Partager l'article ! En 1969, Marius Lambert racontait son village: Je n'ai pas la date exacte de la publication de cet article car la perso ...
Je n'ai pas la date exacte de la publication de cet article car la personne qui me l'a
confié n'a pas pris soin de la noter dans un coin. Mais enfin si on lit bien l'article, il est spécifié que Monsieur Marius Lambert est né à Trans en 1875. Le journaliste écrit qu'il a 94
ans aujourd'hui. Donc, cet article date de 1969.
Qui se souvient de Marius Lambert qui allait à Draguignan sur sa wagonnette en la faisaint avancer avec le pied ?
Une chose est sûre, à l'époque il y avait moins de circulation qu'à l'heure actuelle !
Je vous livre le récit de l'article du journal (j'ai rajouté des annotations entre paranthèses comme vous pourrez le
voir).
Il est mince comme un ceps de vigne, ses yeux bleus semblent regarder vers le passé pour y retrouver les images qui lui furent familières, celles du vieux Trans où il est né en 1875 (en fait le 3 avril 1876) à l'impasse du Parterre. Il regarde les transformations avec philosophie et il continue à 94 ans à cultiver son jardin et à circuler sur sa
"wagonnette". C'est une curieuse machine sur quatre roues, en fer, avec un banc sur lequel il s'installe lui et ses outils et qu'il fait avancer avec un pied (je précise que ces fameuses "wagonnettes" tout le monde en avait dans le village, elles servaient à
transporter tout ce qui était transportable, les ménagères l'utilisaient pour porter leur linge au lavoir ou pour aller vendre leurs légumes au marché à
Draguignan, ce n'était pas un moyen de locomotion. De nos jours, certaines personnes possèdent toujours ces "wagonnettes" et elles servent par exemple pour porter les vases au cimetière pour la
Toussaint. Dans d'autres villages alentour, ces "wagonnettes" étaient appelées "roulottes" à La Motte ou au Muy par exemple. Peut-être qu'ailleurs, elles portaient encore un autre nom, je compte
sur vous pour me le dire...).
Monsieur Marius Lambert ou "Pépé" Lambert pour tout le village est le doyen de Trans et sans doute le personnage le plus populaire.
Lorsqu'on le voit avancer sur son engin route de la Motte, tous les automobilistes se rangent ou bien s'arrêtent et le saluent comme un champion du Tour de France.
Monsieur Marius Lambert est le beau-père de Monsieur Vidal, l'adjoint au maire qui a la passion du vieux Trans et de son histoire. il possède d'ailleurs des archives sur la ville ancienne auxquelles il tient comme à la prunelle de ses yeux.
Nous avons rencontré Marius Lambert en famille, dans sa maison près du pont de la Motte, ombragée par un magnifique mûrier plus de trois fois centenaire puisqu'il a été planté sous Henri IV... (ce mûrier n'existe plus de nos jours).
"Pépé" Lambert venait de faire sa sieste et s'apprêtait à se rendre à son jardin à bord de son coursier
original, il a volontiers laissé couler les souvenirs...
Le pont de la Motte
Nota personnel de Nadine : Le troisième monsieur au fond avec le plastron blanc est mon
arrière-grand-père Jules Rambaud, le grand-père paternel de ma maman. La grand-mère de maman (côté maternel) Thérèse Vincent (dont je vous ai parlé dans mon article "Ce devait être la
der des ders") est passée sur le pont de la Motte alors qu'il était en constuction avec un fagot de bois sur la tête, bois qu'elle était allée chercher dans la colline.
Reprise du récit de Marius :
"Voyez-vous ce pont de la Motte, j'ai assisté au début de sa construction, c'était en 1899. A ce moment là, ici, c'était la campagne et la paysage depuis a bien changé" (quand il n'y avait pas encore le pont, pour aller vers La Motte, Le Muy, etc, il fallait passer par le chemin de Trans à La Motte,
aujourd'hui chemin des Clauses).
"Il y avait 5 moulins à farine à Trans, 21 moulins à huile et 3 filatures de soie, plus une grande bouchonnerie. On faisait 20 km à cheval pour transporter des fûts
de plus de 500 litres d'huile qui partaient après à Marseille et à Nice. Nos moulins fabriquaient de l'huile renommée dans toute la région. De l'huile vierge dont on a perdu l'habitude". (A l'époque, Trans était un village florissant et prospère avec toutes ses
industries... Je ferai un article sur le sujet).
