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Georges, de Draguignan, un ami généalogiste, m'a envoyé son témoignage le 28 juin. Voilà ce qu'il a écrit :
Petite explication
En priorité, une pluie incessante d’une grande intensité sur le Nord du département et le centre Var durant une vingtaine d’heures (l’équivalent de 6 mois de pluie).
En outre, Draguignan est situé dans une cuvette :
- Au Nord, la sortie des gorges de Châteaudouble. Venant de ces gorges, la rivière Nartuby, alimenté quand il pleut, sec à Draguignan le reste du temps ; son parcours passe au pied de la ville en bordure de la zone industrielle. Ce cours s’est trouvé gonflé par les eaux recueillies dans son bassin de réception.
- A l’Ouest et à l’Est des collines (Le Malmont) avec un urbanisme poussé jusque vers les sommets.
Dans un premier temps, des masses énormes d’eau en provenance du Malmont se sont répandues vers le centre ville charriant boues, pierres, arbres... Toutes les caves, les parkings souterrains, les rez-de-chaussée des grands ensembles et des villas ont été inondés. Ces eaux se sont ensuite écoulées par la route de Lorgues et le quartier Saint-Hermentaire en direction de la Nartuby créant son lot de misères.
Quand la Nartuby a débordé, les eaux sont remontées vers la ville et ont rencontré celles en provenance du centre ville. cela a formé d’énormes courants tourbillonnants d’une hauteur de 2 à 3 mètres, pour ensuite se diriger vers la zone industrielle et Trans emportant des voitures et malheureusement quelques personnes.
Les dégâts
Les premiers touchés, à la sortie des gorges, le petit hameau de Rebouillon et le quartier de la Clappe. ont payé un lourd tribu, en vie humaine, maisons, ponts, terrains cultivables.
A Draguignan on déplore une douzaine de morts et 4 disparus.
Toutes les grandes surfaces et tous les magasins de la route de Lorgues ont subi de gros dommages. A l’Intermarché, les clients et les employés se sont réfugiés sur la toiture, toute la nuit un hélicoptère a hélitreuillé, une à une, ces personnes.
Le hall de la polyclinique Notre-Dame. On voit bien sur les murs jusqu'où l'eau est montée. Tout ce qui se trouve au rez-de-chaussée est sinistré : administration, salles d'opération, radiologie, dialyse, etc...
La polyclinique Notre-Dame a eu tout son rez-de-chaussée détruit, y compris le centre de dialyse. Les malades ont été évacués vers d’autres établissements hospitaliers.
La prison a également été sinistrée, les prisonniers ont été transférés vers d’autres centres de rétention.
La zone industrielle a particulièrement souffert puisque toutes les constructions sont sinistrées, matériels et marchandises irrécupérables pour la plupart
On a dénombré environ, 5 à 600 véhicules noyés ou emportés par les eaux ( Nota de Nadine : je crois que Georges est fort malheureusement loin du compte). Les concessionnaires Ford, Opel à Draguignan et Peugeot à Trans ont perdu toutes leurs voitures (neuves et occasions).
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Vidéo ci-dessous, l'eau qui dévale du boulevard de la Liberté. Vidéo suivante les dégât le lendemain, boulevard de la Liberté, rue Jean Aicard, puis dans le centre ville.
Les dégâts route de Lorgues devant la prison
Un dracénois témoigne
Article programmé pendant ma pause
Je publie cet article pour la communauté de Kaaper Nefredkheperou de Toulon
"Méditerranées" dont le principe est :
"Rassembler tous les amoureux de la Méditerranée et des cultures méditerranéennes. Sous tous ses aspects :
culturel, historique, naturel, humain. Et sous tous les horizons qui bordent les rives de cette mer mythique".
Voir son blog :
http://horizons-d-aton.over-blog.fr/
Je connais Nefred depuis 2007, avec lui découvrez l'Egypte.
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Dimanche 30 mai, nous voici partis pour Fréjus-Saint Raphaël. Désormais, les deux villes se touchent, on entre dans une pour aller dans l'autre, on ne sait plus on l'on est, toutes les deux se confondent et s'imbriquent. Petit tour au port de plaisance de Santa Lucia.
Il faisait un mistral à décorner les boeufs ! Je suis allée jusqu'au bout d'un ponton prendre des photos, j'avais l'impression que les lattes du ponton bougeait et que je tanguais. Bon, en même temps, je ne suis pas allée non plus au bord, courageuse mais pas folle la guêpe, une rafale de vent et hop on est vite déporté... Ci-dessous les photos d'un jardin avec un mini-golf, une jolie promenade et même un kiosque.
