Chercher un thème dans le blog

Mes petits riens

Les photos précisées "Photos de Nadine" sont ma propriété.

Merci de ne pas les utiliser ou les reproduire. (Article L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle). Les autres je les prends sur internet. S'il y en a qui sont à vous dites-le moi

et je les retirerais. J'utilise également beaucoup de cartes postales.


Map IP Address

Powered byIP2Location.com


 Les meilleurs sites provençaux
 

Syndicat d'initiative de Trans

 

Nouveau site de généalogie

newUn nouveau site de généalogie a vu le jour : Aïeux varois. Il est dédié à notre amie Monique Bain qui est partie rejoindre ses ancêtres. Ce site est le fruit du travail acharné de Monique et des généalogistes amateurs qui ont voulu mettre leurs travaux de dépouillement des archives des communes du Var à votre disposition. Je précise qu'il est entièrement gratuit et consultable par tous. Il sera mis à jour au fur et à mesure de l'avancée des travaux de relevage et de mise en forme des fichiers. Je vous souhaite d'y faire de nombreuses trouvailles. Voilà son adresse :

http://aieux.varois.free.fr

 

Benvengudo dins lou Var !

 Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

  La Nartuby à Trans en Provence.

Photo prise avant les inondations du mardi 15 juin 2010.

Nulle part ailleurs

Nouveau Mon autre blog consacré exclusivement à Trans en Provence :

http://www.nullepartailleurs.biz

Articles, cartes postales et photos sont au rendez-vous sur ce blog.

Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : Méditerranées



Remparts d'Aigues-Mortes (Photo Nadine)

Aigues-Mortes (étymologie : Aquoe Mortuoe "eaux mortes, stagnantes") est un orgueilleux petit port acheté par Louis IX (Saint-Louis), vers 1248 à l'abbaye de Psalmody pour en faire le point de départ de ses deux croisades. Aigues-Mortes aujourd'hui, agonise au milieu de ses étangs, victime des vents et de la boue que vomit inlassablement le Rhône. Le long des côtes de ce Languedoc déjà provençal, les courants sont perfides et extrêmement violents à un mètre de la surface. Ces sables que déverse le Rhône modifient la côte depuis des siècles.
Aigues-Mortes est devenue ainsi, une petite ville, célèbre par ses écrivains, et les souvenirs de cette escale vers la Terre-Sainte parachevée par Philippe III le Hardi, fils de Saint-Louis.


Une partie des remparts (Photo Nadine)

La ville est enclose dans un quadrilatère fortifié, de 500 m sur 300. Le nom de l'une des tours, la tour des Bourguignons, rappelle un drame étrange.
En 1421, les Bourguignons, grâce à la trahison d'un gouverneur au nom prédestiné de Malepue, s'étaient rendu maîtres de la cité. Cependant, les troupes royales réussirent à les vaincre et firent un effroyable massacre des envahisseurs. Il y eut tellement de cadavres que pour éviter la contagion de la peste, on entassa les morts dans une tour d'angle de la muraille sud-ouest et on eut soin de recouvrir les corps de saumure. Un refrain populaire et régional naquit de cet épisode de l'histoire :
Bourguignon salé,
L'épée au côté,
La barbe au menton,
Saute, Bourguignon !
Cette comptine pourrait avoir une signification ésotérique, elle indiquerait qu'il faut chercher dans la tour, non pas le Bourguignon salé... mais celé, c'est-à-dire : le soleil caché. Si l'on examine avec soin les pierres des remparts, on se rend compte qu'il y en a un grand nombre qui portent les marques caractéristiques des maîtres maçons (équerres, compas, fils à plomb des Francs-maçons et des Templiers).


La Tour de Constance (Photo Nadine)

A la défense d'Aigues-Mortes proprement dite se rattache une tour admirablement fortifiée et qui a résisté aux ans et aux sables, c'est la tour de Constance. Elle doit son nom à l'opiniatreté de Philippe III le Hardi et de ses compagnons, lors de sa construction, devant les eaux des marais et les sables mouvants.
Trois étages de caves, de souterrains, eux-mêmes fondés sur des milliers de pilotis attestent de la constance des bâtisseurs animés par la foi et le mysticisme.
Aujourd'hui, dans la petite cité rôde encore la grande ombre de Saint-Louis, mort de la dysenterie devant les remparts de Carthage en 1270.



