Petit patrimoine

Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 23:11

 

Notre-Dame-de-Saint-Victor.JPG

 

Notre-Dame de Saint Victor est une vierge à l'enfant polychrome en noyer qui a été restituée à la paroisse en 1993 par Jean AGNES, un cousin de ma maman qui l'avait conservée dans sa famille. Voici l'histoire [...]

 

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Petit patrimoine - Communauté : Le Chemin des Oratoires
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 00:00


Dominique Roux m'a envoyé des photos qu'il a prises lors de son passage à Lorgues.
J'ai décidé de les utiliser pour faire un article.

LORGUES (57)

LORGUES (58)

LORGUES (60)

LORGUES (61)

LORGUES (62)

La ville de Lorgues comporte de nombreuses fontaines.
La Fontaine de la Noix a été érigée en 1771 par l'architecte marseillais Antoine Torcat, pour le prestige de la cité.
La colonne en marbre de Carrare est surmontée d'une boule, baptisée la "noix" qui par les lorguais. L'exécution des quatre dauphins en pierre de Calissane fut réalisée par le sculpteur Joseph Chieusse.
 Elle a été restaurée en 1818 et trois plaques de marbre gravées en latin ont été installées. Elles rappellent : Les privillèges accordés à Lorgues par le comte de Provence Louis II en 1402. L'action des consuls constructeurs et restaurateurs ( 1771 et 1818). Ainsi que l'opposition de Lorgues à l'Empire, en juin 1815, aprés Waterloo.
Au midi, se trouve le blason de la cité, un lion et un chien illustrant la devise
"force et fidélité".
La fontaine a été classée monument historique en 1926.

Sources : Renseignements trouvés sur le site de Lorgues
(Voir dans mes liens : Découvrir la Provence)

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Petit patrimoine - Communauté : FONTAINES ET LAVOIRS
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 00:00



Apportée par le navire le Grand Saint Antoine en mai 1720, la peste frappe Marseille et une partie de la Provence (voir mon article sur le sujet ICI).

Des restrictions à la circulation ont été mises en place, mais elles ne suffisent pas à contenir la progression de la peste. De mars à août 1721, dans la plaine, la population locale, volontaire ou forcée est mobilisée pour creuser un fossé large et profond de 2 mètres. Le vice-légat du Comtat Venaissin décide d’employer les grands moyens pour combattre l’avancée du fléau et ordonne la construction d’un grand mur, de 27 Km de long. Ce "mur de la peste" construit dans les monts de Vaucluse, de Monieux à Cabrières d’Avignon, est réalisé en pierres sèches. Haut de 2 mètres, il devait isoler le Comtat de la Provence proprement dite.


Mur-de-la-peste

Une partie restaurée de ce mur

En juillet apparaissent les militaires français, neuf compagnie de Guernesey, une infanterie qui a reçu l’ordre royal de venir lutter pour que la peste ne remonte pas jusque chez eux. Un millier d’hommes armés, répartis dans 97 postes, gardent l’ensemble de la ligne sanitaire qui s’étend alors sur 100 kilomètres, depuis Bonpas sur la Durance jusqu’à Sisteron, en passant par la montagne de Gordes et près de l’abbaye de Sénanque. Mais la peste entra en Avignon par le Rhône et le Comtat fut à son tour ravagé par la terrible épidémie. A mesure que l’épidémie se propage, le cordon recule et s’étend jusqu’au Languedoc, au Rouergue et au Vivarais, à leur tour menacés par l’invasion pestilentielle.

Ce n’est qu’en février 1723 que toutes les lignes de contrôle sont levées. Au bilan, on compte 87 000 morts en Provence et 7 300 dans le Comtat, d’après un document officiel de l’époque.

 

Source : Le Grand almanach de la Provence 2010

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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Petit patrimoine - Communauté : Petit patrimoine
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 00:00

