Villages et lieux du Var

Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 00:00

 


La ville de Draguignan possède au coeur de l'agglomération, un vaste espace ombragé. Ce sont les "allées d'Azémar", dont l'histoire débute dans un lointain passé lorsque le quartier n'était encore qu'un lieu parsemé de marécages et d'aires de battage de blés.
La proximité de la porte de ville dite Saint-François, positionnée sur la partie sud du rempart du XVIIe siècle, à quelques distances du couvent des Franciscains qui est l'Hôtel de ville actuel, contribua à donner le nom "d'aires publiques Saint-François" à cette partie du territoire communal.
A l'époque, lorsqu'on sortait de la vieille ville pour se diriger vers Flayosc ou Lorgues, on suivait un chemin rural qui coupait à travers champs.
Non loin de là, à droite sur un léger monticule, s'élevait la chapelle Saint-Jaume.
Au XIIIe siècle cette chapelle dépendait de l'abbaye Saint-Pons de Nice, puis fut rattachée au XVe siècle au prieuré de Saint Hermentaire.
En 1494, il fut décidé de l'utiliser comme abri pendant la nuit pour les voyageurs indigents.
La démolition de l'édifice intervint pendant les guerres de religions et de la Ligue.
De toute antiquité les aires de battage du blé, celles de Saint-Jaume et de Saint-François, étaient utilisées en libre usage par les habitants.
Sur le bord du chemin de Lorgues, l'une des importantes voies d'accès de la cité, on édifia au XVe siècle une autre chapelle sous le vocable de Notre-Dame de Montserrat.
La tradition locale donna par la suite à ce modeste édifice religieux l'appellation "Petite Notre-Dame" par comparaison avec la chapelle voisine de Notre-Dame du Peuple.
Notre-Dame de Montserrat occupait l'emplacement du bas des allées Azémar actuelles.
L'histoire nous apprend qu'un pèlerin originaire de Corps, dans les Hautes Alpes, aurait été à l'origine de sa construction, en souvenir de son passage à l'ermitage catalan de Montserrat en 1535.
Plus tard, la chapelle devint le siège de la confrérie des Pénitents bleus (voir mon article sur les Pénitents ici) tandis que l'ordre religieux des Minimes envisageait d'y établir un couvent.
En 1663, on y installa un ermite. En février 1793, des inconnus mirent le feu à l'édifice, accélérant ainsi une décision en faveur de sa démolition, au motif que "la chapelle nuisait aux foulures des grains, attendu qu'elle retenait une partie du vent..."
En 1776, les notables du quartier furent en émoi à cause d'un projet de création d'un cimetière à proximité de ce lieu. Peu avant la Révolution, sous le Consulat d'Honoré Muraire, on nivela les aires avec plantation d'ormeaux. On créa un emplacement
commode pour les foires, avec création d'un marché aux bestiaux bimensuel.
Sous la Terreur ce terrain pris le nom de Champs de Mars, lieu idéal pour les revues militaires et les bals publics.
En 1806, une plantation d'arbres permit de remédier au manque d'abri "contre les atteintes du soleil aux abords de la ville..."
Sous l'impulsion du préfet du Var, Pierre-Melchior d'Azémar les allées "d'Azémar" venaient de voir le jour pour l'utilité et l'agrément de la population.
En 1848, les maisons bordant les allées étaient déjà bien avancées et formaient un environnement urbain près de Hôtel de la Préfecture nouvellement construit.


L'installation d'un élégant kiosque à musique au centre des allées compléta harmonieusement la perspective. C'est perché sur ce kiosque que Georges Clemenceau fit l'un des grands discours de sa carrière politique, devant une véritable marée humaine de plus de 4000 personnes, le 18 septembre 1885.
Hélas, la démolition du kiosque intervient en 1966, après avoir abrité des générations de musiciens. Divers évènements dracénois allaient trouver sur les allées un cadre idéal : fêtes foraines, foires, bals publics etc...

Source
 Bulletin d'informations municipales - Auteur : Régis Fabre directeur du Musée municipal de Draguignan.
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Lire un article dans le journal Var Matin d'hier consacré aux allées d'Azémar et intitulé "Mystérieuse chapelle sous les allées d'Azémar" :

Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Provence Passion
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 00:00

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Vidéo filmée en 2007 par Nadine.