A préciser que Santa Lucia est le troisième port de plaisance de la Côte d’Azur. C’est un point de départ idéal pour les côtes méditerranéennes, la Corse, l’Italie. C’est là, à côté du chantier naval, que démarre pour les marcheurs le sentier du littoral. Quant aux flâneurs, ils auront plaisir à parcourir les deux kilomètres de quais agrémentés de nombreux commerces.
Article programmé pendant ma pause
Je publie ces photos pour ma communauté
"Bleu charrette et rose bonbon"
dans laquelle vous pouvez continuer à vous inscrire.
Il y a actuellement 26 blogs.
J'ai pris ces photos à Tourtour.
Je publie dans la communauté de Daniel "Les varois"
qui comporte actuellement 40 blogs.
Voir son blog
Vue générale de Châteaudouble en surplomb du village
A gauche, vestiges du château avec la tour
Le cimetière actuel a été bâti sur les restes du château (Photos Nadine)
Le donjon bâti sur le roc domine et veille sur Châteaudouble
(Photo prise à la tombée du jour par Nadine)
Entrée du village (Photo Nadine)
Véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise, Châteaudouble
domine de 130 mètres les gorges verdoyantes qui portent son nom. C'est la présence de deux châteaux, l'un au-dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de
Châteaudouble.
Le passé tumultueux du village se révèle au gré des rues en calades et des passages voûtés, sur les frontons sculptés de Roses Croix, souvenirs des Templiers ou sur les façades des demeures du
XVIIIe siècle qui bordent les rives de la Nartuby.
Deux passages voûtés entre deux maisons qui permettent d'accéder au belvédère (Photo Nadine)
Escaliers restaurés (Photo Nadine)
L'église de l'Annonciation (Photos Nadine)
Renseignements sur l'église
L’église mise en chantier en 1594, fut agrandie par l’adjonction d’un bas-côté en 1678. Elle engloba dans sa construction l’ancienne église, qui était dédiée à saint Trophyme, et citée en 1079 dans une bulle du pape Grégoire VII. La grande nef contient ce sanctuaire primitif. Elle porte une voûte à berceaux reposant sur une petite corniche, des arcs doubleaux qui retombent sur de minces colonnes ornées de chapiteaux qui renforcent la voûte. Dans ses murs latéraux ont été ouvertes des chapelles peu profondes que surmonte un arceau en plein cintre. Le petit vaisseau se termine par une abside à cinq pans recouverte d’une voûte d’ogives dont les nervures se rejoignent au sommet.
Les services des Beaux-Arts ont classé les retables du maître-autel, de l’autel de Notre-Dame du Mont-Carmel et l’autel de Saint-Joseph. On été classés également un bénitier du XVIe siècle, et le bas-relief d’une porte du XVIIe siècle. On remarquera aussi un Christ en bois sculpté.
La fontaine avec en fond la nouvelle mairie. Les abords de la fontaine étaient en réfection et j'ai essayé d'éviter la bétonnière, les sacs de ciment, désolée pour le tonneau bleu à gauche. Parfois, prendre une photo relève de l'exploit... (Photo Nadine)
Maisons anciennes sur une placette (Photo Nadine)
Belle glycine (Photo Nadine)
Porte et son linteau daté de 1809 (Photo Nadine)
Un peu d'histoire du village
La cité est mentionnée dans un acte de 1027 sous le nom de "Castellum diaboli". Le château nommmé "Castellum Duplum" est cité vers 1032 et 1038, puis vers 1200. Giraud de Villeneuve en est le seigneur en 1240. En 1252, le châteaau est cité à nouveau dans les possessions comtales de Charles 1er d'Anjou. De ce château, il ne reste que le donjon carré constitué de deux niveaux voûtés. Il est daté du XIIe siècle. Alors "château du diable ou château double" ? En tous cas, ce lieu élevé fut longtemps considéré comme imprenable. Ainsi en 890, des gens de la région fuyant les Sarrasins vinrent s'y réfugier. En 1079, le prieuré Saint-martin existe. Il fonctionnera jusqu'au XVIIIe siècle. le village, initialement construit sur le haut du rocher, descendra son implantation sur l'emplacement actuel au XVe siècle. Juché sur son étroit plateau, Châteaudouble est un village qui invite à la découverte nonchanlante de ses ruelles, parfois montantes, le plus souvent à plat et avec de belles vues sur les gorges qui portent son nom.
