Ma Provence

Mes petits riens


 

Cette lumière est celle qui guidera tous ceux qui cherchent le chemin de la paix, de l'amour et de la sérénité. Ainsi, elle voyagera d'un endroit à l'autre et illuminera le monde avec espoir. Elle a déjà parcouru bien des distances pour se rendre jusqu'ici.
Permettez-lui de continuer son périple et de répandre son message d'amour.
Prenez-la et placez-la sur votre page.
Moi je l'ai prise chez 
Jeanine et René

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Benvengudo dins lou Var !


Bonjour à toutes et à tous,
Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
Inscrivez-vous à la newsletter pour être avertis des publications
et n'oubliez-pas d'aller vous promener dans mes albums photos...
Bonne visite en Provence.

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Saleté de maladie de merde !


Je suis atteinte d'une maladie auto-immune qui porte le nom barbare de spondylarthrite ankylosante. Cela fait des années que j'en souffre mais elle a été hélas diagnostiquée tardivement. J'ai été obligée de m'arrêter de travailler à l'âge de 41 ans après 23 ans de travail.
Les gestes quotidiens les plus anodins pour vous sont devenus difficiles pour moi.
Les mouvement de tous les jours ont un retentissement le lendemain.
Ce qui fait que je suis perpétuellement en état de souffrance inflammatoire.
A force, on s'habitue à avoir des douleurs et des raideurs,
mais le moral en prend forcément un coup.
Mon rachis cervical et lombaire, mes épaules sont de plus en plus raides.
Mes articulations sacro-illiaques sont soudées et mes lombaires prennent le même chemin. J'ai mal dans toutes les articulations, les muscles, etc... Car en fait j'ai deux maladies rhumatismales dont une qui ne porte pas de nom. Pas de chance m'a dit le professeur à Marseille. Merci docteur !
Je fais ce blog pour m'occuper et me changer les idées.
Merci à vous de me lire.
Nadine
Pour voir le blog de Babou qui est atteinte de la même maladie :
http://www.chez-babou-spondylarthrite-and-co.org/

Samedi 11 juillet 2009

 

Boîte à sucre en métal avec reproduction d'une publicité pour la lavande


Pour faire suite à mon article sur la lavande, je vous propose ces quelques
photos que j'ai prises l'an dernier au mois de juillet sur le plateau de Valensole.
Je suis désolée de ne pouvoir vous restituer l'odeur des lavandes...

Le plateau de Valensole se trouve dans les Alpes-de-Haute-Provence, au sud-ouest de Digne, entre les vallées de la Durance à l'Est, de la Bléone au Nord, des Gorges du Verdon et du lac de Sainte-Croix au Sud. Son altitude moyenne est de 500 m et il s'étend sur une superficie de 800 km².
Il est traversé par la vallée de l'Asse, qui le sépare en deux parties dissymétriques. Des dizaines de milliers d'hectares d'alluvions déposés par les rivières sur 500 m de hauteur ont contribué à composer le plateau de Valensole.





 


 
"Ici, c'est autre chose que loin, c'est ailleurs".
Jean Giono "L'iris de Suse" 1970



Publié dans : Provence - Communauté : La Prouvènço
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Mercredi 8 juillet 2009


Aujourd'hui, petite balade à Tourtour, village du Haut-Var.

Son implantation sur le haut d'une colline lui vaut son appellation de "Village dans le ciel".
Tourtour s’est construit sur le passage des eaux de source ; la principale s’appelle le Saint-Rosaire. Le village a une vue imprenable sur tout le Moyen Var jusqu'à la montagne Sainte-Victoire.
Pour en savoir plus sur Tourtour, je vous conseille :
http://tourtour.village.free.fr/


 









Comme j'ai pris beaucoup de photos de ce magnifique village où nous sommes allés dimanche, je vous en ferai voir d'autres bientôt.
C'est promis...



Publié dans : Var - Communauté : Region Sud
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Mardi 7 juillet 2009




Dans l'actualité toute proche, je vous annonce que
Les Médiévales des Arcs-sur-Argens se dérouleront
les 10, 11, 12 et 13 juillet 2009.
Cette année le thème :
"Orient en terre d'Arcus"
Pour en savoir plus :
http://www.les-medievales.asso.fr/

Allez-y nombreux !

