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Histoire générale

Lundi 18 juin 2012 1 18 /06 /Juin /2012 00:00



Henri IV, Louis XIV et bien d'autres rois encore ne se seraient lavés qu'une fois par an... Poudre, parfum et linge remplaçaient les gestes les plus élémentaires de propreté.
Si la conception de l'hygiène chez nos ancêtres peut faire sourire - ou horrifier - elle n'en est pas moins à l'origine de notre concept de propreté. Car il n'existe pas de "commencement". Sa définition, telle que nous la connaissons aujourd'hui, n'est en fait que le fruit d'un long cheminement au travers des siècles, parsemé d'erreurs, d'ignorance ou de victoires.

La peste soit des ébats !

L'histoire de l'eau mise au rebut prend sa source au Moyen-Âge, à l'époque où la montée foudroyante de la peste va bouleverser toutes les notions d'hygiène. L'épidémie, terreur quotidienne en 1546, provoque la suppression de tous les contacts humains, mais aussi le rejet du liquide salvateur. L'eau chaude en particulier supposée fragiliser les organes, laissant les pores béants, propres (si l'on peut s'exprimer ainsi) à recevoir les petites particules malsaines qui gravitent dans l'air. Cette prétendue porosité, au contact de la chaleur, engendrerait des fissures où la peste - spectre effrayant à l'époque - n'aurait qu'à se glisser.
D'ignorance en raisonnements simplistes, voilà comment il y a trois siècles, on expliquait et répondait à la crainte de l'épidémie. "Étuves et bains, fuyez-le ou vous en mourrez" déclare Guillaume Bunel en 1513. Que reste-il alors pour faire bonne figure ? Le linge, sensé empêcher la pénétra&tion de l'air, conducteur d'épidémie, protecteur du corps contre les infiltrations. Aussi en change-t-on souvent. Si toutefois le bain persiste, il n'a qu'une valeur thérapeutique. Il "humecte" un corps "saigné" plusieurs fois par jour. Il est aussi conseillé avant la mariage (on imagine mal la nuit de noces sans cette exception !). La fermeture des bains -parallèlement à cette peur de l'épidémie - provient d'une autre gangrène tout aussi mortelle, véhiculée notamment par l'église : l'eau festive, source de mélanges et de plaisirs, lieux d'ébats et de promiscuité déplacés. On tirera à boulet rouges sur elle !
En 1441, les étuves sont carrément reconnues comme lieux de prostitution ! Plus fou encore : les grossesses illégitimes de femmes "irréprochables" sont déclarées dues à "l'imprégnation du sexe féminin par quelques spermatozoïdes pleins de vigueur voguant dans la tiédeur de l'eau". Essentiellement signe de richesse - clé des réjouissances et des réceptions - l'eau ne résiste que sous forme de bassins, fontaines et ornements de jardins bourgeois.


Une évolution à "thermes"

Son rejet total va pourtant créer une terrible manifestation corporelle : la vermine. Elle envahit les corps devenant un calvaire quotidien. Et tels des primates, les hommes et les femmes recourent à l'épouillage, signe de tendresse, de déférence. Certaines femmes, plus habiles que d'autres, en font même leur profession ! Heureusement, le XVIIIe siècle efface les craintes. Les grandes pestes disparaissent et les bains s'installent à nouveau dans les classes supérieures de la société. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont devenus familiers ! Exemple royal : une fois pas mois, Louis XIV plonge dans le lit des grandes rivières, présumées conserver une plus grande pureté.
Le froid synonyme de vigueur est de rigueur.
Peu à peu, les premiers établissements fleurissent : bains et étuves renaissent de l'oubli. C'est le thermalisme, en définitive qui domine. Exclusivement thérapeutique, l'eau provoque des débats grandiloquents sur ses bienfaits. Guérisons curieuses et histoires édifiantes... Celle de ce capucin par exemple, réputé compétent pour rendre la vie aux corps agonisants après quelques applications d'eau glacée. Le thème fait son chemin. Les thermes aussi. Sauf dans nos campagnes ou en 1940 encore, le corps n'était lavé qu'une fois par semaine. Pour laisser reposer la peau ! Ce n'est que grâce aux travaux des savants - notamment à Louis Pasteur (1822-1895) que l'hygiène réelle changera les moeurs. A petits pas, il y a quinze ans encore, les Français n'étaient-ils pas ceux qui achetaient le moins de savon et de dentifrice en Europe ?