Autrefois, avant le XIXe siècle, il n'y avait pas de route pour accéder au village, seul le chemin muletier était praticable pour les hommes et pour les animaux. Les transports s’effectuaient à dos d’hommes ou au mieux avec des mulets d’où ce surnom affectueux du pays des mulets "lei gimèrri". Des vestiges importants de ce chemin sont visibles, en remontant des gorges, juste avant de traverser le tunnel creusé dans le rocher.
Source : D'après "Les carnets de route" d'Alain Raynaud -
Itinéraire-découvertes le Var.
Le hameau de Rebouillon (Photo internet)
Bijou provençal dans un écrin de verdure, Châteaudouble offre aux amoureux de la nature des promenades magnifiques :
Je publie aujourd'hui pour la communauté de Canelle 56
Les rendez-vous de l'insolite
http://canelle56.over-blog.com/
Nous sommes allés nous balader dimanche dernier et sur le retour nous avons fait une halte au Luc en Provence (Var).
Voilà ce que nous avons découvert lorsque nous nous sommes garés :
Un endroit pour se reposer qui porte le nom de : Banc des menteurs.
Qu'est-ce à dire ?
Que celles et ceux qui s'assoient là ne racontent que des mensonges ?
Tout le monde sait qu'en Provence on aime bien galéger.
D'ailleurs, qu'est-ce qu'une galéjade ? Une galéjade, c'est une plaisanterie, une blague, une histoire inventée... Et puis, tout le monde sait aussi que sur un blanc, c'est là qu'on fait et qu'on refait le monde. C'est là aussi que les gens sont habillés pour l'hiver, qu'on leur taille des pardessus, des manteaux et que chacun(e) y va de son petit cancan. Cela me rappelle le sketch des Vamps : Et si on disait du mal ? Et vas-y de dénigrer les un(e)s et les autres.
Ah, si tous les bancs de Provence pouvaient parler, ils en raconteraient des histoires...
Des histoires provençales bien sûr, quoi d'autre ?
Tiens, je suis contente de moi, j'ai trouvé l'inspiration sur le banc des menteurs.
Bla, bla, bla, bla...
Je publie cet article pour la communauté de Dolus1
Fontaines, lavoirs et moulins à eau
http://milfontaines.over-blog.fr/
La place de la Halle au débouché de la Grand Rue avec la fontaine du Marché-Neuf (Carte postale ancienne - 1900)
La maison à droite est l'ancienne Halle aux grains. En 1657, le conseil de ville décida de transporter le commerce des grains depuis l'ancienne place du Marché, avec sa table de pierre à mesurer, jusqu'au Marché-Neuf et d'y construire une Halle aux grains. Elle fut construite à l'emplacement de deux maisons achetées en 1661. Mais après transformation, le local changea d'utilisation : on y trouve au début du XVIIIe siècle, un tonnelier et un sculpteur, puis à nouveau les Fermiers du grain jugés moins bruyants. A la fin du XVIIIe siècle, les dracénois passionnés de musique voulurent en faire une Académie musicale. On y donna des concerts, des bals, on y joua la comédie. En 1866, elle devint une école municipale de garçons, et en 1872 le Tribunal de Commerce. Elle est de nos jours occupée par le Service municipal des Associations dracénoises. L'encadrement en pierre de taille de la porte et des fenêtres date de 1749 et provient de l'ancienne mairie, située sur la place du Marché et démolie en 1807.
La Grand Rue de nos jours avec la jolie fontaine du Marché-Neuf restaurée.
Les angelots chevauchant les cygnes ont été supprimés ou ont disparu ? (sur une carte postale de 1926 ils y étaient encore) et un dragon symbole de la ville de Draguignan a été rajouté en son sommet (Photo Nadine).
Le haut de la fontaine vu de plus près (Photo Nadine)
L'ancien Tribunal de Commerce et la fontaine (Photo Nadine)
Entre la circulation et les véhicules garés n'importe comment, j'ai du jongler pour prendre les photos avec en prime les gens qui se demandent pourquoi je prends des photos à cet endroit... C'est pour faire parler les curieux, na !
