Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 00:01




Le barrage avant la catastrophe


Au début de l'hiver 1959, les pluies torrentielles viennent remplir pour la première fois le nouveau barrage de Malpasset, en amont de Fréjus, dans le département du Var. Lorsque celui-ci cède soudainement, le 2 décembre à 21h13, près de 50 millions de mètres cubes d'eau déferlent en une vague de 40 mètres de haut dans la vallée du Reyran à 70 km/h, ravageant tout jusqu'à la mer. C'est la plus grande catastrophe de ce genre qui ait jamais touché la France.



La plaine ravagée après la catastrophe


 "De tous les ouvrages construits de main d'homme, les barrages sont les plus meurtriers".

Ces mots sont ceux du constructeur du barrage de Malpasset, l'ingénieur André Coyne alors président de l'Association internationale des grands barrages et spécialiste incontesté de la construction des barrages-voûtes, qui décéda six mois après la catastrophe.


L'historique


La construction d'un barrage dans la région de Fréjus est envisagée juste après la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des grands projets d'équipement du pays. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont très irrégulières. Le conseil général du Var, maître d'œuvre de l'opération, reçoit une importante subvention du ministère de l'Agriculture. Il fait alors appel au grand spécialiste des barrages-voûtes, André Coyne, "auteur" du barrage de Tignes par exemple. Le site choisi est celui de la vallée du Reyran, un torrent sec l'été et en crue l'hiver, au lieu-dit " Malpasset ", un nom qui perpétue le souvenir d'un brigand détrousseur de diligences.

L'inauguration, puis la mise en eau partielle du barrage ont eu lieu en 1954. Mais la faiblesse des pluies des années suivantes, d'une part, et une longue procédure judiciaire avec un entrepreneur qui refuse de se laisser exproprier, d'autre part, ralentissent passablement cette phase de remplissage.




Les faits


En 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes, le niveau de l'eau monte très rapidement - trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage. La journée du 2 décembre 1959 c'est une pluie torrentielle qui s'abat sur le Var et les monts entourant le site de Malpasset, cela fait quinze jours que la pluie tombe sur la région. Il y a deux jours, le barrage est monté à la côte 98 et le gardien André Ferro a ouvert la vanne pour faire baisser le niveau et relâcher un peu de pression. Mais aujourd'hui c'est impossible ! Les ingénieurs du chantier de l'autoroute sont en train de couler les piliers du futur pont qui enjambera le lit du Reyran. Le gardien est inquiet : le barrage n'a pas encore supporté une telle pression. On peut penser qu'il y avait eu des signes précurseurs du drame puisque des témoins signalent des fissures ainsi que des voies d'eau entre le barrage et la roche qui le supporte. A 18 heures, on donne l'autorisation au gardien d'ouvrir la vanne du barrage. La vanne ouverte au maximum ne permet plus de faire descendre le niveau du lac qui fait 18 kms de long et par endroits trois de large.

Dans la soirée, le niveau ayant baissé de quelques centimètres, André Ferro rentre pour dîner avec sa femme et son petit garçon, il est 20h50. Sa maison se situe à un peu plus de deux kilomètres en aval du barrage. A 21h13, toujours aussi angoissé, il s'apprête à remonter au barrage quand il entend "comme une sorte de grognement d'animal" : un bruit assourdissant, des déflagrations et des grincements de ferrailles. Il comprend immédiatement que le barrage vient de céder. Il a littéralement explosé !!!

Le sol vibre sous lui. Tout de suite, le gardien comprend. Il crie : "Le barrage ! Vite !  Vite ! Tout va s'écrouler ! " Saisissant son petit garçon déjà couché, il s'élance suivi de sa femme vers le haut de la colline. Au-dessous d'eux, ils voient déferler une première vague de 60 mètres de haut qui a jailli du barrage et qui s'engouffre dans la vallée du Reyran que franchissent, à peu de distance, les tronçons de l'autoroute A8 qui est en construction. Un paysan témoigne : "J'étais chez moi au deuxième étage, j'ai vu arriver la trombe d'eau qui me dominait de plusieurs dizaines de mètres, encerclant la maison. Les murs ont tenu. Quelques secondes plus tard, elle était passée, mais le flot continuait à couler, dans lequel je pouvais tremper mes mains. Au loin, la vague progressait à la vitesse d'un cheval au galop et je voyais sur la route les phares des voitures bousculées et traînées comme des fétus de paille."