Pour lire le complément que j'ai fait sur cet article, veuillez cliquer sur la photo ci-dessous. Merci.




Source
: Femme et Beauté - Christine Georget-Pichardie

 

Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 00:00


 

Cet article fait suite à celui que j'ai écrit sur les frères Louis et Auguste Lumière. Une de mes lectrices m'ayant envoyé un joli PPS, j'en ai extrait les photos et je l'ai transformé en diaporama. Je l'ai trouvé tellement beau que je n'ai pas résisté à vous montrer toutes ces magnifiques photos. De nos jours, on a l'impression que tout cela n'est rien et que c'est normal d'avoir un appareil-photo quel qu'il soit chez soi. Mais il ne faut pas oublier que c'est grâce à tous ces inventeurs géniaux que nous pouvons bénéficier aujourd'hui de toutes ces techniques extraordinaires.

 



Louis Lumière et ses petits-enfants

Des photographies en couleur avaient été réalisées en France dans les années 1860, mais les procédés restaient imparfaits, notamment avec la nécessité de faire trois prises de vue différentes pour un même cliché. Déjà inventeurs du cinématographe en 1895, les frères Lumière mettent au point en 1904, la plaque de verre. Autochrome sur laquelle sont étalés des millions de grains de fécule de pomme de terre, chacun teinté d'une des trois couleurs : rouge, vert ou bleu, associé à une surface sensible. Ils obtiennent ainsi des clichés positifs transparents donnant une image beaucoup plus lumineuse et naturelle qu'avec un support de papier opaque. Louis Lumière disait que pour lui ce procédé était l'invention de sa vie : "Il m'a fallut sept ans d'effort ininterrompus, je n'ai rien fait d'autre pendant cette période et je n'ai jamais perdu courage". En effet, s'il n'a fallu que quelques mois pour mettre au point le cinématographe et la projection d'images animées sur un écran, il en a été tout autrement pour résoudre le difficile problème de la photographie en couleur. Sa réalisation lui demanda beaucoup de temps et d'énergie, mais le résultat obtenu fut à la mesure de ce travail : force est de constater qu'aujourd'hui encore, les photographies réalisées par ce procédé impressionnent par leur beauté indicible et leur qualité technique.
Comme dans la peinture pointilliste, c'est la globalité du regard qui forme l'effet coloré et plein de charme de ces photographies. La commercialisation en 1907 met la photographie en couleur à la portée de tous et les photographes de mode s'en emparent dès 1910. L'autochrome restera sans réelle concurrence durant une trentaine d'années jusqu'à l'apparition des pellicules couleur remplaçant cette fragile diapositive de verre.
Les clichés que vous allez voir sont très loin du rendu originel de ces plaques de verre. Ces dernières, avec le temps, ont certainement perdu la fraîcheur de leurs coloris. Cependant, la couleur a soudain apporté une touche de modernité à cette époque que l'on qualifiera par la suite de "Belle époque". Il est difficile de croire, en les regardant, que nous avons ici, les derniers témoignages d'un autre monde, celui qui allait disparaître sous un déluge de feu et de sang dont la noirceur des images ne cesse encore de nous hanter...
 



Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Dans la vieille armoire...
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /Août /2010 00:00

 

 


J'ai réalisé ce diaporama à partir des gravures contenues dans mon carnet d'adresse et intitulé : "Carnet d'adresses enluminé des dames du temps jadis".

