Langue provençale

Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 00:00


Provencale.jpg
Les Provençaux avaient toutes sortes de locutions pour déterminer leurs critères à l'égard des jeunes filles.
On aimait avant tout qu'une jeune fille fût jolie :
Es Belasso ! (Elle est très belle !), Es poulido coumo un sou ! (Elle est jolie comme un sou !). Lorsqu'un jeune homme songeait à épouser une jeune fille, ses parents s'inquiétaient de savoir si celle-ci était travailleuse. C'était là une condition importante pour réussir en ménage. D'une fille sage, laborieuse et aimable on disait : Es un tresor ! (C'est un trésor !).
Certaines d'entre elles montraient des aptitudes tout à fait heureuses pour tenir la maison : A de gouvern ! (Elle a du gouvernement !) ce qui voulait dire, en d'autres termes : elle sera une bonne maîtresse de maison. Qu'elle soit juste ou non, la réputation universelle du beau sexe a toujours été celle d'être volage. Les Provençaux n'aimaient guère cela et les jeunes filles qu'ils trouvaient trop souvent dehors, étaient mal considérées. On disait d'elles : Courre la patenteno ! (Elle court la prétentaine !) ou encore : Es uno courrentilho ! (C'est une coureuse !). C'est que l'on ne badinait pas dans les familles à cette époque avec la réputation de ou des jeunes filles de la maison !

Source : Almanach de la Provence.Paysanne-Basse-Provence.jpg

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance
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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 00:00



Il existe un jeu très populaire en Provence c'est le loto. Autrefois, on y jouait entre amis, mais surtout en famille, dans les cafés pour les fêtes de fin d'année. On annonçait souvent les chiffres en provençal, ou bien on trouvait pour les représenter des images. En voici quelques-unes parmi les plus savoureuses :
- Pèr dire 1, se dis : lou proumié de milo, lou pouarc lou coumto ; pour annoncer que le 1 est sorti, on dit : le premier de mille, le porc le compte, car il fait "un, un" en provençal.
- Pèr lou 2 : coume de mèu ; comme du miel, en provençal deux se prononce dous d'où doux comme du miel.
- Pèr lou 3 : la coua dou pouarc ; la queue du cochon.
- Pèr lou 7 : lou daï ; la faux.
- Pèr lou 11 : lei cambo de grand-paire ; les jambes de grand-père.
- Pèr lou 16 : ce que se manjo pèr Rampàu ; ce que l'on mange pour les Rameaux : des pois chiches (cèse en provençal).
- Pèr lou 25 : Nouvè ; Noël.
- Pèr lou 32 : misèri en Prusso ; misère en Prusse.

- Pèr lou 40 : la mouart pelato ; le squelette.
- Pèr lou 51 ; la bataio d'Estèli ; la bataille d'Austerlitz.
- Pèr lou 70 : quand d'ouncle ? ; 70 se dit : setanto, ce que l'on peut comprendre par sept tantes, c'est pour cette raison que l'on demande : combien d'oncles ?
- Pèr lou 80 : lei besicle ; les bésicles, le 8 écrit horizontalement peut faire penser à des lunettes, et le 0 au nez.
- Pèr lou 88 : lei dous coucourdo ; les deux courges.
- Pèr lou 89 : lei patrioto ; les patriotes, une allusion à 1789.
- Pèr lou 99 : lou plus aut ; le plus haut.

Et ainsi allaient les lotos en Provence. De nos jours, il y en a encore, mais qui se rappelle de la façon particulière d'annoncer les numéros ? Seulement quelques anciens... et encore.
Je me souviens que mon père, pour le 11 disait : lei cambe de l'ai ; les pattes de l'âne. Il était originaire du Muy et quand il était jeune avec son père, mon grand-père, Marius, il ne manquait pas un seul loto. Ils allaient jouer tous les deux au café Michel qui était situé au bas des Allées Victor Hugo (pour ceux qui connaissent le Muy). Quand les gens les voyaient arriver, ils disaient : lei Barret arrivoun mai  ! ; les Barret arrivent encore ! C'était le désespoir des autres joueurs, les Barret, père et fils, ne repartaient jamais les mains vides : petits oiseaux et autres gibiers étaient pour eux. Ils avaient de la chance. Je n'ai pas connu mon grand-père mais c'est vrai que mon père était chanceux au jeu.

