Personnages

Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 00:00

 

SIEYS ~1

 

Emmanuel-Joseph Sieyès est né le 3 mai 1748 à Fréjus (une rue porte son nom), c'est le fils d'un employé des impôts et maître de poste, il fait d'abord ses études à Draguignan puis à Paris au séminaire de Saint-Sulpice. Il entre dans les ordres comme prêtre en 1774 mais sans grande conviction. En cette qualité, il fréquente les salons et les académies où se répandent les idées des Lumières. Il devient en 1775 chanoine de Tréguier en Bretagne, puis attaché auprès de l'évêque Jean-Baptiste Joseph de Lubersac en tant que secrétaire. Par la suite, il est l'aumônier de Sophie Philippe Elisabeth Justine de France plus connue sous le nom de Madame Sophie, tante de Louis XVI, puis vicaire général de Chartres en 1787 et enfin conseiller commissaire à la chambre supérieure du clergé. S'intéressant beaucoup aux problèmes sociaux et à la misère des paysans, il décide de se rendre à Paris en 1788 et de publier plusieurs brochures où il expose ses théorie et ses espoirs pour l'avenir : "Vues sur les moyens d'exécution dont les représentants de la France pourront disposer", puis un "Essai sur les privilèges" où il fustige les deux ordres privilégiés que sont la Noblesse et le Clergé, et enfin "Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?" texte fondateur de la Révolution française, rédigé fin 1788, alors que se préparent les prochains Etats-Généraux.

 

Qu-est_ce_que_le_Tiers_Etat.jpg

 

Publié au début du mois de janvier 1789, ce texte obtint un grand retentissement et assure la popularité de Sieyès. Des dizaines de milliers d'exemplaires de "Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?" vont être vendus, obligeant l'éditeur à faire quatre éditions, les trois premières anonymes et la dernière étant signée par Sieyès. Les idées exposées dans cette brochure préfigurent ce qui se passera en France quelques mois plus tard.
L'Abbé Sieyès, écarté par le Clergé, sera finalement élu député du Tiers-Etat à Paris pour les Etats-Généraux qui débutent le 5 mai 1789. Il sera avec le Comte de Mirabeau un des fers de lance de son ordre, étant à l'origine de la réunion des trois ordres (Noblesse, Clergé et Tiers-Etat) aux Etats-Généraux
qui débutent le 5 mai 1789 à Versailles, de la constitution d'une Assemblée Nationale le 17 juin 1789 et du serment du Jeu de Paume le 20 juin 1789.

 

serment.jpg

 

Élu dans trois départements à la Convention, il vote la mort du roi. Il abandonne sa charge de prêtre selon les modalités en vigueur de la Constitution civile du clergé. Pendant la préparation de la constitution de l'an III, le 20 juillet 1795, il prononce un discours resté célèbre au cours duquel il propose la mise en place d'un jury constitutionnaire, premier projet d'un contrôle étendu de la constitutionnalité des actes des organes de l'État. En 1795, il démissionne du poste de Directeur auquel il fut élu, conformément au plan qu'il avait élaboré afin de mettre à mort le Directoire. En 1798, il est envoyé comme ambassadeur à Berlin. En 1799, il se résolut à entrer au Directoire, il prépare le coup d'État du 18 brumaire puis il est nommé consul provisoire par Bonaparte. Il devint président du Sénat conservateur sous l'Empire. Il est promut grand officier de la Légion d'honneur en 1804 et est nommé comte d'Empire en mai 1808. Pendant la Restauration, de 1815 à 1830, il s'exile durant quinze ans pour régicide à Bruxelles et est remplacé par le marquis de Lally-Tollendal. De retour après la révolution de Juillet 1830 "Les Trois Glorieuses", il meurt à Paris le 20 juin 1836. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

 

