Villages et lieux du Var

Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 00:20



Le Parage en ruine (Carte postale ancienne)

Le Parage est le nom du quartier médiéval des Arcs-sur-Argens. Celui-ci, abandonné progressivement par ses habitants, tombait en ruines. Il a été réhabilité au début des années 60. Des travaux furent réalisés à partir des vestiges du vieux village fortifié et perché, dont le castrum* date du XIIIe siècle. Celui-ci fut le berceau de la famille des de Villeneuve. Le 1er octobre 1200, Alphonse II comte de Provence, fit don à Giraud de Vilanova (francisé en de Villeneuve) chevalier catalan arrivé depuis peu en Provence, du castrum et de la villa* des Arcs. S'y ajoutent les terres de Trans, de La Motte et des Esclans. En contrepartie, Giraud de Villeneuve s'engage à ce que ces terres n'abritent plus de rebelles. Les Villeneuve ont imposé aux Arcs l'hégémonie de la famille pendant près de cinq siècles (du XIIIe au XVIIIe siècle). Les personnages les plus illustrent de cette famille furent Romée de Villeneuve, homme de confiance du comte de Provence, Raymond Bérenger V, Hélion de Villeneuve, grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et Sainte-Roseline de Villeneuve dont je vous ai déjà parlé.
Pour en savoir plus :
http://www.amisduparage.com/

 

* Castrum : Au Bas-Empire, la partie essentielle d'une ville, fortifiée et érigée en citadelle. Au Moyen Âge, petite agglomération fortifiée, ou encore château-fort, parfois même maison seigneuriale avec la localité qui en dépend.
* Villa : Dans l'antiquité romaine, une villa romaine (pluriel en latin : villæ) est un domaine foncier rural (villa rustica) ou une habitation proche d'une ville (villa suburbaine). La villa a perduré après la chute de l'Empire romain d'Occident comme domaine à l'époque mérovingienne, ou carolingienne, et jusqu'à la Renaissance en Italie.



Porte du Réal (Photo Nadine)

 

Place du Micocoulier (Photo Nadine)


Maisons de la place du Micocoulier (Photo Nadine)


Autre coin de la place du Micocoulier (Photo Nadine)


Vestiges du château détruit à la Révolution sur ordre du conventionnel Paul-François vicomte de Barras (Photo Nadine)


Hauteur du donjon : 19 mètres (Photo Nadine)


 Arche - rue descendant à la place du Micocoulier (Photo Nadine)

 

 

 Passage (Photo Nadine)


Porte surmontée du blason de la famille de Villeneuve (Photo Nadine)


Une rue (Photo Nadine)


Fontaine de la place Clinchard (Photo Nadine)


Tour de l'horloge et campanile (Photo Nadine)



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : France:nos plus beaux villages
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 00:00

 

 
Je vous ai déjà parlé du mont Vinaigre où nous sommes allés plusieurs fois.
Notamment cet été, pour y pique-niquer : voir mon reportage
http://www.transenprovence.org/article-34375295.html
Mais une de mes lectrices de Trans en Provence, Mireille, orignaire de Montfort-sur-Argens, m'a envoyé des photos du Massif de l'Estérel prises au printemps.
C'est donc avec ses photos que j'ai réalisé le diaporama que vous visionnez actuellement.
Merci à toi Mireille.


Massif de l'Estérel (Photo Mireille)

La légende prétend qu’une fée, nommée Estérelle, lui donna son nom. Les femmes venaient la consulter pour obtenir la fécondité. En fait, la véritable origine du nom du massif, moins romancée, viendrait du dérivé de l'adjectif stérile, qui correspondait à ce terrain acide et peu fertile qu'est l'Estérel.
L'histoire de l'Estérel est très ancienne, elle court sur 300 millions d'années. D'abord rattaché à l'Afrique, ce morceau de terre s'en sépara lors de la formation de la mer Méditerranée. A l'ère tertiaire, un pan de l'Estérel partit à la dérive... et constitua la Corse. Les reliefs accidentés, les paysages déchiquetés et les criques abruptes plongeant dans la mer témoignent de cette histoire géologique mouvementée.
Son étonnante couleur rouge, qui change à chaque heure du jour, est liée à la rhyolithe, ou porphyre rouge, roche volcanique de l'ère primaire. Posé entre Saint-Raphaël et Mandelieu, l'Estérel s'étend sur 32 000 ha dont 14 000 ha sont classés. Ils offrent aux visiteurs de somptueux pitons de laves amarantes. La rade d'Agay constitue la porte d'entrée naturelle du massif. Les paysages sont restés sauvages et grandioses : gorges, à-pic, défilés et crêtes déchiquetées se succèdent en de saisissants contrastes malgré la faible hauteur du massif qui culmine à 618 m d'altitude au mont Vignaigre.
La flore est riche et variée. Malgré les incendies successifs, pins d'alep, châtaigniers, charmes, figuiers et oliviers poussent à profusion et côtoient avec bonheur palmiers, agaves, mimosas, eucalyptus, robiniers et plantes tropicales importées qui ont particulièrement bien prospéré grâce à la douceur de la température. 
Il ne faut pas manquer de découvrir les curiosités et les paysages du domaine : le pic de l’Ours, le rocher Saint-Barthélémy, la calanque du Dramont, le belvédère du Cap Roux, le mont Vinaigre, le ravin du Perthus et celui du Malinfernet avec ses sources.