Source : D'après un article publié dans l'Almanach 2009 - Un an en Provence - Edisud - Texte arrangé par moi-même.

Par Nadine - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 21:50


Juste un petit coucou du soir pour vous dire que le lexique provençal s'est enrichi.
Vous pouvez lire les lettres A, B, C et D.
Je tape le reste petit à petit.
C'est dans "Compléments aux articles" dans la colonne du blog :
Lexique varois - Lettre A
http://www.transenprovence.org/pages/Lexique_varois_Lettre_A-2152295.html
Lexique varois - Lettre B
http://www.transenprovence.org/pages/Lexique_varois_Lettre_B-2152594.html
Lexique varois - Lettre C
http://www.transenprovence.org/pages/lexique-varois-lettre-c-2170580.html
Lexique varois - Lettre D
http://www.transenprovence.org/pages/lexique-varois-lettres-d-2170637.html

Voilà, c'est pour les amoureux de la langue provençale.

 
Costume de paysanne

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Langue provençale - Communauté : les Varois
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 19:41


J'ai tellement de choses en tête à vous dire que je ne sais pas par quoi commencer !
Alors, voyons...
Pour celles et ceux qui aiment notre belle langue provençale, je viens de voir que
Joëlle de "La malle aux trésors" a mis dans son blog, l'histoire du tablier de grand-mère
que je vous avais contée :
http://www.transenprovence.org/categorie-10295530.html
Elle est en français et en provençal chez elle.
Comme il y a la traduction, c'est plus facile.
Régalez-vous !
http://labastido.canalblog.com/


 J'ai réuni deux catégories :
Chansons, citations, poésies, textes à méditer
J'en ai détaché une autre :
Langue provençale
qui ne contiendra que des proverbes, citations, histoires en provençal.
A ce propos, je suis en train de créer un lexique varois.
Vous trouverez la lettre A dans la rubrique
"Compléments aux articles" dans la colonne du blog entre la rubrique
"Nouveautés" et "Vieilleries".
Les autres lettres s'y installeront au fur et à mesure que je taperai ce lexique.
Attention : ce n'est pas un dictionnaire, ce n'est pas le but.
Ce sera juste un petit lexique sans prétention dans lequel j'en suis sûre vous
trouverez des mots que vous connaissez.
http://www.transenprovence.org/pages/lexique-varois---lettre-a-2152295.html

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Communauté de Provence
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 00:00




Pantaia de tasta de causo douço... enganamen.

Rêve de sucreries en dégustation... déception.


A Sant Martin, la castagno e lou nouèu vin.
Pour Saint Martin, chataîgne et vin nouveau.


Manjo toun pèis aro qu'es fres, marido ta fiho, aro qu'es jouvo
.
Mange ton poisson maintenant qu'il est frais, marie ta fille
maintenant qu'elle est jeune.


Qu tèn la coua de la sartan, la viro d'ounte vou.
Celui qui tient la queue de la poêle, la tourne du côté qu'il veut.


Qu si fiso au dino deis autre, Dino tard emai mau.
Celui qui se fie au repas des autres, dine tard et dine mal.


Fauto de tourdre, l'on manjo de merle.
Faute de grives, on mange des merles.


Gros manjaire n'es pas dounaire.
Gros mangeur n'est pas donneur.


Que si coucho sènso soupa, touta la nue si boulego.

Qui se couche sans diner , tourne toute la nuit.


Fai mi vèire uno oulivo à Sant Jean, t'en farai vèire milo à toussant.

Fais moi voir une olive à la Saint Jean, je t'en ferai voir mille à la Toussaint.