1836_SIEYES_abbe_d30.jpg

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 00:00



Port de Toulon - Gravure de Pierre Letuaire

Toulon, plus que toute autre ville, a souffert de la Révolution.
Dès les premiers troubles a régné en maîtresse une bande d'ouvriers de l'arsenal, de matelots déserteurs, d'hommes du peuple, de portefaix, bouchers, forgerons, crocheteurs, etc... La guerre est déclarée à l'autorité maritime. Le chef de cette bande est Sylvestre, vainqueur de la Bastille, héros du 10 août, expédié dans le Var par les Jacobins de Paris. Y figurent aussi : Paul, un rentier, le perruquier Lambert, le "chiffonniste" Figon, Monteil et le "pendeur de la ville" Lemaille dit Beau-Soleil. Leur programme est le pillage des maisons riches et l'amputation des têtes d'aristocrates... C'est un spectacle coutumier de voir, à la corde des lanternes, pendre un corps humain haché de coups de sabre... La municipalité complice pactise avec les bandits, la Garde Nationale protège les massacres... La ville est terrorisée. Le Major général de Rochemares a été pendu ; l'amiral de flotte d'Argenson, commandant de la Marine, dépecé.


L'insubordination a gagné les équipages des navires. Un homme, un "bridier", s'est alors révélé : il s'appelle Jean-Baptiste Roux. Le 12 juillet 1793, comme les terroristes venaient de parcourir une fois de plus la ville en vociférant des menaces de mort, Roux frappa aux portes, entra chez tous ceux qu'il savait être ennemis du désordre et leur donna rendez-vous, pour le soir-même, à la Chapelle des Franciscains, dans un faubourg, contre les remparts. Il y eut foule. Roux prit la parole, fit un "tabac" !.. Une délégation va à l'Hôtel de Ville et après bien des péripéties, dès le lendemain, Roux annonce solennellement le retour de Toulon à la fidélité monarchique, proclame Louis XVII et commande d'arborer sur tous les édifices le drapeau blanc fleurdelisé. Il forme un Comité Général de Gouvernement, composé de citoyens honnêtes et d'officiers de marine. Les huit principaux terroristes sont arrêtés et livrés à la justice. On emprisonne les deux Conventionnels Beauvais et Baille (ce dernier se suicide dans sa cellule...).


Bonaparte blessé par un soldat anglais lors du siège de Toulon (1793)
par Jacques Onfroy de Bréville, dit Job

Par la suite, Roux fut, semble-t-il, mis moins en avant. Le Comité Général accepta le concours des Anglais qui croisaient sur la rade et qui s'emparèrent du port militaire...Toulon expia cela cruellement. Bonaparte chassa les Anglais. La nuit du 18 au 19 décembre fut, pour les Toulonnais, une nuit d'épouvante... A l'aube, plus de 20.000 Toulonnais veulent embarquer sur les vaisseaux anglais. Les Conventionnels, à peine revenus s'installer à la Maison Commune, décrétèrent le massacre en masse : toute la population dut se regrouper au Champ-de-Mars, et, la passant en revue, les représentants la décimèrent. Les exécutions se prolongèrent pendant plusieurs jours : 200 fusillés le 20, 200 le 22, 400 le 24, 800 le 5 janvier...et l'on ne sait pas tout...
Parmi les laissés pour morts, Jean-Baptiste Roux et son fils !...
Ils gagnent la campagne où ils trouvent un abri qui les sauve. On ne sait où se terra ce Jean-Baptiste Roux qui eut le singulier privilège d'être "le premier vaincu de Napoléon". A la Restauration il reparut. Ses concitoyens le traitaient avec déférence.
Roux était célèbre et on le montrait aux visiteurs de marque.


Marie-Caroline Ferdinande Louise de Bourbon, duchesse de Berry (1798-1870)

C'est ainsi (voir les Mémoires d'Outre-Tombe de Chateaubriand) qu'il fut présenté à la future Duchesse du Berry, lors de la venue de celle-ci à Toulon. Elle écrivit à son fiancé, futur roi de France: " J'ai vu avec plaisir ce brave Rousse (sic), le seul qui ait fait connaître Louis XVII et qui continue par un entier et désintéressé dévouement à se rendre utile à son pays et à son roi."
En 1817, Louis XVIII accorda à ce survivant des grands désastres le Cordon de Saint Michel... mais Jean-Baptiste Roux mourut quelques jours avant l'arrivée de l'ordonnance royale qui le décorait.