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Le déménagement des particuliers d'un logement à un autre est vécu le plus souvent comme une épreuve. Que dire alors du déménagement de l'ensemble de la population d'un village à un autre village ? C'est pourtant le cas de Brovès en Seillans (nom actuel du village) qui se trouve au carrefour de la RD 562 et de la RD 53 sur la commune de Seillans. Son ancien emplacement, sur la RD 25 au nord de Bargemon, se trouvait en effet dans l'emprise du projet de camp militaire de Canjuers.
Entre 1969 et 1972, le plateau de Canjuers fut annexé par l'armée et transformé en terrain de manoeuvre de 35 000 hectares (Canjuers est le camp militaire le plus vaste d'Europe). Aujourd'hui, cinq à six mille militaires habitent le camp, mais la "militarisation" de cette zone ne se fit pas sans remous. En effet, la lutte contre l'extension du camp du Larzac ayant, à l'époque, les faveurs des médias, l'affaire de Canjuers, malgré la très faible densité de population, fut très vite médiatisée. En vain, car le 4 août 1970, le village de Brovès fut "déplacé" à 35 kilomètres de sa position et renommé : Brovès-en-Seillans (car proche du village de Seillans). De la route, la vision du village de Brovès est poignante : l'église a gardé son clocher, mais pas sa cloche et les toits de tuiles, effondrés pour la plupart, ont été remplacés par de l'éverite rouge brique. La visite du village est formellement interdite et, outre les sanctions auxquelles s'exposent les contrevenants, l'état des bâtiments fait courir des risques graves à ceux qui s'aventurent dans les rues.
Par contraste, le hameau de Brovès-en-Seillans, ressemble à un lotissement. Ne subsistent du village originel que la fontaine et le momument aux morts qui ont été récupérés pour être placés sur le nouveau site. Il faut ajouter que les sépultures ont aussi été déménagées du cimetière d'origine.

Source : D'après : "Côte d'azur insolite et secrète" Édition Jonglez


Le village de Brovès (Photo Nadine)

Maintenant, laissez-moi vous présenter quelques extraits du livre d'Annie Bruel "De la terre et des larmes" qui raconte la longue agonie et la disparition de Brovès, village millénaire, pour laisser place au camp militaire de Canjuers. J'ai respecté l'ordre chronologique des évènements tels qu'ils sont décrits dans ce livre.

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Photo du Camps de Canjuers prise sur Wikipédia

"Il existe, tout au nord du département du Var, un immense et magnifique plateau qu'aujourd'hui, on appelle le camp militaire de Canjuers. Bien que cet endroit ne soit pas la montagne, il en a déjà la rudesse et la beauté. Située à 900 mètres d'altitude, cette immense étendue de prés, de roches et de monts a été constituée grâce à l'annexion d'une partie des terres communales des quatorze villages situés à sa périphérie. Bien que privés d'une grande partie de leur territoire, ces villages existent toujours. Tous, sauf un, hélas, qui se trouvait en plein milieu. (Nota de Nadine : ce sont les villages de : Aiguines, Ampus, Bargème, Bargemon, la Bastide, Bauduen, Châteaudouble, Comps-sur-Artuby, Mons, Montferrat, la Roque Esclapon, Seillans, Trigance et Vérignon, tous ces villages furent le berceau d'un bon nombre de mes ancêtres...). Depuis la nuit des temps, le village de Brovès s'étendait au centre de superbes pacages parsemés de promontoires rocheux. Malgré les nombreux morts que la guerre de 14-18 avait fait, malgré l'exode rural déjà amorcé, en l'année 1930, 129 personnes y vivaient et formaient une communauté essentiellement pastorale, activité perpétuée depuis de longs siècles par les mêmes familles, aux noms enracinés : Blanc, Brun, Fabre, Funel, Gariel, Lambert, Lions et Laugier.
Vivant dans le même décor inchangé depuis des millénaires, les Brovèsiens étaient quelquefois agriculteurs ou artisans, mais surtout, ils étaient bergers. Des bergers sédentaires davantage ici qu'ailleurs puisque, étant donné l'étendue et la richesse des pâturages, étant donné la constance du climat, les moutons de Brovès n'ont jamais eu besoin de transhumer. Hélas ! aujourd'hui, Brovès est mort et bien mort. Non seulement vidé de son âme et de ses entrailles mais aussi dévasté, il n'en reste qu'un semblant de décor. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à regarder tout au long de ses rues désertes, les trous noirs figurant ses anciennes fenêtres tandis que des plaques de plastique rouge remplacent les vénérables tuiles de ses maisons. Sans poutres faîtières, ni de toit pour les protéger, les pierres les plus hautes se maintiennent difficilement à leur place".

