Jeudi 27 mars 2008
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De nombreuses coutumes marquent les différentes étapes de la vie, le premier et le dernier
jour. Vivaces à l'époque qui nous concerne, certaines
perdurent jusqu'à nos jours.
A la naissance, la mère était assistée par une femme expérimentée du voisinage
"la buono fremo" (la bonne femme) et la superstition voulait que le nouveau né ne sorte pas avant le baptême qui devait avoir lieu dans les trois jours suivant la naissance.
Le parrain de l'aîné était le grand-père paternel qui
transmettait son prénom à son petit-fils.
Quand on choisissait le parrain et la marraine en dehors de la famille, on prenait deux jeunes
gens qui "se fréquentaient". Ils devenaient "compaire" (parrain) et "coumaire" (marraine)
et finissaient tôt ou tard par se marier.
A la sortie de la cérémonie, à laquelle la mère n'assistait jamais n'ayant pas
fait ses "relevailles", le parrain jetait sous et dragées 'lei sucrau" aux enfants qui suivaient le cortège en criant : "Buon peirin, douna'n pau d'estrenadoun !" (Bon parrain, donnez-nous
quelques étrennes) ou "Peirin couguou ! Meirino machoto !" (Parrain cocu ! Marraine chouette !) si le parrain se faisait trop prier.
L'enfance s'écoulait rythmée par l'école, la communication avec l'étape finale de
la conscription pour les garçons ; le mariage étant préparé par la confection du trousseau pour les jeunes filles.
A Castellane dans les Basses-Alpes, le rite médiéval de "la peloto" (la pelote) a duré jusque vers 1940. Quand
une jeune fille épousait un étranger du pays, le jour de la publication des bans, les
jeunes garçons tiraient des coups de fusil sous la fenêtre de la fiancée pour l'honorer : "Li faien la peloto" (ils lui faisaient la pelote). Les parents invitaient alors à boire ces jeunes
gens.
Le fiancé devait leur remettre de l'argent pour qu'ils fassent bombance en
l'honneur des "nòvi" (mariés). Mais s'il était trop "rachou" (avare), les jeunes faisaient un charivari sous les fenêtres de la fiancée avec sonnailles et casseroles.

Cette scène se répétait lors du mariage. A la Palud, l'expression consacrée était "s'anan faire paga la fiho"
(nous allons faire payer la fille).
Le charivari était aussi de rigueur lors du remariage d'un veuf ou d'une veuve,
ou quand un couple était trop mal assorti.
Les jeunes gens faisaient alors force tapage sous les fenêtres des époux le soir
et pendant plusieurs jours si nécessaire, jusqu'à ce qu'ils reçoivent suffisamment d'argent.
A Castellane, immédiatement après la messe de mariage, la noce montait à
Notre-Dame du Roc assister à une autre messe avant le repas de fête. Celui-ci avait généralement lieu dans une grange aménagée à cet effet.
La mariée, à certain moment du repas, devait manger dans l'assiette de son
époux.
Les rites de la mort se sont conservés jusqu'à ce jour. On ferme les volets,
voile les glaces et arrête les pendules.
On place près du corps du défunt, revêtu de ses plus beaux habits, un cierge
allumé et un récipient d'eau bénite où trempe un brin de buis des Rameaux pour bénir le mort. Le cierge ne doit pas s'éteindre. Le décès est annoncé par "lei clar" (le glas). Il y a une
cinquantaine d'années "la figo" ou "badrouieto" (sacristine) faisait lei assaché, "fahié sapé la mouort" (elle faisait savoir la mort) ; elle annonçait de porte en porte le nom du mort et la date
de l'enterrement.
On devait aller "plagne lou doù" (plaindre le deuil), visiter le défunt qui
n'était jamais laissé seul : on se relayait pour le veiller en récitant des chapelets.
Au début du siècle, à l'enterrement de 1ère classe, les dames de la Congrégation
de la Miséricorde (bourgeoisie de Castellane), tenaient le drap mortuaire. La famille faisait dire une messe de neuvaine après laquelle on prenait le deuil qui était respecté
scrupuleusement.