C'est une campagne virgilienne que nous décrit "Pépé" Lambert où poussaient l'olivier et le mûrier sur les collines et dans la bordure de la Nartuby. Il y avait peu
de vignes. Les mûriers nourrissaient les vers à soie. Toutes les familles de Trans cultivaient les "graines" de vers à soie. Les cocons étaient traités dans les filatures et de nombreuses femmes
venaient d'Italie pour y travailler. La soie, par longues tresses, partait pour Paris et Marseille (cela aussi je vous le
raconterai...).
Voilà la fameuse "Clairette de Trans" dont parle Marius Lambert ci-dessous.
Je vous cite les noms de ces demoiselles : De gauche à droite : Yvette Michelis,
Maryse Gasca, Simone Lambert, Simone Michelis, Jacqueline Lambert, Jeanine Michelis (qui tient la bouteille de "Clairette" entre ses pieds), Liliane Chiambrino et Alberte
Pourchier.
Ah, la "Clairette de Trans" Marius Lambert en parle avec émotion. Retenue par des murs (restanques) la vigne poussait sur les collines. On la soignait avec du soufre. Elle produisait un raisin nommé la "Clairette" que l'on pouvait même déguster à Pâques en
le conservant dans un endroit sec (au grenier sur des claies appelées canisses).
Dans ces bucoliques rivages "Pépé" Lambert, commença à travailler dans une scierie à 25 sous par jour en 1888. "Ce n'était pas facile mais il y avait le jardin..."
Ce jardin, pour Marius Lambert, comme pour le "candide" de Voltaire, c'est toute une philosophie. Bêcher, arroser, arracher les mauvaises herbes, fut pour le doyen de Trans, un véritable deuxième
métier, qu'il n'a d'ailleurs jamais abandonné.
A 94 ans, la terre reste son grand souci en bon provençal qui se respecte.
Son secret de longévité ? Une vie saine... et cultiver son jardin. Avis à ceux qui veulent devenir centenaires, tout en conservant, comme Marius Lambert, une lucidité remarquable quant à l'esprit
et une agilité du corps qui lui permet de se mouvoir sur son étonnante "wagonnette".
Dans le passé, dit-il, j'allais ainsi à Draguignan (à 5 km de Trans) faire mon marché, j'entassais mes provisions et je revenais chez moi.
Les chauffeurs de car avaient l'habitude de rencontrer sur la route "Pépé" Lambert et sa "wagonnette". Ils le saluaient au passage.
Aujourd'hui, cet ancien de Provence, prend un malin plaisir à gagner au jeu de cartes, à aider les plantes à éclore, à consolider le vénérable mûrier tricentenaire et à voir grandir une
petite Laurence de neuf mois dont il est le trisaïeul !
Nota : Je vous précise de Monsieur Marius Lambert est décédé en 1971.
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Il y avait énomément de magnaneries d'antan en provence
Je vois partout quand j'y suis, d'anciennes magnaneries souvent réaménagées en locations et gites
Chaque fois qu'il rencontrait un gamin dans la rue, il lui demandait : "Tu as dîner ?" et l'enfant répondait : "Oui" et lui obtempérait : "Moi j'en ai qu'un ! (de nez)".
Il prenait grand soin de sa wagonette qu'il avait peinte en vert et dont les roues étaient toujours bien huilées. Il partait aux Vignarets tous les jours avec sa wagonette, il traversait le pont de la Motte sans jamais se jeter en-bas comme il le disait à sa fille Andréa.
Alain Poggio
Fais moi savoir si tu vviens avec ta maman au repas du 26 avril. Je crois que Paul vient.
A bientôt .
BISES
Que veux-tu je suis une grande sentimentale..
je t'envoie des bisous de haute savoie
chantal
On a toujours autant d'émotions à lire tes articles Nadine... Ce qui touche c'est d'abord leur authenticité mais aussi la sincérité et la passion que tu y mets...
En les lisant... on comprend mieux d'où on est et qui on cotoie chaque jour en allant flaner dans le village... en fait on reconstruit le puzzle de nos vies.