Voici le texte de présentation qui est en préambule :

"L'étonnante quantité de documents graphiques qui a traversé le temps nous permet de connaître la réalité quotidienne des femmes du Moyne Age. Les enluminures faites à la main reproduites ici nous renseignent sur leurs occupations, leurs passe-temps et les instruments qu'elles utilisaient. Qu'elles fissent partie de la noblesse, de la bourgeoisie ou de la paysannerie, les femmes du Moyen Age ne se contentaient pas d'une rôle d'ornement ou d'aide d'appoint : elles faisaient partie intégrante de l'économie et de la société. Elles étaient actives dans le domaine des arts créatifs et travaillaient aux côtés des hommes à la ferme et dans les commerces urbains, alors en plein essor.

Les femmes des classes supérieures devaient faire preuve de grandes connaissances pour régir toutes les activités nécessaires à la bonne marche et à la défense de la propriété.

Les bourgeoises ayant des compétences professionnelles travaillaient souvent avec leur mari ou leur père ; de nombreuses corporations ont reconnu ce type de collaboration en admettant des épouses et des filles qualifiées dans leurs rangs, qui étaient en général fermés aux femmes. Quant aux paysannes, elles devaient toute leur vie assumer un travail physique éreintant, jour après jour.

Dans toutes les classes, les femmes étaient censées jouer le rôle de sages-femmes et assurer les soins médicaux au sein de la famille ; elles étaient également chargées de tous les aspects de la production textile.

Les enluminures que nous présentons ici ont été réalisées entre 1200 et 1550. Bien qu'elles aient été destinées à illustrer des romans, des allégories ou des livres religieux, elles n'en constituent pas moins un témoignage sur l'activité et la productivité des femmes de cette époque, nous rattachant ainsi à notre propre histoire".

Femmes Moyen Age

De claris mulieribus : Quatre suivantes de la Reine jouant de la musique.
Illustration du début du XVe siècle, conservée à la British Library.
Travail de Giovanni Boccaccio.

 

Barre-medieval.gif

Au Moyen Âge, l'Église considère la femme comme instigatrice du péché originel, on la soupçonne de porter l'hérésie et les maléfices. Il n'y a qu'un remède à cela : le mariage, en faisant alors de la femme une mère. Ce sont les familles qui unissent leurs enfants. Généralement à douze ans pour les jeunes filles et quatorze ans pour les jeunes hommes.  Les fillettes sont promises dès la naissance et se retrouvent bien souvent avec des hommes bien plus âgés qu'elles. Le rôle des femmes n'est pourtant pas négligeable puisqu'en l'absence de leur époux qui, lorsqu'il n'est pas en guerre, s'adonne aux plaisirs de la chasse, c'est à elles que revient la responsabilité de gérer et d'administrer ses biens. La cérémonie du mariage est sacralisée. Pour protéger la femme de son mari, celui-ci doit lui constituer un capital : le douaire, dont le montant est fixé au tiers ou à la moitié de ses biens... A la mort de sa femme, le douaire revient aux enfants de son époux même s'il est remarié. 
Si le couple n'est pas en mesure d'avoir un enfant, le mariage peut être remis en question, et la femme peut dans ce cas, être répudiée. La répudiation n'est autorisée qu'après enquête de moralité effectuée par un ecclésiastique. En plus des motifs de stérilité, interviennent également ceux d'impuissance, de consanguinité ou d'ordonation ultérieure de l'un des conjoints. En effet, de nombreuses femmes furent obligées d'entrer au couvent à une certaine époque. Charlemagne, pour former des alliances, n'hésita pas à utiliser ce procédé.