Tout aussi riche est l’histoire humaine. Outils, pointes de flèches, qui sont visibles au musée archéologique de Saint-Raphaël sont les traces émouvantes d’une longue période de notre histoire. Toutes les civilisations du bassin méditerranéen marquèrent de leur emprunte le massif de l’Estérel.

Au détour d’un sentier, vous découvrirez un menhir, une fontaine romaine, un oppidum ou la voie aurélienne qui longe la côte jusqu’à Agay. Au Moyen âge, l’Estérel servit de refuge aux ermites, dont Saint-Honorat, au XVIIe et XVIIIe siècle, à des forçats évadés du bagne de Toulon. Enfin, Gaspard de Besse, le brigand au grand cœur y cacha son trésor qui ne fut jamais retrouvé d'après la rumeur, mais qui sait ?
Le pauvre Gaspard fut arrêté dans une taverne et supplicié à Aix-en-Provence. Il n'avait que vingt-quatre ans ! (voir mon article sur Gaspard de Besse
ICI).



Massif de l'Estérel (Photo Mireille)



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Balades régionales.
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 00:00

 


Les étangs de Villepey forment (avec l'embouchure du Var) une des rares zones humides littorales comprises entre la Camargue et l'Italie. Ils s'étendent sur une surface de 259 hectares. Ils ont été formés dans le delta de l'Argens au sud de Fréjus par les divagations du fleuve au fil des siècles et par les activités humaines d'extraction de sable.
Le remblaiement de la basse vallée de l'Argens est un phénomène relativement récent. A l'époque romaine, la zone des étangs n'existait pas. Depuis 2000 ans, la plage s'est avancée sur la mer d'environ 1 200 mètres.

L'espace lagunaire s'est constitué peu à peu, au gré des apports du fleuve et de ses divagations.

 


Embouchure de l'Argens (Photo Nadine)

Jusqu'aux années 1960, les principales activités exercées sur le domaine ont été agricoles et pastorales. La végétation des secteurs situés au nord et à l'ouest des lagunes a donc été très modifiée. Les cultures ont remplacé la végétation des milieux humides : vignes, vergers et champs cultivés se sont étendus
.

Les surfaces ne pouvant être cultivées car souvent saumâtres, ont été longtemps pâturées. C'est peut-être la raison de la disparition des boisements sur les secteurs non inondés et les ripisylves (voir les explications de ce mot à la fin de l'article).

Sur cette zone humide et très riche du point de vue biologique, les habitants de Fréjus ont toujours chassé et pêché.

Ces espaces naturels sont remarquables du fait des échanges continus entre les eaux douces et les eaux marines et sont constitués d'une mosaïque de milieux spécifiques, tels que étangs, lagune, vasière, sansouire (voir l'explication de ce mot à la fin de l'article), prairies humide et sèche, dunes, ripisylve, pinède.

Ce vaste éventail d'habitats favorise la présence d'une flore et d'une faune diversifiées et particulières, et constitue les éléments d'un paysage exceptionnel.


Vue sur l'étang (Photo nadine)

La flore :

La particularité du site est d'être constitué d'une mosaïque de milieux ce qui implique une grande variété végétale :

- le milieu dunaire abrite de nombreuses plantes remarquables et pour beaucoup protégées : citons par exemple l'échinophore épineuse, le panicaut bleu, le lys de mer, le silène de Nice, etc...
- Les zones de transition entre eaux saumâtres et terre sont notamment riches en plantes halophiles caractéristiques des près salés et de la sansouire : la salicorne, l'obione, l'inule faux crithme, la saladelle, l'aster maritime.
- On rencontre dans les parties boisées et les prairies sèches de nombreuses orchidées telles que les sérapias, céphalanthère, ophrys et orchis.


Etang sauvage (Photo Nadine)

La faune :

Le grand intérêt du site est ornithologique : 220 espèces d'oiseaux ont été recensées et cette zone humide joue un rôle important lors des passages de migration. Limicoles et échassiers fréquentent les abords de la vasière, les flaments roses et de nombreuses espèces de canard et de grèbes profitent de la lagune. On rencontre également sur l'ensemble du site, sternes, passereaux, rapaces, etc...

A cette richesse ornithologique s'ajoute une faune plus discrète mais tout aussi intéressante avec la tortue cistude, ragondins et autres petits mammifères... La variété des milieux est également propice à une entomofaune remarquable avec des spécimens de coléoptères rares. Enfin, les poissons fréquentant les étangs sont autant d'eaux douces, en provenance de l'Argens que d'eaux de mer.

