Châteaux, Musées, Monuments

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 00:00

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La Provence, possède trois magnifiques abbayes fondées par les moines Cisterciens : Silvacane, Sénanque et Le Thoronet, elles sont surnommées "les trois soeurs provençales". Elles sont toujours là toutes les trois depuis des siècles à nous émouvoir par leur beauté et leur sobriété. Elles ont traversé le temps même si l'Histoire leur a réservé de bien sombres épisodes comme les guerres de Religion ou la Révolution française. En leurs murs, la vie était austère, entièrement tournée vers la prière, la méditation mais aussi des travaux plus physiques destinés à assurer une indépendance et une autosuffisance au quotidien. L'aînée des trois s'appelle Silvacane. Elle est sise à la Roque d'Anthéron dans les Bouches-du-Rhône. Construite en 1144 au bord de la majestueuse Durance sur une forêt de roseaux d'où son nom (silva-cane), autrement dit une zone de marécages. Elle a été fondée par saint Bernard (Bernard de Claivaux). C'est lui qui prêcha la deuxième croisade dont l'issue fut parmi les moins glorieuses en l'an 1148, année qui vit la naissance de sa soeur cadette... Sénanque.

 

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L'Abbaye de Sénanque est située sur la commune de Gordes, dans le département du Vaucluse, au sein d'un vallon où coule la Sénancole. C'est la seule qui abrite encore en ses murs une communauté monastique. Elle est idéalement placée au fond d'une petite vallée et il est recommandé de la visiter quand les lavandes sont en pleine floraison. Son fondateur est moins célèbre que saint Bernard mais il n'en est pas moins illustre : il s'agit d'Alphant qui était évêque de Cavaillon. Une partie se visite comme le cloître ou encore la salle capitulaire. Les moines s'y réunissaient, assis sur des gradins, pour lire et commenter les Écritures, recevoir les voeux des novices, veiller les défunts et prendre d'importantes décisions.

  

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La troisième est l'abbaye du Thoronet qui fut fondée en 1160 à une époque où la Provence relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric 1er Barberousse. L’empire s’étendait de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région. Avant de fonder l’abbaye du Thoronet, la première communauté de moines venus de l'abbaye de Mazan en Ardèche s’installa, le 14 avril 1136, sur la commune de Tourtour, à Notre-Dame de Florielle à une journée de marche au nord-ouest de l’actuel site du Thoronet. Cette première implantation eut lieu grâce au don d’une partie des terres de la famille de Castellane. Malgré d’autres dons importants de terrains, la nouvelle communauté installée à Notre-Dame de Florielle ne trouva pas les conditions idéales à son développement et décida de se déplacer sur une des terres qu’elle possédait déjà et qui leur avait été léguée par le catalan Raymond Bérenger, comte de Provence. Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florielle qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Si vous voulez lire l'article que j'avais fait en 2010 sur l'abbaye du Thoronet, je vous mets le lien :

http://www.transenprovence.org/article-l-abbaye-du-thoronet-41850406.html

 Trois soeurs

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Châteaux, Musées, Monuments - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 00:00
 
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Les ruines du château (Photos Nadine)
 
Je vous ai déja montré quelques photos du très joli village de Bargème dans le Haut-Var dans un article dont voici le lien : http://www.transenprovence.org/article-bargeme-39834028.html. Parlons un peu aujourd'hui de son histoire et de son château.
 
