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Mes petits riens

Les photos précisées "Photos de Nadine" sont ma propriété.

Merci de ne pas les utiliser ou les reproduire. (Article L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle). Les autres je les prends sur internet. S'il y en a qui sont à vous dites-le moi

et je les retirerais. J'utilise également beaucoup de cartes postales.


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Nouveau site de généalogie

newUn nouveau site de généalogie a vu le jour : Aïeux varois. Il est dédié à notre amie Monique Bain qui est partie rejoindre ses ancêtres. Ce site est le fruit du travail acharné de Monique et des généalogistes amateurs qui ont voulu mettre leurs travaux de dépouillement des archives des communes du Var à votre disposition. Je précise qu'il est entièrement gratuit et consultable par tous. Il sera mis à jour au fur et à mesure de l'avancée des travaux de relevage et de mise en forme des fichiers. Je vous souhaite d'y faire de nombreuses trouvailles. Voilà son adresse :

http://aieux.varois.free.fr

 

Benvengudo dins lou Var !

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  La Nartuby à Trans en Provence.

Photo prise avant les inondations du mardi 15 juin 2010.

Nulle part ailleurs

Nouveau Mon autre blog consacré exclusivement à Trans en Provence :

http://www.nullepartailleurs.biz

Articles, cartes postales et photos sont au rendez-vous sur ce blog.

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 20:03
- Publié dans : Histoire et petites histoires de la Provence - Communauté : Passion Histoire

 

carte-1854-2b.jpg

 

On le sait, il y a plus de deux siècles, le Var n’existait pas. Toulon oui, le Var, non. Il était un morceau de la Provence. Un gros morceau, un beau morceau mais sans « frontières » à lui, ni nom de baptême. Certes, comme ses quatre-vingt deux départements frères, il est le fruit du mariage de dame Révolution avec les députés de l’Assemblée nationale. Mais l’accouchement ne se fit pas en un jour. Il fallut d’abord couper la Provence en trois (Basses-Alpes, Bouches-du-Rhône, Var) pour ne pas dire en quatre, le Vaucluse étant maltraité à part, pour cause d’Etats pontificaux, de Principauté d’Orange, et autres confins montagnards aux limites fluctuantes. Mauvais présage que cette naissance par chirurgie violente ? En fait, la gestion fut longue et difficile. Entre la conception en Chambre le 20 décembre 1789 et la proclamation de la naissance du Var par l’Assemblée d’Aix-en-Provence le 26 septembre 1790, il s’écoula… neuf mois, ce qui paraît assez conforme à l’ordre naturel des choses mais n’alla pas sans malaises ni crises.

Avant même le décret national (février-mars 1790), qui sanctionnait le découpage de la Provence, les députés d’Aix-en-Provence et de Marseille s’affrontèrent durement et les troubles de la fin 1789 repartirent de plus belle en avril et mai 1790, à Toulon comme à Marseille où les émeutiers s’emparèrent de trois forts non sans avoir massacré le major de Bausset. Il fallut attendre juillet 1790 pour voir les administrations départementales s’installer respectivement à Aix-en-Provence, Digne et Toulon, pour la première fois préfecture avant la lettre. Enfin, le 28 septembre 1790 seulement, la Chambre d’Aix-en-Provence proclama le décès, sur papier, de la Provence, morte en donnant le jour à trois enfants reconnus, dont le Var. L’antique Provence n’avait pas dit son dernier mot car elle en avait vu d’autres au cours de son Histoire. Mais le nouveau-né fut tout de même bien accueilli. Grand et fort, il était l’un des plus vaste parmi les 83 départements de la Nation nouvelle. D’Ouest en Est, il s’étalait jusqu’au bout de la France, jusqu’à la frontière des Etats sardes, autrement dit, le comté de Nice. Mais c’était bien trop beau pour que cela demeure ainsi. L’avenir lui ménageait des turbulences et des avanies dont il se serait bien passé. Les premiers pas de cette valse varoise des préfectures les promenèrent successivement de Toulon à Grasse puis à Brignoles pour terminer à Draguignan et finalement en 1974 revenir à Toulon. Cela ne se fit pas sans cris, sans grincements de dents, sans heurts, mais malgré les protestations, les manifestations, les affrontements avec les CRS, etc.…  rien n’y fit. La préfecture fut déplacée à Toulon et Draguignan devint sous-préfecture.

