Dans toutes nos villes et nos villages, il y a une chose que je constate et que je déplore : la disparition progressive de certains éléments de notre
patrimoine.
Avez-vous remarqué qu'au lieu de conserver et d'entretenir, on met à bas sans état d'âme ce que nos anciens ont eu parfois tant de mal à mettre en place ?
Nos décrottoirs et de nos butto-rodo (littéralement butte-roues) en font partie.
A Trans en Provence, en passant dans les rues, on ne voit plus de décrottoirs. Quant aux butto-rodo, il en reste mais plus autant qu'avant. Les gens
font rénover les maisons et ainsi disparaissent ces témoignages de notre passé...
Décrottoir à Trans en Provence (Photo Nadine)
Dans le temps, les rues n'étaient pas goudronnées comme de nos jours. Quand il pleuvait, pour éviter de rentrer de la boue à l'intérieur des maisons, un décrottoir trônait devant ou à côté de
chaque porte. Ce décrottoir permettait tout simplement de racler le dessous des chaussures pour éviter de tout salir. C'était une lame de métal soit figée sur l'escalier ou le trottoir quand il y
en avait un, soit scellée dans le mur. Ceci était valable pour la porte d'entrée, la remise, la cave si celle-ci était accessible par l'extérieur. Devant les maisons bourgeoises, il y
en avait de beaux, tout ouvragés... On les a supprimé car cela empêchait les gens de circuler sur le trottoir, mais ils étaient bien utiles pourtant.