Bargème est le plus haut village du Var, c'est un site classé qui figure dans le répertoire des plus beaux villages de France. Il est perché à 1 097 mètres d'altitude et se détache sur les flancs abrupts de la montagne de Brouis. Les hautes tours de son château dominent la plaine de la Bruyère, un plateau âpre, baigné de soleil. Bâti au XIIe siècle par la famille de Pontevès, la forteresse était réputée imprenable. Elle fut pourtant dévastée lors des guerres de Religion. On pénètre dans Bargème par une porte fortifiée, le village en possède trois toutes du XIVe siècle. Le château est flanqué de quatre tours rondes qui s'élèvent vers le ciel et lui confèrent allure et majesté. Pendant les guerres de Religion, le château était occupé par Jean-Baptiste de Pontevès (1505-1579), lieutenant pour le roi en Provence, seigneur de Callas et Bargème, un vieillard tyrannique n'hésitant pas à s'approprier les biens de ses sujets. En 1578, il est en procès avec les habitants de Callas, et risquait d'avoir un jugement en sa défaveur. Il fait alors appel à son cousin, le chef des ligueurs de Provence, Hubert de Vins, pour se venger. Le village de Callas fut pillé par ses hommes de mains, plusieurs habitants furent rançonnés ou égorgés. Jean-Baptiste de Pontevès et son fils menacèrent d'exterminer la population si le village ne se désistait pas au procès. Un accord fut signé sous cette contrainte par les habitants reconnaissant comme légitime les spoliations du seigneur. En avril 1579, les habitants de Callas, aidés par Jacques Sossy, lieutenant d'une compagnie de Huguenots, pénétrèrent dans le château de Bargème grâce à des villageois, tuèrent Pierre de Pontevès, firent prisonnier Jean-Baptiste de Pontevès, sa femme et son fils Balthazar. Ils enfermèrent Jean-Baptiste de Pontevès dans une tour, lui volèrent 12 000 écus, et le retinrent prisonnier pendant 45 jours. Puis le 24 mai 1579 au matin, ils l'assassinèrent dans une rue. Quelques mois plus tard, deux fils, Joseph et Jean-Baptiste, furent égorgés à Bargème au cours d'un guet-apens. En 1581, c'est Balthazar de Pontevès, nouveau seigneur du lieu, qui fut égorgé à son tour, dans la salle commune du village. Le petit-fils, Antoine de Pontevès revint à Bargème. Il y mourut poignardé au pied du maître-autel pendant la célébration d'une messe en 1595. Les biens passèrent alors à un fils cadet, Foulques VII de Pontevès-Bargème. Il fut d'abord accusé d'avoir été l'inspirateur du crime de son neveu et condamné à mort par sentence du grand sénéchal de Provence avant d'être absout par le Conseil privé du roi. L'entreprise de démolition du château fut commencée pendant ces évènements. Le 7 avril 1607, le Parlement de Provence condamna par contumace trois des auteurs au supplice de la roue, d'autres au bannissement. Un arrêt du Parlement d'Aix condamna les habitants de Bargème à ériger sous le vocable de Notre Dame d’Espaïme (aujourd'hui Notre-Dame des Sept douleurs) une chapelle pour y faire célébrer une messe basse tous les jours de l'année ainsi qu'une messe haute avec office des morts à laquelle devait participer les consuls tous les 24 mai. Elle fut construite au bout de l’esplanade du château, porte Ouest et terminée en 1608.
 
Sources : D'après le site mairie-bargème.fr et Wikipédia, l'encyclopédie libre.
 
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 Au premier plan, la chapelle, au fond, le château (Photo Nadine)
 
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La chapelle vue de plus près et intérieur de la chapelle (Photos Nadine)
 
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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Châteaux, Musées, Monuments - Communauté : France:nos plus beaux villages
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 00:00

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Roquebrune et son Rocher (Photo internet) 

 

C'est le 19 septembre, au cours des Journées du Patrimoine que nous avons découvert La Maison du Patrimoine de Roquebrune-sur-Argens. J'avais envie d'aller visiter ce musée depuis longtemps et je n'ai pas été déçue. Il faut vous expliquer que j'aime bien aller me balader et découvrir les villages dans lesquels ont vécu mes ancêtres. Or, Roquebrune-sur-Argens constitue, tout comme Le Muy, une très grosse partie de ma généalogie paternelle. Cette branche roquebrunoise commence avec mon arrière-grand-mère, Adélaïde Ollivier et à partir d'elle, j'ai des Ollivier, des Ginette, Abbe, Clavel, Pourcin, Sénéquier, Autran, Baup, Bérard, Besson, Allons, Gayol, Raynaud, Octoul, Laudon, Martin, Maurine, Gairard, Caban, Guigonnet, Brunel, Aragon, Beuf, Blay, Marenc, Jaume, Lacroix, Fournier, Gentil, Fabre, Rambert, Fellix, Carpenel, Cauvière, Jubert, Tallon, Broquier, André, Guerin, Héraud, Jaume, Attanoux, Pascal, Rigord, Gaston, Chauvier, David, Mouton, Nègre, Escoffier, Roux, Ardisson, Sauteron ,Taradel, Véran, etc... J'en passe et j'en oublie. Et tout ça à Roquebrune ? Mais oui, mais oui... et sans eux, je ne serai pas là pour vous raconter tout ça.

