Auteurs, Acteurs provençaux

Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 00:00

    Panturle

 

 Note de Nadine :

 

Le "regain", c'est l'herbe qui repousse dans les prés, après la première fauchaison. C'est le renouveau, c'est l'espoir... Dans une des scènes, on voit Panturle revenir de la ville et déposer sur la table trois paquets. Du premier, il sort une boule de pain qu'un ami lui a donnée ; du second, il laisse couler du blé entre ses doigts ; et du troisième, tout biscornu, il tire un soc de charrue que lui a confié le père Gaubert, le vieux forgeron du village parti mourir chez son fils, Jasmin, qui habite dans la plaine.

 

Regain.jpg

   

Résumé du livre :

 

Regain raconte la mort et la résurrection d'un village de Haute-Provence : Aubignane. C'est aussi l'histoire d'un amour et des ressources de courage et d'énergie qu'un homme porte en lui sans le savoir : parce qu'il aime, un être se réveille, s'affirme et transforme tout autour de lui. Ce héros, c'est le frustre Panturle, resté seul à Aubignane avec une vieille Piémontaise veuve, Mamèche. Panturle vit de ses chasses mais s'ennuie ; Mamèche pense qu'il faut lui procurer une femme et, grâce à un stratagème, va attirer à lui Arsule, la jeune compagne d'un rémouleur, Gédémus, qui remplace l'âne pour tirer sa charrette. La présence de cette femme va transformer Panturle qui, pour la voir heureuse et qu'elle soit fière de lui, va labourer la terre aride où lèvera bientôt le plus beau blé du monde. Le village va se repeupler et renaître à une nouvelle vie...

 

Arsule et Gedemus-copie-1

 

Arsule-et-Gedemus.jpg

 

Gédémus et Arsule

 

Extrait :

 

(J'ai choisi de vous faire partager le début du livre qui parle des villages des ancêtres paternels de ma maman : Revest-des-Brousses, Banon, Vachères parce que sentimentalement, c'est un passage que j'aime bien).

 

"Quand le courrier de Banon passe à Vachères, c'est toujours dans les midi. On a beau partir plus tard de Manosque les jours où les pratiques font passer l'heure, quand on arrive à Vachères c'est toujours midi. Réglé comme une horloge. C'est embêtant, au fond, d'être là au même moment tous les jours.

Michel, qui conduit la patache, a essayé une fois de s'arrêter à la croisée du Revest-des-Brousses, et de "tailler une bavette" avec la Fanette Chabassut, celle qui tient le caboulot des Deux-Singes, puis de repartir tout plan pinet. Rien n'y fait. Il voulait voir ; eh bien ! il a vu ! Sitôt après le détour "d'hôpital", voilà le clocher bleu qui monte au-dessus des bois comme une fleur et, au bout d'un petit moment, voilà sa campane qui sonne l'angélus avec la voix d'une clochasse de bouc.

- Eh, c'est encore midi, dit Michel, et puis, penché sur la boîte de la patache :

- Vous entendez, là-dedans ? C'est encore midi ; il n'y a rien à faire.

Alors, que voulez-vous, on tire les paniers de dessous la banquette et on mange.

On tape à la vitre :

- Michel, tu en veux de cette bonne andouillette ?

- Et de cet oeuf ?

- Et de ce fromage ?

- Ne te gêne pas.

Il ne faut pas faire du tort à personne. Michel ouvre le portillon et prend tout ce qu'on lui donne.

- Attendez, attendez, j'ai les mains pleines.

Il met tout ça à côté de lui, sur le siège.

- Passez-moi un peu de pain aussi. Et puis, s'il y en a un qui a une bouteille !...

Après Vachères, ça monte. Michel, alors, attache les guides à la manivelle du frein et il commence à manger, tranquillement, en laissant les chevaux aller leur train.