Voilà, vous avez vu la fontaine sous tous les angles (Photo Nadine)
Au Moyen-Age, la ville de Draguignan était enserrée dans ses remparts. Au début du XIVe siècle, la ville se mit à déborder de ses murs devenus trop étroits et l'on édifia à l'endroit dont je vous parle, un "bourg neuf". La place qui fut formée, minuscule à l'origine, à l'ombre du rempart, devint une annexe de celle du Marché. Elle fut appelée "place du Marché Neuf" jusqu'au XVIIe siècle, puis "place de la Halle" après l'intermède révolutionnaire. Elle fut l'objet de préoccupations stratégiques. En 1374, on y creusa un fossé défensif en continuation de la lice*. En 1379, on y éleva une tour carrée qui vint flanquer la muraille, dépourvue d'ouvrage avancé à ce niveau. Cependant, au XVIe siècle, lors des Guerres de Religion, après la prise du pouvoir par le parti catholique, le quartier était encore considéré comme un point faible de la cité. Outre la démolition du cloître des Dominicains, on fit "bastir" (obturer) les portes et fenêtres du Marché-Neuf. En 1613, la place fut dotée d'une fontaine, complétée vingt ans plus tard d'un bassin de forme octogonale et plantée d'ormeaux.
En période de Carnaval, la "placette" était réservée au bals des bassaquets, qui étaient de modestes journaliers. Au XVIIe siècle, on y jouait aux quilles avec une frénésie et des nuisances telles qu'un arrêté de 1643 dut l'interdire pour les dimanche et fêtes. L'ambiance n'était pas plus calme au XVIIIe siècle, les rixes y étaient fréquentes. Telle la bataille rangée qui opposa les paysans, les artisans et les marguilliers** de Sainte Marguerite venus y danser le jour de sa fête. En 1834, on y édifia une halle aux poissons, la "Vieille Poissonnerie", qui fut démolie en 1931. La place de la Halle a été rebaptisée de nos jours du nom d'un héros de la Résistance mort le 15 août 1944, jour de la libération de la Provence : place Roger Fréani.
Source : D'après le livre : Draguignan - Pierre Jean Gayrard - Ed. Equinoxe
Texte arrangé et augmenté de mes propres recherches
* Lice : Une lice est une palissade qui entoure une fortification. À l'origine, les lices étaient des palissades construites en bois qui entouraient les maisons-fortes et les châteaux. Ce nom a ensuite servi à désigner tout champ ou terrain clos destiné à des tournois ou autres exercices en plein-air. Ces différents usages ont donné naissance à l'expression, "entrer en lice", qui signifie "entrer en compétition".
** Marguilier : Le marguillier (du latin matricularis, qui tient un registre) avait, dans chaque paroisse, la charge du registre des personnes qui recevaient les aumônes de l'Église. Il servait d'aide au sacristain, nommait et révoquait les chantres, les bedeaux... Ce n'était pas une profession mais une charge. Un marguillier était un laïc, membre du conseil de fabrique, chargé de l'administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l'entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil. Les membres de ce conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, et un secrétaire. Chaque année, le conseil de fabrique procédait à l'élection de deux d'entre eux. Le plus ancien était sortant et ne pouvait se représenter.
Lac de Carcès - Photo aérienne trouvée sur internet
Lac de Carcès (Photo Nadine)
Pour faire suite à mon article de la semaine dernière sur le village de Carcès, je vais vous parler à présent du lac tout
proche que l'on appelle lac de Carcès.
C'est le lac de la Fontaine-d'Ajonc ou lac Sainte-Suzanne appelé communément lac de Carcès, qui alimente en eau potable la ville de Toulon ainsi que les villes de la ceinture toulonnaise. Avec une superficie de près de cent hectares, le lac contient huit millions de mètres cubes d'eau qui sont ainsi disponibles dans un site boisé et naturel que seules perturbent les automobiles empruntant la petite route sinueuse sur la berge Est du lac.
Les communes des environs de Toulon sont regroupées en deux syndicats intercommunaux. Ce sont celles de : La Seyne, Hyères, Carqueiranne, La Crau, La Londe-les-Maures, Le Lavandou, Bormes-les-Mimosas, Solliès-Pont, Solliès-Ville, La Farlède, Pierrefeu, Collobrières, La Valette-du-Var, La Garde et Le Pradet. Ce lac artificiel a été construit de 1934 à 1939 au confluent des rivières de l'Issole et du Caramy, au sud de Carcès.