Reprise de Toulon par les troupes françaises le 15 décembre 1793

***********

C'est un généalogiste, Monsieur Dominique Roux, de passage à Trans en Provence avec sa femme qui est venu chez moi un après-midi. Il voulait des renseignements sur un de ses ancêtres transians car il est le descendant d'une famille Roux originaire du village.
Une des branches de cette famille a fait souche en Argentine et a toujours des descendants vivants là-bas. Comme quoi, le monde est petit ! J'ai réussi avec toutes les données que j'ai emmagasinées au cours de mes très nombreuses années de recherche, à lui donner des informations sur sa famille. Il m'avait promis de m'envoyer ce texte.
Je lui en laisse la conclusion et je l'en remercie :
"Voici donc résumée l'histoire de "Roux Louis XVII", comme on le surnommait, d'après un article paru dans le journal "L'Abeille de la Nouvelle Orléans" daté du 8 avril 1913 et signé G. Lenotre et que j'ai essayé de rendre concis sans le dénaturer. Il va de soi qu'il serait très intéressant d'en savoir plus sur cet éminent personnage... et sur sa généalogie !!!"

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 00:00



Nicolas Claude Fabri de Peiresc naquit à Belgentier dans le Var, où ses parents, d'origine aixoise, s'étaient réfugiés afin d’échapper à la peste qui sévissait à Aix. Il prit en 1604 le nom de Peiresc, un village situé non loin de Méailles (Alpes-de-Haute-Provence), qui lui venait de son père et où il n'a jamais mis les pieds. Il fit des études de philosophie et ressentit de l’intérêt pour l'astrononie.

Appartenant à une famille de robe, il apprit le droit et fut attiré par l'archéologie, ce qui lui permit de poursuivre ses études en Italie. Il revint en France en 1602 afin de préparer son doctorat à l'Université de Montpellier. C'est en 1604, qu' il fut proclamé docteur en droit.



Il fit de nombreux voyages avant d'être nommé Conseiller au parlement de Provence. Sa demeure d'Aix-en-Provence était un véritable musée où se côtoyaient sculptures antiques, peinture moderne, médailles, bibliothèque et jardin d'acclimatation.

Nicolas Claude Fabri de Peiresc est un magnifique exemple de grand intellectuel et scientifique moderne qui lui valut le titre de "Prince de la république des Lettres".

En effet, s'il fut un politique remarqué dans sa région, il fut aussi un infatigable épistolier avec ses 10 000 lettres. Peiresc, en effet, a été en correspondance régulière avec Malherbe, les frères Dupuy, avec le frère du cardinal Richelieu, Rubens dont il fut le grand ami mais aussi Galilée, Pierre Gassendi et Campanella pour lesquels il lutta afin de défendre ces savants aux prises avec l'Inquisition.

Sa correspondance à Malherbe permet de mieux comprendre la personnalité de Marc-Antoine de Malherbe, le fils de Malherbe, tué en duel par Paul de Fortia de Piles avec l’aide de Gaspard de Covet de Marignane le 13 juillet 1627. Ce drame rendra Malherbe fou de douleur, il en mourra l'année suivante.



La nébuleuse d'Orion

Mais son talent ne s'arrête pas à cette œuvre épistolaire abondante. Il fut aussi astronome (il découvrit en 1610 la nébuleuse d'Orion). Pour déterminer avec plus de précision les longitudes, il coordonna l'observation de l'éclipse de Lune du 28 août 1635 tout le long de la Méditerranée
 ; ceci lui permit de constater que cette mer était en réalité plus courte de près de 1 000 km que ce que l'on croyait jusqu'alors. Avec l'appui, notamment financier, de Gassendi, il entreprit, avec le graveur Claude Mellan de dresser la première carte de la Lune fondée sur des observations télescopiques. Mais la mort devait l'empêcher de mener à bien cette tâche.