Ceux qui sont dans la voiture, c'est, la plupart du temps, toujours les mêmes : un acheteur de lavande qui vient des villes de la côte, un Camous, ou un nom comme ça ; un berger qui monte aux pâtures, et qui taille régulièrement dans son pain un morceau pour lui, un morceau pour son chien ; une maîtresse de ferme, toutes sur son "trente-et-un" de la tête aux pieds ; et une de ces filles des champs qui sont comme des fleurs simples, avec du bleuet dans l'oeil. Quelquefois il y a, en plus, le percepteur et sa serviette assis à côté comme deux personnes raisonnables.

Le clocher de Vachères est tout bleu ; on l'a badigeonné de couleur depuis la sacristie jusqu'au petit chapeau de fer.

Ca, c'est une idée de ce monsieur du domaine de la Sylvabelle. Il n'a pas voulu en démordre.

- Puisque je vous dis que je paye la couleur, moi, toute la couleur ; et que je paye le peintre, moi ; puisque je vous dis que vous ne payez rien et que je paye tout, moi !

. Alors, on l'a laissé faire. Ca n'est pas si vilain, et puis, ça se voit de loin...

Ceux qui voyagent dans la voiture du courrier le regardent longtemps, ce clocher bleu, tout en mâchant l'andouillette. Ils le regardent longtemps parce que c'est le dernier clocher avant d'entrer dans le bois, et que, vraiment, à partir d'ici, le pays change.

Voilà : de Manosque à Vachères, c'est colline après colline, on monte d'un côté et on descend de l'autre, mais, chaque fois, on descend un peu moins que ce qu'on a monté. Ainsi, peu à peu, la terre vous hausse sans faire semblant. Ceux qui ont déjà fait le voyage deux ou trois fois s'en aperçoivent parce qu'à un moment donné il n'y a plus de champs de légumes, puis, parce qu'on passe sous les premiers châtaigniers, puis, parce qu'on traverse à gué des torrents d'une eau couleur d'herbe et luisante comme de l'huile, puis, parce que enfin, paraît la tige bleue du clocher de Vachères, et que, ça, c'est la borne.

On sait que la montée qui commence là, c'est la plus longue, c'est la plus dure, c'est la dernière ; et que, d'un seul élan, elle va porter les chevaux, la patache, et les gens au plein milieu du ciel, avec et les vents et les nuages. On ne descend plus de l'autre côté. On va monter, d'abord sous les bois, puis à travers une terre malade de lèpre comme une vieille chienne qui perd ses poils. Puis, on va être si haut qu'on recevra sur les épaules comme des coups d'ailes en même temps qu'on entendra le ronflement du vent-de-toujours. Enfin, on abordera le plateau, l'étendue toute rabotée par la grande varlope de ce vent ; on trottera un petit quart d'heure et, dans une molle cuvette où la terre s'est affaissée sous le poids d'un couvent et de cinquante maisons, on trouvera Banon".

 

Gaubert et Panturle 

le vieux Gaubert et Panturle

 

Provence-de-Giono.jpg

 

Pour plus de renseignements sur le film et voir un extrait, je vous donne ce lien :

   http://www.marcel-pagnol.com/film-regain,17.html

                 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Auteurs, Acteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 19:32


Voici un extrait de Mireio, de Frédéric Mistral, oeuvre majeure publiée en 1859.
Il en a écrit les paroles et raconte avoir entendu l'air chanté en 1859
par Jean Roussière, l'un des laboureurs de son père, au Mas du Juge, à Maillane.



Trompe l'oeil sur la façade d'une maison à Cotignac.
Est-ce Magali à sa fenêtre ?
(Photo Nadine)

O, Magali, ma tant amado,
Mete la tèsto au fenestroun !
Escouto un pau aquesto aubado
De tambourin e de vióuloun.

Es plen d'estello aperamount !
L'auro es toumbado ;
Mai lis estello paliran,
Quand te veiran !

Pas mai que dóu murmur di broundo
De toun aubado iéu fai cas !
Mai ièu m'envau dins la mar bloundo
Me faire anguielo de roucas.
 O, Magali ! se tu te fas
Lou pèis de l'oundo,
Ièu lou pescaire me farai,
Te pescarai !

Oh ! mai, se tu te fas pescaire,
Ti vertoulet quant jitaras,
Ièu me farai l'aucèu voulaire,
M'envoularai dins li campas.