 
Brovès du temps où il était encore habité (carte postale années 50-60)

[...] Dans le journal Nice-Matin du 17 mars 1967, paraît l'arrêté ordonnant une enquête publique et désignant le commissaire enquêteur. Pour Brovès, cette enquête aura lieu en mairie du 3 au 20 avril 1967. La parole est enfin donnée aux principales victimes de l'installation militaire à Canjuers. Chaque homme va pouvoir dire et mieux encore, écrire ce qu'il a sur le coeur. Ce qui le fait trembler de colère et ce qui fait pleurer sa femme. Tous expriment leur opposition totale au projet de création d'un champ de tir et de manoeuvre sur leurs terres. Tous s'opposent fermement et durement à l'annexion arbitraire de leur village. Pot de terre contre pot de fer.
Le 25 avril 1967, le commissaire enquêteur rend un avis favorable à l'installation d'un camp militaire sur le territoire de Canjuers.
- Ça alors ! Ils se sont bien foutus de notre gueule ! Et le dégoût s'ajoute à la colère.
[...] Est-ce dans l'intention de réconforter les futurs expropriés que le jour de l'inauguration du camp militaire, le président Georges Pompidou trouve bon de proférer en plaisantant :
- Ne vous inquiétez pas pour votre avenir, vos filles épouseront des militaires !
[...] ... Alors que là-haut, entre ciel et prés, entre montagne et plaine, le clocher de l'église sonne encore les heures, même si ce sont les enfants qui tirent les cordes...
... Alors que, du col de la Glacière aux Combes, tous les pacages retentissent encore et toujours du bêlement des moutons et des jappements des chiens...
... Alors que les brebis agnellent à chaque automne, à chaque printemps...
... Alors que, tout au long des mois qui suivent, les futurs expropriés continuent à travailler dans leurs camps comme l'ont toujours fait leurs aïeux, comme eux-mêmes l'ont fait toute leur vie durant...
... Alors que l'oeil froid et la mine hautaine, des hommes entrent dans leurs maisons pour en soupeser la valeur sans vouloir prendre en compte ni le poids du souvenir ni la valeur des portes superbes toutes sculptées par des mains expertes, la valeur de l'immense évier taillé dans la pierre, la valeur des larges murs, murs immortels...
... Alors que sont connues les premières estimations pour les terres et pour les maisons...
... Alors qu'un officier, mandaté par les autorités militaires, accompagné d'un inspecteur des Domaines parcourt la campagne pour acheter les terres de ceux qui acceptent de vendre...
... Alors que, de ce fait, peu à peu, la terre appartient pour moitié à l'armée, pour moitié à ceux qui, depuis des siècles et des siècles, en vivaient...
... Alors que, de ce fait, pour mener leurs troupeaux aux pacages, les bergers doivent contourner des champs au lieu de les traverser...
... Alors, que n'étant plus totalement chez eux mais en sursis d'expulsion, les gens de Brovès voient passer et repasser des jeeps, des tanks et des camions...
... Le quatre août 1970, la mairie ferme. Brovès n'a plus d'existence légale. Aussitôt, les futurs expropriés, qu'il soient de Brovès, de Chardan (hameau), de Saint Marcellin (hameau) ou d'ailleurs sont alors obligés de songer à leur départ. Nuits sans sommeil, yeux hagards, colère à fleur de peau, sanglots à fleur de lèvres, tous y songent, certes, mais ne s'y préparent pas.

Dans les hameaux


[...] Ce jour de mars 1972, à Chardan, alors que depuis une quinzaine de jours, des barbelés sont apparus un peu partout, dès le petit matin, des jeeps bondissent dans les chemins, les camions les suivent d'un peu plus loin. Que ce soit au Jas, à la Colle ou à Bouchon, des hommes habillés de kaki vont et viennent. Leurs visages souriants semblent dire qu'ils apprécient l'endroit. Hélas, aujourd'hui doit avoir lieu l'ultime déménagement : celui des dix familles qui vivent dans le vallon. Une cérémonie d'adieu devait avoir lieu la veille... mais par crainte d'incidents, les autorités militaires se sont opposées à cette manifestation. Il faut donc partir à la va vite, dans le silence et dans la solitude la plus totale.
... Assise sur le rebord de l'abreuvoir, une vieille femme ne fait rien, elle ne veut pas partir, elle ne veut pas faire ses bagages, elle ne peut pas parler, elle pleure.
- Laissez-moi crever ici, implore-t-elle chaque fois qu'un soldat ou un officier passe à portée de voix... Elle regarde devant elle. Au-delà de l'immense pré, coulent l'Artuby et la Bruyère, lieux de soixante quinze années de joie, de travail et de peine, d'une vie pleine de certitude et de calme.
... Devant chaque entrée de maison, meubles, valises et cartons s'entassent dans des camions militaires. Un officier a été désigné pour veiller à la bonne évacuation des lieux. Le soir venu, le dernier à s'en aller, colère au soeur, ferme une ultime fois sa porte et s'en va lui donner les clés de sa maison. Ils ne se disent rien. Au-delà de l'absurde, il n'y a rien à dire, pas même un regard. Le même jour, à la même heure, la même histoire se répète dans tous les hameaux à la ronde... Un homme donne les clés de sa ferme à un inconnu. Cet homme n'est ni un voleur ni un criminel. Ses aïeux ont seulement eu le tort de construire une ferme et de cultiver des terres qui se trouveraient, des siècles plus tard, au mauvais endroit...