Dans la vallée du Reyran, en quelques secondes, 53 maisons sont détruites. Il y a déjà près de 120 morts. Sept minutes après la rupture du barrage, plusieurs millions de mètres cubes d'eau et de boue envahissent les quartiers ouest de Fréjus et se répandent dans la plaine. Dans une maison située entre la route et la voie ferrée, un couple est réveillé par le vacarme. La femme, assoupie, murmure : "C'est le train." Le mari se lève, ouvre la fenêtre: "A la place du train, et presque aussi vite que lui, j'ai vu passer un arbre, un camion et des tonneaux entraînés par un courant furieux qui montait presque aussi vite que du lait dans une casserole."
Les passagers du rapide Riviera-Genève ont eu de la chance. Il s'en est fallu de peu que le train ne déraille. Dix secondes après son passage en gare de Fréjus, la déferlante arrache la voie ferrée sur 2,5 km. Dix minutes après la rupture du barrage, la vague atteint le centre de Fréjus totalement privé d'électricité et de téléphone depuis déjà dix minutes, lorsque les deux centrales ont été emportées par les eaux.
Le gradé de permanence à la gendarmerie s'est précipité chez le curé : "Faites sonner le tocsin !" Pendant que le tocsin retentit, la vague emporte tout sur son passage. Les habitants qui le peuvent encore fuient. Les autres ne s'en sortiront pas. Les survivants témoignent : "Dès que le tocsin s'est mis à sonner, sans hésiter, j'ai poussé ma femme dans la voiture et j'ai démarré. La vague nous a rejoints et nous a projetés contre un mur."; " J'étais couché avec ma femme quand un voisin a cogné à la porte." "Malpasset a cédé, a-t-il crié, l'eau arrive."; "Nous entendions déjà le grondement de la vague. Dans la rue, nous avons découvert une file ininterrompue de voitures qui cherchaient à fuir dans la direction de Saint-Raphaël. Nous avons tout abandonné et nous sommes partis. Nous avons vu des gens qui, comme nous, avaient juste pris le temps d'enfiler un pardessus sur leur pyjama." Un quart d'heure après l'explosion du barrage, la vague a atteint la mer. Elle n'a plus qu'une hauteur de 2 mètres mais balaie encore une demi-douzaine d'avions de la base aéronavale. A 21 h 40, la vague s'est perdue dans la mer, charriant toutes sortes de débris et des dizaines de cadavres.




Les appareils enregistreurs de l'EDF ont fixé la chronologie du drame : 21h13 pour la rupture de la ligne alimentant le transformateur situé près du barrage et 21h34 pour la rupture de la ligne passant à l'entrée de Fréjus. La vague a donc mis 21 minutes pour semer la mort dans la vallée du Reyran.  

 

 Le plan ORSEC - plan d'organisation des secours - est immédiatement déclenché. Les militaires des bases locales ainsi que des hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de dégager les corps des victimes. Le général de Gaulle, président de la République, venu sur place quelques jours plus tard, découvre une zone totalement sinistrée. La catastrophe a fait 423 victimes. Par ailleurs, la voie ferrée est détruite, 50 fermes sont soufflées, 1000 moutons sont morts et 80.000 hectolitres de vin sont perdus.


                                      

Les restes du barrage aujourd'hui

Après plusieurs années d'enquête, d'expertises et contre expertises, deux rapports sont remis aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. Ils écartent l'hypothèse d'un ébranlement dû à un séisme - phénomène fréquent dans la région - ou à des explosifs utilisés pour la construction de l'autoroute. L'emplacement du barrage, en revanche, est mis en cause.

