Villages et lieux du Var

Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 00:00




Porte d'enceinte au Vieux-Cannet (Photo Nadine)

Le Cannet-des-Maures est un des plus anciens villages de Provence. Il
a été occupé dès la préhistoire. La présence de populations de l'âge du fer sur des sites défensifs est attestée par des restes d'enceintes protohistoriques retrouvés aux quartiers de Recoux et de Méren.

Par la suite, les Romains ont également investi l'agglomération. En 43 avant J-C, le général Plancus écrivait à Cicéron que Lépide stationnait avec ses troupes près d'une agglomération romaine du nom de Forum Voconii (lire l'article du journal Var-Matin qui parle des fouilles de ce site ICI) dans la plaine des Maures. Il s'agissait avant tout d'un marché, situé au carrefour des routes qui reliaient Aix-en-Provence, Toulon, Fréjus et Riez. Son importance a sans doute contribué à développer la ville autour de celui-ci. La durée de l'occupation s'étend du milieu du Ier siècle avant J-C jusqu'au IIIe siècle après J-C.

Après l'abandon de Forum Voconii, les habitants s'établirent sur une hauteur où il fondèrent le "Castrum de Caneto", camp retranché qui avait pour intérêt d'assurer leur sécurité. Au IXe siècle, les Sarrazins ont occupé et pillé la région. En 1442, le Castrum de Caneto est érigé en commune.



Ancienne porte au Vieux-Cannet (Photo Nadine)

Durant tout le Moyen Age, plusieurs co-seigneurs se partagèrent ainsi la possession du Cannet. C'est au
XVIIIe siècle que l'illustre famille de Rascas devient l'unique propriétaire de la cité.

En 1754, Françoise Elisabeth Maxime de Racas épouse Michel Colbert-Turgis. Les Colbert deviendront ainsi les derniers seigneurs du Cannet.

Le village, à vocation essentiellement agricole, a souffert de sa situation géographique, sur une colline sans eau, mais aussi de sa proximité avec la grande route d'Italie à cause des risques d'invasions et de pillages. La Révolution française passa sans éprouver le Cannet des Maures qui s'appelait alors le Cannet du Luc.

Au XIXe siècle, l'activité artisanale était assez présente avec de petites industries florissantes : verrerie, scieries, moulins, fabrique de plâtre, de chaux et de bouchons. Une importante mine de bauxite située au quartier de Recoux employait une grande partie de la population.



Vieux pressoir (Photo Nadine)

Depuis le
XVIIe siècle, les Cannétois élevaient des vers à soie pour améliorer le maigre budget familial, transformant souvent une pièce de leur maison en magnanerie. Au début du XXe siècle, les établissements Querici qui étaient renommés dans le domaine de la sériciculture s'établirent au Cannet des Maures apportant une activité non négligeable jusqu'en 1939 où elle avait pratiquement disparu.

L'empereur Napoléon 1er traversa le Cannet du Luc pour se rendre à l'île d'Elbe.

Plus tard, Napoléon III s'intéressa à la localité. En 1864, il offrit un crédit pour que le village soit reconstruit dans la plaine à condition que la commune prenne le nom de Cannet-Napoléon. Cette idée fut abandonnée par la suite.

L'année 1862 vit la création d'une gare ferroviaire dans la plaine. Un nouveau quartier se crée tout autour alors que le vieux village est peu à peu délaissé notamment à cause de sa difficulté d'accès.



L'église St Michel au Vieux-Cannet (Photo Nadine)

Il faut préciser que la particularité de la commune tient à son dédoublement sur deux sites. Elle regroupe en effet deux villages : le Vieux Cannet, village médiéval classé perché sur une butte à 127 mètres d’altitude d'où l'on a une vue panoramique sur la plaine et le massif des Maures et le Cannet des Maures, quartier développé dans la plaine après l’installation de la gare de Chemin de Fer.

Le développement des activités au quartier de la gare, l’afflux des nouvelles populations ainsi que les difficultés de vivre au Vieux Cannet ont participé à la décision de transférer le chef-lieu de la butte vers la plaine.

Ce projet, étudié dès 1864, a alimenté de nombreuses polémiques. L’arrêté ministériel daté du 8 août 1903 qui entérine la décision officielle de transfert de chef-lieu ne met pas fin à cette polémique. Cette décision a finalement profité à la commune. Elle a permis d’une part le développement de la commune dans la plaine et a d'autre part, facilité son raccordement aux moyens de communications. Cela a permis également la préservation du site historique du Vieux Cannet.



