Henri IV, Louis XIV et bien d'autres rois encore ne se seraient lavés qu'une fois par an... Poudre, parfum
et linge remplaçaient les gestes les plus élémentaires de propreté.
Si
la conception de l'hygiène chez nos ancêtres peut faire sourire - ou horrifier - elle n'en est pas moins à l'origine de notre concept de propreté. Car il n'existe pas de "commencement". Sa
définition, telle que nous la connaissons aujourd'hui, n'est en fait que le fruit d'un long cheminement au travers des siècles, parsemé d'erreurs, d'ignorance ou de
victoires.
La peste soit des ébats
!
L'histoire de l'eau mise au rebut prend sa source au
Moyen-Âge, à l'époque où la montée foudroyante de la peste va bouleverser toutes les notions d'hygiène. L'épidémie, terreur quotidienne en 1546, provoque la suppression de tous les contacts
humains, mais aussi le rejet du liquide salvateur. L'eau chaude en particulier supposée fragiliser les organes, laissant les pores béants, propres (si l'on peut s'exprimer ainsi) à recevoir les
petites particules malsaines qui gravitent dans l'air. Cette prétendue porosité, au contact de la chaleur, engendrerait des fissures où la peste - spectre effrayant à l'époque - n'aurait qu'à se
glisser.
D'ignorance en raisonnements simplistes, voilà comment il y a trois siècles, on
expliquait et répondait à la crainte de l'épidémie. "Étuves et bains, fuyez-le ou vous en mourrez" déclare Guillaume Bunel en 1513. Que reste-il alors pour faire bonne figure ? Le linge, sensé
empêcher la pénétra&tion de l'air, conducteur d'épidémie, protecteur du corps contre les infiltrations. Aussi en change-t-on souvent. Si toutefois le bain persiste, il n'a qu'une valeur
thérapeutique. Il "humecte" un corps "saigné" plusieurs fois par jour. Il est aussi conseillé avant la mariage (on imagine mal la nuit de noces sans cette exception !). La fermeture des bains
-parallèlement à cette peur de l'épidémie - provient d'une autre gangrène tout aussi mortelle, véhiculée notamment par l'église : l'eau festive, source de mélanges et de plaisirs, lieux d'ébats
et de promiscuité déplacés. On tirera à boulet rouges sur elle !
En 1441, les étuves sont carrément reconnues comme lieux de prostitution ! Plus fou encore : les grossesses illégitimes de femmes "irréprochables" sont déclarées dues à "l'imprégnation du
sexe féminin par quelques spermatozoïdes pleins de vigueur voguant dans la tiédeur de l'eau". Essentiellement signe de richesse - clé des réjouissances et des réceptions
- l'eau ne résiste que sous forme de bassins, fontaines et ornements de jardins bourgeois.
Une évolution à "thermes"
Son rejet total va pourtant créer une terrible
manifestation corporelle : la vermine. Elle envahit les corps devenant un calvaire quotidien. Et tels des primates, les hommes et les femmes recourent à l'épouillage, signe de tendresse, de
déférence. Certaines femmes, plus habiles que d'autres, en font même leur profession ! Heureusement, le XVIIIe siècle efface les craintes. Les grandes pestes disparaissent et les bains
s'installent à nouveau dans les classes supérieures de la société. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont devenus familiers ! Exemple royal : une fois pas mois, Louis XIV plonge dans le lit des
grandes rivières, présumées conserver une plus grande pureté.
Le froid synonyme de vigueur est de rigueur.
Peu à peu, les premiers établissements fleurissent : bains et étuves renaissent de l'oubli. C'est le thermalisme, en définitive qui domine. Exclusivement thérapeutique, l'eau provoque des débats
grandiloquents sur ses bienfaits. Guérisons curieuses et histoires édifiantes... Celle de ce capucin par exemple, réputé compétent pour rendre la vie aux corps agonisants après quelques
applications d'eau glacée. Le thème fait son chemin. Les thermes aussi. Sauf dans nos campagnes ou en 1940 encore, le corps n'était lavé qu'une fois par semaine. Pour laisser reposer la peau ! Ce
n'est que grâce aux travaux des savants - notamment à Louis Pasteur (1822-1895) que l'hygiène réelle changera les moeurs. A petits pas, il y a quinze ans encore, les Français n'étaient-ils pas
ceux qui achetaient le moins de savon et de dentifrice en Europe ?
Pour lire le complément que j'ai fait sur cet article, veuillez cliquer sur la photo ci-dessous. Merci.
Source : Femme et Beauté -
Christine Georget-Pichardie
Bonjour, félicitations et merci pour votre blog, celui-ci est très intéressant.