 


 

Publié dans : Actualité, Clins d'oeil, Mises à jour - Communauté : La Prouvènço
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Mardi 7 juillet 2009


Quelles acrobaties nos ancêtres n'ont-ils pas faites pour alimenter en eau leurs villages perchés ! Que d'énergie dépensée pour amener l'eau sur leur lieu de vie.
Tout en gardant un oeil vigilant en amont, les plus malins se sont installés au pied de falaises où l'eau coulait en abondance.
L'eau était source d'énergie pour actionner les moulins à blé ou à huile, les paroirs, les scieries, les martinets, etc...
Au coeur du village coule la fontaine, lieu essentiel de nos régions arides. Elle n'est jamais seule : elle alimente un abreuvoir dont la surverse dessert le lavoir à rincer.
De là, l'eau passe dans le lavoir proprement dit, puis s'écoule vers les jardins
en contre-bas.


Lavoir à Tourtour (Photo Nadine)

La bugado (lessive), au lavoir est l'occasion de nombreuses palabres : on colporte des nouvelles, on y parle
santé, on se raconte des potins, on parle du petit dernier...
Dans les villages où l'eau faisait défaut, le lavoir se trouvait hors de l'agglomération, souvent en contre-bas, 
dans la plaine.
La lessive terminée, les femmes laissaient leurs corbeilles au bord du chemin puis retournaient au village. La première charrette rentrant du travail ramassait les paniers et les montait jusqu'à la place.
Le soir chacune avait retrouvé son bien et il ne manquait rien, pas même un mouchoir !
 
Source : D'après le livre "Promenade gourmande en terre varoise" - Collection Terre varoise, réalité et promotion.
 

Note de Nadine
: A Trans, nous avions quatre lavoirs dont deux en dehors du village. Un sur la route du Muy, le lavoir de Saint-Vincent au quartier du même nom et l'autre le lavoir de Vallauris au quartier du même nom également. Ce dernier a été rasé quand la "route militaire" a été faite. Celui de Saint-Vincent existe toujours mais il n'y a plus d'eau qui coule.
Des deux
autres dans le village, un seul subsiste, c'est celui du Bassin Neuf. Il est situé sur les rives de la Nartuby face au jeu de boules et pour la fête du village pour la Saint Roch,
au mois d'août, il sert de décor à un magnifique feu d'artifice.
L'autre, celui de la Placette a été démoli dans les années 60.



Trans en Provence - Le lavoir dit du Bassin neuf (Photo Nadine)

Publié dans : Coutumes, Mode de vie, Traditions - Communauté : Provence Passion
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Lundi 6 juillet 2009

 


Carte postale avec personnage habillé

Venue de l'ouest du bassin méditerranéen, les Romains profitaient déjà des qualités aromatiques de la lavande pour parfumer les bains (thermes) ainsi que leurs vêtements. Le nom de lavande est dérivé de lavare, mot latin signifiant "laver". A ce propos, le mot "lavandière" vient du fait qu'on ajoutait de la lavande à l'eau de lessive afin de parfumer les vêtements. Au Moyen Âge, les pouvoirs désinfectants de la lavande étaient reconnus et on en faisait des fumigations et des emplâtres destinés à combattre la peste.

Au XVIe siècle, la Faculté de Montpellier en a étudié les usages médicinaux. Elle était considérée comme un tonique réputé et était aussi appréciée comme antidiabétique dans certaines régions d'Espagne. En outre, au début du XXe siècle, un parfumeur-chimiste qui s'était brûlé les mains a pu empêcher la gangrène de s'installer en les rinçant à l'essence de lavande. Dans les hôpitaux français, on utilisa pendant longtemps des huiles essentielles, dont celle de lavande, pour désinfecter l'air et enrayer ainsi les infections microbiennes et fongiques.



Lavandes sur le plateau de Valensole (Carte postale Nadine)

Ses nombreuses indications et son innocuité font de l’huile essentielle de lavande un des fleurons de l'aromathérapie moderne. Elle est également utilisées en abondance dans l'industrie de la parfumerie, des cosmétiques et des détergents. En cuisine, certains chefs l'emploient pour parfumer des sorbets ou des crèmes glacées.
Il existe quatre espèces principales de lavande :
la lavande vraie qui pousse entre 500 et 1700 m d'altitude, la lavande aspic qui ne dépasse pas 600 m d'altitude, le lavandin qui est un hybride naturel et qui est l'espèce la plus cultivée et la lavande stéchas ou lavande papillon qui n'a aucun utilité en parfumerie.

