Partager l'article ! Filles galantes et demoiselles légères de Toulon fin XIXe siècle: Toulon, le port (Carte postale ancienne)"Fanées, rouleus ...
Toulon, le port (Carte postale ancienne)
"Fanées,
rouleuses, dégrafées, bitumineuses, hirondelles du soir, chauves-souris de caboulot, phalènes des trottoirs, poulettes de nuit, trottineuses, minaudières nocturnes, belles de nuit, pécheresses,
oiseaux nocturnes, évaporées, violoneuses, tapageuses, oiseaux de nuit..."
En cette fin de XIXe siècle, les journalistes toulonnais du journal Le petit Var débordaient d'imagination pour qualifier les dames exerçant dans le quartier réservé de la ville. Lorsque des
filles étaient arrêtées, on pouvait lire aussi : "l'une des filles demeurait au quartier de Bon-Rencontre, à un endroit dit les Colombes. Elle aimait trop le pigeon et cela ne lui a pas porté
bonheur !"
La presse parlait d'elles presque quotidiennement car elles faisaient chaque nuit l'objet de procès-verbaux de la police. Le journal les rappelait à l'ordre en précisant dans ses colonnes
l'article 15 du règlement des moeurs de la ville de Toulon que nombre de dames se plaisaient à ignorer : "fille galantes et demoiselles légères, l'article 15 vous interdit de vous promener en
compagnie de marins et de militaires dans la ville, de circuler coiffées en cheveux et de vous promener, même seules, après dix heures du soir".
Il faut dire que les interdits étaient fort sévères pour la profession. Exclues du monde, toutes ces filles travaillaient dans le quartier qui leur était réservé à
Toulon.
En dehors de ce lieu, d'autres personnes vivaient de leurs charmes, mais de
manière déguisée : deux à trois cents demi-mondaines, aimant la vie facile, étaient quant à elles admises dans la plus honorable société. On comptait d'ailleurs beaucoup sur elles pour animer les
fêtes, les bals... et aussi le commerce local, ces dames étant réputées pour ne pas regarder à la dépense. Elégantes et bruyantes, elles avaient fait d'un grand café du centre ville leur quartier
général. C'était le lieu de Toulon où l'on s'amusait le plus. Les officiers français et étrangers, les marins et les gens de la Coloniale passaient en leur aimable compagnie leurs heures de
liberté. Jamais une seule ligne n'aurait été imprimée à leur désavantage !
Source : Almanach pittoresque et pratique du Var 1994 - Maryse Pèbre et Monique Rieupouilh
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Nadine,vous n'avez pas mentionné les "petites alliées" chères à Claude Farrére.Saviez vous qu'à la belle époque de Farrèr,Loti et autre officiers de marine,les rencontre se faisaient dans de belles villas du Mourillon,en front de mer où étaient aménagées d'élégantes fumeries d'opium.Certaines du chemin de La Mitre sont restées fameuses.
VIVE LA PROVENCE ET MILLE PENS2ES 0 TOI QUI SOUFFRE
Super blog avec de belles photos; moi cela fait 18 ans que je suis à Ramatuelle et j'en suis tombée amoureuse, même si mes iles me manquent. J'aime également aller dans le haut-var l'été. C'est vraiment une très belle région.
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A bientôt, Claudine
Quelle ambiance Toulon de cette époque!
bisous de Cayenne.
De tout temps les grandes coquettes ont leurs protecteurs dans les milieux favorisés ce qui evitent les problèmes....
Deux poids deux mesures.....
Bonne soirée Jacqueline
nostalgie du passé ,dans ces vieilles cartes
le faisaient -elles de leur plein gré ?
Ou bien forcées et battues ?
,Bonne soiée Nadine
bisous
@ + Pat