  

(Photos et diaporama de Nadine) 

 

Mais revenons à La Maisons du Patrimoine. La collection présentée dans ce musée couvre une période allant de la Préhistoire à nos jours, alliant le profane et le sacré, et met en valeur tout ce qui constitue le patrimoine de la commune. C'est grâce à une découverte fortuite réalisée en 2002, dans une ancienne écurie construite en 1883, et devenue par la suite bâtiment municipal, que nous pouvons voir la présentation de l'étendue et la variété du patrimoine historique de la commune. Cette trouvaille, faite par le Comité des Sites (vous trouverez des explications sur cette association à la suite de l'article), est celle d'une authentique glacière du XVIIe siècle, en parfait état, sise au niveau du sol et mise en scène pour la compréhension de son fonctionnement. Une grande plaque de verre la recouvre. A l'aide de panneaux explicatifs et d'objets, la Maison du Patrimoine permet d'intéresser chacun et d'apporter des réponses aux interrogations, qu'il s'agisse de la Préhistoire et de son "Homo Bouvérien" découvert dans les grottes de la Bouverie, jusqu'aux machines à confectionner les bouchons de liège, industrie jadis prospère dans le village et dans le Var. On y voit aussi une borne milliaire, une urne cinéraire, des amphores, des ex-voto du XVIIe siècle appartenant à l'ermitage Notre Dame de Pitié, la reconstitution d'une cuisine du début du XXe siècle, et bien d'autres choses encore...  Je vous précise que je n'ai pas pris en photo tout ce qui est dans ce musée notamment la glacière ainsi que d'autres objets. Je vous dis simplement : "Ayez la curiosité d'aller visiter le musée si vous n'habitez pas trop loin" et vous découvrirez le reste. "Je suis sûre qu'il y a des Roquebrunois qui n'y ont jamais mis les pieds".

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Nota : Le Comité des Sites est le Comité pour la Protection des Monuments Historiques et des Sites de la Commune de Roquebrune-sur-Argens. C'est une association agréée fondée il y a une quarantaine d'années. Il fonctionne comme une commission extra municipale, indépendante, qui exerce plusieurs activités dans le cadre de la protection du patrimoine de la commune. Ce Comité a des fonctions de recherches aussi bien historiques (dans les archives de la commune), qu'archéologiques (découverte de plusieurs grottes préhistoriques, de sites romains et médiévaux, de la glacière dans laquelle est implantée la Maison du Patrimoine, etc...). Le Comité des Sites a édité trois livres consacrés à l'histoire du village, et publie également une ou deux fois par an les Chroniques de Santa Candie. On lui doit le classement du site du Rocher (de Roquebrune), la création d'un sentier botanique, d'un musée archéologique transféré à la Maison du Patrimoine, etc... Pour en savoir plus, je vous donne le lien du Comité des Sites : http://comsitesroquebrune.pagesperso-orange.fr/debut.htm

et de celui de la Maison du Patrimoine :

http://www.roquebrune.com/content/view/107/225/

J'en profite pour faire un clin d'oeil à Christiane, la guide du musée dont j'ai fait la connaissance, qui est une passionnée d'histoire et une fidèle lectrice de mon blog. 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Châteaux, Musées, Monuments - Communauté : Provence Passion
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 00:00

 

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C'est avec étonnement que nous avons découvert ces sculptures au château de Sainte Roseline aux Arcs-sur-Argens. J'avais l'impression d'être dans l'histoire d'Alice au pays des merveilles. Les couleurs et les sujets de ces scultures sont vraiment surprenants. Des lapins rouges vif, une robe rouge elle aussi avec des grenouilles dessus, des chiens de même couleur et tout cela dans l'allée qui mène au château et à la chapelle. Dans la cour de la cave, une allée de chiens de différentes couleurs. Quand je suis descendue pour les prendre en photos, moi si petite au milieu d'eux, j'avais un sentiment bizarre, je me suis dit : "Et si tous ces chiens prenaient vie à cet instant ?" Un peu angoissant tout de même. Il faut dire qu'il sont démesurés et très imposants. Et sur la route, au retour, nous avons vu un caniche rouge au bord de la route dans les plantations d'oliviers !