Pour lire la suite de ce récit il vous suffit de cliquer sur la carte postale de Brovès ci-dessous. Vous y découvrirez notamment un diaporama constitué de photos trouvées sur sur internet (Brovès blogspot). Merci.

Comme Brovès, le village des Salles a connu le même sort puisqu'il a fallu également le déplacer lors de la construction du barrage de Sainte-Croix-du-Verdon. Les derniers habitants ont été évacués par la gendarmerie le 1er mars 1974.   
Le nouveau village porte le nom des Salles-sur-verdon. Voir le lien ci-dessous
que vient de m'envoyer Bernard Mariotti auteur du blog et du film :
Memoire d'un village.
Par Nadine - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Provence Passion
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 00:00

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 Dès le Moyen Age, la ville de Draguignan fut confrontée à des problèmes d’alimentation en eau : la Nartuby coule à 2 km au sud de la ville avec un débit inconstant. A l’époque moderne, elle se tarit en période de sécheresse. Il faut cependant distinguer deux eaux : l’eau "industrielle" et l’eau "alimentaire".

 

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La Porte Aiguières (Photo Nadine)

 

La première, dans l’ordre historique, était réservée aux activités industrielles (mécanique des moulins, teintureries, mégisseries) ainsi qu’à l’irrigation des terres agricoles en amont de la Porte Aiguières ou Porte des eaux. Cette eau industrielle est captée à 4 km à l’Ouest, près du pont de la route d’Ampus. Elle est acheminée par un canal dit "le canal des Moulins" ou "canal des arrosants" ou encore "canal de la Reine Jeanne".

La deuxième, l’eau alimentaire, est captée sur les flancs du Malmont (étymologie = mauvais mont), qui domine Draguignan de ses 604 mètres d'altitude, dans le vallon des Rayollets et acheminée par un aqueduc à ciel ouvert qui deviendra au fur et à mesure souterrain, pour venir alimenter les fontaines de la cité. La structure modernisée au XVIIIe siècle existe encore : depuis la source proche de la Vieille route de Figanières, jusqu’à la Porte de Grasse (de nos jours, disparue). La géologie nous apprend que le territoire de Draguignan se développe sur des assises sédimentaires du début de l’aire secondaire : trias et jurassique. (Etude de René Cova, bulletin de la Société d’Etudes, tome XXXVII).

Au niveau de la Tour de l’Horloge, dont je vous en ai déjà parlé ICI, le rocher est un promontoire calcaire plus dur que toute sa périphérie. Il a résisté à l’érosion (eau, vent, gel), ses alentours étant une vaste zone d’effondrement suite à la dissolution des couches de gypse. Il culmine à 240 mètres. Le castrum médiéval va s’y installer. La cité comtale puis la ville royale vont venir s’enrouler autour de celui-ci. Au point du vue géologique, le pied du rocher est constitué par des zones effondrées par dissolution du gypse. Voyons maintenant les différentes rues qui constituent le "cicuit de l'eau".

Rue du Piquet Vieux

Elle doit son nom à l’impôt sur la farine que l’on percevait à cet endroit (XVIIe siècle).

Rue des Marchands

Appuyée au nord sur le rempart du XIIIe/XIVe siècle, elle relie la place du Marché à la Place aux Herbes. Au carrefour rue du Piquet Vieux - rue des Marchands - rue de Trans se situait au Moyen-Age l’Hôpital Saint Jacques qui accueillait pèlerins, voyageurs et malades à l’entrée de la ville.

Rue de Trans

Premier faubourg de la cité et véritable artère jugulaire de la ville jusqu’au milieu du XIXe siècle, elle était le passage obligé pour Fréjus ou encore l’Italie. Portant les armes de la ville, cette Tour-porche, qui date de 1245, jadis fermée par une lourde porte et garnie d’une herse, était précédée du fossé enjambé par le pont-levis et défendu par une barbacane (ouvrage de fortification avancée qui protégeait un passage, une porte, qui permettait à la garnison d'une forteresse de se réunir à un point saillant à couvert).