Une rue caladée au Vieux-Cannet (Photo Nadine)

Je ne peux pas terminer sans ajouter le rôle joué par l'armée sur cette commune. En effet, en 1957 naissait l'école de spécialisation de l'
ALAT (ES.ALAT) à Dax, et l'école d'application de l'ALAT (EA.ALAT) à Sidi Bel Abbes en Algérie. La formation était alors regroupée dans ces deux sites uniques, mais en 1963, à l'issue du conflit algérien, l'EA.ALAT s'installait au Cannet des Maures. L'instruction s'organisait de la façon suivante : la formation initiale de base se faisait à l'ES.ALAT à Dax, et la formation au combat à l'EA.ALAT au Cannet des Maures.

En 1995, après une phase d'expérimentation d'un an, les deux écoles (ES.ALAT et EA.ALAT) ont fusionné en une seule école d'Application, l'EA.ALAT. La base école Général Navelet située à Dax et la base école Général Lejay située au Cannet des Maures sont alors placées sous un commandement unique. A préciser que la ville accueille depuis 2003 l’École franco-allemande de formation des équipages Tigre.


Un détail de la table d'orientation (Photo Nadine)

Que peut-on voir au Vieux Cannet ?

Je vous avoue que j'ai été agréablement surprise par ce village où je n'étais jamais allée auparavant. C'est très joli et pittoresque. Une table d'orientation permet de repérer les principaux points de vue, le regard porte jusqu'aux montagnes du haut-Var et aux Alpes. On y découvre les portes de l'enceinte, la place ombragée avec son puits, le moulin à huile banal et les ruines du château. A droite de l'église consacrée à St Michel, une ruelle descend pour vous amener jusqu'à une placette puis, ensuite à gauche, à l'intérieur d'un jardin luxuriant pour ressortir de l'autre côté et remonter vers la place. Dans le cimetière, qui se trouve près du parking en dehors de l'enceinte du village, est édifiée une chapelle avec une abside en cul de four.


La place avec sa citerne qui se remplit grâce à la toiture de l'église.
C'est ce que Jullia dont vous avez l'adresse en bas du blog, m'apprend
(Photo Nadine)

L'église St Michel fut édifiée au XIème siècle. Hélas, elle était fermée et nous n'avons donc pas pu la visiter. Elle représente le dernier vestige de l'ancien Castrum de Caneto. On y trouve une belle statue en bois de la Vierge qui date du XVIème siècle et une pierre sculptée des templiers (une croix pattée entourée de deux têtes est située au dessus de la porte sur la façade). On remarquera le clocher rehaussé d'un campanile en fer forgé du XVIIIème siècle du plus bel effet.

Source : D'après Wikipédia -l'encyclopédie libre et le site internet Provenceweb -
Texte arrangé par moi-même.

Ne partez pas sans avoir fait un détour par le blog de Jullia qui habite au Vieux Cannet et qui fait de belles photos. Pour la visite, c'est par ICI


Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 00:00



Fresque à Draguignan (Photo Nadine)

Cette belle fresque qui occupe tout un mur d'une maison à Draguignan représente :
le dolmen de la Pierre de la fée, la Tour de l'Horloge, la cathédrale Sainte-Michel avec sa flèche et le blason de Draguignan avec l'emblème du dragon.
J'avais fait il y a quelques temps un article sur la Pierre de la Fée.
Pour le lire, c'est par ICI


Pierre de la Fée (Photographie de mon ami André Bouchaud de Cotignac)
ce qui me donne ainsi l'opportunité de vous faire connaître son blog.
Suivez le guide, c'est par ICI


Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Admurez-moi
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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 15:49

  Le village d'Aiguines est un des joyaux du Haut Var.
Une place centrale ombragée par des platanes avec fontaine et lavoir, des rues typiques aux maisons élégantes, un panorama exceptionnel font que tous les amoureux de paysages provençaux auront envie d'aller y faire un tour...
Demain, un article consacré à la boule cloutée d'Aiguines.
A ne pas rater !
Bonne fin de dimanche à toutes et tous.