Dans la semaine qui a suivi, en allant à la médiathèque à Trans, j'ai pris un programme des manifestations 2010 faites aux château. "Espace d'art". J'y ai trouvé l'explication de ses sculptures que je vous livre :

Exposition de sculptures qui se tient du 26 juin au 30 septembre.

William Sweetlove, né en Belgique en 1949 est un artiste postmoderne qui s'interroge sur l'idée de l'art et de la sculpture. En 2003, il rencontre un collectif d'artistes du nord de l'Italie : The Cracking Art Group. Ils ont en commun une base spirituelle dadaïste, surréaliste, pop art. Cela aboutira à une remarquable collaboration sur le nom de "Cracking Art Loves William Sweetlove. Son oeuvre reflète sa réaction ironique face à l'omniprésence de la petite bourgeoisie. le matériau de base de son travail est une sorte de plastique, produit par une réaction thermo chimique, dans une huile naturelle.

 

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En faisant une recherche sur internet j'ai trouvé une photo de l'artiste à côté du caniche. Si vous voulez voir d'autres oeuvres, j'ai trouvé ce lien :

http://kunzt.be/1/artists.php?artist=sweetl&gclid=CLGU7LzFjKMCFR0B4wodlj7zaQ

 

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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Châteaux, Musées, Monuments - Communauté : La Sérénité dans la diversité
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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 00:00
 
Cliquez pour démarrer la musique
en même temps que le diaporama si vous voulez.
Je précise que les photos de cet article ne sont pas de moi
car j'ai perdu les miennes lors d'un problème informatique.
 

 

L'Abbaye du Thoronet est une abbaye cistercienne située sur la commune du Thoronet, dans le Var. Elle fait partie du trio dit des trois soeurs provençales avec les autres abbayes cisterciennes de Provence : Sénanque dans le Vaucluse et de Silvacane dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Elle fut édifiée entre 1160 et 1230 à une époque où la Provence relevait de l'autorité du Saint-Empire romain germanique. Cet empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constituait alors la première présence cistercienne dans cette région. Mais avant de fonder l’abbaye du Thoronet, la première communauté de moines venus de l'abbaye de Marzan dans l'Ardèche s’installa, le 14 avril 1136, sur la commune de Tourtour, à Notre-Dame de Florielle à une journée de marche au nord-ouest de l’actuel site du Thoronet. Cette première implantation eut lieu grâce au don d’une partie des terres de la famille de Castellane. Mais la nouvelle communauté installée à Notre-Dame de Florielle ne trouva pas les conditions idéales à son développement et décida alors de se déplacer sur une des terres qu’elle possédait déjà et qui leur avait été léguée par le comte catalan Raymond Bérenger, comte de Provence.

 

Abbaye-Thoronet

 

Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florielle qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye. Sur le lieu même d’implantation de l’abbaye, les moines trouvèrent tous ce dont ils avaient besoin pour assurer leur subsistance, c’est-à-dire un couvert forestier généreux, des sources d’eau abondantes et une roche féconde.

 Le premier bâtiment à être construit au Thoronet est le cellier ainsi qu’un bâtiment près de la porterie qui n’existe plus dans son état originel et qui servait sûrement d’hostellerie.

Ce fut ensuite la construction de l'abbatiale qui est le bâtiment le plus important de la vie du moine. Celle du Thoronet est parfaitement orientée à l’est, mais ne forme pas un angle droit avec le cellier, expliquant peut-être la forme trapézoïdale du cloître construit par la suite qui suit la disposition des bâtiments.

L’eau dans chacune des abbayes cisterciennes est un élément indispensable de la vie quotidienne. Elle sert à la fois pour le travail manuel et à l’alimentation des machines, mais aussi à la cuisine et lors de cérémonies religieuses comme le mandatum qui se déroulait une fois par semaine. Pour toutes ces tâches, une importante quantité d’eau, potable ou non, était nécessaire. L’abbaye n’en manquait pas et l’aridité actuelle du vallon n’est pas significative de la situation à l’époque, bien que l’on sache que le débit d’eau n’était pas suffisant pour l’alimentation en eau d’un moulin, d’où son absence au Thoronet.

