Nadine de Trans en Provence
Dans toutes nos villes et nos villages, il y a une chose que je constate et que je déplore : la disparition progressive de certains éléments de notre
patrimoine.
Avez-vous remarqué qu'au lieu de conserver et d'entretenir, on met à bas sans état d'âme ce que nos anciens ont eu parfois tant de mal à mettre en place ?
Nos décrottoirs et de nos butto-rodo (littéralement butte-roues) en font partie.
A Trans en Provence, en passant dans les rues, on ne voit plus de décrottoirs. Quant aux butto-rodo, il en reste mais plus autant qu'avant. Les gens
font rénover les maisons et ainsi disparaissent ces témoignages de notre passé...
Décrottoir à Trans en Provence (Photo Nadine)
Dans le temps, les rues n'étaient pas goudronnées comme de nos jours. Quand il pleuvait, pour éviter de rentrer de la boue à l'intérieur des maisons, un décrottoir trônait devant ou à côté de
chaque porte. Ce décrottoir permettait tout simplement de racler le dessous des chaussures pour éviter de tout salir. C'était une lame de métal soit figée sur l'escalier ou le trottoir quand il y
en avait un, soit scellée dans le mur. Ceci était valable pour la porte d'entrée, la remise, la cave si celle-ci était accessible par l'extérieur. Devant les maisons bourgeoises, il y
en avait de beaux, tout ouvragés... On les a supprimé car cela empêchait les gens de circuler sur le trottoir, mais ils étaient bien utiles pourtant.
Pierre à un angle de rue à Trans en Provence (Photo Nadine)
Les butto-rodo n'ont pas résisté non plus à l'évolution, au modernisme... A quoi servaient-elles ? Tout simplement à préserver les angles des bâtiments du passage des charrettes. En effet, dans les rues à angle droit, étroites ou pour toutes les entrées de portes cochères, les moyeux des roues des charrettes, étaient saillants et ils abîmaient les angles des murs, enlevaient le crépi ou raclaient la pierre. Pour éviter ces désagréments, il suffisait de sceller au sol et d'appuyer contre le mur, une pierre assez large et assez haute pour obliger les roues à s'écarter du mur.
Pierres encadrant une entrée de remise (Photo Nadine)
...eh oui, ainsi disparaissent les vestiges du passé, et nous te remercions de nous l'avoir fait observer, ces éléments que nous connaissons bien ont pratiquement disparu, et nous ne nous apercevons meme pas ...bien pratiques pourtant ! bonne semaine et grosses bises de nous deux
bel article pour éclairer les objets d'antan!
Venue suite à la mise à l'honneur de ton blog sur OB!
Bravo
Belle journée
Ionard
c'est vrai ,cela a completement disparu a bruxelles et pourtant bien efficace conre les chiens(les maitres indélicats)
- le 17/11/2008 à 10h50
et poutant je suis du midi
(ramatuelle)
j 'ai passer un bon moment chez toi
a bientôt
biz chris
Inconnu pour moi
bisous
tu es la mémoire vivante du passé cela se voit.nNos parents n'avaient pas tous les produits poison qu'il y a aujourd'hui
ils etaient beaucoup plus prevoyants
Lorsque j'etais jeune j'adorai les gros anneaux contre les murs
ils etaient destiné a ux chevaux
bonne soirée
Très grandes bises, et à bientôt !!!!
Bonne journée ^^

Il en reste encore dans le village natal de ma maman,nos anciens étaient pleins d'astuces, c'était le tempqs des idées et de la débrouillardise.
a bientôt nadine , je te félicite pour toutes tes recherches, j'en profite avec plaisir!
nadine de st affrique