La récolte se fait pendant la floraison, de fin juin jusqu’au mois d’août, pour les lavandes "vraies", "aspic" et les lavandins. À part l’aspic qui est sauvage, les plantes sont généralement cultivées.


Carte postale collection de Nadine

On pratique la distillation de la lavande sauvage de montagne pour l’aromathérapie, mais les quantités sont très limitées. La récolte a lieu en été car les fortes chaleurs favorisent la montée de l’essence dans les cellules et les glandes sécrétrices de la fleur. Les brins sont plus odoriférants s'ils sont récoltés un peu avant l'ouverture des fleurs. Après, l'essentiel de l'arôme se perd.
La lavande du groupe stéchas est plus précoce, elle est récoltée du mois de mars au mois de mai à l’état sauvage mais elles est plus rarement exploitée. Pour la lavande cultivée, la récolte s’effectue mécaniquement, sauf pour les bouquets qui sont coupés à la faucille.
Les lavandes clonales, c'est-à-dire, issues d’un individu et multipliées par bouturage arrivent à maturité en même temps, contrairement aux lavandes non clonales qui ne mûrissent pas de façon homogène car chaque plante est un individu différent de son voisin. Les lavandes clonées sont plus susceptibles d'être attaquées par des insectes ravageurs, mais la lavande a peu de prédateurs, en raison de sa teneur en substances qui repoussent ces derniers.

Source : Wikipédia - l'encyclopédie libre

Nota : Un article suivra dans la semaine avec des photos que j'ai prises
sur le plateau de Valensole
 



Publié dans : Faune, Flore de Provence - Communauté : La Prouvènço
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Samedi 4 juillet 2009


Un très beau trompe l'oeil à la gloire de la maréchalerie
photographié dans son village, Flassans-sur-Issole, par mon amie Mounic.

Voir son blog : http://mounic.over-blog.com/


Ne voulant pas être en reste, je vous présente une photo que j'ai réalisée à Carcès.
Il s'agit aussi d'un maréchal-ferrant. Puis au dessous, toujours à Carcès une fresque
représentant la cave d'un vigneron qui presse son raisin.
Il y aura d'autres photos de fresques prises à Carcès car c'est une commune où il y a beaucoup de façades peintes.



"Fasse le ciel que chacun exerce le métier qu'il connaît !"

Aristophane

 

 

 

Publié dans : Fresques, Trompe l'oeil - Communauté : La Prouvènço
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Mercredi 1 juillet 2009



En Provence, la catarineto, c'est-à-dire la coccinelle ou encore bête à Bon Dieu,
permet de tirer les augures... aux jeunes filles qui la questionnent lorsqu'elles
en voient une se poser quelque part :

Digo me, catarineto,
Ounte passarai
Quouro me maradarai ?

Dis-moi, coccinelle,
Où j'irai
Quand je me marierai ?

La réponse est, figurez-vous, dans la direction prise par le petit insecte
lorsqu'il s'envole !
On dit que si la coccinelle monte vers le ciel cela signifie que tous les
bonheurs seront acquis...
En revanche, la demoiselle se fera nonne si la catarineto se dirige vers l'église.

Mais je vous pose la question : doit-on réellement s'y fier ?

Source : D'après l'Almanch 2009 - Un an en Provence - Edisud.


Je précise que les photos ne sont pas de moi. Je les ai prises sur internet.

Publié dans : Coutumes, Mode de vie, Traditions - Communauté : La Prouvènço
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Lundi 29 juin 2009



On ne possède aucun portrait de Sade à l’exception d’un profil du jeune marquis dessiné par Charles van Loo vers 1760. Les dépositions du procès de Marseille le montrent à trente deux ans "d’une jolie figure, visage rempli", élégamment vêtu d'un frac gris doublé de bleu, portant canne et épée au côté.


Jean Baptiste François, comte de Sade, père du marquis

Donatien Alphonse François, marquis de Sade naît à Paris le 2 juin 1740 à l’hôtel de Condé. Il est le fils de Jean Baptiste François, comte de Sade, héritier de l'une des plus anciennes familles de Provence, seigneur de Saumane et de La Coste (orthographe de l'époque), coseigneur de Mazan, et de Marie Éléonore de Maillé de Carman, parente et dame de compagnie de la princesse de Condé. Baptisé à l'église Saint-Sulpice, les parents, le parrain et la marraine s’étant fait représenter par des officiers de maison, il reçoit par erreur les prénoms de Donatien Alphonse François au lieu de Donatien Aldonse Louis.