O, Magali ! se tu te fas
L'aucèu de l'aire,
Ièu lou cassaire me farai,
Te cassarai…

I perdigau, i bouscarido,
Se vènes, tu, cala ti las,
Ièu me farai l'erbo flourido
E m'escoundrai dins li pradas.
O, Magali ! se tu te fas
La margarido,
Ièu l'aigo lindo me farai,
T'arrousarai.


Se tu te fas l'aigueto lindo,
Ièu me farai lou nivoulas,
E lèu m'enanarai ansindo
A l'Americo, perabas !

O, Magali ! se tu t'en vas
Alin is Indo,
L'auro de mar iéu me farai,
Te pourtarai !

Se tu te fas la marinado,
Iéu fugirai d'un autre las :
Iéu me farai l'escandihado
Dóu grand soulèu que found lou glas !

O, Magali ! se tu te fas
La souleiado,
Lou verd limbert iéu me farai
E te béurai !

 Se tu te rendes l'alabreno
Que se rescound dins lou bartas,
Iéu me rendrai la luno pleno
Que dins la niue fai lume i masc !

O, Magali ! se tu te fas
Luno sereno,
Ièu belo nèblo me farai,
T'acatarai !

Mai se la nèblo m'enmantello,
Tu, per acò, noun me tendras;
Ièu, bello roso vierginello
M'espandirai dins l'espinas !

O, Magali ! se tu te fas
La roso bello,
Lou parpaioun iéu me farai,
Te besarai !

Vai, calignaire, courre, courre !
Jamai, jamai m'agantaras.
Iéu de la rusco d'un grand roure
Me vestirai dins lou boucas.

O, Magali ! se tu te fas
L'aubre di mourre,
Ièu, lou clot d'èurre me farai,
T'embrassarai !

Se me vos prene à la brasseto,
Rèn qu'un vièi chaine arraparas ...
Iéu me farai blanco moungeto
Dòu mounastié dóu grand Sant Blas !

O, Magali ! se tu te fas
Mounjo blanqueto,
Ièu, capelan, counfessarai,
E t'ausirai !

Se dòu couvènt passes li porto,
Tóuti li mounjo trouvaras
Qu'à moun entour saran pèr orto,
Car en susàri me veiras !

O, Magali ! se tu te fas
La pauro morto,
Adounc la terro me farai,
Aqui t'aurai !

Aro coumence enfin de creire
Que noun me parles en risènt.
Vaqui moun aneloun de vèire
Per souvenènço, o bèu jouvènt !

O, Magali ! me fas de bèn !...
Mai, tre te vèire,
Ve lis estello, Magali,
Coume an pali !

Je ne vous mets pas la traduction mais si vous voulez en savoir plus sur Magali, 
je vous conseille d'aller voir le blog de Garibondy qui la raconte (CLIC).

Pour ceux qui aiment la langue provençale et qui la comprennent, je vous dirige vers le blog de Joëlle de La malle aux trésors. Elle a mis un article sur les traditions de Noël en provençal : 
http://labastido.canalblog.com et pendant que vous y êtes, profitez-en pour visiter son blog et laisser des commentaires. 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Auteurs, Acteurs provençaux - Communauté : Traditions et maintenance
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 00:00



CESAR - PAGNOL / RAIMU
envoyé par marcelpagnol. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.


La Trilogie marseillaise est l'appellation générique donnée à un ensemble de trois pièces de théâtre de Marcel Pagnol, Marius, Fanny et César, ainsi qu'aux adaptations cinématographiques dont il est également l'auteur. Alors que Marius et Fanny ont été conçus pour le théâtre, César, dernier volet de la trilogie, a été directement écrit pour le cinéma, avant d'être adapté dix ans plus tard pour le théâtre.