 

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 La Porte Romaine (Photo Nadine)

Place aux Herbes et Porte Romaine

Le fossé comblé et la barbacane détruite ont donné naissance à la place où l’on vendait les légumes dès le XVIe siècle. La pharmacie au coin de la place reçut en 1833 le jeune Hippolyte Mège-Mouriès (1817-1880) comme stagiaire en officine. Auteur de travaux remarquables notamment sur le pain, il inventa la margarine (1869).

Le Café des Mille Colonnes, qui fait face à la pharmacie, est l’un des plus anciens lieux de convivialité de France : une auberge dans ses murs est attestée dès le XVe siècle… Au n°4 se trouve la maison natale de Claude Gay (1800-1873), pharmacien, grand naturaliste, membre de l’Académie des Sciences (1856), citoyen d’honneur du Chili (lire mon article sur ce personnage ICI).

Rue Blancherie

Son étymologie vient du provençal blancarié, où se trouvaient les mégisseries qui blanchissaient les peaux.

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Lavoir de Capesse (Photo Nadine)

Rue Capessse

Son étymologie vient d’une habitante venant de Gap : Gapesse devenant Capesse). Son lavoir date de 1639, le sol était caladé (pavé de galets). Le lavoir, haut lieu de mémoire et de bavardages… Au Nord, l’on aperçoit les bâtiments du couvent de l’Observance (1501) et à l’Est le couvent des Minimes avec son clocher décalé (1706).

Rue de l’Observance

Elle doit son nom au couvent situé plus loin. Rue de l’aristocratie et des hommes de Loi sous l’Ancien Régime, on remarquera ses maisons et leurs portes.

 

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Au-dessus de la porte du numéro 46 figure le portrait de Sandor Kisfaludy et une plaque à son nom rappelle qu'il a habité cette maison  (Photo Nadine)

 

Au n°46 séjourna en 1796 Sandor Kisfaludy, officier hongrois fait prisonnier en Italie par le général Bonaparte. Ce dernier deviendra le chantre de la poésie hongroise inspiré par une jeune dracénoise Julie Caroline d’Esclapon habitant au n°31. La porte du n°21 présente des symboles maçonniques.

Place de l’Observance

Au Moyen Age, elle était traversée par le canal "dans lequel tombaient tous les jours des petits enfants". Il fut voûté en 1638. Au n°2 s’élevait la "Maison du Roi" édifiée dès 1591. Elle abritait le Palais de Justice et la Conciergerie ou prison.

Eglise et couvent de l’Observance (1501) : des Frères Mineurs de la Régulière Observance.

L'Observance est le seul des cinq couvents de la ville de Draguignan parvenu jusqu'à nous dans son intégralité. L'église est un vaste édifice de style gothique, sobre et flanqué au levant d'un cloître rectangulaire. La nef comporte quatre travées. La voûte repose sur des arcs doubleaux légèrement brisés et des arcs à croisées d'ogives retombant sur des pilastres. Le mur gouttereau oriental est éclairé de 3 fenêtres hautes. Le mur gouttereau occidental s'ouvre par cinq arcades ogivales sur autant de chapelles voûtées en croisées d'arêtes. Le choeur est pentagonal. Sa voûte est à croisées d'ogives avec clef. Un jubé (disparu) de 9 mètres de haut, fermé par une grille isolait un vaste choeur à double rangée de stalles. Le clocher a été remplacé par un petit campanile. Les bâtiments claustraux comptaient 22 cellules pour les frères franciscains réformés de la stricte Observance, l'appartement du prieur avec terrasse donnant sur un jardin, un réfectoire, une sacristie, des écuries... Les galeries du cloître sont ouvertes par des arcades cintrées. Elles étaient décorées de fleurs symboliques. Une Descente de Croix est encore visible. Du couloir sud partait le grand escalier menant au premier étage. L'Observance de Draguignan fut la première installation de l'ordre dans le diocèse de Fréjus. Elle résulte d'une donation des quatre frères Fabre et de Louis de Villeneuve, marquis de Trans et de sa fille Charlotte, veuve Grimaldi. La construction commencée en 1501, dura plus de 16 ans, utilisant une partie des pierres du donjon de la ville, démoli en 1509. A l'intérieur furent inhumés des Villeneuve-Trans et d'illustres dracénois comme Boniface de Trans et Fouque la Garde, et dans le cimetière du chevet, des victimes de la peste (1522). Les combles de la nef recevaient les anciens ossements. La tradition veut que le frère Simon Boudet ait introduit ici la culture de la tomate en Dracénie. Le couvent connut bien des vicissitudes : place forte lors des guerres de Religion (1576) et de la Fronde (1649), tribunal de Sénéchaussée (1693), hôpital militaire pour les alliés Espagnols (1742), entrepôt pour le fourrage des cavaliers austro-sardes (1746), loge maçonnique "Saint-Jean" (1785) puis "Le triomphe de l'Amitié". Vendu comme Bien National à la Révolution, l'époque moderne en fit une fabrique de bouchons, un magasin de fruits et légumes, un garage pour l'autobus "Draguignan-Saint-André-les-Alpes", c'était un véritable capharnaüm quand la commune de Draguignan en fit l'acquisition puis la restauration. Aujourd’hui la chapelle de l'Observance est un lieu d'expositions culturelles (peintures, sculptures...). Départ de l’église pour la visite des Enfers (Infers) : salle de bassins de décantation des eaux résiduelles des moulins.