Car que sommes-nous sans les autres?... rien...
dans les tribus africaines quand naît un enfant on le présente au ciel en lui disant : "regarde la seule chose qui soit plus grande que toi"'... eh bien...si le ciel est bien la seule chose plus grande que nous... notre terre, notre terroir c'est l'endroit priviligié pour le contempler entouré des visages familiers.
Merci encore Nadine
Toutes mes amitiés
bisous
Chez nous dans le Nord c'était surtout des usines de fil dommage il en reste très peu
Guerre des Bisous !
Tu viens de recevoir un gros bisou Muuuuahhhh! Tout ce que tu dois faire pour continuer cette guerre des bisous
C’ est envoyer ce gros bisou à tous tes Amis y compris celui qui te l'a envoyé.
Et ne fais pas que des bisous par E-Mail Embrasse tous ceux qui sont autour de toi! Tu verras, on peut arriver à changer le monde
beau mec ce Marius quand même !!! il a du en faire tourner des têtes ..
J'aime beaucoup ces retours sur le passé et là c'est un article super ..je n'ai pas eu la chance de connaitre mes grands parents maternels et paternels ..un manque je pense ...
bisousss
Un superbe article encore une fois . c'est toujours émouvant ces vieux souvenirs racontés par nos aieuls ^^
Bonne soirée
Merci pour ce plongeon dans le passé ! ! ! J'adooore ces récits ! ! !
BiZouX de la terre des pharaons ! @nne marie
@+
Bises
Si le conté de Nice fait bien parti des pays de l'occitanie. Ceux ci sont au nombre de 3 comprenant la france, l'italie et l'espagne. Par contre nice à toujours été extérieure à la provence et faisant parti de la maison de Savoie et du royaume de Sardaigne au meme titre que génova, torino et le val d'aosta. Nice a surtout toujours voulu etre indépendant du pouvoir Marseillais. le traité de turin serait meme caduc et si la France serait fédéré en province comme dans les autres pays d'Europe(italie , allemagne par exemple) Celle ci serait en droit d'obtenir une autonomie.
Alors oui !! on va dire que c'est du chauvinisme à outrance. Mais le seul departement de France qui associe autant mer,plaines et montagnes. Bateau le matin , station de ski l'aprés midi est le département des alpes Maritimes.
Alors oui le littoral est sophistiqué et surfait , mais l'arriere pays,les gorges nombreuse , les vallees des merveilles et le mercantour en font un département unique qui à les attraits d'une region auquel seulement celui ci peut reconnaitre historiquement comme etant le seul a posseder le terme cote d'azur et alpes d'azur. C'est pas de l'amour ca !!! hi hi hi
bisous
pat
Ce n’est pas moi qui me suis occupé de l’arbre généalogique, mais quelqu’un d’autre de cette grande famille. Nous avons remonté l’arbre généalogique jusqu’ a la famille Bonifay Félix de Montauroux (var) et Giordano de dolcede (piémont) de 1815 et 1820. (Arbre du coté grand mère paternelle)
J’ai finalement fait après ton commentaire une nouvelle catégorie : Riviera-Prouvença e Nissa. Ce qui sera plus facile à trouver pour ceux qui s’intéresse àla Riviera.
Sais-tu, qu’après l’entrée du conté de Nice àla France , le premier département des Alpes maritimes comprenait les villages de Vintimille, San Remo, seborga et bien d’autres de la province italienne. Coté grand mère maternelle, ils sont de Breil sur Roya, Et la aussi l’histoire a été mouvementé.
Envoies moi ton adresse mail pour que je t’explique la procédure de la musique et je peux t’envoyer le fichier MP3 pour le Coupo Santo.
Biker06@voila.fr
Bisous
Pat
* ton article aussi est sacrément bien fait j'ai tout lu , chapeau !!
Merci pour le lien
Bon mercredi bises à Trans
Sympa c'est échange de pub pour vos blogs !
Bises à toi et Joel..
Bisous, Flo
J'ai lu l'article du journal avec beaucoup d'intérêt, merci de nous avoir partagé la vie de cet homme fascinant.
Bon mercredi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
Le blog de Joël est effectivement intéressant.
bizzz
bisous
pat
bisous d'maitié Mamy ANNICK