A dix ans, il entre au collège Louis le Grand dirigé par les pères jésuites qui est alors l'établissement le mieux fréquenté et le plus cher de la capitale. Les représentations théâtrales organisées par les pères sont sans doute à l’origine de la passion de Sade pour l’art de la comédie et la littérature dramatique.



A 14 ans, il entre à l’École des chevau-légers de la garde du roi, en garnison à Versailles. Sous-lieutenant un an plus tard, il participe à la guerre de Sept ans contre la Prusse. Il y brille par son courage, mais aussi par son goût pour la débauche et la luxure. Revenu avec le grade de capitaine, il fréquente des actrices de théâtre et des courtisanes. Son père, pour y mettre fin, cherche à le marier au plus vite.
Le 17 mai 1763, le mariage du marquis et de Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, fille aînée d’un président à la cour des Aides de Paris, de petite noblesse de robe, mais dont la fortune dépasse largement celle des Sade, est célébrée à Paris en l'église Saint-Roch. Il ne s'en assagit pas pour autant et, dans la même année, fait son premier séjour en prison pour "débauches outrées" au donjon de Vincennes.


Donjon du château de Vincennes

Sa femme, Renée-Pélagie aima son mari tant qu’elle le put, jusqu’au bout de ses forces. Mais le marquis avait le vice dans la peau.
En 1768, il est à nouveau incarcéré six mois pour avoir entraîné dans sa maison d'Arcueil, une jeune veuve du nom de Rose Keller, pour la fouetter jusqu’au sang et la contraindre, le dimanche de Pâques, à des pratiques blasphématoires.
En 1769, il est en son domaine de La Coste où il donne des fêtes et des bals, il voyage en Italie, notamment avec sa jeune belle-sœur de 19 ans, Anne-Prospère de Launey, chanoinesse séculière chez les bénédictines, avec laquelle il aura d'ailleurs une liaison violente et passionnée (Nota : une chanoinesse séculière ne prononce pas ses voeux et peut donc se marier et entrer dans le monde si elle le désire).


De nos jours, le château de Lacoste est en ruine

Le scandale éclate à nouveau en juin 1772 à Marseille. Il ne s’agit plus cette fois d’une fille mais de quatre. Le marquis a proposé à ses partenaires de plaisir des pastilles à la cantharide, substance qui a des propriétés aphrodisiaques. Deux filles se croient empoisonnées, les autres sont malades. La participation active du valet justifie l’accusation de sodomie, punie alors du bûcher. La condamnation du parlement de Provence est cette fois la peine de mort pour empoisonnement et sodomie à l'encontre du marquis et de son valet. Sade s’enfuit en Italie avec sa jeune belle-soeur. Les amants sont à Venise fin juillet, ils visitent quelques villes d’Italie, puis la chanoinesse rentre brusquement en France à la suite d’une infidélité du marquis. Ce dernier a fixé sa résidence en Savoie, mais le roi de Sardaigne le fait arrêter le 8 décembre 1772 à la demande de sa famille et incarcérer au fort de Miolans. Mme de Sade achète les gardiens et le fait évader le 30 avril 1773. Réfugié clandestinement dans son château, le marquis échappe aux recherches, prenant le large quand il y a des alertes. Le 16 décembre 1773, un ordre du Roi enjoint au lieutenant général de police de s’assurer de sa personne. Dans la nuit du 6 janvier 1774, un exempt suivi de quatre archers et d’une troupe de cavaliers de la maréchaussée envahit le château, mais en vain, le marquis est introuvable. En mars, Sade prend la route de l’Italie, déguisé en curé.

La marquise et sa mère travaillent à obtenir la cassation de l’arrêt du parlement d’Aix, mais une autre affaire va bientôt éclater...