  • Marius : Sur le Vieux-Port de Marseille, Marius OLIVIER travaille au Bar de la Marine que tient son père César OLIVIER. Mais il ne pense qu'à son départ pour voyager, courir le monde. Partagé entre l'appel de la mer et son amour pour Fanny CABANIS, la petite marchande de coquillages, Marius renonce à son projet et finit par s'unir à Fanny qui s'offre à lui un soir. Mais, alors que César et Honorine, la mère de Fanny, sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie, impuissante devant cet amour partagé, Marius monte à bord du bateau "la Malaisie" et part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

  • Fanny : Sans nouvelles de Marius, parti depuis deux mois, Fanny découvre qu'elle est enceinte de Marius. Pour sauver l'honneur, sa mère, Honorine, la force à épouser Honoré PANISSE, le maître-voilier du Vieux-Port, veuf, riche et sans enfant, qui est ravi d'accepter la jeune fille et le bébé. Celui-ci est à peine né que Marius réapparaît, guéri de sa folie de naviguer et prétend reprendre Fanny et son fils, Césariot. Mais tous s'y opposent et Marius doit s'incliner devant l'évidence de sa défection et le bonheur qui entoure cet enfant, qui n'est plus le sien.

  • César : Vingt ans plus tard, Césariot, apprend après la mort d'Honoré PANISSE que son père biologique est le fils de son parrain César, Marius, qu'on lui décrit plus ou moins comme un voyou, quelqu'un de peu fréquantable. Pour en avoir le cœur net, il décide de le rencontrer incognito. Au cours d'une partie de pêche en tête-à-tête dans les calanques de Toulon, il découvre l'homme sensible, doux et rêveur qu'est son père, mais les fabulations de Fernand, l'associé de Marius,  sèment à nouveau le doute dans son cœur. Marius décide de remettre les pieds au Bar de la Marine pour vider l'abcès. À la suite d'une poignante explication, Césariot comprend que ses parents lui ont sacrifié leur jeunesse et leur amour. Il consent à ce que Marius et Fanny, veuve et libre, se retrouvent et consomment enfin leur amour, resté intact après vingt ans.

    Source : Wikipédia - l'encyclopédie libre.



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Auteurs, Acteurs provençaux - Communauté : Provence Passion
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 00:00

Bonjour-femme


Marcel Pagnol est un de mes auteurs provençaux préférés.
J'ai trouvé cette vidéo d'une chanson de Mireille Mathieu.
Je ne l'avais jamais entendue.
Je vous laisse apprécier les images et les paroles.




J’ai mis ma montre à l’heure
Il est tard dans la nuit
Et pourtant dans mon cœur
Il est toujours midi
Le midi d’où je viens, où j’ai pris mon envol
Ils parlent avec les mains tes mots, Monsieur Pagnol

Et quand je perds le Nord, je sais que ma boussole
Indique le vieux port, le tien, Monsieur Pagnol

Un garçon est parti
Pour tous ceux qui s’en vont
Je m’appelle Fanny
Marius est leurs prénoms
Et ce regard ému quand l’amour me les vole
C’est celui de Raimu, le tien, Monsieur Pagnol

Et quand elle ne vient pas, la lettre qui console
Tu dis qu’il l’écrira, demain, Monsieur Pagnol

C’est toujours la même histoire
Et le même refrain
Le sourire de César
Est si lourd de chagrin

Et le chagrin s’écarte
Poursuit la comédie
Une partie de cartes
Et tout le monde en rit
La vie, c’est l’arc-en-ciel, c’est l’auberge espagnole
Où je prends tout pêle-mêle, comme toi, Monsieur Pagnol

César boit son pastis
Marius est sur la mer
Panisse, le bon Panisse
Me demande à ma mère
Et la vie continue, ardente, triste et folle
Avec tes mots pointus et doux, Monsieur Pagnol

Un seul de tes sourires et le malheur s’envole
Ce soir, je veux te dire, merci, Monsieur Pagnol


Auteurs : Claude Lemesle-Jean-Louis Morel/Bruno Victoire




Par Nadine - Publié dans : Auteurs, Acteurs provençaux - Communauté : LES AMIS DE GUYL
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 00:00



La maison assassinée est un roman de l'écrivain provençal Pierre Magnan.
Il a été porté à l'écran par Georges Lautner en 1988.
C'est l'acteur Patrick Bruel qui joue le rôle principal.