Rue des Moulins

Dénommée "rue des Enfers" jusqu’au XIXe siècle. L’accès aux cinq bassins de décantation des eaux grasses se fait en visite guidée exclusivement. Cet aménagement daté du XVIIe

siècle (délib. Conseil Communal : 3 avril 1663) permettait aux savonniers de récupérer les eaux grasses issues des moulins et le revenu était employé au service des pauvres. 

Rue de l’Observance

Au n°15. l'Hôtel Giraud-La Garde, façade du XVIIe siècle, six générations d’avocats s’y succédèrent. Emmanuel François Giraud de La Garde d’Agay (1653-1742) fut lieutenant général des Soumissions et Subdélégué de l’Intendant de Provence.

 

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Porte et plaque de la maison natale d'Honoré Muraire (Photos Nadine)

 

Au n°14, la maison d’Honoré Muraire (1750- 1836), député du Var à la Révolution, devenu 1er Président de la Cour d’appel de Paris.

Au n°13, Hôtel Brun-Castellane(façade du XVIIIe siècle). Marc Brun de Castellane,

Lieutenant de Sénéchaussée, considéré comme Frondeur, fut assassiné en 1649.

Au n°5 et 5 bis, le canal traverse la cour où existait un moulin. Le mécanisme (pressoir, engrenage, cuve) est exposé au musée des ATP. On aperçoit une meule sur le sol.

Les n°3 et 3bis abritent le Moulin de l’Horloge.

Le n°1 abrite Lou Calen. Ces deux moulins sont attestés depuis plus de six siècles. Mis aux normes européennes ils donnent la meilleure huile de la région.

Rue des Tanneurs

Jadis rue du Bàrri (du provençal : rempart) la tannerie s’y installa au XVIIIe siècle. Le rempart de la cité Comtale était renforcé par des tours carrées en saillie dont une rescapée est visible dans cette rue. Elle date du XIVe siècle.

Place des Tanneurs

L’arrivée en eau potable provenant de la source des Rayollets conduit à une chambre quadrangulaire qui abrite un bac de partage des eaux jadis régulée par les fontainiers.

Elle alimentait quatre fontaines dont certaines ont disparu de nos jours : à la place Portaiguières (disparue), à l'actuelle place Roger Fréani (1613) anciennement place du "Marché-neuf" puis "place de la Halle" enfin "place de la Poissonnerie", une autre fontaine au "Haut du Marché" (disparue), et une autre au "Bas du Marché", surmontée du buste du baron d’Azémar.

Place Portaiguières

(Provençal porto aiguiero - porte des Eaux) La Tour-porte comme la Porte Romaine date du XIIIe siècle. A cette époque existait un puits public, puis une fontaine et l’arrivée du canal des Moulins.

Rue du Jardin des Plantes

Jadis rue des Blanqueries, c’est-à-dire des mégisseries (XIIIe siècle).

Boulevard de la Liberté.

On franchit le IIIe rempart (XVIe-XVIIe siècle) en prenant le passage protégé.

Rue Folletière et le Grand Lavoir

(Date du XIXe siècle). Avec sa toiture en tuiles, ses deux bassins bordés de platanes centenaires, ses étendoirs encore en place et le coin de la "bugade". Ici arrivent les eaux dérivées de la Nartuby depuis le pont de la route d’Ampus.

 

Source : D'après la nouvelle documentation parue en 2010 sur le circuit de l'eau éditée par la Communauté d'Agglomération Dracénoise.

 

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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Provence Passion
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 00:00

 

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Imaginez un gros dinosaure de calcaire endormi depuis la fin de l’ère secondaire entre Gémenos dans les Bouches du Rhône et La Roquebrussanne dans le Var. Etalé sur 14 km de long, haut de 1000 m, il présente une face sud en pentes douces tandis que le nord est tout en falaises. C’est dans l’une d’elle qu’une vaste grotte a donné son nom à ce massif : la Sainte-Baume. Sainte car la grotte aurait servi d’abri aux trente dernières années de Marie-Madeleine, la fidèle disciple du Christ. Son tombeau, dans la basilique de la ville de Saint-Maximin, est considéré comme le troisième plus important de la chrétienté.