Il fut encore numismate avec son médaillier de plus de 18 000 pièces, archéologue, amateur d'art, historien, égyptologue, botaniste, zoologue (études sur les caméléons, les crocodiles, l'éléphant et l'alzaron, sorte de gazelle à tête de taureau venant de Nubie et aujourd'hui disparue), physiologiste, géographe (projet de construction d'un Canal de Provence reliant Aix à Marseille), et écologiste.

Il écrira une Histoire abrégée de la Provence, jamais éditée qui sera publiée par Jacques Ferrier et Michel Feuillas en 1985 chez Aubanel.

Cet humaniste s'éteignit à l'âge de 57 ans, le 24 juin 1637.



Buste de Peiresc

En son hommage, un buste en bronze a été élevé sur la place de l'université à Aix-en-Provence, en face de la cathédrale Saint-Sauveur. Par ailleurs, sa demeure, qui était située près du palais de Justice a complètement disparu : elle a été abattue lors de la construction de l'actuel Palais de Justice. Le musée du village de Peyresq situé près de Digne dans les Alpes-de-Haute-Provence, est entièrement dédié à son œuvre.

Source : Wikipédia - l'encyclopédie libre

Pour en savoir plus :
http://lesamisdepeiresc.fr/



Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 00:00



Portrait de Claude Gay

Claude Gay, botaniste et naturaliste, est né à
Draguignan le 18 mars 1800 et est mort à Flayosc le 29 novembre 1873. Il a effectué les premières études approfondies de la flore, de la faune, de la géologie et de la géographie chiliennes.

Venu à Paris pour faire ses études de médecine et de pharmacie, il les abandonne rapidement pour se consacrer à l'histoire naturelle. En 1828, il part au Chili pour enseigner la physique et l'histoire naturelle dans un collège de Santiago. Il n'est alors qu'un jeune savant quand il débarque à Valparaiso. Fort timide, mais drôle, il a toujours moyen de faire rire et d’étonner son monde. Il connaît quelques tours de jonglerie ; cela lui rendra service chez les indiens et auprès des enfants de la société aristocratique de Santiago. Il tombera amoureux du Chili et y consacrera sa vie.

C'est en
1830 qu'il signe un contrat avec le gouvernement chilien pour commencer diverses recherches scientifiques. La passion de la connaissance et l’amour du pays vont se conjuguer chez lui pour favoriser la découverte précise d’un univers peuplé d’animaux et de plantes que personne n’avait décrit jusqu’alors.

Il revient en France en
1832 et fait don de ses collections au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Il retourne à nouveau au Chili en 1834 et explore à nouveau le pays durant quatre ans. Après avoir visité le Pérou en 1839, il s'installe à Santiago où il rédige son Historia fisica y politica de Chile qui est publiée par le gouvernement du pays entre 1844 et 1871 et qui lui vaut l'attribution de la Légion d'honneur du gouvernement français.

En 1841, avant de revenir en France l'année suivante pour y travailler sur son ouvrage, le gouvernement de José Joaquín Prieto (1786-1854) lui confère la nationalité chilienne. Il est correspondant du Muséum en 1831 et il est élu membre de l'Académie des sciences en 1856. En 1863, il retourne une dernière fois au Chili.


Claude Gay - Un explorateur et savant provençal au Chili.
Trompe l'oeil sur la façade d'une maison située face à la place Claude Gay à Draguignan. (Photo Nadine)

Il a écrit de nombreux ouvrages :

  • Noticias sobre las islas de Juan Fernandez, Valparaiso, 1840
  • Historia física y política de Chile, Paris, 1844-1848
  • Origine de la Pomme de terre, Paris, 1851
  • Atlas de la historia física y política de Chile, Paris, 1854
  • Triple variation de l'aiguille d'amiante dans les parties Ouest de l'Amerique, Paris, 1854
  • Carte generale du Chili, Paris, 1855
  • Considerations sur les Mines du Perou, compares aux mines du Chili, Paris, 1855
  • Notes sur le Brasil, Buenos Ayres, et Rio de Janeiro, Paris, 1856
  • Rapport a l'academie des sciences sur les mines des États-Unis, Paris, 1861.