Quand plou lou premié de mai, de coudoun n'i a gai. Quand plou lou dous, soun vermenous.
Quand plou lou tres, n'i a gas.
Quand il pleut le 1er mai, de coings il n'y en a guère. Quand il pleut le 2, ils sont véreux.
Quand il pleut le 3, il n'y en a pas.


Li a jamai troup de pan e de dènt n'i-a de rèsto.
Il n'y a jamais trop de pain et toujours assez de dents.

Je vous invite à aller sur ce site pour voir quelques mots significatifs
de notre belle langue provençale :
http://www.elysiria.fr/lexique.html


Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Provence Passion
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 00:00

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Dins aquéu tèms (li a mai de cènt an d'acò), li avié à Trans uno vieio dameisello, que li disien
Apolonio, uno santo filho coumo n'i a plus.
Tout lou tèms qu'èro pas à soun oustau, lou passavo à l'égliso à prega.
Per souleto distracien, anavo dous ou tres còup per semano faire la veiado eme quauquei vieio de soun iage : aqui charavoun, de còup jugavoun ei carto, tant prenien uno gouto de vin cue, disien quauqueis estroupiaduro....fasien pas de mau.
Vaqui qu'un souar, Apolonio vengué pas à la veiado.
"Qu saup ço que li's arriva ?" si demandèroun sei coumaire.
L'endeman matin, Finetto, qu'éro sa cambarado de proumièro coumunien, l'anè veire, e la trouvè couchado.
- Vé, que t'arrivo ?
- Oï, ma bello, siéu ben mau !
- Mai, que as ?
- Ai lou vèntre gounfla coumo un perus, dur coumo uno bano. Mi douno de lançado terrible !
S'au mens poudiéu peta, mai li a pas mouièn, alor, tout aquéu regounfle, mi mounto à la testo e m'estoufo ! Finetto, crèsi que siéu perdudo.
- Mai, que mi dias aqui ? Veguen, ti fau surmounta. As pres un pau de tilhu ?
- O, n'ai pres un escaufaire. Ais pres de farigoureto, ai pres de roumanieu. Ren mi fa ren !
- Escouto, li dis Finetto, alor s'es ensin, li a qu'uno cauvo à faire. Fau prendre un cristèri. Es la man de Diéu.
Apolonio cridè au secours : "Un cristèri ? Jamai de la vido !"
Vous fau dire que, dins aquéu tèms, lou cristèri èro un oubrage qu'avié bessai quatre pan de long. E surtout foulié la man d'un ome per lou maneja. Ero aqui la questien : aquelo paure Apolonio, faire veire à n'un ome ço qu'escoundié tant ben despiei setanto cinq an.
"Nani, nani, es pas Diéu poussible. Sariéu danado...."
L'endeman matin, Finetto, que li voulié ben, la venguè mai veire :
"Escouto, Apolonio, ai ben carcula. Li a un ome que ti pòu douna lou cristèri senso qu'aquès crento.
- E qu es ?
- Lou capelan, Moussu lou cura. Eu, es l'ome de Diéu.
- Es verai. Mai vourra pas veni.
- Vai, l'anaren veire e de segur ecetara. Agues pas pòu, es un sant ome e fouarço serviciable."
Doui jour plus tard, uno delegacien d'aquelei bravei fremo si va presenta à Moussu lou Cura e li fa la demando. "Per l'amour de Diéu, qué fariéu pas" respoundè simplamem.
E prenguèroun jour per l'ouperacien.
La veio d'aquéu jour, la pauro Apolonio si fasié un brave marrit sang : "Lou capelan, es verai qu'es l'ome de Diéu, si disié, mai es un ome quand meme, e Satan es talamen vicious. Grand Sant Roch e Santo Roussoulino, ajuda mi, trouva mi un biais.
En efet, dins la nuè, uno idèio li venguè. Anas veire ço qu'ero.
L'endeman matin, bouano ouro, Apolonio si metè sus soun lié dins la pousicien que foulié, valent à dire, en respetant la coumpanié, lou cuou en l'èr.
E si tapissè lei gauto dou cuou eme d'image de pieta. Aqui li avié toutei lei sant dou Paradis : Sant Roch, Sant Victor, Santo Roussoulino, Sant Armentàri (de Draguignan) Sant Bastian (dous Arcs), Sant Quenis e Sant Rouman (de la Mouto) Sant Degun, Sant Trounqué, li èroun toutei....
La pauro Apolonio esperavo en tremoulant. Lou couar li rampelavo. A set ouro : pan, pan, pan.
"Intrer", diguè uno pichoto vouas.
Lou capelan durbè la pourato eme soun outis à la man. Restè candi, avié jamai vist uno cauvo ansin.
Mai èro un ome de devé. Ero pas aqui per s'amusa. Venié per faire ço que duvié faire.
"Bello dameisello, li digué, vouastre darnié semblo uno capello. Mai mount'es lou trau ?"
E la pichoto vouas de li respouandre : "Souto Sant Pau, Moussu lou Cura...."
 