Les barrages-voûtes sont réputés pour leur exceptionnelle solidité, la poussée de l'eau ne faisant que renforcer leur résistance. Malgré la très faible épaisseur du barrage de Malpasset : 6,78 m à la base et 1,50 m à la crête, ce qui en fait le barrage le plus mince d'Europe, la voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d'ouvrage doit s'appuyer solidement sur le rocher, ce qui n'était apparemment pas le cas à Malpasset. Certes, la roche, quoique de qualité médiocre, était suffisamment solide, en théorie, pour résister à la poussée. Mais une série de failles sous le côté gauche du barrage, "ni décelées, ni soupçonnées"  pendant les travaux de prospection, selon le rapport des experts, faisait qu'à cet endroit la voûte ne reposait pas sur une roche homogène. Le 2 décembre 1959, le rocher situé sous la rive gauche a littéralement "sauté comme un bouchon", et le barrage s'est ouvert comme une porte...

 


Des travaux supplémentaires, impliquant délais et coûts accrus, auraient-ils permis d'éviter la catastrophe ? A-t-on pêché par hâte ou imprudence ? Ce n'est pas, en tout cas, l'avis de la Cour de cassation, dont l'arrêt conclut en 1967, après maintes procédures, qu'aucune faute, à aucun stade, n'a été commise ". La catastrophe de Malpasset est ainsi rangée sous le signe de la fatalité.

 

Bilan de la catastrophe

- 423 morts, répartis en :

27 non identifiés,
135 enfants de moins de quinze ans,
15 enfants de 15 à 21 ans,
134 adultes hommes,
112 adultes femmes.

- 79 orphelins.

- 951 immeubles touchés, dont 155 entièrement détruits.

Evaluation des dommages

Terres cultivées :

La surface des terres cultivées endommagées, portant principalement de la vigne et du pêcher, est estimée à 3.200 hectares, dont 700 hectares sont irrécupérables par suite du
décapage de la totalité de la terre végétale, et 900 hectares doivent faire l'objet de travaux importants pour une remise en culture.

Dégats aux bâtiments de ferme et d'exploitation :

Dans la zone correspondant aux 3.200 hectares ravagés par la violence des eaux, il est estimé que les sinistres aux bâtiments de ferme et d'exploitation se répartissent comme suit :

a) Fermes habitées en permanence comportant logement du propriétaire, des ouvriers et bâtiments d'exploitation :

- 30 complétement détruites,
- 50 détruites à 50%

b) Bâtiments d'exploitation avec logement pour séjour
du propriétaire ou des ouvriers pendant les travaux
saisonniers :

- 60 complétement détruits
- 45 sinistrés à 50%

Dégats aux biens meubles :

Matériel de culture (tracteurs, motoculteurs, pulvérisateurs, poudreuses, instruments de culture, calibreuses et divers) La perte est importante. Chaque ferme, très mécanisée dans cette région possédait un matériel couteux. La quasi-totalité de ce matériel est perdu. On peut l'estimer à 750 millions.


Cheptel vif :

Le cheptel de trait est peu important. Les exploitations de la région étant très mécanisées. Il est cependant certain que 15 à 20 chevaux ont disparu. En outre, la totalité des animaux de basse-cour et plus de 1.000 moutons ont été noyés.

La perte peut être évaluée à 25 millions.



Sources
: J'ai fait cet article d'après différentes publications dont "La catastrophe de Malpasset en 1959" de Franck Bruel


J'ai fait un complément à cet article.
Pour le lire veuillez cliquer sur la couverture du Paris Match.
Merci.
 

 

Par Nadine - Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence - Communauté : Provence Passion
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Commentaires

Bonjour Nadine.

Ce n'est qu'aujourd'hui du fond de ma province où je vis assez loin de tout qu'en me promenant au travers des divers passages de ma vie que j'ai lu votre (ton) article) Ce 2 décembre 1959, revenu depuis quelques mois d'Algérie, j'étais militaire au camp lecoq, de service ce soir là je me souviens très bien de l'évènnement: des chiens passant en hurlant dans la vallée en bas du camp du coup de canon du barrage cédant, des milliers d'oiseaux passant au-dessus de ma tête, de la formidable vague balayant la vallée. Des heures et des jours qui ont suivis, d'amis ayant tout perdu, ma copine d'alors fut emportée, un ami  l'adjudant Faynot qui habitait vers Fréjus-plage qui perdit sa femme et ses 4 enfants, des assurances qui ne voulurent jamais me rembourser la perte de tous mes biens et souvenirs, j'avais un petit logement derrière les arênes, arrangé avec goêt tout fut balayé. Mon propriétaire un militaire d'origine corse fut retrouvé suspendu à un poteau près de la gare disparue, sa femme et sa petite fille accrochées à lui il fallut lui faire une injection pour lui faire lâcher prise.