Lavoir à Aiguines (Photo Nadine)


Fresque du côté prise en gros plan (Photo Nadine)

 
Fresque du fond prise en gros plan (Photo Nadine)


Lavoir en plan général (Photo trouvée sur internet)

Un trompe l'oeil désigne une peinture qui donne l’illusion de la réalité, par un excellent rendu du relief apparent de l’objet, ceci grâce à un jeu d’ombres et de lumières. C’est un art connu et pratiqué depuis l’antiquité.
Traditionnellement décoratif cet art s’applique aussi bien à l’imitation de la matière : faux marbre, faux bois ou fausses pierres qu’à l’imitation du relief : fausses moulures ou fausses sculptures. 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : FONTAINES ET LAVOIRS
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 00:01



Je vous propose de voir deux photos prises par Mounic de Flassans
http://mounic.over-blog.com/

Il s'agit de très jolies fresques murales ou trompe l'oeil.
L'une photographiée à Flassans et l'autre à Carnoules.
Vous en verrez bientôt que j'ai prises moi-même dans d'autres villages.

Je vous fais de gros bisous et je vous souhaite un bon week-end.




Carnoules (Photo Mounic)


Flassans (Photo Mounic)

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Admurez-moi
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 00:00

 


Le village de Seillans

Elle s'appelait Charlotte Jeanne Marie, vicomtesse Savigny de Moncorps née de Villers La Faye, en Bourgogne. A la fin du XIXe siècle, elle offre au pays de Fayence une nouvelle prospérité. Plus encore, des saisons colorées, ordorantes et un grand esprit de solidarité.
Son époux en secondes noces, le marquis de Rostaing, possède une grande propriété à Seillans, où elle s'installe. En 1870, une épidémie de choléra emporte le marquis.
Pour se consoler, la marquise voyage en Inde.
De retour avec son troisième époux, le vicomte Savigny de Moncorps, elle trouve le village moribond. En plus du choléra, le phylloxéra a ravagé les vignes qui sont le pilier de l'économie locale. La vicontesse n'est pas une femme du monde (on aperçoit chez elle Alphonse Karr, Jean Aicard, Guy de Maupassant et même la reine Victoria d'Angleterre) à rester sans rien faire. Une idée lui trotte dans la tête : comment redonner vie au village ? Un ami de la parfumerie de Grasse, lui suggère de planter des fleurs que l'établissement pour lequel il travaille lui rachètera.


Jasmin

Finalement, elle décide d'exploiter elle-même ses fleurs, avec les villageois, dans la parfumerie qu'elle crée à Seillans. Ses terres s'étendent à l'est jusqu'au village de Callian et au nord, jusqu'à celui de Comps. Y sont plantés 140 000 pieds de jasmin,
45 000 touffes de violettes et 10 000 rosiers. Sans compter, la lavande, les iris, la menthe et les géraniums qui sont d'excellents fixateurs olfactifs. Les plantes bénéficient d'une ingénieux procédé d'irrigation que la vicomtesse a découvert pendant ses différents voyages. Il lui vaudra d'être la première femme à recevoir l'Ordre nationale du mérite agricole.

En 1883, les premières récoltes ont lieu. Les femmes cueillent et procèdent à l'enfleurage. L'enfleurage consiste à mettre les fleurs les plus fragiles sur de la graisse pour en extraire l'essence. Un parfum est produit. Il est baptisé "Parfum de Seillans". La vicontesse est la première à décliner la fragrance (le parfum) sur toute une gamme de produits : eau de toilette, crème parfumée, savon et poudre de riz. Le succès est immédiat auprès de la clientèle féminine.
Pendant la guerre de 14, la vicomtesse transforme la parfumerie en hôpital de campagne. A la fin du conflit, les machines laissées à l'extérieur, ont rouillé. A 80 ans, la vicomtesse n'a plus le coeur à relancer l'exploitation. Elle vend sa parfumerie et se consacre aux autres jusqu'à sa mort en 1932.
La parfumerie connaîtra un nouvel essor après les années 30 avec Chauvet qui développe l'usine dans le monde entier. Certains à Seillans se rappellent encore Guerlain venant choisir ses essences.
Aujourd'hui, toutes les productions florales ont été délocalisées.
La parfumerie existe toujours mais ne se visite pas.

Source : D'après un article paru dans Var Mag' - Le magazine du Conseil Général -
N° 134 - Août 2008.



Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Provence Passion
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