A-Campaniles-clochers

Carte postale - Collection personnelle de Nadine - Cliquez dessus pour agrandir

Le campanile est un élément d'architecture extérieur en ferronnerie, destiné à supporter et à embellir un carillon d'horloge publique et caractéristique du sud de la France. Selon sa fonction essentielle, un campanile est un simple support qui soutient la cloche chargée de sonner les heures. celle-ci est dotée d'un marteau, relié par un fil de fer au mécanisme situé un peu plus bas. C'est ce que l'on peut voit encore de nos jours dans tous les campaniles. Mais comme les ferronniers étaient aussi des artistes, tous ont cherché à faire de cette structure un objet intéressant et beau à regarder. Bien qu'ils soient installés la plupart du temps sur les clochers des églises, les campaniles de font pas partie de l'architecture religieuse mais ils sont le résultat de l'évolution de l'horlogerie.
Au Moyen Age, les villages étaient généralement construits en bois et entourés de palissades défensives et dotés, au point le plus haut, de tours carrées vouées au guet. Sur la plate-forme, les veilleurs soumis à tous les vents et toutes les intempéries, jour et nuit devaient scruter l'horizon pour avertir en cas d'attaque, d'incendie ou d'un évènement particulier. Par la suite, au VIIe siècle, on inventa la cloche (campana en latin) pour permettre aux guetteurs de donner l'alerte. ces tours, désormais, en pierre, devinrent des donjons, assortis de remparts, de chemins de ronde et de mâchicoulis.
En même temps que se transformaient les moyens de défense, il devint nécessaire pour les municipalités de donner l'heure à la population. C'est ainsi que l'on retrouve ces grands cadrans ouverts aux quatre points cardinaux que l'on voit dans tous les villages montés sur des points visibles du plus loin que l'on se trouve, le plus souvent sur le cocher de l'église déjà existant ou sur l'une des tours des remparts comme à Bargemon ou à Cotignac. Aux fonctions de guet, succéda la nécessité de sonner les heures qui rythmaient la vie sociale.


Les Arcs-sur-Argens. Tour de l'horloge et campanile (Photo Nadine)

L'origine de la forme de la ferronnerie qui contenait le carillon de l'horloge fit encore l'objet de discussions de la part des spécialistes. On a dit qu'on avait cherché une structure ouverte qui résisterait mieux qu'un clocher fermé, au violent mistral de la région. En fait, on trouve des campaniles dans des régions où il n'y a pas de mistral et des clochers en dur dans des régions très venteuses. Il est probable que la vraie raison était d'obtenir une construction moins coûteuse qu'une tour, puisqu'elle était à la charge des municipalités, moins riches que l'Eglise.
L'idée de génie a été d'utiliser la ferronnerie. De plus, certains édiles appréciaient d'être indépendants de l'Eglise et de pouvoir mettre la carillon destiné à sonner les heures laïques non pas dans le clocher du curé, mais par exemple sur la mairie (maison de ville). A ce sujet, les archives font état de conflits fréquents à propos des cloches !
Le besoin d'horloges publiques s'est vite répandu dans toute l'Europe. Les artisans horlogers suivirent les routes commerciales ordinaires, de Milan et Turin vers Nice puis la vallée du Rhône, la Bourgogne, le Nord et jusqu'en Angleterre, qui fournit un temps les meilleurs horlogers du monde.


Ampus. Clocher et campanile (Photo Nadine)

C'est à cause de ces pérégrinations horlogères qu'on peut voir dans tout le sud de la France un si grand nombre de ces campaniles. Leur densité étant la plus grande en Provence, et particulièrement dans le Var où chaque commune a le sien. C'est ainsi qu'on leur a donné le nom générique de campanile provençal.
La plupart des campaniles qui se trouvent dans le Var datent du XVIIIe siècle. Il semble que les plus anciens remontent au XVIIe siècle mais il est très difficile de dater un campanile. Souvent on peut dater le support, qui est le plus ancien, mais pas le campanile lui-même. Seule la cloche porte quelquefois une date, comme il est d'usage dans la fonderie, mais aussi le noms des parrain et marraine de la cloche (Nota : on trouve dans les registres d'archives des baptêmes de cloches).
Toutefois, il faut savoir que l'on construit toujours de nos jours des campaniles, comme à La Crau en 1998 ou à La Garde en 2000. Il s'en construit à peu près un par an dans toute la Provence.


Le Revest des Brousses (Alpes-de-Haute-Provence)
Clocher et campanile (Photo Nadine)

Pour terminer, je vais vous parler du campanile proprement dit. Outre son support (église, tour, beffroi), le campanile est fait de deux parties : une embase et un couronnement. Les embases sont toutes de formes géométriques simples : cubes, cylindres, polyèdres, le plus souvent des hexagones. Le couronnement peut être une flèche, une pyramide, une coupole à panier ou à ogive ou encore un bulbe en couronne ou en dôme. Parfois, on trouve entre le la base et le couronnement un corps intermédiaire : c'est le style "kiosque" qui ressemble aux kiosques à musiques du début du siècle dernier. A préciser que dans le Comtat Venaissin (Vaucluse) toute une région est équipée de campaniles baroques, à nuls autres comparables et dont la caractéristique est que les embases ne sont pas des formes géométriques. Dans d'autres départements, on trouve aussi des campaniles de formes différentes et non classiques : le treillis.
Ces différentes formes sont par la suite ornées et une partie a toujours un rôle symbolique. Les ornements sont les mêmes que dans toute ferronnerie : volutes, omégas, palmettes, feuilles d'acanthe, fleurs, flammes, croisillons, grecques, ogives pendantes. Les ornements symboliques sont des drapeaux, des boules terminales, des spères armilaires, des croix ou des girouettes.