Voila ce sont quelques uns des ouvenirs que j'ai de Fréjus et du "Malplacé" comme on disait mais j'en ai beaucoup d'autres. 

Commentaire n°1 posté par Marcellin Jean Pierre le 13/02/2011 à 20h18
bonsoir  j envoi une pensée à tous ceux qui ont été touché par ce drame...... il y a 50 ans jour pour jour que cette catastrophe s est produite.
Commentaire n°2 posté par corinne le 02/12/2009 à 23h24
Merci pour votre article qui donne des informations que je ne connaissais pas. J'habitais alors en Normandie, dans l'Orne, je me souviens de ce jour où la nouvelle de cette catastrophe a plongé le pays dans la douleur.

J'ai reporté les coordonnées de votre site sur mon blog. J'habite l'agglomération rouennaise. Ayant un fils à Toulon, je descends tous les ans dans le var.

Bien cordialement.
Commentaire n°3 posté par bernardg76 le 02/12/2009 à 21h57
passionnant !
Commentaire n°4 posté par John Peter B. le 02/12/2009 à 17h05
bonjour,
je viens de prendre connaissance de cette catasrophe grâce au livre "les amants de malpasset" roman basé sur des faits réels et la curiosité m'a poussé a cherché des infos sur ce qui s'est passé. Bravo pour cet article
 
Commentaire n°5 posté par bernadetteburgnies le 07/07/2009 à 07h11

super article .je n etais pa né a cette époque mais je connais très bien l histoire car je suis passioné des  barrages.en italie près de longarone dans les dolomites la montagne s effondra dans le lac du barrage du vajont haut de 263m qui créa une vague de 100m de hauteur dans la vallée longarone.= de 2000 morts.

Commentaire n°6 posté par bragaglia le 21/01/2009 à 10h12
Bonjour. "un bel hommage" tout simplement.
Aprés les pluies diluvienne qui viennent de tomber ses deux dernier jours je n'ai pu m'empecher de penser a tout ses morts. Mon Ami n'a qu'un souvenir de cette catastrophe, celle innombrables cadeaux ,de sucreries que leur offraient les autorités pour leur faire passer les souvenirs monstrueux.
Commentaire n°7 posté par nooblypa le 15/12/2008 à 08h14
tres bel article sur cette tragédie ça doit être terible de vivre de tel drame  ,merci
Commentaire n°8 posté par rdominique80@hotmail.com le 08/12/2008 à 23h06
Je n'avais pas eu le temps de passer hier, j'avais vu le lien chez Jeanine et René
A l'époque je n'étais qu'une enfant, mais nous avions bien conscience de la tragédie, à la lecture de cert article, je ressens les mêmes choses qu'alors.
Merci cert article est très bien fait
Commentaire n°9 posté par Lilou le 05/12/2008 à 10h27
J'ignorais tout de cela, même s'il me semble en avoir vaguement entendu parler il y a longtemps... C'est un article très complet !
Bonsoir Nadine !!!
Commentaire n°10 posté par Michel le 03/12/2008 à 20h35
Bonjour Nadine..oui cet article est excellent..et bien travaillé..merci..J'espère que la santé te laisse au mieux..Bonne fin de journée
Commentaire n°11 posté par Talant le 03/12/2008 à 15h31

Bonjour

Effectuant des recherches sur la peste de 1720, je tombe sur votre article sur Malpasset qui m'a rappelé des souvenirs...J'ai eu juste le temps de monter dans un arbre où j'ai laissé passer le flots. après j'ai participé au sauvetage toute la nuit. Quel drame !

Votre site sur la Provence est très bien fait. Je le mets dans mes favoris.

