Mardi 18 mars 2008
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Un calen (Photo Internet)
C'est un petit objet, presque rien, un objet bien provençal qui servait autrefois pour s'éclairer. C'est l'Adam de tous les modes d'éclairage qu'a créé le genre
humain. Depuis des années et des années, il est là, pendu dans l'âtre,
tout près de la grosse crémaillère, comme un vétéran qu'on oublie ; la fumée l'a noirci, un reste d'huile a formé une sorte de poix au fond de l'ouvette.
Les torsades de la tige de suspension semblent être effacées ainsi que les diverses moulures
dont il était enrichi ; l'ensemble a perdu son brillant de vieille argenture. Il est toujours bien vivant, malgré cette retraite... Il repose et médite, peut-être la gloire et le bonheur de ces campagnes qu'on a
abandonnées.
Au manteau de cette cheminée, qui apparaît immense, est encore l'anneau de cuivre rouge où on le
suspendait le soir aux longues veillées de l'hiver.
C'est la vie de nombreuses générations qui valse dans notre mémoire comme des feux
follets, avec des alternatives de joie, de bonheur, de misère, de peines.
C'est l'histoire de la Provence, c'est l'histoire de France, c'est celle du monde, c'est la nôtre avec toutes ses grandeurs, sa noblesse et ainsi ses fadeurs.
C'est le témoin des précédents de nos origines, c'est le survivant des tempêtes qui
secouent les hommes.
Sa flamme vacillante, fumante, a souvent été éprouvée par les vents qui précèdent les
révolutions. Tolérante, elle a subi les outrages de bien des bassesses ; indulgente, elle a éclairé successivement tous les régimes sans toutefois pour cela briller avec plus ou moins d'éclats
pour les rois, les empereurs, les dictateurs ou les républiques. Elle donnait tout ce qu'elle pouvait et pour le bien de tous.
Le Calen présidait aux soirées de fêtes, de joie, aux rassemblements familiaux. Sa lumière
s'épanchait tremblotante les soirs de douleurs et de deuil. Et s'il pouvait s'exprimer en un beau langage accessible à tous les humains sans distinction de races ni ce couleurs, s'il
pouvait, dans un abandon voluptueux, dire tout ce qu'il pense des hommes, de leurs ivresses, de leur faiblesse de leur héroïsme, de leur cynisme et aussi de leurs hontes parfois, s'il
pouvait tout cela, on serait à la fois émerveillé et conquis, on aurait pour lui beaucoup plus d'attention.
Auteur : F. Nivière du Luc dans Mémoire
d'un Peuple - Association de maintenance des traditions provençales.
Bonjour,
Beaucoup de souvenirs remontent à la surface avec ce bel objet : ma mère et une de ses amies, fondue d'antiquités en parlaient, tout en brodant dans le jardin, les après-midi d'été, dans les années 1950/1955. Elles se montraient des versions auvergnates, très voisines et employaient les noms de "caleï" ou "chalet" (orth ??? c'était de l'oral, alors... )
Merci pour ces belles choses et pour tous les autres messages, si beaux à parcourir.
Bien amicalement
j'ai le même calen pendu à ma cheminée, mais je ne l'ai jamais vu en fonction
top du top , il a une vis derrière qui incline le résevoir lorsque l'huile commençait à être trop basse
c'est un ami qui lui a vu ces calens fonctionnés dans son enfance qui m'a expliqué ce détail
je t'enverrai une photo
gros bisous
jupi
Laurent
J'aime beaucoup les objets anciens
Une très belle cheminée rustique
Gros bisous
Coucou Nadine,
comme d'habitude je decouvre quelque chose de nouvea chez toi.
Je viens vite entre deux promenades te dire un petit bonjour. C'est fou ce que l'arrivée d'un chien peut perturber une journée. Je jongle entre les sorties toutou (qui varient entre 30 minutes et une heure), les courses, les moments de jeu avec Fluck (si si, il vient les reclamer), le ménage et les repas. Il ne reste plus grande chose pour le pc. Mais je ne regrette pas d'avoir cherchée Fluck au chenil, car il me le rend tellement bien.
Je te souhaite une très bonne journée, bisous
ils étaient plus heureux à cette époque même si le progrès a amené de belles choses.
Bises et bonne journée.
Joël.
Amitiés, Flo
bisous
pat
Françoise
Bon mardi et A+