Source : D'après le site du Conservatoire du Littoral

Ripisylve : La forêt riveraine, rivulaire ou ripisylve (étymologiquement du latin ripa, "rive" et sylva, "forêt") est l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur les rives d'un cours d'eau la notion de rive désignant l'étendue du lit majeur du cours d'eau non submergée à l'étiage. Les ripisylves sont généralement des formations linéaires étalées le long de petits cours d'eau, sur une largeur de 25 à 30 mètres, ou moins. 


Sansouire
: Du provençal sansouiro, salé. Ensemble de vastes espaces stériles couverts d’efflorescences salines, inondables, recouverts de salicornes. On distingue :
la sansouire ouverte qui est une étendue fortement salée où pousse essentiellement la salicorne à gros épis et la sansouire fermée où poussent la salicorne ligneuse, la soude, la saladelle...

 

  

(Photos et diaporama Nadine)

- 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Méditerranées
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 00:00



Le site de Saint Barthélémy (Photo Nadine)

Cet étroit vallon a été creusé il y a fort longtemps par les eaux d'un petit torrent qui s'est depuis bien assagi. Il coule à présent tranquillement et accueille en son lit de belles écrevisses. Les anciens ont même eu l'idée de capter une partie de son eau et de l'emmener, via un canal, dans les terres fertiles qui forment le bassin de Salernes.

Ce vallon se trouve à un kilomètre au nord de Salernes. On y accède, au départ du village, en se rendant dans un premier temps au lieu-dit La Cabrière par une petite route. A ce niveau, la route coupe la départementale et poursuit en face. C'est par là qu'il faut aller, jusqu'au bout, où un parking attend les voitures des visiteurs.

Le soleil se fait discret dans ce vallon très encaissé. Le chemin remonte le cours du ruisseau sur 200m et débouche sur une belle clairière ombragée et dominée par de hauts rochers escaladés de lierres. L'herbe y est généreuse et les arbres élancés. Sur la gauche, dort l'étang de Saint Barthélémy, tout contre une falaise. Les joncs et les peupliers s'y plaisent à se mirer dans cette onde immobile. Et les gens aiment à y venir pour une journée pique-nique.
Une légende est associée à cet étang (lire la légende à la fin de l'article).


Chapelle Saint Barthélémy (Photo Nadine)

Il ne faut que quelques pas de plus pour aperçevoir la resplendissante chapelle dédiée à Saint Barthélémy qui trône sur son rocher. Dépassant un peu au-dessus des frondaisons, elle bénéficie des chauds rayons du soleil. Cette chapelle a été érigée au XVIè siècle et a été transformée au cours du XIXè siècle.

Le vallon se poursuit vers le nord en se rétrécissant. Il se transforme rapidement en défilé d'une nature sauvage. L'eau a façonné les hautes parois : on y voit des concrétions de travertin et des abris sous roche plus ou moins profonds.
Si, à présent, on ne rencontre plus grand monde dans ces ternes profondeurs, il en était autrement au cours de la période du Néolithique (6000 à 2000 av. J-C) : on a retrouvé dans une des grottes des ossements humains portant des stries de silex. Il semble ne faire aucun doute qu'il s'agit là d'un témoignage d'anthropophagie. Une douzaine de squelettes, des adultes et des enfants ont ainsi été étudiés. Les corps ont été dépecés et désossés. Certains os ont été brisés pour en extraire la moëlle très appréciée. Doit-on attribuer ce cannibalisme à une pratique religieuse associée au culte des morts ou à une période de grande famine ?
Ce qui est sûr, c’est que l’on a découvert des faits similaires un peu partout en Europe.
Cependant, il s’agit bien d’un caractère exceptionnel et ponctuel.

On peut aussi noter la présence du Trou du Loup. Il s'agit d'un passage creusé dans la roche par l'eau, une sorte de conduit coudé de 3 mètres de long, pas facile à atteindre pour les petites jambes. Il se situe dans la partie sombre du vallon au niveau des grottes après un gué. Un court sentier y conduit, puis il faut s'aider des bras et des jambes pour pénétrer dans ce trou et ramper jusqu'à sa sortie qui se trouve au-dessus.




Voici la légende dont je vous ai parlé plus haut :


Au pied des rochers, dont les sommets s'irisent au point du jour des couleurs les plus tendres et sous la verdure, coule la jolie source de Saint Barthélémy. À une époque fort lointaine où les nymphes des bois se baignaient dans les eaux de la source, les dieux d'alors, jaloux de leur beauté et pour en défendre l'accès aux mortels, coupèrent les rochers à pic. Et lorsque de séduisants chevaliers vinrent sur les bords de l'onde, les nymphes disparurent, les plongeant dans un profond désarroi. Pris de pitié pour ces malheureux humains, les dieux les changèrent en peupliers. C'est depuis ce jour que des arbres grandissent sur les berges.

 

     
(Photos et diaporama de Nadine)

 
 
Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Balades régionales.
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires
Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 23:49

 



 
C'était dimanche à Saint Raphaël.
Je n'ai pas pu résister à essayer de capturer les derniers rayons du soleil

avant qu'il n'aille ne coucher...

J'espère que le résultat vous plaît.

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Au soleil couchant
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés