Partager l'article ! La mésaventure de mon ancêtre François Bertrand: Un jour, une cousine de maman, Marie-Madeleine AGNES, institutrice en re ...
Un jour, une cousine de maman, Marie-Madeleine AGNES, institutrice en retraite, est venue nous rendre visite avec son mari. Elle habitait à Toulon et avait apporté avec elle deux gros classeurs. Son fils Jean était le parrain de maman. Ces classeurs contenaient l'histoire de sa famille qu'elle avait écrite et qui était donc en partie la mienne. "Comme tu fais la généalogie de la famille, je te fais cadeau de ces classeurs" m'a-t-elle dit. J'étais émue, ce cadeau était un vrai trésor pour moi ! En échange, je lui ai remis sa généalogie.
Je vais donc vous raconter ce que Marie-Madeleine a écrit. J'ai choisi deux épisodes de la
vie de nos ancêtres communs. Je vous en ferai le récit en deux fois, l'autre partie paraîtra demain.
A présent, je laisse la parole à Marie-Madeleine :
"Ma grand-mère maternelle,
Madeleine Bertrand, est née à Draguignan le 31 décembre 1844. Douzième enfant d'une modeste famille paysanne, l'aîné avait plus de vingt ans à sa
naissance ! Leurs prénoms étaient ceux des apôtres et des grands saints : Pierre, André, Jacques, François, Marie, Elisabeth pour terminer par elle, Madeleine, évangélique et
provençale".
Nadine : Moi, je descends de François Bertrand, frère de Madeleine, qui était le grand-père de ma grand-mère maternelle, Marie-Louise.
"Elle a du me parler de ses parents mais je ne m'en souviens plus. Ils ont survécu cependant car l'essentiel de leur
héritage, elle nous l'a transmis en étant humblement elle-même. A travers elle a rayonné l'âme d'une époque, d'une terre, d'un village, d'une foi. Dernière fleur du bel amandier, elle est devenue
l'amande discrète qui germe en secret, prend racine et donne un arbre nouveau. Elle est devenue la source intarissable cachée sous les prêles et les menthes. Puis, le ruisseau qui de sillon en
sillon, sans se lasser jamais, va donner la vie jusqu'au fond du jardin. Elle est devenue Etoile du matin, à la fine pointe de l'aube et lumière à l'avant du navire au coeur de la nuit".
Nadine : Je vais vous raconter
maintenant ce qui est survenu à mon quintaïeul François Bertrand. François est né le 2 mai 1836 à Draguignan et décédé le 21 novembre 1928 à Trans en Provence.
Madeleine reprend la parole :
"Je n'ai connu qu'un seul frère de ma grand-mère : l'oncle
François et je ne résiste pas au plaisir de vous raconter l'histoire de son mariage, qui, dans mon enfance, ravissait toute la famille. Je me demande aujourd'hui comment il avait rencontré
Marguerite, une jeune fille de Bargemon. Allait-on d'un village à l'autre à l'occasion d'une foire ? Les garçons de Trans se louaient-ils à Bargemon pour la cueillette du tilleul ? 21 km séparent
les deux villages et à cette époque, ils n'étaient reliés par aucun moyen de communication. L'itinéraire est le suivant :
Trans-Callas par le chemin vicinal vers Terrissole et les Quatre-chemins de Figanières : 15 km.
Callas-Bargemon, route en corniche avec 90 virages sur 6 km.
François a donc rencontré Marguerite, une si jolie fille - uno tant poulido fiho - or, Marguerite a quelque peu le visage grêlé, mais notre amoureux ne le voit pas... La veille du mariage pour
épouser sa promise à Bargemon, il prend la route à pied, car il ne possède ni cheval ni jardinière. Il marche allégrement, portant son baluchon au bout d'une canne posée l'épaule. Sans doute, son
habit de noces. Au défilé du Pont de la Clue, entre Figanières et Callas, trois hommes cachés sous le pont surgissent brusquement, entourent le voyageur solitaire et le chef l'interpelle :
- Mounte vous allez comme ça ? (Où allez-vous comme ça ?)
Cinquante ans plus tard, devenu l'oncle François, le vieil homme évoquait la scène avec une juvénile ardeur :
- Ièu, que l'amour me pourtavo, agueri pas poù et respondigueri : A mis afaire ! (Moi que l'amour portait, je n'eus pas peur et je répondis : à mes affaires !).
Et il était fier d'ajouter que les trois hommes, interdits par son assurance le laissèrent passer sans le détrousser.
Deux jours plus tard, François emmena Marguerite à Trans et par la suite, elle n'est sans doute jamais retournée à son Bargemon natal".
Nadine : François Bertrand a épousé Marguerite Villeneuve le 8 janvier 1866 à Bargemon.
L'acte de mariage de
François et Marguerite
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un jour je ferais un article c'est une bonne idée
bonne soirée à toi bisous
Tes aieux ont fait 25 km, les miens (ou plutôt une de mes arrières-grand'mères) en a fait 180 ! Depuis Moulinet (06) elle est venue se louer à Correns, et elle en est jamais repartie !
sûr que 21 km a cette époque, ce n'était pas rien .....et a pied !
Je me souviens que ma grand Mère me racontait que son Père mettait la journée, avec le cheval et la charette pour relier le Puy ste reparade à Marseille ( 50 km ), elle me racontait ça à moi qui a l'époque, fier de ma mobylette et de mes 16 ans je mettais tout juste 1 heure pour faire le même trajet.
il ya des choses que l'on a du mal a comprendre si on ne se remet pas dans le "contexte".
bises chère amie.
jluc
je te souhaite une bonne fin d'après-midi et je vais me réabonner à la news-letter car depuis mes problèmes d'internet, je ne reçois plus rien.
Viens faire un coucou de temps en temps, ça fait plaisir.
plein de bisous de haute savoie
chantal
chhtp://chantalbod.chezblog.com
Et la famille Pagnol, quand elle se rendait à son mas, combien d'heures de route avait-elle ?
Je dois retrouver un brouillon de lettre écrit par ma grand-mère, Marthe Damoret : elle raconte, à sa mère, je crois, un de ses dimanches après-midi. EIl y avait sur le long des chemins des cafés, avec tous une salle qui servait de salle de bal pour la jeunesse de la région. La plupart du temps, manifestement, les filles dansaient entre elles.
On passe toujours du temps chez toi, car tees histoires sont tellement intéressantes et bien écrites que c'est un plaisir de les lire.
Alors Le Rayol n'est pas très loin de Trans en Provence.
C'est à combien de kms ?
On te souhaite un très bon week end, en espérant voir le soleil.
On te fait de gros bisous
Lucie et les cybermamys
coucou je passe en coup de vent.. bisous
L'avantage à Trans est que tu n'es pas loin des archives départementales. J'ai des ancêtres à Vinon sur Verdon, St Julien le Montagnier et Ginasservis (entre autres) mais ils ne sont pas faciles à suivre parce qu'on se situe à la limite du 83, du 04, du 84 et du 13 et qu'ils passent d'un département à l'autre. La publication des B.M.S. sur le web permet d'avancer plus facilement.
A bientôt.
Bonne soirée bise
et oui, cette belle langue se perd , c'est bien dommage Nadine
tu as donc hérité d'un vrai trèsor,au travers de ces deux classeur, j'en suis content pour toi.
bisous
bonjour la pluie, ça n'arrête pas, mais il en faut encore pour nos pauvre source
En tout cas, c'est une tres belle histoire. Merci de l'avoir partagee avec nous. Vite ,la suite!!
Bises
Amitiés, Flo
très bneau cet article que tu as mis en ligne
bon weekend Mamy ANNICK
té vé una pitchoun baiéta nadine
pat