Moyen-Age-costume.jpg

Beaucoup de grossesses sont fatales aux mères, et faute d'avortement on pratique beaucoup l'infanticide. Les prostituées ou filles de joie sont beaucoup présentes au Moyen Âge. La prostitution est autorisée par l'Église, la femme doit provenir d'une ville étrangère pour éviter l'inceste. Souvent, ces femmes ont été rejetées par leur famille après un viol ou une grossesse clandestine. Le viol est puni, mais pas de la même façon : s'il s'agit d'une religieuse, d'une femme mariée ou d'une vierge, le crime peut être puni de mort. S'il s'agit d'une servante d'humble condition, on doit fournir une indemnité à la famille. La femme enceinte est très protégée. Elle ne peut se dérober à une comparution devant un tribunal pour être jugée pour tel ou tel fait, mais lors d'une condamnation à mort, la sentence ne sera exécutée qu'après la naissance de l'enfant, car on ne donne pas la mort à celle qui doit donner la vie.
Les femmes participent activement à la vie économique, d'ailleurs, dans le commerce alimentaire, les femmes sont majoritaires. Cependant les salaires sont dès cette époque nettement inférieurs aux hommes. En campagne, elles aident leur mari aux rudes tâches agricoles.

alienor 2004

L'idéologie courtoise apparaît au XIIe siècle en Aquitaine et se répand grâce à la reine Aliénor. Il exalte à l'amour hors mariage, amour qui n'est pas consommé. mais essentiellement spirituel. A travers l'amour courtois des chevaliers et des troubadours, la femme reste une importante source d'inspiration. Principalement développé par la culture occitane, les femmes sont vénérées pour leur beauté et leur amour, les hommes pour leur courage et leur bravoure. Enfin certaines femmes ont réussi à se forger une solide renommée dans l'histoire comme Aliénor d'Aquitaine, Ermengarde de Narbonne, Christine de Pisan, Marie de France, Jeanne d'Arc, etc...

Pour en savoir plus sur la condition de la femme au Moyen-Age :
 
http://www.histoire-en-questions.fr/moyen%20age/femmes%20accueil.html
et ensuite vous cliquez dans le site en bas à droite au fur et à mesure.


Vie-femmes-Moyne-Age

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Passion Histoire
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 00:00

 

oeufs-de-paques-naturels

 

L'oeuf est sans doute le plus vieux et le plus universel symbole de vie et de renaissance. De multiples rituels lui on été associés depuis la nuit des temps. Chez les Perses, l'oeuf est un objet de culte que l'on s'offrait au moment de l'équinoxe de printemps. Dans la Rome antique, l'équinoxe de printemps donnait lieu à des festivités : un défilé de femmes vêtues de blanc portant un oeuf était organisé afin que la déesse Cérès leur donne de bonnes récoltes. C'est l'empereur Septime Sévère en l'an 200 qui instaura dans l'Empire romain, la tradition des oeufs peints en rouge après qu'il eut découvert un oeuf rouge le jour de la naissance de son fils. Les Celtes consommaient aussi des oeufs teints en rouge à l'équinoxe de printemps parce qu'ils devaient être source de bienfaits pour l'année entière.

Dans les pays chrétiens, la consommation et la vente d'oeufs étaient interdites pendant la période du Carême. Le jour de Pâques, la population se retrouvait donc avec beaucoup d'oeufs. Les plus vieux étaient décorés et offerts, les autres étaient consommés. Dans toutes les régions, se sont développées des pâtisseries ou des plats à base d'oeufs pour le jour de Pâques. Louis XIV faisait collecter les plus gros oeufs, et il faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d'oeufs dorés à la feuille d'or qu'il remettait en cérémonie à ses proches et à ses valets.... A cette époque, s'est développée parmi la noblesse, la coutume des oeufs-joyaux réalisés par des orfèvres ou des peintres réputés.

 

oeufd-faberge.jpg

 

 Les surprises contenues dans l'oeufs sont une tradition qui remonte au XVIe siècle et certaines sont même passées à l'Histoire dans elles étaient exceptionnelles. C'est par exemple le cas de la statue de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle, en France, que l'on décida de vider les oeufs frais et de les remplir de chocolat !