Commentaire n°12 posté par LORIDON gérard le 02/12/2008 à 15h50

Bonjour,

je viens de lire cet article ainsi que les commentaires.

Je n'étais pas au courant de cette catastrophe.

Merci pour cette piqure de rappel, cela permet de ne pas oublier ceux qui ont tout perdu.

Commentaire n°13 posté par angelita le 02/12/2008 à 11h16

je remercie la personne qui a rédigé cet article,les commentaires sont bien expliqués, je suis allé sur les lieus du drame et j'ai ressentie un profond chagrin pour toutes ses familles blessées ou disparue dans se terrible accident, encore une fois l'homme joue à l'apprentie sorcier, l'histoire de cette tragédie a apporté une plus grande maitrise dans se domaine ,malheureusement ce sont le plus souvent la population  qui trinque,

Commentaire n°14 posté par crunelle jm le 14/09/2008 à 20h28
Bonjour, connait'on la liste des victilmes de ce drame. Enn effet, je suis à la recherche d'information sur la vie de mon pére qui aurait perdu sa femme et un de ses enfants ce 2 décembre.
Auriez-vous d'autres informations... cela m'aiderai
Cordialement
Frederic
Commentaire n°15 posté par PLA le 18/08/2008 à 22h07
Je me souviens très bien de ce barrage,nous y sommes retournés depuis,mais j'avais 11 ans au moment de la rupture du barrage et je me rappelle encore le cauchemar que j'ai fait croyant que l'eau viendrait jusqu'à Cannes.C'était terrible tous ces morts et ces dégâts,je n'oublierai jamais cett histoire.
Nicka28
Commentaire n°16 posté par Annick le 11/06/2008 à 09h36
Félicitation pour ton article . Je peux enfin comprendre ce qui s'est vraiment passé . Merci
Commentaire n°17 posté par Jonathan Balsamo le 20/04/2008 à 12h45
J'étais bien jeune mais je m'en souviens encore !
Commentaire n°18 posté par joce le 06/04/2008 à 10h04
Merci pour ce reportage -- il faut jamais oublier comment le monde de tous ces gens etait renverse.   Je te souhaite bonne semaine et bon courage a ta Maman !! 

Marilyn 8>)
Commentaire n°19 posté par la californienne le 01/04/2008 à 03h23
Je ne savais pas cette catastrophe,c,est épouvantable.
J,ai lu les commentaires aussi.
très triste.
Bye nadine et A+
je suis allée faire un commentaire chez Amandine.
Commentaire n°20 posté par nadia-vraie le 31/03/2008 à 23h11
Bonsoir Nadine
Je prends un peu cours la catastrophe du barrage,et je me souviens
J'étais encore une petite fille,et la maitresse nous en avait parlé.
J'était en banlieue parisienne,et des collectes en tout genre,il me semble,s'organisaient pour aider les personnes sinistrés.
Nous n'avions pas la télé,ce qui fait que c'était resté un peu flou pour moi.
Merci de nous l'avoir remis en mémoire.
Brigitte
Commentaire n°21 posté par Brigitte le 31/03/2008 à 18h02
Bonjour Nadine,

et merci  de nous rappeler cette catastrophe.
J'étais à l'époque étudiant à Nancy.

Amitiés

André
Commentaire n°22 posté par André Rey le 31/03/2008 à 10h55
j'en ai beaucoup appris sur cet article fort bien fait et si bien documenté
j'étais petit à l'époque, mais tous les gens en parlaient, des choses plus ou moins vraies , plus ou moins fausses
Beaucoup disait , les arènes , elles au moins étaient solide
je connaissais quelques images les plus connues, chaque fois que je passe sur l'autouroute , je regarde les gros blocs qui commencent à disparaitre sous la végétation, mais comme en témoignages  à la vanité humaine, ces blocs font réfléchir
je suis intervenus une fois il y a fort longtemps sur une grosse inondation à fréjus dans les années soixante dix, l'eau c'est vraiment terrible
le mot Reyran fait encore peur au habitant du Var de l'époque
bravo Nadine pour cet article
j'espère que beaucoup le lirons
les cours d'eau de notre régions sembles bien anodins en ce moment, mais ils peuvent tous devenir terriblement dangereux

l'urbanisation galopante envahie des espaces jadis non constructibles, le simple bon sens fait comprendre pourquoi

je redoute des catastrophes bien sûr plus minimes que ce barrage de malheur, mais cela arrivera , tot ou tard

et ne pense pas que je soit pessimiste , je suis simplement réaliste

bisous et encore merci poour cet article émouvant
jupi
Commentaire n°23 posté par jupiter le 30/03/2008 à 23h18

