Lundi 18 février 2008
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Ce fut un scandale ! Elles étaient jeunes, belles, riches, nobles, nonnes et
dissipées.
Ce fut un tel scandale que le bruit en remonta jusqu'à Paris. C'était loin, Paris, en ce temps-là ! à des journées à cheval ou en diligence. La Provence était "la province lointaine", quasi
exotique, et l'affaire ne partait même pas d'une grosse ville, Avignon, Marseille ou Toulon, mais du fond d'un vallon perdu au pied du massif de la Loube, à trois kilomètres de Brignoles, à
l'écart de tout grand chemin.
Pourtant le cardinal Mazarin s'en mêla - avec l'appui de la reine mère Anne d'Autriche, en attendant que le petit Louis XIV se fasse assez grand pour intervenir
lui-même en 1660. Cette année-là, le jeune roi qui n'était pas encore Soleil - il avait tout juste 22 ans - prononça l'arrêt de mort de l'abbaye de La Celle où vivaient encore vingt-quatre
"recluses"... qui ne l'étaient plus depuis belle lurette. Et toute l'affaire était là, dans les libertés que prenaient ces Bénédictines "hors normes".
On jasait ferme au village, et bien au-delà, sur le compte de ces drôles de religieuses
qui n'avaient cure de la Règle. Les choses avaient bigrement évolué depuis le Ve siècle où un premier et austère monastère avait été bâti dans le vallon propice au recueillement sacré. Au XIIIe
siècle encore, Garsende de Sabran, Reine de Provence était venue prendre le voile en la nouvelle abbaye surgie parmi les églises et prieurés pour obtenir sur ses vieux jours "rédemption de ses
péchés". L'épigraphe gravée sur son tombeau assure qu'elle avait "méprisé le monde pour reposer dans l'éternité". Auparavant moult troubadours avaient eu le temps de célébrer ses charmes, y
compris par ses écrits. Des siècles durant, nombre de
grandes dames vinrent se retirer en ces lieux saints protégés par les papes et les rois. Leurs noms chantent : Lucrèce de Barras de la Roubine, Alasacie de Montpellier, Sancie de Signes, Cécile
d'Evenos, Perpétue de Simiane, Béatrice de Villeneuve, Louise de Castellane, Etiennette d'Agoult de Sault etc., par douzaines. Au fils du temps, on passa d'un haut-lieu de piété à la maison de
retraite pour dames hautement privilégiées avant d'en arriver aux joyeuses folâtreries du XVIIe siècle. Au Grand Siècle, à La Celle, les nonnes batifolent, non sans excuses et raisons, ainsi
qu'il sera noté plus loin.
Les chroniques du temps racontent leurs exploits. "Elles sortent librement, elle
se frisent, elles se fardent", dit l'un. "Elles reçoivent autant qu'elles sortent", dit l'autre. Et qui reçoivent-elles "fastueusement" ? Leurs amies "du monde" et leurs amis de même. Ou plus
exactement, leurs amants... Scandale ! Elles disposent pour mener cette joyeuse vie d'une quinzaine de pavillons, dans l'abbaye même, plus proches de boudoirs que de cellules monacales. L'argent
des riches familles pourvoit à ces fêtes plus qu'à des fastes religieux. Un autre chroniqueur lance cette formule qui traversera les siècles : "Elles ne se distinguent plus que par la couleur de
leurs jupes et le nombre de leurs galants". On s'en tiendra là. Les reportages de l'époque ne nous fournissent pas d'autres détails, au demeurant faciles à imaginer. Ils ne comportent pas
davantage d'enluminures qui auraient pu nous transmettre de bien gracieuses images.