Il a engagé à Lyon et à Vienne des domestiques. Ce sont cinq très jeunes filles et un jeune secrétaire ainsi que trois autres filles d’âge et d’état à ne point être recherchées par leurs parents auxquelles s’ajoute l’ancienne domesticité. Mais cependant, les parents déposent une plainte pour enlèvement fait à leur insu et pour séduction. Une procédure criminelle est ouverte à Lyon. Le scandale est cette fois étouffé par la famille, mais l’affaire des orgies avec les petites filles va laisser des traces. Le marquis a joué du canif avec elles. Une des enfants, la plus endommagée, est conduite en secret à Saumane chez l’abbé Jacques-François de Sade, l'oncle du marquis, qui se montre très embarrassé de sa garde et par les propos de la petite victime, qui accuse nettement son neveu. Une autre fille, Marie Tussin, du hameau de Villeneuve de Marc, a été placée dans un couvent de Caderousse, d’où elle se sauvera quelques mois plus tard. Le marquis prépare une réfutation en règle de ce qu’a dit l’enfant confiée à l’abbé, mais elle n’est pas la seule à avoir parlé. Les fillettes d’ailleurs n’accusent point la marquise et parlent au contraire d’elle "comme étant la première victime d’une fureur qu’on ne peut regarder que comme folie". Leurs propos sont d’autant plus dangereux qu’elles portent, sur leurs corps et sur leurs bras, les preuves de leurs dires. Pour changer d'air, le marquis reprend la route de l'Italie le 17 juillet 1775 sous le nom du comte de Mazan. Il reste à Florence jusqu’au 21 octobre, puis se rend à Rome. De janvier à mai 1776, il est à Naples. Mais il s’ennuie en Italie. Son retour en août à La Coste fait surgir de nouvelles menaces. Le 17 janvier, le père d’une jeune servante vient réclamer sa fille et tire sur Sade. Contre les avis de son entourage provençal, le marquis décide de se rendre à Paris fin janvier.



Gravue représentant Sade en prison

Il est arrêté dans la capitale le 13 février 1777 et incarcéré au château de Vincennes par lettre de cachet, à l’instigation de sa belle-mère, Madame de Montreuil. Cette mesure lui évite l’exécution, mais l’enferme dans une prison en attendant le bon vouloir du gouvernement et de la famille. Or la famille a maintenant peur de ses excès. Elle a soin de faire casser la condamnation à mort par le parlement de Provence mais sans faire remettre le coupable en liberté. Le marquis profitera de son transfert à Aix pour s’évader une nouvelle fois et se réfugier à La Coste où il sera repris au bout de quarante jours.
Sade a trente-huit ans. Il restera onze ans enfermé au château de Vincennes puis à la Bastille. Il a droit à un traitement de faveur, payant une forte pension. Madame de Montreuil et sa famille attendent de lui une conduite assagie pour faire abréger sa détention. Ce sera tout le contraire : altercation avec d’autres prisonniers dont Mirabeau, violences verbales et physiques, menaces, lettres ordurières à sa belle-mère et même à sa femme qui lui est pourtant entièrement dévouée.
Pour tromper son ennui, il écrit des pièces de théâtre et des romans. A la Bastille, il commence la rédaction des Cent vingt journées de Sodome ou l'Ecole du libertinage (1785) puis, deux ans plus tard, Les infortunes de la vertu et Aline et Valcour.


Gravure du livre Aline et Valcour

En juillet 1789, dix jours avant la prise de la bastille, il est transféré à Charenton, dans un asile de fous. Il doit abandonner sa bibliothèque de six cents volumes et tous ses manuscrits.
Il recouvre la liberté, accordée à toutes les victimes de lettres de cachet, en 1790. Sa femme, lasse de ses violences, obtient la séparation. Ses deux fils émigrent. Pour survivre dans le Paris révolutionnaire car tous ses biens, en Provence, ont été pillés et mis sous séquestre, il cherche à faire jouer ses pièces, se lie avec une jeune actrice, Marie Constance Quesnet, qui lui restera fidèle jusqu'au bout. Justine ou les malheurs de la vertu est publié, anonymement, en 1791.
Pour faire oublier ses origines nobles, il milite dans la section révolutionnaire de son quartier. Mais son zèle n'est-il pas assez convaincant ? Fin 1793, il est arrêté et condamné à mort. Oublié dans sa geôle à la suite d'une erreur administrative, il échappe à la guillotine et libéré en octobre 1794.