Mais l’aridité actuelle des lieux résulte de l’extraction après la Seconde Guerre mondiale de la bauxite provoquant la disparition des ruisseaux et l’assèchement des couches géologiques. Cela eut également pour effet de provoquer des glissements de terrain qui ont emporté avec eux la partie nord de l’aile des moines ainsi que le réfectoire et ont dérivé le cours de la Tombarèu. Les ruisseaux de la Tombarèu et de la Darboussière délimitaient à l’origine l’emplacement du site. Les extrémités nord de l’aile des convers et de celle des moines enjambaient la Tombarèu, permettant un système d’évacuation naturelle des latrines.

L’alimentation en eau pour les besoins alimentaires, sanitaires et liturgiques se faisait par la source située au sud-ouest de l’enclos. Un débit constant du liquide arrivait jusqu’au monastère par un réseau de canalisations fait d’une maçonnerie de moellons soigneusement appareillés. Sa redistribution se faisait en différents lieux, dont certains restent hypothétiques. C’est le cas par exemple des cuisines dont on ignore s’il y eut effectivement un débit constant d'eau potable. Toutefois, il est certain que l’alimentation arrivait au moins jusqu’au lavabo du cloître avant la déviation de son cours au XXe siècle. 

 

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Le lavabo situé tout à côté du cloître

 

L’isolement prescrit par la règle de saint Benoît est relatif au Thoronet. En effet, l’abbaye se situe à une journée de marche de l’évêché de Fréjus (45 kilomètres) et on trouve dans un rayon de dix kilomètres de nombreux villages préexistants.

De plus les ressources matérielles de l’abbaye lui assurent une place importante dans le marché commercial de la région. Ces ressources se situent parfois loin de l’abbaye et les frères convers ont la charge de leur exploitation. L’abbaye du Thoronet possède en effet les marais littoraux de Marignane, au bord de l’étang de Berre où encore ceux de Hyères qui permettent la production de sel. L’activité de pêche se fait à Martigues, Hyères et Sainte-Maxime. Ce poisson représente une part plus importante de production que l’abbaye ne peut consommer, il était alors vendu directement sur les marché locaux.

Mais la grande spécialité du Thoronet, c’est surtout l’élevage. Ces bêtes fournissaient à la fois de la viande qui n’était pas consommée par les frères puisque ceux-ci avait un régime végétarien, et de la peau qui était utilisée pour la confection de parchemin, fait essentiellement en peau de mouton, très important pour l’abbaye puisque celle-ci possédait un scriptorium. L'abbaye ne tarda pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluèrent, notamment de la part des seigneurs de Castellane.

 

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Un des côtés du cloître

 

Au XIVe siècle, le Thoronet, comme bien d'autres abbayes cisterciennes, connut peu à peu le déclin. Les révoltes internes, puis plus tard les guerres de Religion entraînèrent la défection des moines de l'abbaye qui, en 1787, fut rattachée à l'évêché de Digne. Vendue à la Révolution, puis à nouveau délaissée, elle fut rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Prosper Mérimée, elle échappa à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédés. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation des mines de bauxite à proximité.


Source : D'après Wikipédia - l'encyclopédie libre. Texte arrangé par moi-même.
Si vous voulez en savoir plus sur l'abbaye du Thoronet :
http://pagesperso-orange.fr/sylvain.weisse/thoronet/thorop.htm
ou encore :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_du_Thoronet


Thoronet-plan

1- Église abbatiale, 2- Enfeu, 3- Sacristie, 4- Armarium, 5- Salle capitulaire, 6- Passage, 7- Escalier du dortoir, 8- Cloître, 9- Lavabo, 10- Cellier, 11- Courette, 12- Bâtiment des convers.
Plan de l'abbaye du Thoronet

Thoronet

Vue aérienne générale de l'abbaye

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Châteaux, Musées, Monuments - Communauté : France:nos plus beaux villages
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