 

Source : Le Grand Almanach de la Provence 2010 - Geste éditions.

 

Miss oeufs

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Histoire générale
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 00:00

 

Toute personne bien née, se devant, au XVIIIe siècle d'avoir la peau claire, la mouche de taffetas ou de velours noir appelée aussi tache avantageuse dans le langage précieux, se collait principalement sur le visage afin d'en rehausser la blancheur et l'éclat. "C'est alors plus qu'une mode, une furie... Selon l'humeur du jour, les mouches sont en forme de lune, d'étoiles ou de fleurs et se promènent sur les visages". C'est un accessoire indispensable du temps, qui serait né d'un traitement préconisé contre les maux de dents. Une ordonnance médicale serait donc à l'origine de l'idée qui vint aux femmes d'appliquer sur leur visage ces découpures de taffetas noir qui simulaient au début les ramifications des veines des temps ? Peut-être. Et ce ne serait pas la seule fois, du reste, que des liens étroits uniraient la mode et ses caprices, aux prescriptions d'un médecin...
 


Boîtes à fard et à mouches

Toujours est-il que cette mode fait ainsi fureur du règne de Louis XIII à la Révolution. Un langage galant destiné aux personnes averties naît alors à cette époque. Si l'usage des mouches est déjà connu au XVIIème siècle, c'est au XVIIIème siècle cependant qu'elles vont devenir les symboles de la parure et de la féminité. Ces différentes mouches portaient toutes des noms très suggestifs selon où elles étaient placées :


- Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
- Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
- Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
- Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
- Sur le front, la majestueuse
- Sur la joue, c'est la galante.
- Sur une ride, dans le creux du sourire , elle est enjouée.
- Sur la poitrine, c'est la généreuse.
- Sur un bouton, la receleuse.
- Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète que l'on trouve ?
 


Détail d'un éventail du XVIIIe siècle
(source Wikipédia provenant du site
http://www.eventails.net/)

Tout comme les mouches, l'usage de l'éventail devient un véritable langage de société.
Ainsi, cette codification compliquée facilitera ou freinera les ardeurs de ces messieurs de la Cour.
L’art de s'en servir a permis d'exprimer les états d'âme, du badinage aux déclarations d'amour dans un langage qui lui est propre. En voici les différentes significations :

Le tenir dans la main droite face au visage : Suivez-moi.
Le tenir dans la main gauche face au visage : Je désire un entretien.
Le poser contre l'oreille gauche : Je désire que vous me laissiez tranquille.
Le glisser sur le front : Vous avez changé.
Le faire tournoyer dans la main gauche : Nous sommes surveillés.
Le tenir dans la main droite : Vous êtes entreprenant
Le faire glisser dans la main : Je vous hais.
Le faire tournoyer dans la main droite : J'aime quelqu'un d'autre.
Le faire glisser sur la joue et le poser sur le menton : Je vous aime.
Le présenter fermé : M'aimez-vous ?
Le faire glisser devant les yeux : Je suis désolée.
Toucher l'extrémité du doigt : Je désire vous parler !
Le poser immobile sur la joue droite : Oui.
Le poser immobile sur la joue gauche : Non.
Ouvrir et fermer : Vous êtes cruel
Le laisser pendre : Nous resterons amis.
S'éventer lentement : Je suis mariée.
S'éventer rapidement : Je suis fiancée.
Le poser sur les lèvres : Embrassez-moi.
Ouvert et immobile : Attendez-moi.
Le porter ouvert dans la main gauche : Venez me parler.
Le placer derrière la tête : Ne m'oubliez pas.

Source : D'après "L'éventail à tous vents" - Louvre des Antiquaires, Paris 1989

 

Par Nadine - Publié dans : Histoire générale - Communauté : Dans la vieille armoire...
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