C'est en 1935 que la ville de Toulon concéda l'exploitation de la stérilisation de
l'ozone - procédé de M. Otto qui permet d'avoir au final une
eau potable et non chlorée - des eaux de Saint-Antoine et de Dardennes à la Compagnie des eaux et de l'ozone. Les concessions initiales ont été grossies de vingt avenants au cours des ans, ce qui
a obligé à une nouvelle rédaction en 1980. Mais il a toujours
été stipulé, dans les différentes versions, que la baignade et la navigation sur le lac étaient interdites, pour des raisons de sécurité : en effet, la possibilité de pompage durant la
période sèche peut faire baisser le niveau d'eau brutalement de cinq à dix mètres. À l'inverse, l'existence de vannes toits sur le barrage, permet de faire monter le niveau de deux mètres et demi
en plus du niveau normal. Nulle plage ne permet un accès direct à l'eau. C'est sans doute grâce à cela que le site est resté vierge et étonnamment sauvage.
À titre d'information, le barrage est asséché tous les dix ans. Les travaux prévus pour cet assèchement sont chiffrés à 690 000 euros, c'est-à-dire que la commune de Toulon n'entend pas
abandonner les ressources en eau du lac de Carcès qui couvrent la majeure partie de ses besoins, et que celui-ci n'est pas prêt de pouvoir être aménagé à des fins touristiques ou de loisirs. De
plus, le site se présente comme un véritable paradis pour les pêcheurs. C'est un lieu de pêche particulièrement prisé. Ses eaux sont riches en sandres, truites, carpes, perches, gardons et
écrevisses.
Sources : D'après Wikipédia l'encyclopédie libre et le guide Bienvenue en Provence - Edition 2006.
Infrastructures du barrage (Photo Nadine)
Si vous voulez voir un autre article consacré au lac de Carcès,
allez sur le blog de Jullia du Cannet des Maures, voilà le lien :
http://jullia.unblog.fr/2006/12/19/le-lac-de-carces/comment-page-2/
Carcès - Entrée de la cité médiévale (Photo Paul)
Le nom de Carcès pourrait venir des Romains qui avaient établi une prison sur son lieu d'implantation. Sur l'éperon rocheux qui domine le confluent de l'Argens et du Carami ainsi que les quatre voies d'accès au village, les premiers seigneurs de Carcès, les Châteaurenard, dressent en l'an 1000, le premier fort. Dans deux chartes datées de 1085 et 1099, Bertrand et Bérenger, évêques de Fréjus, restituent à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, l'église de Sainte-Marie-de-Pignans, de Sainte-Marie-de-Barjols et toutes les églises situées dans la vallée de Carcès, dont Notre-Dame-de-Carami de Carcès. En 1235, lorsque Raymond Béranger, comte de Provence, fait faire le recensement des chevauchées qui lui sont dues dans le diocèse de Fréjus, le château de Carcès est taxé à un chevalier. La seigneurie de Carcès appartenait à cette époque à Guillaume de Cotignac, et passa successivement, comme celle de Cotignac, dans la famille de Pontevès à partir de 1240. Cette famille éleva un château dont il reste aujourd'hui des ruines importantes.
Carcès - Les restes du château (Photo Paul)
Le blason de la famille de Pontevès (Photo Paul)
Panneau explicatif sur le château (Photo Paul)
Fontaine près du château (Photo Paul)
Puis se sont succédé les familles de Simiane, de Rohan-Soubise et de Condé. Pendant les guerres de religion à partir de 1562, le comte de Carcès, Jean de Pontevès, grand sénéchal et lieutenant du roi, était à la tête des catholiques baptisés "Carcistes" ou encore "Marabouts", nom qui signifie "cruels et sauvages". Il combattait les Razats du maréchal de Retz qui s'appuyaient sur les seigneurs d'Oppède, d'Oraison et le baron d’Allemagne (Allemagne-en-Provence dans les Alpes-de-Haute-Provence). Les deux camps ravagèrent la Provence, brûlant, violant et perpétrant toutes sortes de cruautés. Le Parlement d'Aix condamna la conduite des Carcistes et permit de "courir sur eux et de les tailler en pièces". A cet ordre, une partie de la Provence prit les armes et, en peu de jours, soixante-six Carcistes périrent devant Cuers, quatre cents furent sabrés à Cabasse et autant trouvèrent la mort devant Lorgues. Toute la garnison du château de Trans fut passée au fil de l'épée. (Nota : En effet, Trans eut fort à souffrir de cet affrontement entre Carcistes et Razats : le château fut ravagé, le seigneur Claude de Villeneuve tué... mais je vous conterai cela une prochaine fois). Revenons à Carcès.