Source : Lou Terraire - Histoire racontée par Maître Guillaume Barles - Historien de Trans.

Je ne vous traduis pas ce texte, je préfère faire un résumé car il est un peu long.


En ce temps là, (il y a plus de cent ans de cela), il y avait à Trans, une vieille demoiselle qui s'appelait Appolonie.

Une sainte femme qui quand elle n'était pas chez elle passait son temps à
l'église.  Deux ou trois fois par semaine, elle se rendait à la veillée avec des amies de son âge. Un soir, elle ne vint pas à la veillée.
Finette sa camarade de première communion, alla la voir et la trouva couchée.
- Mais qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- J'ai mal au ventre, je suis toute gonflée (elle était constipée). J'ai pris du tilleul,
de la farigoulette, du romarin, mais rien n'y fait.
Finette lui dit alors que la seule façon était de faire un clystère (lavement).
Appolonie se mit à crier : "un clystère, jamais de la vie".
Il faut dire que dans le temps, le clystère était un appareil qui avait quatre pans de long. Et surtout, il fallait un homme pour le manier.
La pauvre Appolonie ne voulait pas faire voir à un homme ce qu'elle cachait depuis
soixante-quinze ans.
Finette réussit à la convaincre que le seul homme possible pour lui administrer ce
lavement, était Monsieur le curé.  Une délégation des femmes alla le voir, le curé dit que pour l'amour de Dieu, qu'est-ce  qu'il ne ferait pas !
Elles prirent rendez-vous pour l'opération. La veille du dit jour, la pauvre Appolonie se faisait du "mauvais sang". Une idée lui vint dans la nuit.
Le lendemain matin, elle se tapissa les fesses avec des images pieuses de tous les Saints du Paradis ( des saints transians et d'autres). Ils y étaient tous.
A sept heures, le curé tapa à la porte. 
- Entrez dit une petite voix.  Le curé ouvrit la porte et devant le spectacle il resta figé. Mais c'était un homme de devoir et il n'était pas venu pour s'amuser.
- Belle demoiselle, lui dit-il, votre derrière est comme une chapelle.
Mais, où est le trou ?
Et la petite voix lui dit : "Sous Saint Paul, Monsieur le curé......"

 

Par Nadine - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Bonne Humeur en Provence
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 00:00




Le mot semaine ou semano en provençal, vient du latin septimana qui signifie sept, chiffre magique par excellence en Orient comme en Occident.
Le mois se divise approximativement en quatre semaines de sept jours calquées sur les phases lunaires d'une lunaison.
Dans l'Antiquité, les astrologues avaient découvert dans le ciel sept planètes : Saturne (Pèire de Prouvenço), Jupiter (Jupiter), Mars (Mars), Mercure (Mercùri), Vénus, le Bon Soleil, (lou Soulèu) et la Lune (la Luno)... qui ne sont pas remarquez bien, à proprement parler des planètes.


