Dimanche 13 juin 2010
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Jusqu'à la première moitié du XXe siècle, les villes de Provence et d'ailleurs ont
conservé les cris des marchands ambulants annonçant leur passage sur une mélopée familière et dans une langue où se mêlaient le plus souvent la langue provençale et le dialecte local.
Les cris des hommes se rapportaient en général à des petits métiers dévalués (révolus de nos jours) mais utiles dans les ménages : vente d'estrasses (chiffons), étamage de casseroles ou
de chaudrons, vente ou réparation de couteaux, tonte des chiens, rempaillage de chaises, etc... Leurs cris retentissaient dans les rues et attiraient les enfants qui s'attroupaient
autour d'eux selon ce qu'ils vendaient.
Les femmes, elles, avaient pour habitude de vendre des spécialités culinaires, des poissons, des fruits de mer, des légumes, des fruits. Elles s'installaient sur les places où elles avaient
leur clientèle d'habitués. On attendait, pratiquement à heure fixe, la marchande de betteraves de Gardanne, de limaçons "a l'aigo sau". Les limaçons sont de
tout petits escargots cuits dans l’eau salée et le fenouil, particulièrement appréciés en Provence. La marchande de limaçons, qui est un petit métier typiquement provençal, vend donc comme son
nom l’indique ces petits escargots. Pour attirer les clients, elle chante : "A l’aigo sau lei limaçoun, ne'n a dei gros e dei pichoun !" qui veut dire : "A la saumure les limaçons, il y en a des
gros et des petits !".
Sa grosse marmite sous le bras, elle sert les limaçons dans des cornets de papier. Pour ne pas tacher son costume, elle porte des manchons aux bras et un grand tablier
blanc.
La marchande de limaçons
On attendait aussi la marchande de gras-doubles (tripes), de poires cuites, de châtaignes chaudes emballées dans des cônes faits avec du papier journal, de mûres, de fraises en pot, de fromages
qui exhalaient des odeurs attirantes, de picons (oranges pelées), de petits oiseaux pour faire la brochette, de sardine toutes fraîches "lei vivo". Leurs cris, leurs chansons, leurs tenues,
leur matériel plus ou moins perfectionné pour transporter la marchandise en faisaient des figures originales et familières de chaque village ou dans les villes, de chaque quartier.
Source : Texte inspiré d'un article "Les cris de la rue" paru dans l'Almanach de la Provence de Pierre Echinard.
Cet article est développé dans le complément que vous pourrez découvrir en cliquant sur la photo.
Merci.
Le tondeur de chiens
Par Nadine
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Publié dans : Métiers, Activités diverses
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Je suis trés intéressée par les vieux métiers que je représente dans mon village-creche que je fais chez moi, ( je recherche d'ailleurs toutes les photos..) Les santonniers devraient davantage s'en inspirer, j'ai vu qu'une bonne dizaine de métiers n'avaient pas toujours été représentés, j'espère qu'ils liront ton article.
Pourrais tu me donner les coordonnées de l'almanach dont tu parles, je ne le connais pas.
Continue à nous faire rêver tout en nous instruisant, merci!
Tu nous poroposes encore un bel article sur les métiers d'autrefois, jusqu'à présent je ne connaissais la marchande de limaçons qu'à travers le santon. La plupart de ces anciens métiers ont été "santonnifiés" pour mon plus grand plaisir.
Bises
Santounette
Je suis allée lire sur les métiers,j,ai trouvé formidable de lire ces métiers que je ne connaissais pas.
Je crois que c'était une belle vie dans ces temps-là.
Bonne soirée et A+
bisounours z'ours
à Paris je me souviens quand ma mère allait faire remailler ses bas, des grands braseros pour les marrons, et du vitrier dans les rues, et du coutelier.... hum quels bons souvenirs qui reviennent.
merci encore
En ce temps là il n'y avait pas les grandes surfaces , les denrees ne trainaient pas dans les frigos pendant des semaines .
Bonne soirée
Bon dimanche
Bises
c'est une bonne idée, je vais y réfléchir un peu. Tu sais, les blogs ont changé :(
Bises et Bon Dimanche.
Joël.
J'ai bien vu ton coin légendes mais... je suis gourmande ! J'en voudrais encore plus !
Sur internet, on trouve très peu de légendes provençales. C'est bien dommage.
Bises. Bon dimanche.
nous avons encore a bruxelles certains de ces vieux métiers notement l'aiguiseur qui passe 2 ou 3 x par an
Superbe article qui raconte bien la vie d'autre fois ^^
Je te souhaite un bon dimanche. Je pars quelques jours, alors à bientot. ;-)
Merci de ta belle sollicitude chère NADINE , dieu merci j' ai aussi un Kiné super sous la main , mais il est vrai que j' aimerai mieux ne plus avoir mal du tout . Tu me renseignera quand même sur mail et si tu le veux tu me mettra tes coordonées au grand complet , je ferais de même (à moins que je ne l' ai déjà fait ) je ne me souviens plus de ce que je fais , une vraie tête de linotte je te dis.
Ainsi je me déciderai un jour à venir te voir , après tout ce n' est pas si éloigné de chez nous puisque nous sommes passé près de chez toi il n' y a pas si longtemps , s' il y a un bon petit resto. pas trop cher mais bon dans ton village nous serons partant aux beaux jours .
Ton blog est une merveille et l' appel au blogger' s aussi , un régal c' est très attirant , tu as trouvé la bonne formule pour faire venir tes visiteurs bravo.
Gros bisous ma chérie chère NADINE , les marseillais mamiekéké et cricri d' amour , sans oublier DIMITRI ton petit copain.
Je te souhaite une bonne semaine
Bise
j'aimais bien étant gosse tous ces métiers quand les personnes passaient dans la cité en criant !
Bises et bonne soirée.
Joël.
Bisous à toi et bon week-end!
lou remoulaïre, le rempailleur, le cardeur et tapissier, les vanniers, et le marchand de "pognes" avecque la trompette
je les ai vus dans ma jeunesse
bisous
Aujourd'hui, les règlementations alimentaires font que bien de ces métiers seraient impossibles !!!
Et si tu permets, j'aimerais ajouter le beau "métier" (non rémunéré...) que faisait ma grand'mère : matrône !
C'est à dire sage-femme-accoucheuse-infirmière-herboriste... etc...
La solidarité n'était pas un vain mot !
Belle journée avec de gros bisous de haute savoie
chantal
Je te souhaite une bonne journée, ici le soleil a décidé pour le weekend de quitter notre départemant, de ce fait nous restons à la maison (devions aller à notre mobil home )
bisous Mamy ANNICK
Quelle bonne idée d'avoir créé la "communauté de Provence Passion" !
J'aimerais retrouver dans tes pages, les contes et légendes spécifiques à la Provence.
Bises Nadine. Bon week-end !
Gamin , je me souvenais de ces metiers dans nos campagnes
bisous
pat