Un beau bonjour Nadine :) tout d'abord je tiens à te dire que je suis vraiment contente et soulagée pour toi d'apprendre la bonne nouvelle concernant ta maman et son état de santé. Oui vous avez passez un moment très éprouvant ces derniers temps. J'espère que tout ira bien pour ta maman maintenant.

Bravo pour cet article ! impressionnant et désolant à la fois. Ces catastrophes sont tellement dévastatrices quand cela arrive. Incroyable le nombre de personnes y laissant leur vie ainsi que tous les dommages et pertes causées. Je n'ai jamais entendu parler de celle-ci... alors encore une fois merci pour toute cette recherche que tu as faite et qui est si bien détaillée et illustrée. Bon dimanche Nadine et au plaisir !

Commentaire n°24 posté par Pensée le 30/03/2008 à 12h47
salut a tous ,

je tiens a remercier toutes les personnes qui sont venus me dir un petit coucou sur mon blog quand cela allée tres mal , cela ma permis d remoter un peu la pente ........

bon wd

a bientot michel
Commentaire n°25 posté par michel le 30/03/2008 à 12h14
bonne journée de dimanche !!!

Commentaire n°26 posté par le 30/03/2008 à 08h30
Coucou Nadine javais a peine onze ans a cet époque nous l'avions su par le départ en urgence d'un voisin Mr Boyer qui était sapeur pompier a Draguignan.Een réalité nous avions connu l'empleur désastreuse de la catastrophe que le lendemain , et tous les jours suivants le nombre de personnes disparues s'allourdissaiset nous etions au courant également de la disparition de quelques dracénoise et dracenois .toute la région et la france ont été profondément meurtries par cette catastrophe qui fit autant de morts .bissssous André
Commentaire n°27 posté par Bouchaud le 30/03/2008 à 06h53
Cette catastrophe n'est pas trés connue, pourtant en Provence on en a parlé longtemps, j'avais 8 ans à l'époque, j'étais à Barjols et je m'en souviens encore, on en a parlé à l'école.
Ton article est trés bien fait, bravo pour le travail de recherche et merci pour ce rappel d'actualité ...
Ton blog est génial ! et vive la Provence...
Régis
Commentaire n°28 posté par GALIBERT Régis le 30/03/2008 à 00h49
Pour les géologues, la catastrophe de Malpasset est surtout due au faible financement consacré à l'époque à la reconnaissance géologique. Une meilleure reconnaissance aurait permis de faire des travaux de consolidation de l'appui rive gauche ou . .. d'abandonner ce projet. Les géologues n'étaient pas pris au sérieux avant Malpasset - Après Malpasset, la géologie a été reconnue à sa juste valeur et cette catastrophe a eu pour conséquence de pouvoir réaliser ensuite des études sérieuses qui ont permis d'éviter d'autres catastrosphes. En 1959, j'étais étudiant en géologie à Grenoble.
Commentaire n°29 posté par alain milcent le 30/03/2008 à 00h25
Bonsoir Nadine,

Je vous félicite pour cet excellent article relatant la catastrophe de Malpasset.
J'avais 6 an s lorsque cela est arrivé et je n'habitais pas encore dans le Var, mais j'ai encore en mémoire le souvenir de l'annonce faite à la télévision. Grâce à votre travail, j'ai pris connaissance des faits.

Merci
Amicalement        Annie
Commentaire n°30 posté par annie Vian Martin le 29/03/2008 à 22h56
Bonjour,

Bravo pour cet article trés complet. Originaire d'Avignon. ce drame a marqué mon enfance, j'avais alors 5 ans. Ce soir là nous regardions la télé, c'était la Piste aux Etoiles avec Zavatta. A un moment il a sauté par dessus 4 ou 5 tonneaux...Le lendemain, je me souviendrai toujours qu'un commentateur du JT avait dit que les téléspectateurs touchés par la catastrophe n'avaient jamais vu Zavatta atterrir aprés les tonneaux...