Statue de Saint-Louis (Photo Nadine)

Au nord-est de la ville, une pinède et un mas portent le nom de Saint-Jean, en souvenir de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui en furent les maîtres jusqu'à la Révolution. Chaque année, autrefois, pour la Saint-Jean d'été, le 24 juin, des foules de braves gens se retrouvaient là, autour du puits d'eau douce, pour ripailler et allumer de grands feux destinés selon la tradition, à chasser les sorcières de l'hiver.


Chevaux de Camargue (Photo Nadine)

La Camargue est là, et les chevaux fabuleux abondent dans les légendes. Autour des remparts, certaines nuits, un grand cheval blanc galope. C'est "Lou drapé", un animal fantôme, effrangé, qui court dans la musique de ses sabots. On assure que son dos peut s'allonger indéfiniment, comme la monture des quatre fils Aymon (Renaud, Guichard, Alard et Richardet), un cheval devenu célèbre sous le nom de Bayard. La nuit, à son passage, les enfants s'éveillent, sortent de leurs maisons, sans faire de bruit et l'attendent, hors les portes de la ville. Là, il arrive accompagné de la chanson de son petit trot. Les enfants, encore ensommeillés, montent sur son dos, dix, vingt, cinquante, cent... et "Lou drapé" s'enfonce dans les brumes vers les marais du Grau-du-Roi, et disparaît dans le clop-clop de ses sabots et les rires des enfants...

Source : Les dossiers de l'Histoire mystérieuse - Hors série N°2 - Quatrième trimestre 1988.


Une des portes d'Aigues-Mortes (Photo Nadine)





Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Métiers, Activités diverses - Communauté : vieux métiers

   

cavage.jpg

 

A l'époque où personne ne connaissait encore le ciment, lou gip que travaillait lou gipier n'était autre que le gypse, qui se transformait en plâtre dans les mains expertes de ce professionnel. Dans toutes la Provence, l'utilisation de ce matériau était des plus répandu du fait de la présence du minerai de gypse dans les sols, et plus particulièrement ceux de la Haute Provence et des Alpes de Haute-Provence. De nombreuses carrières généralement à ciel ouvert ont été ainsi aménagées sur les effleurements de cette roche tendre, facile à extraire. Il semble que l'usage professionnel du gypse soit né à l'époque gallo-romaine et ait perduré jusqu'au XIXème siècle et de façon plus artisanale jusqu'à nos jours. Ainsi le gipier eut une importance équivalente à celle du maçon qui travaillait la pierre et la chaux.

 

gypse1.jpg

 

En effet, si l'on se réfère aux archives notariales on voit que parmi les travailleurs de la terre et de la pierre, les gipiers étaient les plus importants. Leur rôle ne se limitait pas aux enduits et aux belles décorations. le premier travail de cet artisan était d'assurer l'extraction de la roche, sa déshydratation par cuisson (entre 110° et 140°) et son broyage en une mouture plus ou moins fine. Mélangé avec de l'eau et souvent chargé de sable, de chaux, de terre, de sciure ou de gravats pilés, ce plâtre lui servait alors pour le gros oeuvre et les finitions en extérieur. Pour les murs intérieurs, il laissait s'épanouir toute son habileté et son talent pour créer à la main de délicats ornements. Il utilisait alors un mélange plus souple où il avait ajouté du sel, du lait, du sang ou même de la sève de figuier. Il semble bien que comme les maçons et les tailleurs de pierre, le gipier proposait son travail en voyageant de ville en ville et en se présentant dans les villages. Quand il se voyait confier un chantier, il en devenait le responsable, parfois même de toute la construction d'un bâtiment. Il était alors à la fois architecte et maître d'oeuvre. La profession très respectée conférait à cet homme une certaine honorabilité.

 

sisteron2.jpg

 

A Aix, par exemple, au sein de la confrérie de Notre-Dame-de-Beauvezet, qui regroupait les métiers de la pierre au sens large du terme, se retrouvaient ainsi en bonne place, les maîtres gipiers dont plusieurs firent la renommée de la ville. Avant la Première République, un jeune qui terminait son apprentissage auprès d'un de ces artisans confirmés recevait un truelle, un fil à plomb, une règle et un marteau auxquels était souvent ajoutés une auge pour gâcher le plâtre.