Il était alors logique de faire correspondre chaque jour de la semaine à la planète qui lui correspond. Leur nom seul ne laisse subsister aucun doute : lundi est sous l'influence de la lune, mardi de Mars, mercredi de Mercure, jeudi de Jupiter, vendredi de Vénus. Seuls samedi et dimanche échappent à la règle. Ils ne sont pas liés aux planètes, en particulier dans notre pays. A l'inverse les Anglais ont conservé saturday pour Saturne et sunday pour dimanche. En France, samedi vient de Sabbat et dimanche est devenu, religion oblige, le jour du Seigneur.
En Provençal, le jour se compose en plaçant toujours Di en premier, dies  signifiant jour en latin. Ainsi, les jours de la semaine en provençal sont :
dilun, dimars, dimècre, dijoù, divèndre, dissate, dimenche.
Autrefois, ces jours en relation étroite avec les planètes conditionnaient le temps, les faits et gestes des populations.
Dilun était propice à tous les travaux des champs et à toute autre entreprise. Au niveau du temps, si le mistral se lève un lundi, il durera un jour ou trois jours.
Dimars, un dicton dit : coume fai lou dilun, fai lou dimars (comme il fait le lundi, il fait le mardi). Ce jour qui est sous l'influence de mars est propice à l'agriculture et au travail de la terre.


Dimècre, il faut redouter la lune nouvelle si elle commence un mercredi car ce jour serait alors néfaste à tous les points de vue.
Dijoù, prépare déjà la fin de la semaine. Si le mistral se lève un jeudi, il durera trois, six ou neuf jours. Et si le soleil se couche couvert, la fin de semaine connaîtra la pluie.
Divèndre, jour de tristesse et d'abstinence, tous se doivent de faire maigre. Ce jour maudit, qui est celui de la mort du Christ, où aucun travail ne doit être entrepris. On doit aussi, ne rien porter de neuf ce jour là, on ne met pas un vêtement neuf un vendredi ni une paire de chaussures nouvellement achetée par exemple.
Dissate, c'est un jour beau en général. Si on compte dans l'année trois samedis sans soleil, c'est un mauvais présage. Enfin, si le mistral se lève un samedi, il cessera de souffler avant lundi.
Dimenche, il fera le même temps que le vendredi. Le dimanche, jour du Seigneur, offre le repos aux travailleurs.

Source : D'après l'Almanach 2009 - Un an en Provence - Edisud - Texte arrangé par moi-même.


 

Par Nadine - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /2008 16:01



Je vous propose quelques proverbes pour le mois d'octobre tirés du livre de Charles Galtier "Météorologie populaire". Nos anciens avaient pour habitude de suivre les indications de ces proverbes souvent dictés par la sagesse populaire et l'expérience.
De nos jours, qui s'en souvient encore, qui y prête encore attention et qui sait encore ce qu'ils signifient ? Je vous pose la question...

OUTOBRE - OCTOBRE

Quau semeno proumié emplisse lou granié.
Qui sème tôt (en premier) emplit le grenier.

Quouro veiras lou courpatas veni pren toun araire et vai curbi.
Quand tu verras venir le corbeau, prends ta charrue et va enterrer la semence.

Quouro veiras la gruio davala pren toun sa, vai semena.
Quand tu verras descendre la grue (vers le Sud), prends ton sac et va semer.


Se ploù  pèr Sant Lu à la sagno, l'aigo es de nèu à la mountagno.
S'il pleut à la Saint Luc sur le marais, l'eau donne de la neige sur la montagne.

Par Nadine - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 00:00




Vieille rue au Val (Photo Nadine)
"Souleiado de la Capello dou Segnour"
Terrasses de la Chapelle du Seigneur

Le provençal est une langue romane de la famille des langues d'oc. Il est issu de l'évolution du latin populaire, et est parlé sur un territoire qui déborde de celui de la Provence historique et culturelle proprement dite. Comme toute langue, le provençal est dialectalisé.

Les dialectes provençaux

- Le rhodanien est parlé dans les parties occidentales des actuels départements du Vaucluse (Vau-Cluso) et des Bouches-du-Rhône (Bouco-dóu-Rose). Il est également parlé en Languedoc, autour du Nimes (Nime), du Rhône (Rose) à la Vidourle (Vidourlo).