Vivant chichement de ses écrits, il publie en 1795 La philosophie dans le boudoir, La nouvelle Justine et Juliette. Justine et Juliette sont deux sœurs, l'une incarnant la vertu, l'autre le vice, qui subissent des aventures où la luxure le dispute à la cruauté. La presse l'accuse d'être l'auteur de l'infâme roman Justine. En 1801, la police saisit ses ouvrages chez son imprimeur. On ne lui pardonne pas sa violence érotique, son délire du vice, sa pornographie. Sans jugement, par simple décision administrative, il est enfermé dans l'asile de fous de Charenton. Il va, qualifié de "fou" mais parfaitement lucide, malgré ses suppliques et ses protestations, y mourir le 1er décembre 1814 sans jamais retrouver la liberté. Cet esprit libre, à 74 ans, en aura passé 30 en prison.
Ses descendants refuseront de porter le titre de marquis, et il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour que son œuvre, dans laquelle il a ouvert la voie à la psychologie sexuelle moderne, soit réhabilitée.


Portrait imaginaire du XIXe siècle de Biberstein :
Sade soumis aux quatre vents des suggestions diaboliques

Nota : Le néologisme "sadisme", formé d’après son nom, est apparu dès 1834 dans le Dictionnaire universel de Pierre Claude Victor Boiste comme "aberration épouvantable de la débauche : système monstrueux et antisocial qui révolte la nature".

Source : En partie, Wikipédia, l'encyclopédie libre ainsi que des renseignements
glanés sur internet.


Publié dans : Personnages de l'Histoire - Communauté : La Prouvènço
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Vendredi 26 juin 2009


Une balade à Ampus, joli village du Haut-Var m'a permis de découvrir ce pressoir
et de le prendre en photo pour vous le montrer.
Retapé et mis en valeur, il trône sur une placette du village.
Une seconde vie pour lui.
Si vous voulez passer voir le blog de mon amie Rosette d'Ampus :
http://villageampus83.blog.lemonde.fr/






"Et nettement tiendra-on les pressoirs durant l'année, afin que le vin
passant par là en sorte bon sans scrupule".

Olivier de Serres (1539-1619)



Publié dans : Var - Communauté : les Varois
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Vendredi 26 juin 2009



Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille de papier et de laisser un peu de place à côté de chaque nom.
Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté de chacun des noms. Cela prit toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.
Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun.
Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste.
Peu de temps après, tous souriaient.
- "Vraiment ?" entendait-on chuchoter...
- "Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un !"
- "Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant" étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe...
Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.
Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à son enterrement.
L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre, ils s'approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof y alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda "Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ?"
Elle hocha la tête et dit : "Oui" Alors il lui dit : "Marc a souvent parlé de vous".
Après l'enterrement, la plupart des amis de Marc s'étaient réunis.
Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. "Nous voulions vous montrer quelque chose" dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche. "On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaîtriez..." Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.
Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Marc.
"Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait" dit la mère de Marc "Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste".
Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.
- Charlie sourit et dit : "J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau".
- La femme de Chuck dit : "Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage".
- "Moi aussi, j'ai encore la mienne" dit Marilyn "Elle est dans mon journal intime".
- Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. "Je l'ai toujours avec moi" dit Vicky et elle ajouta : "Nous l'avons tous gardée".
La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle se mit à pleurer.
Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.
Moralité :
Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s'arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera.
C'est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l'on aime et qui nous sont chères, qu'elles sont particulières et importantes pour nous.
Dites-le leur avant qu'il ne soit trop tard.


Publié dans : Citations, Pensées, Textes à mériter - Communauté : De la Vie
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Vendredi 26 juin 2009


 

 

Après les photos de Noël, je veux vous faire découvrir quatre blogs qui font partie de ma communauté : Provence Passion. Cette communauté comporte à ce jour 37 blogs.
Il s'agit de :
Le blog de La Renarde clic

Le blog de Fardoise d'Avignon clic

Le blog de Garibondi clic
Le blog de Galinette clic

Merci à vous.


Publié dans : Blogs coup de coeur - Communauté : De la Vie
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Vendredi 26 juin 2009


 

Noël m'a envoyé une suite des photos de son jardin.
Les voici.










Publié dans : Trans : Photographies - Communauté : les Varois
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Mercredi 24 juin 2009



Certains lecteurs participent à mon blog et j'en suis très contente.
Noël m'a envoyé trois jolies photos de son jardin à Trans.
Merci à lui.