 

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Devenu dès le Ve siècle un lieu de pèlerinage et d’inspiration, la grotte a sacralisé la montagne et a permis de conserver l’une des plus belles forêts de France, encore habitée par une faune importante. Ce haut lieu est aussi le château d’eau du sud de la Provence où prennent naissance de nombreuses sources et où se dissimule un patrimoine vernaculaire de 40 glacières, de fours à cade, de fours à chaux et d’habitats néolithiques. L’immense manteau sombre de la forêt relique de Provence, vénérée déjà au temps des Ligures, des Grecs puis des Celtes, bénéficie d’un microclimat favorable grâce à l’ombre portée par une falaise de près de 300 m de haut et à la nébulosité déployée sur la crête entre l’air chaud de l’adret et le froid de l’ubac. Le massif attirerait 800 000 personnes par an.

 

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Photo de mon ami Fred. Pour lire son article Mystères de la forêt de la Sainte-Baume

http://horizons-d-aton.over-blog.fr/article-20494869.html

 

Un nombre considérable de visiteurs qui n’empêche pas le chamois, le chevreuil, le renard, la genette de fréquenter cette forêt domaniale. On y trouve plus de 200 espèces animales dont l’aigle royal, l’aigle de Bonelli, le circaète Jean-le-blanc, le grand duc, le grand corbeau, le plumier guignard, la bondée apivore. Le sentier pentu des pèlerinages, après les lacets, les escaliers et la scène du chemin de croix, mène à la grotte. Un lieu imposant, éclairé par les superbes vitraux réalisés par un compagnon du tour de France, (Marie-Madeleine est leur patronne) et par des compagnies de cierges et de lumignons. Il conserve une atmosphère mystique, avec son mur d’ex-voto, son autel, sa châsse, son second niveau et l’écho des gouttes d’eau qui s’y répercute

 

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A l’est, on trouve la glacière de Fontfrège et la plus belle qui a été restaurée : celle de Pivaut  avec ses 18 m de diamètre et ses 23 m de hauteur, perdue dans les pins et les chênes séculaires. Les porteurs de glace descendaient alimenter Marseille et Toulon. De nos jours, ce sont les habitants de ces villes qui montent prendre le frais sur le massif. De sa crête, on peut  admirer la Sainte-Victoire au nord et la Méditerranée au sud. Son toit, appelé le Signal des Béguines culmine à 1148 m. Le Saint-Pilon domine la grotte. Plus bas, le vallon de Castelette recèle les sources de l’Huveaune. L’eau y a creusé une cinquantaine de superbes vasques en cascade appelées les gours pétrifiants, de couleur turquoise. Le chemin des Roys, à partir de Nans-les-pins, est jalonné d’oratoires. On y monte notamment à la suite des rois Louis IX (Saint-Louis), François 1er et Louis XIV, mais aussi à la suite de Catherine de Sienne, Vincent Ferrier, Vincent de Paul, Jean-Baptiste de la Salle, Charles de Foucauld… Après le pic de Bertagne et de col de l’Espigoulier, on descend vers le parc de Saint-Pons, vers son abbaye et le Gourd de l’Oule. Cette montagne enchantée de la Provence verte appelle toujours à y revenir car on reste fasciné par tant de beauté et par la découverte de ces lieux exceptionnels.

 

Source : D’après un article paru dans Destination Provence -

Le magazine du voyage - N°6.

 

La-Sainte-Baume-Bertagne

Pour en savoir plus :  http://saintebaume.dominicains.com/

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Balades régionales.
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Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 00:00

  

Avec mes excuses, je n'avais pas vu que cet article n'avait pas été publié. Je le mets tout de suite. Je vous remercie pour tous vos gentils mots pour me demander des nouvelles de ma maman. Elle va mieux et devrait sortir à la fin de la semaine de la clinique.

Bises à tous.

 

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J'ai pris cette photo sur le blog de mon amie Rosette d'Ampus dont vous trouverez les coordonnées au bas de mon article.