Carcès ne dut son salut qu’à l’arrivée en Provence de Catherine de Médicis. Par lettres patentes du mois de mars 1571, la seigneurie de Carcès fut érigée en comté, avec remises des terres de Cotignac, Flassans, Pourqueirolles, Château-Neuf, Blioux, La Molle, Tavernes, Brue, Artignosc, Tourtour, et avec pouvoir d'établir une lieutenance au siège de ce comté pour juger les premières appellations ressortissant du parlement d'Aix, siège qui fut établi le 22 novembre 1573. Ces faveurs furent accordées par le roi Charles IX à Jean V de Pontevès, pour le récompenser des services qu'il lui avait rendus pendant les guerres de religion.
Je vous laisse en bonne compagnie avec Monsieur Claude Coste. C'est une personne que je connais depuis longtemps par l'intermédiaire de l'Association de langue provençale de Trans en Provence "L'escolo dei Moulin". Monsieur Coste est un conteur. Il est intarissable sur son sujet favori : son village de Carcès. C'est d'ailleurs lui qui
fait visiter le village pour l'Office du tourisme.
La mosquée Missiri dans les années 60 (Carte postale ancienne)
C'est à l'occasion d'une sortie dominicale récente sur Fréjus que nous avons découvert cette construction. Je vous livre ce que j'ai pu apprendre sur elle. C'est mon cousin Paul qui faisait les photos pendant que j'étais sur la piste d'asperges sauvages.
C'est à l'initiative du Général Galliéni, que Fréjus accueille en 1915, les premiers contingents recrutés Outre-Mer. Fréjus devient site de transition pour ces soldats, leur permettant de s'acclimater avant leur départ pour le front. Des camps et des hôpitaux militaires sont alors construits pour recevoir les troupes africaines et indochinoises. Cependant, après la guerre, tous ne sont pas rapatriés. Pour combattre le mal du pays, les tirailleurs sénégalais tentent de reconstituer un environnement familier. En 1928, suivant l'exemple de leurs compagnons d'armes, les tirailleurs indochinois qui avaient édifié une pagode dès 1917, les tirailleurs sénégalais construisent une mosquée au camp militaire de Caïs sur la route de Bagnols-en-Forêt. L'initiative de la construction de la mosquée revient au capitaine Abdel Kader Mademba. Cette mosquée constituera plus un édifice symbolique qu'un véritable lieu de culte. Sa construction sera achevée en 1930. Elle représente une réplique de la missiri (le terme "missiri" est issu de la langue bambara et signifie mosquée) de Djenné au Soudan français (Mali actuel). Il est à noter qu'une seconde missiri fut construite en France, elle fut édifiée dans le bois de Vincennes à l'occasion de l'Exposition Coloniale Internationale de 1931 à Paris puis détruite peu après.
Celle de Fréjus est entièrement bâtie en béton armé recouvert d'enduit rouge, la volonté étant de s'accorder aux tons des terres locales (l'originale étant constituée de briques de pisé à dominante ocre jaune). De plan carré, quatre ailes entourent une cour centrale ouvrant sur les galaries par des arcs outrepassés. Les angles sont flanqués de tours et deux massifs à l'est et à l'ouest abritent des escaliers permettant l'accès à la terrasse. Sur les parois extérieures des pointes de béton enduites figurent les poutres de bois tenant la structure de terre de la mosquée originale.
La dernière unité africaine quitte Fréjus en 1964. En 1987, la mosquée est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques : elle est la propriété du Ministère de la Défense. Un grand chantier de rénovation et de consolidation a été effectué par le 21e RIMa de Fréjus (Régiment d'Infanterie de Marine) récemment. A cette occasion, deux représentations figuratives peintes sur les faces internes des massifs d'escalier ont été restituées par un caporal chef de l'armée sénégalaise afin de réparer les dégradations causées par les intempéries, mais surtout le vandalisme : à l'est, on voit un chameau et à l'ouest, deux tirailleurs sénégalais. Sur ce site remarquable, on peut embrasser d'un seul regard, entre les magnifiques pins parasols, le rocher de Roquebrune et la mer.
Je vous donne l'adresse d'un blog découvert au hasard de mes recherches dans lequel vous pouvez voir d'autres photos :
http://islamenfrance.canalblog.com/archives/2007/02/19/4067380.html
Nathalie, une de mes lectrices me fait part de cette information :
Pour ceux qui aimeraient découvrir le Rocher de Roquebrune d'une manière différente, se tiendra le samedi 01/05/2010, La randonnées des lucioles.
Le but de cette manifestation est de parcourir le Rocher
à pieds ou à VTT de nuit !
Renseignements auprès de l'Office du tourisme
au 04.94.19.89.89 ou 06.86.97.25.35.