Au fils des siècles, est donc née une authentique culture du plâtre en Provence. Les superbes décors gypsés des nobles maisons, dont ceux des escaliers des vieilles demeures aixoises des XVIème et XVIIème siècles en restent les magnifiques témoins.

 

Source : D'après un texte paru dans l'Almanach des provençaux 2011.

En savoir plus :

  http://www.decorateurs-stucateurs.com/Untitled-10%20stucateurs.html

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 21:10
- Publié dans : Archéologie, Généalogie - Communauté : Généalogie Provence-Languedoc

 

J'ai découvert ce texte par hasard en surfant sur le net. Je l'ai trouvé fort original, je vous en fais donc profiter. Bonne lecture.

Pour le lire c'est par ici :

http://www.nullepartailleurs.biz/

 

Vinaigrier.jpg


Voir les 0 commentaires
Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 01:15
- Publié dans : Trans en Provence - Communauté : Trans en Provence

 

A Trans comme de partout, dans tous les villages, il était courant de désigner une même famille par un surnom, un sobriquet qui lui était propre et qui pouvait éventuellement se transmettre de génération en génération pour la distinguer [...]


Voir les 0 commentaires
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Personnages - Communauté : Passion Histoire

 

SIEYS ~1

 

Emmanuel-Joseph Sieyès est né le 3 mai 1748 à Fréjus (une rue porte son nom), c'est le fils d'un employé des impôts et maître de poste, il fait d'abord ses études à Draguignan puis à Paris au séminaire de Saint-Sulpice. Il entre dans les ordres comme prêtre en 1774 mais sans grande conviction. En cette qualité, il fréquente les salons et les académies où se répandent les idées des Lumières. Il devient en 1775 chanoine de Tréguier en Bretagne, puis attaché auprès de l'évêque Jean-Baptiste Joseph de Lubersac en tant que secrétaire. Par la suite, il est l'aumônier de Sophie Philippe Elisabeth Justine de France plus connue sous le nom de Madame Sophie, tante de Louis XVI, puis vicaire général de Chartres en 1787 et enfin conseiller commissaire à la chambre supérieure du clergé. S'intéressant beaucoup aux problèmes sociaux et à la misère des paysans, il décide de se rendre à Paris en 1788 et de publier plusieurs brochures où il expose ses théorie et ses espoirs pour l'avenir : "Vues sur les moyens d'exécution dont les représentants de la France pourront disposer", puis un "Essai sur les privilèges" où il fustige les deux ordres privilégiés que sont la Noblesse et le Clergé, et enfin "Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?" texte fondateur de la Révolution française, rédigé fin 1788, alors que se préparent les prochains Etats-Généraux.

 

Qu-est_ce_que_le_Tiers_Etat.jpg

 

Publié au début du mois de janvier 1789, ce texte obtint un grand retentissement et assure la popularité de Sieyès. Des dizaines de milliers d'exemplaires de "Qu'est-ce que le Tiers-Etat ?" vont être vendus, obligeant l'éditeur à faire quatre éditions, les trois premières anonymes et la dernière étant signée par Sieyès. Les idées exposées dans cette brochure préfigurent ce qui se passera en France quelques mois plus tard.
L'Abbé Sieyès, écarté par le Clergé, sera finalement élu député du Tiers-Etat à Paris pour les Etats-Généraux qui débutent le 5 mai 1789. Il sera avec le Comte de Mirabeau un des fers de lance de son ordre, étant à l'origine de la réunion des trois ordres (Noblesse, Clergé et Tiers-Etat) aux Etats-Généraux
qui débutent le 5 mai 1789 à Versailles, de la constitution d'une Assemblée Nationale le 17 juin 1789 et du serment du Jeu de Paume le 20 juin 1789.

