Nadine de Trans en Provence
En Provence, la cérémonie des relevailles était plus qu'indispensable ;
on considérait qu'elle avait une telle importance que même si l'enfant mourait en couches, la mère dépossédée de son enfant devait respecter le temps d'isolement et ne réintégrer le monde social
qu'après avoir été à l'église se faire relever.
Si son enfant était bien portant et qu'elle négligeait l'usage des relevailles, les pires malheurs ne tarderaient pas à s'abattre sur
le nouveau-né qui serait assurément la proie des mauvais esprits.
Lorsqu'une femme mourait en couches, son époux devait organiser les relevailles de la défunte. Le premier jour où l'on sortait l'enfant, on procédait au simulacre des relevailles de sa mère ! La
famille négligeait-elle cet usage, la défunte était condamnée à errer sur terre pendant des années avant de gagner le Paradis.
Il arriva un jour qu'un homme perdit sa femme en couches. Son veuvage terminé, il épousa une jeune fille en secondes noces. Or, toutes les nuits, un tapage épouvantable se faisait entendre dans
la chambre des nouveaux mariés. Une commère finit par leur faire comprendre qu'il s'agissait de la morte qui venait faire du tapage pour qu'on procédât à ses relevailles. Ce qu'on fit.
L'accoucheuse et la marraine se rendirent à l'église, entourant l'absente et s'adressant à elle de temps à autre. La cérémonie terminée, tout rentra dans l'ordre.
La cérémonie des relevailles se déroulait en l'absence de toute personne masculine, hormis le curé bien sûr. L'accoucheuse et la marraine de l'enfant étaient toujours présentes en cette occasion.
D'autres femmes pouvaient se joindre à elles et c'était souvent le cas. Parentes et amies de l'accouchée, toutes étaient là pour participer à cet heureux événement. La sage-femme et la marraine
se rendaient au matin chez l'accouchée pour l'accompagner à l'église. Le petit cortège qu'elles formaient avait son rituel : l'accoucheuse portait l'enfant en faisant reposer la tête de celui-ci
sur son bras droit. La mère marchait du côté de la tête de son enfant. La marraine, elle, se plaçait du côté des pieds du nouveau-né. Suivaient ensuite les autres femmes, par ordre de parenté.
Sur le chemin, la jeune mère qui sortait pour la première fois dehors depuis plusieurs jours regardait avec attention autour d'elle... car le sexe de son prochain enfant dépendrait de celui de la
personne qu'elle rencontrerait en premier !
Bonjour, tu as du te rendre compte que depuis quelques temps, je me fais assez rare sur la net et j'ai de plus en plus de mal à passer sur les blogs: je te dois des explications: je n'ai plus internet chez moi le soir et je ne peux donc me connecter que de mon travail......pas toujours évident mais je pense que d'ici peu, notre nouveau fournisseur Internet sera opérationnel et ainsi je pourrai passer comme avant le soir venu ! !
Bonne semaine et mille et un bisous de la mer rouge !
@nne marie
- le 29/04/2008 à 10h45
Amitiés, Flo
Nadine,étrange en effet mais les coutumes et croyances le sont souvent, ça n'a pas du être facile à certaines époques.
Bises et bonne soirée.
Joël.
Bises
Le potager, c'est mon mari, moi je ramasse et je cuisine!
Bisous d'une voisine.
Bisous et bonne soirée
gros bisous et j'espère que ta petite maman va bien ...
Un beau livre d'histoire et de géo à suivre chez toi.
je te fais plein de bisous et te souhaite une bonne nuit
chantal