 

 

Publié dans : Trans : Photographies - Communauté : De la Vie
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Mercredi 24 juin 2009



Désirée Clary

François Clary était le descendant d'une famille de Ventavon, un village des Hautes-Alpes, qui était venue s'installer à Marseille vers 1680. Il fut l'un des grands fabricants et marchands de soie marseillais de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Il avait épousé le 24 juin 1759, Françoise Rose Somis, dont il eut plusieurs enfants. A la Révolution, il possédait l'une des plus grosses fortunes de Marseille, lorsque, compromis dans le mouvement fédéraliste de 1793, il vit son fils Etienne et son gendre Antoine d'Anthoine, époux de sa fille Marie-Rose et futur maire de Marseille, jetés en prison. Un autre de ses fils se suicida pour ne pas être arrêté. Lui-même, très abattu, mourut sans connaître la destinée royale qui sera réservée à ses deux filles, Julie et Désirée.
Julie née en 1771, devint reine de Naples puis d'Espagne après avoir épousé Joseph Bonaparte à Cuges le 1er août 1794. Femme forte de la famille, elle la protégea puis, refusant de suivre son mari aux Etats-Unis, elle parcourut l'Europe avant de mourir à Florence en 1845. Elle y est enterrée.


Desideria en 1822

Cependant, c'est incontestablement le destin de Désirée, qui a marqué les imaginations. Bernardine Eugénie Désirée Clary est née à Marseille le 8 novembre 1777. Elle est d'abord courtisée par Joseph Bonaparte en 1794, qui reporte finalement son dévolu sur Julie, la soeur de Désirée. Pendant ce temps, Désirée s'est fiancée officiellement avec le frère de Joseph, Napoléon Bonaparte, le 21 avril 1795. Mais le général Bonaparte est rappelé à Paris. Après avoir rencontré Joséphine de Beauharnais, le 15 octobre 1795, par le biais de son ami Paul Barras, Bonaparte renonce à ce projet de mariage.
Désirée épouse le 17 août 1798 à Sceaux le général Jean-Baptiste Bernadotte. Lorsque son époux est placé par Napoléon sur le trône de Suède le 21 août 1810, Désirée s'installe à Stockholm avec son fils Oscar né le 4 juillet 1799. Au bout d'un mois, elle retourne s'installer seule à Paris. Elle ne revint en Suède que pour assister le 19 juin 1823 au mariage de son fils Oscar avec la princesse Joséphine, fille d'Eugène de Beauharnais, Duc de Leuchtenberg, et petite-fille de l'Impératrice Joséphine.
Désirée fut par la suite, couronnée reine de Suède et de Norvège. Son mari, Jean-Baptiste, l'était depuis la mort du roi Charles XIII le 5 février 1818, sous le nom de Charles XIV Jean (Carl XIV Johan). Désirée devint reine sous le nom de Desideria. Elle ne quittera plus son royaune désormais, mais se tenant toutefois, à l'écart des obligations des souverains et en entretenant une correspondance abondante avec sa famille.
À la mort de son époux le 8 mars 1844, son fils accède au trône sous le nom d'Oscar Ier. Désirée meurt le 17 décembre 1860 à Stockholm. Elle est à l'origine de l'actuelle dynastie suédoise et des familles princières qui se trouvent sur le trône de Norvège, du Danemark, de Belgique, du Luxembourg et de Grèce. Sa mère, Françoise Rose Somis, peut prétendre, au même titre que la reine Victoria, au surnom de Grand-mère de l'Europe.
Pour voir la descendance de Désirée Clary et de Jean Baptiste Bernadotte, cliquez ICI

Sources : L'almanach de la Provence - Collection Jacques Marseille - Pays et Terres de France et Wikipédia - l'encyclopédie libre.


Affiche du film de Sacha Guitry "Le destin fabuleux de Désirée Clary" 1942



Publié dans : Personnages de l'Histoire - Communauté : La Prouvènço
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Mardi 23 juin 2009



Un début de sentier à Trans en Provence...
Ce sentier descend au bord de la Nartuby trente mètres plus bas.
Il est très accidenté. Je ne me suis jamais risquée à l'emprunter car trop difficile d'accès pour moi.
Les racines d'un chêne en constituent l'amorce.
Les intempéries l'ont raviné au fil des ans.
Pour lire mon article sur la Nartuby, cliquez
ici


Pont de la Motte construit en 1892 avec Trans en fond




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