 

serment.jpg

 

Élu dans trois départements à la Convention, il vote la mort du roi. Il abandonne sa charge de prêtre selon les modalités en vigueur de la Constitution civile du clergé. Pendant la préparation de la constitution de l'an III, le 20 juillet 1795, il prononce un discours resté célèbre au cours duquel il propose la mise en place d'un jury constitutionnaire, premier projet d'un contrôle étendu de la constitutionnalité des actes des organes de l'État. En 1795, il démissionne du poste de Directeur auquel il fut élu, conformément au plan qu'il avait élaboré afin de mettre à mort le Directoire. En 1798, il est envoyé comme ambassadeur à Berlin. En 1799, il se résolut à entrer au Directoire, il prépare le coup d'État du 18 brumaire puis il est nommé consul provisoire par Bonaparte. Il devint président du Sénat conservateur sous l'Empire. Il est promut grand officier de la Légion d'honneur en 1804 et est nommé comte d'Empire en mai 1808. Pendant la Restauration, de 1815 à 1830, il s'exile durant quinze ans pour régicide à Bruxelles et est remplacé par le marquis de Lally-Tollendal. De retour après la révolution de Juillet 1830 "Les Trois Glorieuses", il meurt à Paris le 20 juin 1836. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

 

1836_SIEYES_abbe_d30.jpg

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Châteaux, Musées, Monuments - Communauté : France:nos plus beaux villages

    Silvacane.jpg

 

La Provence, possède trois magnifiques abbayes fondées par les moines Cisterciens : Silvacane, Sénanque et Le Thoronet, elles sont surnommées "les trois soeurs provençales". Elles sont toujours là toutes les trois depuis des siècles à nous émouvoir par leur beauté et leur sobriété. Elles ont traversé le temps même si l'Histoire leur a réservé de bien sombres épisodes comme les guerres de Religion ou la Révolution française. En leurs murs, la vie était austère, entièrement tournée vers la prière, la méditation mais aussi des travaux plus physiques destinés à assurer une indépendance et une autosuffisance au quotidien. L'aînée des trois s'appelle Silvacane. Elle est sise à la Roque d'Anthéron dans les Bouches-du-Rhône. Construite en 1144 au bord de la majestueuse Durance sur une forêt de roseaux d'où son nom (silva-cane), autrement dit une zone de marécages. Elle a été fondée par saint Bernard (Bernard de Claivaux). C'est lui qui prêcha la deuxième croisade dont l'issue fut parmi les moins glorieuses en l'an 1148, année qui vit la naissance de sa soeur cadette... Sénanque.

 

senanque

 

L'Abbaye de Sénanque est située sur la commune de Gordes, dans le département du Vaucluse, au sein d'un vallon où coule la Sénancole. C'est la seule qui abrite encore en ses murs une communauté monastique. Elle est idéalement placée au fond d'une petite vallée et il est recommandé de la visiter quand les lavandes sont en pleine floraison. Son fondateur est moins célèbre que saint Bernard mais il n'en est pas moins illustre : il s'agit d'Alphant qui était évêque de Cavaillon. Une partie se visite comme le cloître ou encore la salle capitulaire. Les moines s'y réunissaient, assis sur des gradins, pour lire et commenter les Écritures, recevoir les voeux des novices, veiller les défunts et prendre d'importantes décisions.

  

le-thoronet.jpg

 

La troisième est l'abbaye du Thoronet qui fut fondée en 1160 à une époque où la Provence relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric 1er Barberousse. L’empire s’étendait de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région. Avant de fonder l’abbaye du Thoronet, la première communauté de moines venus de l'abbaye de Mazan en Ardèche s’installa, le 14 avril 1136, sur la commune de Tourtour, à Notre-Dame de Florielle à une journée de marche au nord-ouest de l’actuel site du Thoronet. Cette première implantation eut lieu grâce au don d’une partie des terres de la famille de Castellane. Malgré d’autres dons importants de terrains, la nouvelle communauté installée à Notre-Dame de Florielle ne trouva pas les conditions idéales à son développement et décida de se déplacer sur une des terres qu’elle possédait déjà et qui leur avait été léguée par le catalan Raymond Bérenger, comte de Provence. Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florielle qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Si vous voulez lire l'article que j'avais fait en 2010 sur l'abbaye du Thoronet, je vous mets le lien :

http://www.transenprovence.org/article-l-abbaye-du-thoronet-41850406.html

 Trois soeurs

 


Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés