Au cours des âges, les disettes, les guerres civiles et plus encore, les épidémies, avaient dévasté la Provence. Partout, la population avait diminué dans des proportions effrayantes. A Trans,
alors qu’on dénombrait 68 chefs de famille en 1283, on n’en comptait plus que 53 en 1366. En 1471, un affouagement général (c’est-à-dire un
dénombrement des feux ou foyers en vue de la perception de l’impôt) fut fait avec méthode et minutie, cet affouagement faisait état de 40 foyers. En comptant plus ou moins 5 personnes par foyer,
la population totale n’était donc plus à cette époque que de 160 à 200 habitants. A la fin du siècle considéré, on peut se rendre compte de la topographie de l’agglomération et des
transformations qui se sont opérées.
siècle
Le village primitif, composé d'une cinquantaine de maisons, existe toujours
enclos dans ses remparts tout à côté du château. Ce château que le seigneur de Villeneuve a fait transformer en forteresse entre 1303 et 1350 comporte une entrée princiaple appelée le Grand
Portail qui donne sur le Bachas. Cette entrée est précédée d'un pont-levis qui franchit le fossé. Le terme de "bachas" en provençal signifie fossé.
Ce premier village situé à côté du château est regroupé sur le terrain qui forme actuellement le jardin de Barbecane. On l’appelle alors Denfré mais aussi la "vieille ville" par opposition à
la bourgade qui s’est constituée depuis longtemps déjà en dehors des murailles. Ce terme de Denfré est dérivé du latin "infra" qui signifie "dedans" ou encore "à l’intérieur de". Denfré sera
détruit en 1592 peu après le château seigneurial lui-même (voir plus loin dans mon récit). Avec le temps, le souvenir de cette vieille ville de Denfré se perdra et on en viendra même à oublier
son emplacement.
Cette nouvelle bourgade qui s’est constituée ainsi est l’embryon du village moderne. Elle s’étend le long de la grand route qui devient son artère principale sous le nom de rue Droite
(carriera drecha) mentionnée pour la première fois en 1426. C’est l’actuelle rue Nationale. L’église paroissiale existe déjà sur son emplacement actuel, le cimetière s’étend autour de
l’église. Il sera procédé à son transfert en 1767. En effet, depuis longtemps les villageois se plaignent du fait que le cimetière est un foyer d’infection et que les chiens y divaguent.
L’emplacement délaissé par le cimetière permettra d'agrandir l'église en créant une seconde nef.
Mais ceci est une autre histoire, revenons au siècle qui nous
intéresse.
L'ancienne maison commune de Trans, s'installe
à la fin du XVe siècle dans la maison située face au mur nord de l'église paroissiale, dans la rue du Saint Esprit et prend naturellement le nom de Maison du Saint Esprit. Cette rue du Saint
Esprit ne s'étendait pas au-delà de la place située derrière l'église et présentait en son commencement, sur le devant de l'église, un avancement d'alignement qui en rendait l'accès difficile. De
nos jours cette maison porte le numéro 5 de la rue de la Motte.
La place de l’Eglise devient le centre du village et l’agglomération se développe au début du XVIe siècle, le long de la rue Droite. D’une part jusqu’à la place du Postel (actuellement place de
l’Hôtel de ville) qui était beaucoup plus petite à l’époque puisque occupée en partie par la terrasse du château seigneurial qui sera détruit en 1579 pendant les guerres de religion, et au pont
(le Pont Vieux ou Pont de St Roch) qui est alors le seul pont de Trans qui existe, et d’autre part, en direction du quartier de Notre Dame, dont le nom date de cette époque. En effet, de ce côté
et alors en pleine campagne, Honorade de Baschi l’épouse du seigneur de Trans de la famille de Villeneuve fait construire en 1495 la chapelle de Notre Dame de Pitié qu’on appellera aussi
Notre Dame de l’Aire parce que située tout à côté de l’aire de battage du blé.
Plus tard, dans le courant du XVIe siècle, le village est fermé par deux portes destinées principalement à interdire son accès dans les cas très fréquents d’épidémies de peste. Ces portes appelées l’une Portail du Pont et l’autre Portail de Notre Dame sont situées aux deux extrémités de la rue Droite. C’est proche du Portail du Pont que se trouve l’Hôtel Dieu (Hospital Saint Jacques) qui est destiné à accueillir les malades, les pauvres passants et les voyageurs (lire mon article sur ce sujet ICI).
En résumé, on peut dire que dès la fin du XVe siècle, Trans a ébauché quelques-unes des grandes lignes de sa physionomie actuelle et que cette fin de siècle laisse
espérer des conditions de vie moins misérables en Provence.
Parmi les éléments qui vont par la suite apporter une certaine prospérité au village, il faut placer dans les premiers rangs l’introduction et le développement de la culture de l’olivier. C’est
probablement au cours de ce même siècle que cette culture fait son apparition dans le terroir. La seule précision que l’on puisse donner à ce sujet réside dans le fait que le seigneur possède à
Trans un moulin à huile.
Cette culture de l’olivier, alors à ses débuts, est destinée à devenir, dans les siècles qui vont suivre, la principale culture du terroir de Trans et à assurer la prospérité du village.
Source : D'après les recherches de Maître Guillaume Barles ainsi que mes propres recherches.
Au
Quant à la composition du feu : on a quelquefois des surprises : en reconstituant les familles à partir des terriers (on ne peut pas toujours le faire : il faut que la compositon de la famille soit détaillée), je n'ai pas trouvé plus de 2 enfants survivants par couple.
Bisous et bonne soirée. Amitiés.Monique
Je vois que ta maladie ne te laisse pas de répis.
Je te souhaite bon courage Nadine.
Gros bisous
Bisous
Juste un petit coucou rapide ..il pleut chez moi
Gros bisous du Samedi
A+++++++++++++
Le soleil et le ciel bleu sont au rendez-vous.
j'éspére que tu va un peut mieux et que tu soufre pas tropt, moi pour le moment ca va il le faut, bon courage, prend soin de toi, bisous d'amitié
je pense que ce pont devait être tres beau neuf
Trans erste encore un mignon petit village de Provence
C'est Lucie.
Je viens prendre de tes nouvelles et te féliciter pour tous ces beaux et intéressants articles que tu constuits avec beaucoup de culture sur ta région.
Tu sais, je comprends ta douleur, car comme tu le sais, j'ai été opérée il y a un ans d'un canal lombaire étroit.
Apparemment, ils se sont quelque peu trompés.
Aujourd'hui, je ne marche presque plus, j'ai mal partout. Chaque mouvement est une douleur épouvantable nuit et jour. On dirait qu'on me lacère les os et les muscles.
Je rentre à nouveau à l'hôpital le 6 avril prochain pour d'autres axamens, sans illusiion.
Alors, je comprends ce que tu endures.
Je te souhaite bon curage, naddine et continue ce magnifique blog qui nous enchante toujours autant.
je suis moins présente, en raison de mes souffrances. ça tu connais.
On t'embrasse bien fort.
Lucie et les cybermamys
On devrait toujours commencer la géographie et l'histoire par celle de son quartier, bravo, voilà qui est fait pour Trans. J'apprécie beaucoup la photo des oliviers qui encadrent la route. Bon week-end
Pour vos passages sur mon blog
je ne pourrais venir vous voir ni Samedi et ni Dimanche car avec soso, nous partons pour un week end complet en amoureux dans une demeure de prestige à Uzès au pied des Cévennes, ce qui va être le début de la commémoration de notre anniversaire des 30 ans de mariage qui sera au mois de Juin 2009.D’ici la , il y aura d’autres surprises pour soso. Oui je sais ! Les commémorations sont longues chez nous mais, on veut apprécier les bonnes choses pendant longtemps. Alors pardonnez moi pour ce copier/coller et on se retrouvera lundi. Nous penserons bien à un autre couple qui va fêter son mariage le même jour (04 Avril) mais nous ne diront pas qui est ce ! Car nous devons conserver la surprise et la nouvelle. On leur souhaite tous le bonheur pour de longues années d’amour.
Bisous à Vous tous