Cotignac. Tour de l'horloge et campanile (Photo Nadine)


Trans en Provence. Clocher et campanile (Photo Nadine)

   Campanile-Roquebrune-sur-Argens.JPG

 

Campanile de Roquebrune-sur-Argens (Photo Nadine)

 

A noter qu'une de mes lectrices, Christiane, guide touristique à Roquebrune-sur-Argens et qui oeuvre pour le Comité des Sites m'écrit ceci :

"Merci pour cet article fourni et aussi bien détaillé. Je peux ajouter qu'à Roquebrune, nous avons une particularité sur notre campanile, comme tu le dis si bien, il se doit d'être laïque, c'est pourquoi, notre cloche est dédiée à... la Bienheureuse Vierge Marie (il y a du déplacement de cloche là-dessous). Qui plus est, nous avons un document d'archive daté du 9 avril 1795 qui mentionne "au fur et à mesure qu'on remontait l'horloge du campanile, la clé de la porte d'accès a été volée... " Merci à Christiane pour son commentaire.

 

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Petit patrimoine - Communauté : CAMPANILES DE NOS PROVINCES
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 00:00


Je vais vous parler de la Tour de l'Horloge de Draguignan dont les transians étaient un peu jaloux à l'époque... A ce propos, lire ou relire mon article sur la première horloge de Trans ICI, et vous comprendrez pourquoi.
Je précise que la ville de Draguignan est située à 5km de Trans en Provence.

 Tour-horloge-Draguignan

On voit à l'extrême droite, la tour de l'Horloge, au-dessous,
la chapelle Saint-Sauveur et à l'extrême gauche,
la flèche de la cathédrale Saint-Michel

La butte de la tour de l’Horloge est reconnue par tous les historiens comme étant l’emplacement primitif de Draguignan. En 1104 déjà, une charte de l’abbaye de Lérins mentionne une forteresse élevée sur ce lieu. C’est au XIIIe siècle que la cité comtale prend racine sur le plateau.

En 1235, la ville est investie d’un pouvoir administratif, transféré de Fréjus, par le comte Raymond Béranger III. Son conseiller, Romée de Villeneuve, gouverneur de la cité, fait alors construire un donjon de vingt-quatre mètres, protégé d’un fossé et d’un pont-levis, afin d’établir solidement son autorité seigneuriale. Du haut de la tour, un guetteur surveille les environs. D’abord baptisée "Tour Royale" pour prendre ensuite le nom de "Tour Madame", suite à la venue de Jeanne 1re d’Anjou, reine de Naples et comtesse de Provence, elle était destinée à recevoir une horloge publique. Les premières maisons bourgeoises se construisent à l’abri de ce donjon, constituant une nouvelle agglomération protégée de remparts surmontés de massives tours carrées.


Tour-horloge1.JPG
Tour-horloge2
La Tour de l'Horloge (Photos Nadine)

Ayant subi les outrages du temps, une partie de l’enceinte fortifiée, tombée en décrépitude, fut démolie en 1509, le rocher devenant une sorte de carrière publique. La tour sera alors remplacée par en 1575 par une autre tour, dite Tour de l’Horloge.

En 1633, Draguignan prend part aux révoltes de La Fronde en tenant tête aux troupes royales qui encerclent la ville. Cette prise de position lui vaudra le châtiment du roi. Le 14 août 1659, un arrêt du Parlement de Provence ordonne que la tour soit rasée. Les travaux de démolition commencent quinze jours plus tard. En 1660, lors de sa venue en Provence, Louis XIV refuse d’accorder son pardon mais grâce au consul Raphaël Aymar, la reconstruction chiffrée à 3 260 livres, est finalement autorisée. La réédification de la tour de dix-huit mètres, reposant sur une base trapézoïdale est achevée en 1663, sur le même emplacement.

Tour-horloge-cloche

Plus tard, en 1723, la tour se coiffe d’un campanile en fer forgé. Oeuvre d’un serrurier de Bargemon, la gracieuse cage abrite une cloche de six cents kilos. Aujourd’hui, la tour s’élève à une hauteur de dix-huit mètres et l’ensemble avec le campanile mesure vingt-quatre mètres. A ses pieds a été aménagé un ravissant théâtre de verdure bordé par la chapelle Saint-Sauveur. La Tour de l'Horloge de Draguignan est aujourd'hui inscrite à l'inventaire des Monuments historiques.

  Source : Couleurs du var – Morceaux choisis – Conseil Général du Var.


Tour-de-Lorloge-Draguignan-83.JPG 
Bâtie sur le rocher, la Tour de l'Horloge défie le temps et les siècles
(Photo Nadine)

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Petit patrimoine - Communauté : Petit patrimoine
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