Mais revenons en arrière au temps de la tourmente révolutionnaire. Le grand port militaire qui s’ouvrait sur la Méditerranée allait perdre, en 1793, non seulement le siège du département mais également son nom. En effet, Toulon prit le nom de Port-la-Montagne (voir mon article sur le nom des communes varoises sous la Révolution ICI) et ce n’était qu’un début. On ne savait pas encore à l’époque, qu’à son tour, le nom même du département allait être menacé de disparaître. En 1860, le Comté de Nice fut rattaché à la France. Pour des raisons d’équilibre, il fallut agrandir le nouveau département des Alpes-Maritimes. Pour cela, comme naguère on fit de la Provence, on trancha dans le Var. On l’amputa, on lui arracha un grand et beau morceau : rien moins que tout l’arrondissement de Grasse, ex-préfecture du Var et du même coup Cannes, la future perle de la Côte d’Azur.

Savez-vous ce que l’on nous donna en compensation ? Le Var eut le droit de garder son nom ! Une histoire de fou car désormais depuis cette amputation, le fleuve Var, qui a donné son nom à notre département, ne coule plus dans le Var ! De sa source à son embouchure, il coule dans le département des Alpes-Maritimes. C’est d’une logique que je vous laisse apprécier !

Mais cela ne fait rien. Cela ne nous empêche pas d’être de bons et fidèles varois. On y tient à notre nom de baptême, celui que l’on a reçu quand le Var était encore plus grand, sur les fonts baptismaux de la Révolution. Pour ma part, ayant des ancêtres aussi bien dans le Var que dans les Alpes-Maritimes et les autres départements qui constituent la Provence, cela ne me dérange pas du tout. Je suis Provençale avant tout et je suis fière de l’être avec mes qualités, mes défauts et l’accent chantant que j’ai reçu en héritage !

 

Source : D’après un article écrit par Jean Rambaud dans "Ça s’est passé à Toulon et en Pays varois". Arrangé par Nadine.

 

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Carte trouvée sur le site d'Eliane Lanteri, généalogiste passionnée par sa région et son village de La Brigue (Alpes-Maritimes) dont je vous donne l'adresse :

http://alelia.lanteri.free.fr/

 

 


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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 00:00
- Publié dans : Langue provençale - Communauté : Traditions et maintenance

 

Alude, aludo : Adjectif qui signifie "ailée, pourvue d'ailes". Mais le Provençal ne désigne de cette façon que la fourmi ailée qui essaime avec sa reine pour fonder une nouvelle colonie.

An pèbre : "Période indéterminée, fort ancienne". Vient certainement des terribles ravages de la pébrine, maladie qui a éliminé tous les vers à soie de la région avant que Louis Pasteur ne découvre trop tard le remède. "Il est mort depuis l'an pèbre !".

Banettes : Vient de "bano" cornes. Ce sont les haricots verts que nous appelont les banettes.

Cafouchoun : Réduit, débarras, recoin, placard. "Il doit être dans un cafouchoun".

Décoconner : Ce mot signifie "détacher les cocons de vers à soie des branches où ils sont accrochés". Mais son sens a évolué et est appliqué dans le sens de "déménager, perdre la tête". "Elle décoconne complètement ma parole !".

Ensuqué : "Assommé". Qui a pris un coup violent sur le crâne, le sinciput, le "suc" en provençal. Ce mot désigne aussi "un abruti, un endormi, un mollasson, une personne qui a peu d'énergie.

Enterre-mort : Employé municipal chargé d'ensevelir les défunts, un fossoyeur. 

Goï : Boiteux. "Il est goï".

Grùpi : Mangeoire, râtelier dans une bergerie. "Ils mangent tous à la même grùpi" : il mangent tous au même râtelier. L'expression vient du temps où la Provence était rurale quand "grùpi" signifiait exactement "crèche" au sens propre.

L'avoir mauvaise : Eprouver du ressentiment, être de mauvaise humeur, être un colère contre  quelqu'un. "On peut dire qu'il l'a mauvaise !"

Mouligas : Mou au point d'en être apathique. "C'est un vrai mouligas celui-là !".

Moulon : Vient de "mouloun" qui signifie : tas, monticule. On ne dit pas qu'il y a un tas de choses ou beaucoup de choses, on dit qu'il y a un moulon de choses. Si le tas est important, on dira plutôt qu'il y en a "un brave moulon" cela amplifie l'importance de ce que l'on désigne.

N'as pas crento ? : Littéralement : "Tu n'as pas crainte ?" Veut dire : "Tu n'as pas honte ?". La crento est une "petite" honte, une grosse honte, c'est la "vergougno".