Source : Vie et Traditions à
Castellane et dans la Vallée du Moyen Verdon - Bulletin de l'Association Petra Castellana.
Félicitations pour votre magnifique blog
Cordialement
Pauline
Quel plaisir de lire ces traditions e la naissance à la mort.
Je retrouve certaines d'entre-elles qui se pratiquent dans nos villages. A Vailhauzy, le voisin ami va sonner le toscin pour annoncer la mort d'un villageois, ainsi tout le village se rends visiter le défunt et réconforter la famille!
Je reviens chez toi ayant été assez prise moi aussi apréslaperte d'une tante, puis mamam qui a chutée une nuit, a été opérée, et vit à nouveau dans sa maison.
Il faut beaucoup s'en occuper aussi j'étais aller chez elle!
Je vais un peu mieux maintenat , mais j'ai beaucoup souffert , une crise m'a prévenue, que j'en faisais trop!
Je te fais de gros poutous et encore merci pour ces merveilleux souvenirs ! nadine
Nicka28
J'aime beaucoup parcourir tes articles de vie et d'histoire du passé, très joliment commentés et fort bien illustrés.
Très intéressant. Bisous Nadine et bonne soirée. Monique
MAMY ANNICK
chère NADINE une fois de plus tu as réussis là un article du tonnerre , quelle érudition et quelle passion , mais où vas tu chercher tout ça ? ha oui dans les livres que tu cites , ils sont drôlement interessant . Demain dernière publicité pour toi et mon ami Michel , je pense que maintenant vous êtes bien repartis tous les deux .
Gros bisous marseillais et merci pour la carte postal très jolie , j' adore les anciennes cartes .
Mamiekéké et cricri d' amour .
Bonne soirée nadine et A+
tu mets toujours de beaux articles très intéressants mais je m'aperçois que je suis drôlement cougou car je suis trois fois parrain :)))
Continue ce beau blog qui fait que nous n'oublions pas les anciens.
Bises et bonne soirée.
Joël.
Coucou, Et bien voilà, c'est un petit commentaire pour te dire « Un petit au revoir ». Je me suis déjà beaucoup éloignée de ton blog, faute de temps à cause de fatigue souvent dû à ma maladie, Et maintenant …, OB déconne complètement depuis 15 jours je suis un peu écoeuré j’ai eu beaucoup de mal a faire ce blog et maintenant j’ai beaucoup de chose a refaire. J’effacerai pas mon compte, j'ai seulement décidé de mettrent temps en temps des articles pré dater sur mon blog et d’y faire une pause. Avant de partir, (je ne sais pas combien de temps) je voulais juste te dire « merci », à toi qui m'a lu. Ce blog La douceur de la Rose et pour moi des belles promenades qu’il mon permit de faire des jolies rencontres. Je continuerais, plus ou moins régulièrement et avec beaucoup de plaisir de visiter ton blog, Je n’oublierais pas toutes ta gentillesse et tes petits commentaires qui m’on souvent mis le sourire aux lèvres et qui m’ont fais gardé la morale. Je te fais des Bisous …………..Rose
J'ai bien pris connaissance de ton article la der des ders et de ceux qui le précèdent. Ton blog est toujours aussi beau et intéressant . La bannière que t'a réalisé Christel est bien belle. Dis-moi Nadine, il m'arrive fréquemment d'avoir des messages intitulés alert Guest Book dans mes messages et lorsque je clique dessus, apparait l'un de ceux ou de celles qui à 85 d'entre eux composent ton Guest Book. Peux-tu m'éclairer, merci.
Gros bisous et bonne journée . Et ta maman va-t-elle mieux?
Pich
Maintenant avec mon pied en charpis , il est plus question de pouvoir marcher. cela m'ennuie teriblement
bisous
pat
heureux de voir que notre amie Californienne Marilyn est venue te visiter...et que ta maman est rentrée à la maison ! nous espérons que tout va pour le mieux ! grosses bises
Marilyn
P.S. J'espere que tout soit bien pour ta mere et ta santee !