Résumé

Quelque part dans les Basses-Alpes, un soir d'orage du 28 septembre 1896,
veille de la Saint-Michel. Trois hommes masqués attendent près d'une auberge appelée La Burlière. A l'aube, on découvre un drame épouvantable. Cinq personnes d'une même famille, les Monge ont été massacrées à l'arme blanche. Seul un bébé de trois semaines a échappé à la mort : Séraphin.



Vingt-quatre plus tard, la Première Guerre mondiale vient de prendre fin et le village voit arriver avec une certaine crainte le jeune Séraphin Monge le rescapé du massacre et survivant de la Grande Guerre. Sé­ra­phin, force de la na­ture, pla­cide et puis­sant, à qui rien ni per­sonne ne semble ré­sis­ter a un point faible : il n'a pas de mère.
Démobilisé, sans emploi, il ignore tout de son passé. Les anciens, parmi lesquels Brigue le cantonnier et ce vieux fou de Zorme, savent qu'il est le rescapé de la Burlière et qu'il incarne le malheur. La mairie lui offre un emploi.. Il travaille avec Brigue, le cantonnier. Un jour d'orage, ils se réfugient dans l'auberge maintenant inoccupée et Brigue lui révèle la prétendue vérité. Trois malheureux journaliers "venus de l'Herzégovine " ont été accusés du meurtre et guillotinés vingt-quatre ans plus tôt. Mais étaient-ils vraiment les coupables ? Dès lors, Séraphin Monge est hanté par le fan­tôme de sa mère égor­gée. Comme pris de folie, il en­tre­prend de dé­truire pierre par pierre la mai­son dans la­quelle il est né. Une nuit, près de la cheminée, il découvre une boîte renfermant trois reconnaissances de dettes signées Gaspard Dupin, Didon Pujol et Célestat Dormeur. Ceux-ci sont à l'évidence les trois vrais coupables. Didon Pujol est le pro­prié­taire d'un mou­lin à huile, Cé­les­tat Dor­meur est le bou­lan­ger du village, et Gas­pard Dupin s'est fraî­che­ment en­ri­chi grâce à la guerre. Il se tisse entre eux des liens étroits dont on ne com­pren­dra que très tard la vé­ri­table te­neur. Désormais, Séraphin n'as­pire qu'à dé­cou­vrir la vé­ri­té, ven­ger sa famille et trou­ver enfin la paix.


Entre-temps, il se lie d'amitié avec Patrice Dupin, un autre démobilisé de son âge, que la guerre a atrocement défiguré, une "gueule cassée" réchappé de l'enfer des tranchées, et avec sa soeur, la belle Charmaine, elle aussi marquée par la guerre et nymphomane de surcroît. Gaspard Dupin leur père est le premier sur la liste de Séraphin. Il meurt une nuit, victime d'un très étrange accident et Charmaine Dupin est égorgée par ses chiens de garde, mystérieusement lâchés dans le parc.
Plus tard, Didon Pujol, le meunier, est écrasé par sa meule sous les yeux horrifiés de Séraphin qui assite impuissant à cette mort terrible. Célestat Dormeur est désormais le seul à rester en vie, mais il panique d'autant plus que sa fille Marie est atteinte d'un mal étrange que l'on ne parvient pas à soigner. Le Zorme et une vieille femme, La Tricanote, révèlent enfin la vérité à Séraphin Monge. Zorme aimait la mère de Séraphin, lequel est le fruit de leur amour. Séraphin n'est donc pas le fils de Monge. Dans le temps, l'auberge de La Burlière n'avait pas bonne réputation dans le village ; les Monge détroussaient les voyageurs de passage. La nuit du massacre, Zorme s'était opposé à la folie meurtrière du fils Monge massacrant tous les siens !
Désormais, Séraphin est vengé. Il ne lui reste plus qu'à quitter son village natal sans regret. En chemin, Marie Dormeur, enfin guérie, le rejoint. Ils partent ensemble.
Une vie nouvelle les attend...




Diaporama de quelques photos du film (création Nadine)

   


 

Par Nadine - Publié dans : Auteurs, Acteurs provençaux - Communauté : Traditions et maintenance
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