    Je vous signale que vous pouvez voir un film sur la vie de Claude Gay, ici :
    http://www.claude-gay.mode83.net/

 

Par Nadine - Publié dans : Personnages - Communauté : Provence Passion
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 00:00

 


Bernardine Eugénie Désirée Clary

François Clary était le descendant d'une famille de Ventavon, un village des Hautes-Alpes, qui était venue s'installer à Marseille vers 1680. Il fut l'un des grands fabricants et marchands de soie marseillais de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il avait épousé le 24 juin 1759, Françoise Rose Somis, dont il eut plusieurs enfants. A la Révolution, il possédait l'une des plus grosses fortunes de Marseille, lorsque, compromis dans le mouvement fédéraliste de 1793, il vit son fils Etienne et son gendre Antoine d'Anthoine, époux de sa fille Marie-Rose et futur maire de Marseille, jetés en prison. Un autre de ses fils se suicida pour ne pas être arrêté. Lui-même, très abattu, mourut sans connaître la destinée royale qui sera réservée à ses deux filles, Julie et Désirée.
Julie née en 1771, devint reine de Naples puis d'Espagne après avoir épousé Joseph Bonaparte à Cuges le 1er août 1794. Femme forte de la famille, elle la protégea puis, refusant de suivre son mari aux Etats-Unis, elle parcourut l'Europe avant de mourir à Florence en 1845. Elle y est enterrée.


Désirée devint reine sous le nom de Desideria.

Voici son portrait en 1822.

Cependant, c'est incontestablement le destin de Désirée, qui a marqué les imaginations. Bernardine Eugénie Désirée Clary est née à Marseille le 8 novembre 1777. Elle est d'abord courtisée par Joseph Bonaparte en 1794, qui reporte finalement son dévolu sur Julie, la soeur de Désirée. Pendant ce temps, Désirée s'est fiancée officiellement avec le frère de Joseph, Napoléon Bonaparte, le 21 avril 1795. Mais le général Bonaparte est rappelé à Paris. Après avoir rencontré Joséphine de Beauharnais, le 15 octobre 1795, par le biais de son ami Paul Barras, Bonaparte renonce à ce projet de mariage.
Désirée épouse le 17 août 1798 à Sceaux le général Jean-Baptiste Bernadotte. Lorsque son époux est placé par Napoléon sur le trône de Suède le 21 août 1810, Désirée s'installe à Stockholm avec son fils Oscar né le 4 juillet 1799. Au bout d'un mois, elle retourne s'installer seule à Paris. Elle ne revint en Suède que pour assister le 19 juin 1823 au mariage de son fils Oscar avec la princesse Joséphine, fille d'Eugène de Beauharnais, Duc de Leuchtenberg, et petite-fille de l'Impératrice Joséphine.
Désirée fut par la suite, couronnée reine de Suède et de Norvège. Son mari, Jean-Baptiste, l'était depuis la mort du roi Charles XIII le 5 février 1818, sous le nom de Charles XIV Jean (Carl XIV Johan). Désirée devint reine sous le nom de Desideria. Elle ne quittera plus son royaune désormais, mais se tenant toutefois, à l'écart des obligations des souverains et en entretenant une correspondance abondante avec sa famille.
À la mort de son époux le 8 mars 1844, son fils accède au trône sous le nom d'Oscar Ier. Désirée meurt le 17 décembre 1860 à Stockholm. Elle est à l'origine de l'actuelle dynastie suédoise et des familles princières qui se trouvent sur le trône de Norvège, du Danemark, de Belgique, du Luxembourg et de Grèce. Sa mère, Françoise Rose Somis, peut prétendre, au même titre que la reine Victoria, au surnom de Grand-mère de l'Europe.
Pour voir la descendance de Désirée Clary et de Jean Baptiste Bernadotte, cliquez ICI

Sources : L'almanach de la Provence - Collection Jacques Marseille - Pays et Terres de France et Wikipédia - l'encyclopédie libre.


Affiche du film de Sacha Guitry "Le destin fabuleux de Désirée Clary" 1942

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Personnages - Communauté : Provence Passion
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