argens et du Carami ainsi que les quatre voies d'accès au village, les premiers seigneurs de Carcès, les Châteaurenard, dressent en l'an 1000, le premier fort. Dans deux chartes datées de 1085 et 1099, Bertrand et Bérenger, évêques de Fréjus, restituent à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église de Sainte-Marie-de-Pignans, de Sainte-Marie-de-Barjols et toutes les églises situées dans la vallée de Carcès, dont Notre-Dame-de-Carami de Carcès. En 1235, lorsque Raymond Béranger, comte de Provence, fait faire le recensement des chevauchées qui lui sont dues dans le diocèse de Fréjus, le château de Carcès est taxé à un chevalier. La seigneurie de Carcès appartenait à cette époque à Guillaume de Cotignac, et passa successivement, comme celle de Cotignac, dans la famille de Pontevès à partir de 1240. Cette famille éleva un château dont il reste aujourd'hui des ruines importantes.

 

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Carcès - Les restes du château (Photo Paul)

 

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 Le blason de la famille de Pontevès (Photo Paul)

 

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Panneau explicatif sur le château (Photo Paul)

 

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Fontaine près du château (Photo Paul)

 

Puis se sont succédé les familles de Simiane, de Rohan-Soubise et de Condé. Pendant les guerres de religion à partir de 1562, le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques baptisés "Carcistes" ou encore "Marabouts", nom qui signifie "cruels et sauvages". Il combattait les Razats du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et le baron d’Allemagne (Allemagne-en-Provence dans les Alpes-de-Haute-Provence). Les deux camps ravagèrent la Provence, brûlant, violant et perpétrant toutes sortes de cruautés. Le Parlement d'Aix condamna la conduite des Carcistes et permit de "courir sur eux et de les tailler en pièces". A cet ordre, une partie de la Provence prit les armes et, en peu de jours, soixante-six Carcistes périrent devant Cuers, quatre cents furent sabrés à Cabasse et autant trouvèrent la mort devant Lorgues. Toute la garnison du château de Trans fut passée au fil de l'épée. (Nota : En effet, Trans eut fort à souffrir de cet affrontement entre Carcistes et Razats : le château fut ravagé, le seigneur Claude de Villeneuve tué... mais je vous conterai cela une prochaine fois). Revenons à Carcès.

Carcès ne dut son salut qu’à l’arrivée en Provence de Catherine de Médicis. Par lettres patentes du mois de mars 1571, la seigneurie de Carcès fut érigée en comté, avec remises des terres de Cotignac, Flassans, Pourqueirolles, Château-Neuf, Blioux, La Molle, Tavernes, Brue, Artignosc, Tourtour, et avec pouvoir d'établir une lieutenance au siège de ce comté pour juger les premières appellations ressortissant du parlement d'Aix, siège qui fut établi le 22 novembre 1573. Ces faveurs furent accordées par le roi Charles IX à Jean V de Pontevès, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus pendant les guerres de religion.

 


Je vous laisse en bonne compagnie avec Monsieur Claude Coste. C'est une personne que je connais depuis longtemps par l'intermédiaire de l'Association de langue provençale de Trans en Provence "L'escolo dei Moulin". Monsieur Coste est un conteur. Il est intarissable sur son sujet favori : son village de Carcès. C'est d'ailleurs lui qui fait visiter le village pour l'Office du tourisme.

 

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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : France:nos plus beaux villages
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