En 1974 j'ai eu l'occasion de voir ce qui restait du barrage, et c'est vraiment émouvant et triste malgré le soleil de Provence....

Merci Nandine pour tout ce travail...

Eric
Nantes
Commentaire n°31 posté par Eric HEFFNER le 29/03/2008 à 20h02
Bonsoir  Nadine ;
Merci pour ces commentaires intétessants cela fait du bien de se souvenir ;
Bon week-end
Commentaire n°32 posté par mamie Gigi le 29/03/2008 à 19h50
hello je m'en souviens.......nous étions traumatisés par ici... me rappelle d'une photo dans le Paris Match d'une gamine sur une armoire....
bonne soirée...@+
Commentaire n°33 posté par le 29/03/2008 à 19h36
Nadine, Malpasset je n'ai pas oublié. J'étais à Toulon,mais ce même jour à peu près à la même heure, l'un de mes oncles, un frère de mon père et aussi mon parrain, s'en est allé, suite à une longue maladie. Comment oublier, que ce jour là des dizaines de personnes partaient avec lui dans l'haut delà.
Ton article m'a profondément ému.
Boisette
Commentaire n°34 posté par Gil-Maurel le 29/03/2008 à 19h27
Je n'étais pas née au moment de cette catastrophe mais bien des années plus tard les fréjusiens en parlaient encore. Merci pour cet émouvant reportage, je pense encore aux orphelins de l'époque.
Bises
Santounette






Commentaire n°35 posté par Santounette le 29/03/2008 à 18h59
21 mn pour ts ces morts ! c'est monstrueusement "peu", tu me comprends quand je dis "peu" trop rapide pour pouvoir faire quoique ce soit pour se sauver.... horreur !
Commentaire n°36 posté par estelle le 29/03/2008 à 17h10

Bonjour Nadine
très emouvant ton article sur Malpasset j'ai toujours entendu dire par mes parents qu'ils regardaient la piste aux étoiles lorsque la lumière fut coupée bises Mireille

Commentaire n°37 posté par mireille le 29/03/2008 à 15h55
Excellent article, Nadine.
Je me souviens de cette catastrophe, au moment ou le barrage a craque un comedien dont je ne me souviens pas du nom passait a la tele, celui-ci  s'est souvent accuse d'avoir ete responsable de beaucoup de morts.  Il disait que si les gens n'avaient pas ete si occupes a le regarder a la tele que peut-etre ils auraient pu se sauver a temps.
Commentaire n°38 posté par Christiane le 29/03/2008 à 15h05


SUPER EXTRA le reportage , quelle histoire triste mais bien racontée , on s' y croirait . Maintenant on ne risque plus de t' oublier chère NADINE , tu as trouvé le bon tuyau . Je n' ai plus qu' à te dire bonne chance .

Pardonne moi , mais je ne passerai pas tous les jours , mais souvent car je ne peux plus t' oublier mdr.

Gros bisous , bon W.E. et à bientôt sous peu , les marseillais mamiekéké , cricri d' amour et DIMITRI ton petit copain.
Commentaire n°39 posté par christian et renee le 29/03/2008 à 13h25
Encore un superbe article que j'ai lu avec beaucoup d'attention ! Très sincères félicitations pour ce travail de recherche et surtout de publication car, en ce moment, c'est vraiment pas la joie pour faire des articles.
je te remercie pour tout ce que tu fais, c'est très très intéressant.
Passe un bon week-end. Demain, moi, je bosse... Bisoux

Commentaire n°40 posté par dom le 29/03/2008 à 12h18
Merci pour le rappel sérieux et authentique de cette catastrophe. Permettez-moi d'ajouter les commentaires que j'ai entendus et qui ont circulé dans la profession du génie civil. Rien ne dit évidemment que ce soit la vérité, mais seulement la rumeur.