 

Le Père Adonis Volpato, qui fut curé d'Ampus pendant 33 ans, est né à Padoue en Italie le 10 février 1924 dans une famille de onze enfants. Le père d'Adonis, entrepreneur, donne très tôt à son fils, le goût de la maçonnerie ; il deviendra plus tard "Le Curé Bâtisseur" d'Ampus. En 1961, ayant suivi les cours du séminaire de Toulon, il est ordonné prêtre. Après un très court séjour à l'aumônerie de l'hôpital de Toulon, il est nommé curé d'Ampus. En 1962, il entreprend la restauration de l'église paroissiale. Les travaux durent quatre ans et demi jusqu'en 1967 : 10 000 tuiles sont scellées sur la dalle de béton qui nécessite 5 000 seaux de mortier, les murs extérieurs sont rejointés tandis qu'à l'intérieur l'épaisse couche de plâtre est décapée pour laisser apparaître les pierres taillées par les moines cisterciens au XIIe siècle. Dans le même temps, le Père Volpato à qui l'on avait donné le terrain autour de l'église (à l'emplacement du castrum médiéval), a l'idée d'y édifier un chemin de croix. Pour cela, il fait appel à un céramiste britannique installé depuis quelques années dans le village : Geoffrey Hindry dit Geoff. Le curé trace lui-même avec son tracteur l'emplacement de son futur chemin de croix et discute avec Geoff des quatorze stations que celui-ci compter créer et mettre en place lui-même. Pendant que Geoff travaille à ses panneaux de céramique, le curé prépare le terrain : 400m3 de terre sont déplacés et 300 mines explosées pour modeler le rocher. Il plante des centaines d'arbres, d'arbustes et sde fleurs. Les quatorze stations sont réalisées sur deux ans de 1965 à 1967. Geoff passionné par cette entreprise décide avec l'accord de l'Abbé Volpato de créer un quinzième panneau qui mélangera céramique et galets, plus abstrait dans sa conception. Les abords aménagés par le curé Volpato conviennent très bien. L'évêque de Fréjus viendra bénir l'ouvrage en grande cérémonie. Geoffrey Hindry meurt en 1977. Par la suite, certains carreaux employés par Goeff et qui étaient de mauvaises qualité ont peut à peu été détériorés par le gel de l'hiver. La belle station du Christ mourant sur la croix, exposée au vent, a particulièrement souffert. En 2001, la municipalité décide de faire restaurer ce bien qui fait partie du patrimoine communal (le curé Volpato mort en 1994, avait fait don du chemin de croix à la commune). Le laboratoire de Conservation, Restauration et Recherches du Centre Archéologique du Var met plus d'un an à faire ce travail de restauration et de remise en état des stations.

Nota de Nadine : Je précise que les photos ont été faites par ma soeur mais qu'elle n'a pas pris des clichés de toutes les stations. Pour vous situer le chemin de croix sur la photo de dessous, il se trouve parmi les arbres derrière l'église. C'est un joli endroit calme et paisible.

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  Pour parler encore un peu du Père Adonis Volpato, je dois vous dire que le curé bâtisseur ne s'était pas contenté de restaurer l'église d'Ampus. Plus de trente églises et chapelles lui doivent d'être encore en bon état aujourd'hui, telles que celles de Vérignon, Châteaudouble, Tourtour, Lorgues, Comps, Sillans-la-Cascade, Saint-Antonin, Mons, etc... La renommée du curé dépasse largement les frontières du Var : le 7 octobre 1971, il reçoit de mains de Madame Pompidou le 8ème Prix des Chefs d'oeuvre en péril, ainsi que le somme de 10 000 Francs qui lui servira à boucher quelques trous dans les toitures des églises de la région. Le 10 décembre 1980, le Père Volpato est de nouveau à l'honneur : Monsieur Giscard d'Estaing lui remet un chèque de 20 000 Francs au nom de la Fondation des Chefs d'oeuvre en péril.

A Ampus et dans les villages des environs, on se souvient du Père Adonis Volpato. Tous le revoient, un sac de ciment sur l'épaule droite, une échelle sous le bras gauche, sur des chemins de chèvre accompagné de son âne Tintin ou bien encore monté sur des échafaudages faits de branches ficelées à de vieilles planches à 10 mètres du sol. Sans oublier de parler de sa technique particulière pour envoyer les tuiles à son ouvrier : le curé mettait la tuile au bout d'un bâton et d'un geste habile et sûr la lançait à l'ouvrier monté sur le toit qui la réceptionnait, il paraît que sur la quantité il n'en cassait pas tellement.

 L'Abbé Adonis Volpato prit sa retraite et quitta Ampus à regret. Il retourna en Italie dans sa famille, où il mourut le 2 août 1994.

 

Source : D'après la brochure : Ampus, le chemin de croix, éditée par l'APPA - Association pour la Conservation du Patrimoine d'Ampus - Mars 2009.

Pour voir des photos et en savoir plus, je mets ce lien du blog Le Toupin de mon amie Rosette d'Ampus :

http://villageampus83.blog.lemonde.fr/2007/08/06/dhier-a-aujourdhui/

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Villages et lieux du Var - Communauté : Petit patrimoine
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