G.
http://www.jeseraimillionnaire.com
voici le site auto http://www.twinibila.com
Je ne connais pas ta région, je vais donc revenir souvent pour "visiter".
Mes pensées sont pour Amandine ce soir.
C'est beau la provence. J'y suis venu plusieurs fois et espère y revenir. Pour l'heure je rentre de Bretagne, qui n'est oas pas non plus
A bientôt pour une nouvelle visite Bises
je viens de raconter l'histoire d'Amandine à Jessica, ma Filleule du même âge :(
Bises et bon Dimanche également.
Joël.
Amandine va se battre
bisounours z'ours
mais le trop peu est aussi destructeur que trop
Nos peaux sont constamment agréssées par des produits "décapant" qui éliminent les bactéries qui nous protège de certaines spores et champignons
la couche acide de notre peau n'a pas le temps de se reconstituer
les maladies de peaux sont très fréquentes en ce moment
les essives des machines et leur adoucisseurs sont très néfaste
je suis pour les bons draps frottés au savon de marseille et désinfecté au soleil par les UV DE NOTRE bon soleil
pas le roi bien sur
les adoucisseurs dans les machines m'horripilent
bisous
jupi
De magnifiques images de notre patrimoine souvent très prestigieux !
Bises et bon week-end,
Christian
mais bon, si on prenait soin de regarder les animaux on verrait que ceux qui ne prennent pas de bain prennent soin tout de même de se toiletter minutieusement..... et nous sommes civilisés !
bizzzzz
Ton article est très intéressant.. oui c'est vrai que l'on a du mal à imaginer.. mais il y a encore des gens qui se lavent peu.. eh oui ça existe même dans notre pays civilisé.. ou d'autres qui se lavent trop.. mon patron chirurgien me disait toujours que les femmes qui se lavaient dans des bidets, et trop souvent les parties intimes pour éviter les germes et remettre dans l'eau les spermatozoïdes, attrapaient un tas de cochonneries car une macération du postérieur dans l'eau n'est pas super.. La douche est le meilleur moyen de lavage.
Il faut quand même penser que la façon de nos ancêtres étaient complètement différente.. leur cheveux était si gras que c'est la raison pour laquelle ils mettaient des perruques qu'ils talcaient pour les nettoyer.. et il n'y a si longtemps au début du siècle dernier il y avait encore les culottes fendues pour les femmes ce qui étaient pratiques pour uriner (et peut-être aussi pour d'autres occasions moins sages lol)..
je t'embrase et te souhaite un bon dimanche
Elle a bien besoin d'une amie comme toi ki la soutienne.
Je te met ce com ici car sous les autres articles, je n'ai pas de lien.
Gros bisous Nadine
j'avais fait une petite bafouille sur nos compatriotes outre atlantique , je poste ici car ton dernier article est sans commantaire.
http://freeriders2.over-blog.com/article-7244390.html
bisous
pat
J'aimerai ke tu me donnes des précisions sur la maladie et l'age d'Amandine que je ne connais pas.
Merci pour ton aide !
Gros bisous voisine du sud
bel article encore ! il y a encore beaucoup à faire dans certains pays :(
je suis choqué pour Amandine :( j'espère que ça va aller.
Bises et bonne journée.
Joël.
bises;
Je te communique l'article de la Maman de ptite puce
@+ Jean Jacques
l 'état de santer amandine et tres sérieux
le médecin et venu en urgence pour amandine
elle a était hospitaliser en urgence
elle fesait une émoragie interne
elle et parti au bloc opération juste apres sont scanner
elle est en soin intensif
je peut pas en dire plus pour le moment
merci encore pour tous se que vous avait faire ma puce
jocelyne la maman de amandine
Je viens juste de remplir ma demande de prise en charge pour aller "faire trempette" du côté de Dax...
Du coup... J'hésite...
Non ???
C'est bon ???
Alors j'y vais !
Merci pour cet article bien documenté.
je te souhaite un bon weekend - aujourd'hui la pluie est de retour
bisous d'amitié Mamy ANNICK
Une merveille de reportage , j' ai lu d' une traite les deux en plus . Bravo NADINE tu es digne des visites que tu reçois .
Bon W.E. de la part de tes amis marseillais mamiekéké et cricri d' amour .
Difficile à imaginer que l'hygiène était pratiquement bannit
On comprend mieux toutes ces maladies heureusement disparues de nos jours
Bisous
Mais la chance sublime est d'avoir pu faire les thermes de cet endroit et notamment les gélert http://www.tapolcas.net/h_budapest/h_budapest_bains1.php
l'endroit reste dans votre souvenir à jamais tellement c'est sublime !!
bisous
pat
françoise
On a de la difficulté, aujourd'hui, à croire que dans l'ancien temps, les gens se lavaient si peu souvent.