1°. - Le barrage n'aurait jamais été mis complètement en eau, car des infiltrations assez importantes auraient été constatées dans des galeries de mine plus ou moins éloignées du site.
2°. le nombre de sondages préliminaires nettement insuffisants  (?)  auraient été pratiqués par la méthode du grenaillage, qui endommage l'intégrité des carottes.
3° EDF, et le ministère de l' équipement  auraient refusé de s'intéresser au projet en raison de la géalogie...
4°Le bureau d'étude Coÿne et Bellier a réalisé l'étude de plus de 250 barrages dans le monde. André Coÿne, qui n'a été pour rien dans la catastrophe en est quand mort de chagrin, et ça je le tiens d'un ami commun, contrairement aux autres cmmentaires  mis au conditionnel.
 
Commentaire n°41 posté par VALERIAN BESSAC Louis le 29/03/2008 à 11h52
Je ne connaissais pas cette histoire, je n'en ai d'ailleurs jamais entendu parler...c'est grave quand même tous ces enfants morts ou orphelins
Bisous et merci pour cette histoire
Amitiés, Flo
Commentaire n°42 posté par Flo-Avril2 le 29/03/2008 à 11h22
Je me souviens très bien de l'événement. J'étais à LYON à la fac (détachée de la Loire où j'enseignais). Je faisais la queue au restau U. J'entendis derrière moi des étudiants parler d'une grosse catastrophe dans le Sud de la France , à Fréjus. Comme j'y avais de la famille je leur demande de m'en dire davantage, puis je vais vite acheter les journaux qui en parlaient.
Commentaire n°43 posté par Rosette Goure le 29/03/2008 à 11h16
Bonjour, un bel article malgré toute la tristresse et cette détresse
J'en ai entendu parlé mais pour dire vrai que vaguement dans des reportages à la télé
Beaucou d' enfants et de jeunes ont été victimes
Une vraie désolation
Merci d'avoir fait cet article, pour nous qui ne connaissions pas la réalité des faits
J'en ai des frissons
Bisous
Commentaire n°44 posté par corinne le 29/03/2008 à 11h14
Tu as bien fait de rappeler cette catastrophe qui n'est pas très connue de la jeune génération.A cette epoque nous habitions dans le Nord et je peux te dire que ce fut une très grande émotion dans cette region qui avait déjà tant souffert pour d'autres raisons et qui par experience se trouvait solidaire de toutes les familles dans la peine.
Article très bien documenté comme d'habitude, bravo, continue !
Cordialement,
Cerflu
Commentaire n°45 posté par CERFLU. le 29/03/2008 à 11h13
J'étais à Paris à cette époque,et coupée de mes parents habitant  St Raphaël.... TOn article est trés complet et fort
interresant .   Voisine Proche.
Commentaire n°46 posté par voisine le 29/03/2008 à 11h09
Je me souviens de cette tragédie...cela a été terrible!
Bon week-end.
Jacqueline
Commentaire n°47 posté par fuchsia le 29/03/2008 à 09h36
j'en ai entendu parler par mes parents pendant longtemps de ce drame. A ce moment j'etais encore tout petit , mais la blessure collective de la region à été vivace pendant de longues années. Je ne sais pas si cela est rumeurs ou histoires vrai , mais on dit que le barrage de St Cassien est lui aussi fissuré. Et la se serait tout Mandelieu, la napoule pégomas qui morflerait.
J'espere que ta maman va bien !
bon week end
pat
Commentaire n°48 posté par biker06 le 29/03/2008 à 08h49
oui ce fût une tragédie, et nous connaissons très bien ce coin pour y avoir été lors de nos vacances
je te souhaite un bon weekend, et merci pour ce rappel d'acualité
bises Mamy ANNICK
Commentaire n°49 posté par MAMY ANNICK le 29/03/2008 à 08h41
...Bravo Nadine pour ce très bel article, tu as très bien depeint cette tragédie, nous connaissons bien ce site, pour y aller souvent marcher, effrayant le résultat ! nous espérons que tout va bien pour ta maman et nous te souhaitons un bon weekend bisous
Commentaire n°50 posté par Jeanine et René le 29/03/2008 à 07h27

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