Il reste qu'en dépit des moyens limités des médias du XVIIe siècle, les
échos du scandale firent donc leur chemin jusqu'à Paris. Et Mazarin se fâcha. En vain ! Nobles dames et damoiselles refusèrent de se laisser transférer ailleurs qu'en cette aimable résidence. Et
le Conseil communal de Brignoles se rangea à leurs côtés. Le 24 août 1659, il prit une délibération selon quoi "le Conseil s'opposerait par tous les moyens à la transférance des
religieuses". A la fin, Louis XIV trancha. On ferma le couvent. Sur les vingt-quatre nonnes de luxe qui vivaient là, trois seulement acceptèrent d'être
transférées à Aix, dans un monastère. Les autres prirent leur envol. Certes, on ne va pas trop se lamenter sur le sort de ses gaies et nobles filles. Toutefois, il est un scandale, moins
croustillant, dont on ne parle guère bien qu'il fût à l'origine du premier. Pourquoi avait-on "cloîtré" ces damoiselles derrière des murs épais ? Pourquoi avait-on fait prendre le voile à
ces oiselles qui n'avaient aucun penchant pour la vocation religieuse ? On dira que quelques unes avaient "fauté". La vérité toute bête, est que le gros du bataillon était la victime de la
"condition féminine" d'alors et des lois de l'héritage. Pour conserver à la lignée ses châteaux, terres, revenus et titres, il n'était pas question de diviser le patrimoine entre tous les
enfants. Le fils aîné, gardien du nom et du titre, gardait aussi tout "le reste". Les cadets s'en allaient à l'aventure, des armes en général, à la façon des mousquetaires de Gascogne. Quant aux
filles, si on ne leur trouvait pas un mari de leur rang, il leur restait quoi ? Le couvent ! Alors, mon dieu, on devait bien quelques compensations à ces sacrifiées. L'abstinence a ses limites...
D'où un regard laxiste sur leur façon d'interpréter la Règle. D'où les subsides qui finançaient en l'abbaye les fêtes profanes et libertines. Qui faut-il condamner ? Les nonnes frustrées de La
celle ou bien les moeurs qui les vouaient à l'exclusion ?
Source: Ca s'est passé à Toulon
& en pays varois - Jean Rambaud - 1995.
Bon ! par contre le roi Soleil , on ne l'aime pas trop du coté de Nice (voir mes histoires)
@ + Pat
Flo
j'ai vu chez nos chers marseillais que tu n'avais pas le moral alors je viens te rendre une petite visite du soir ...
courage pour ce que tu endures nadine, la vie n'edt pas facile à notre âge mais c'est la vie et les amis mêmes virtuels sont là ..pour t'épauler ..j'ai cur comprendre que ta maman était malade alors ce qui compte le plus, c'est elle ....dis lui bien que tu l'aimes et tu es chargée de lui faire les bisous tendres que je peux plus faire à ma petite maman , des bisous plein de tendresse...qui vont l'aider à guérir bien vite ..
gros bisousss de marithé
Prends bien soin de toi ....
merci beaucoup
un petit coucou pour t'assurer de mes douces pensées.
je suis vraiment tès peu présente en ce moment, dés que je peux, je fais un peu le tour.....
gros bisous et bon courage à toi.
Mon blog à 2 ans !!! merci pour tes visites
Je te souhaite une excellente journée et t'envoie des gros bizoux...
Lolo - Laurent - LionBleu
P.S. : Merci à Mamie Kéké de m'avoir fait découvrir ton blog
aujourd'hui je m'occupe de ma petite fille
bises mamy ANNICK
Amitiés, Flo
bizzz
estelle
Je te souhaite beaucoup de courage pour ta maman et lui souhaites aussi une prompt guérison, j'aurai une pensée pour elle dans mes prières pour son rétablissement.
Bisous,
Lionne du Nord
Ma chère NADINE , quelle belle journée , déjà quelques amis (ies) de plus pour toi , je suis bien contente , j' espère que cette belle journée de commentaires t' a plus . J' espière surtout que mes amis (ies) reviendrons plus souvent , toute la semaine je leur rappelle ton site , ils n' ont plus qu' à cliquer , ainsi je te souhaite bonne chance maintenant , je regrette quand même que tous n' ai pas fait attention à ce que j' avais noté pour toi , tu en aurais eu beaucoup plus encore . Tu as même mon amie Christiane qui vient d' Amérique , du TEXAS tu vas voir elle est adorable , et d' autres qui t' avais perdue de vue , telle que Lasidonie tu vois les gens sont bien contents de te retrouver .
Bonne nuit , gros bisous à toi et à ta maman qui je l' espère se remet un peu , beaucoup . Courage ma chérie à très vite .
Gros bisous marseillais et poutous bordelais de mamiekéké , cricri d' amour et DIMITRI ton petit copain.
très bonne soirée, bon courage et plein de gros bisous affectueux pour toi
et je trouve qu'elles sont eu raison car je pense elles seraient devenues folles..
estelle
Bon courage dans tes deboires. Je passe par la aussi, c'est difficile mais il fait rester optimiste.
Bisous
Christiane
Amitiés, Flo
bisous
Bisous et attends de tes nouvelles
Françoise
J'ai beaucoup aimé ton post, j'adore l'histoire et ce que tu nous as relaté dans ton post était très intéressant et j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire.
Je reviendrai te visiter.
Bon lundi et bisous d'une p'tite cousine du Québec.
tendresses