  - Le maritime et intérieur (ou "méditérranéen") est parlé dans les parties orientales des actuels départements du Vaucluse (Vau-Cluso) et des Bouches-du-Rhône (Bouco-dóu-Rose), dans tout l'actuel département du Var (Var), dans la majeure partie de l'actuel département des Alpes-Maritimes (Aup Maritimo) et dans la moitié sud de l'actuel département des Alpes de Haute-Provence (Aup de n-Auto Prouvènço).
Le provençal maritime a des règles linguistiques qui lui sont propre : les pluriels se forment en -ei ; une chute très marquée de nombreuses consonnes est produite ; les o sont souvent diphtongués et la conjugaison possède son lot de spécialités.
Pour exemple, la phrase  "Les belles filles jouent tous les jours sur la colline" :
-en provençal rhodanien, cela donne : "Li bèlli chato jogon tòuti li jour dins la colo".
-en provençal maritime, cela donne : "Lei bèllei fiho juegon tòutei lei jou dins la couelo"

 - Le gavot, ou alpin est parlé dans la moitié nord de l'actuel département des Alpes de Haute-Provence. Hors de Provence, le gavot est parlé en Dauphiné dans tout l'actuel département des Hautes-Alpes (Àuteis-Aup), dans une frange sud-est de l'actuel département de l'Isère (Isero), et dans les vallées provençalophones du Piémont (Val Maire, etc.)

- Le drômois, ou dauphinois n'est parlé qu'hors de la Provence proprement dite, en Dauphiné : majeure partie de l'actuel département de la Drôme (Droumo), c'est-à-dire le Diois et le Valentinois, frange sud-ouest de l'actuel département de l'Isère (Isero).

Le nissart et le vivarois


Linguistiquement très proche du provençal, le Nissart doit être considéré comme une langue à part entière, car telle est la conscience linguistique de ses locuteurs, qui se sentent Niçois et non pas Provençaux. Voici quelques caractéristiques du Nissart.

- Article défini pluriel différent au masculin et au féminin : lu - li.

- Conservation du a final atone au féminin, devenu o en provençal : Nissa la bella, pichina (petite), etc.

- Le nissart connaît, comme l’italien, des mots accentués sur l’antépénultième syllabe.

- Le nissart n'utilise que l'adjectif possessif plein, comme l'italien : français "mon cheval", provençal moun chivau / moun cavau, nissart lou miéu cavau, italien il mio cavallo.

Les parlers du Vivarais sont très proches du provençal drômois. Mais les gens du Vivarais n'ayant aucune conscience de parler provençal, et ayant une conscience identitaire vivaroise très forte, leurs parlers ne peuvent être considérés que comme formant une langue autonome composée de trois dialectes, le haut-vivarois, le boutierot / le vivarois-moyen et le bas-vivarois.
Le vivarois s'écrit avec une graphie similaire à celle du provençal, avec quelques adaptations dues aux différences phonétiques.


Source : Internet - Site Voilà des langues


Par Nadine - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 00:00


(Photo de Noël Landry, un transian. Un coin de son jardin)
Merci à toi Noël


Pèr ana séguramen su lei samin de la vido vidanto, lei Provençau avisa fan fisanço à nounostrei prouvèrbi que soun la quintessènci de la sapiènci poupulàri dei reire.
Pour aller sûrement sur les chemins de la vie quotidienne, les Provençaux avisés font confiance à leurs proverbes qui sont la quintessence de la sagesse populaire des anciens.

Lou tèms e l'usage rendoun l'ome sage.
Le temps et l'usage rendent l'homme sage.

De teis ami digues tout bèn, deis autre digues rèn.
De tes amis dis tout bien, des autres ne dis rien.

Es riche qu pou, urous qu saup, sage qu vau.
Est riche qui peut, heureux qui sait, sage qui veut.

Gai lesert bèu toun soulèu, que lou tèms passe trop lèu, e deman ploura belèu.
Gai lézard bois ton soleil, car le temps passe trop vite et demain il pleuvra peut-être.


 
(Photo prise à Riez en 2006 par Nadine)

Par Nadine - Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance
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