Pépie : Maladie des gallinacés se traduisant par une soif inextinguible. "Il a la pépie" se dit d'un assoiffé chronique.

Pomme d'amour : Un pomme d'amour c'est une tomate. Mais il est vrai que cette expression pour désigner une tomate est tombée en désuétude et c'est bien dommage.

 Pigne : Pomme de pin.

Porcas : "Gros cochon". C'est un vrai porcas !".

Répépier : Du provençal " répépia" : Répéter sans cesse, radoter.

Ribe : Signifie "talus, pente, déclivité, côté". "Il s'est couché sur la ribe". "Manger chez Monsieur Ribe" : manger sur le talus, manger au bord de la route".

Ronflon : S'emploie pour parler de quelqu'un qui grogne sans cesse, morose et rabat-joie. On dit souvent "vieux ronflon", mais pourquoi vieux ?

Sang d'encre : "Se faire un sang d'encre", "se ronger les sangs", "se faire un sang de peste", c'est tout simplement, se faire de la bile ou encore vivre dans l'angoisse.

Terre : Mettre plus bas que terre, c'est dénigrer, diffâmer, calomnier, flétrir. "Ils l'ont mis plus bas que terre".

Ventre : (Tout ce qui rentre fait ventre). Littéralement : tout ce que l'on mange profite.

 

 


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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 18:43
- Publié dans : Trans en Provence - Communauté : Trans en Provence

 

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Un des canons photographié par mes soins à l'Hôtel de ville

 

A la suite d’un traité conclu le 15 mai 1768 entre la France et la République de Gênes, traité qui donnait la suzeraineté de l’île de Corse à la France, 10.000 soldats français sous les ordres du comte Louis Charles René de Marbeuf (1712-1786) avaient débarqué dans l’île (cliquez ICI pour lire la suite).

 

 


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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 20:50
- Publié dans : Trans en Provence - Communauté : Trans en Provence

 

Cascades

 

A l’origine du village, les Transians prenaient l’eau dont ils avaient besoin dans la Nartuby toute proche, quoi de plus naturel ? Mais très rapidement [...]

 

 


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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Villages et lieux de Provence - Communauté : Méditerranées



Remparts d'Aigues-Mortes (Photo Nadine)

Aigues-Mortes (étymologie : Aquoe Mortuoe "eaux mortes, stagnantes") est un orgueilleux petit port acheté par Louis IX (Saint-Louis), vers 1248 à l'abbaye de Psalmody pour en faire le point de départ de ses deux croisades. Aigues-Mortes aujourd'hui, agonise au milieu de ses étangs, victime des vents et de la boue que vomit inlassablement le Rhône. Le long des côtes de ce Languedoc déjà provençal, les courants sont perfides et extrêmement violents à un mètre de la surface. Ces sables que déverse le Rhône modifient la côte depuis des siècles.
Aigues-Mortes est devenue ainsi, une petite ville, célèbre par ses écrivains, et les souvenirs de cette escale vers la Terre-Sainte parachevée par Philippe III le Hardi, fils de Saint-Louis.


Une partie des remparts (Photo Nadine)

La ville est enclose dans un quadrilatère fortifié, de 500 m sur 300. Le nom de l'une des tours, la tour des Bourguignons, rappelle un drame étrange.
En 1421, les Bourguignons, grâce à la trahison d'un gouverneur au nom prédestiné de Malepue, s'étaient rendu maîtres de la cité. Cependant, les troupes royales réussirent à les vaincre et firent un effroyable massacre des envahisseurs. Il y eut tellement de cadavres que pour éviter la contagion de la peste, on entassa les morts dans une tour d'angle de la muraille sud-ouest et on eut soin de recouvrir les corps de saumure. Un refrain populaire et régional naquit de cet épisode de l'histoire :
Bourguignon salé,
L'épée au côté,
La barbe au menton,
Saute, Bourguignon !
Cette comptine pourrait avoir une signification ésotérique, elle indiquerait qu'il faut chercher dans la tour, non pas le Bourguignon salé... mais celé, c'est-à-dire : le soleil caché. Si l'on examine avec soin les pierres des remparts, on se rend compte qu'il y en a un grand nombre qui portent les marques caractéristiques des maîtres maçons (équerres, compas, fils à plomb des Francs-maçons et des Templiers).


La Tour de Constance (Photo Nadine)

A la défense d'Aigues-Mortes proprement dite se rattache une tour admirablement fortifiée et qui a résisté aux ans et aux sables, c'est la tour de Constance. Elle doit son nom à l'opiniatreté de Philippe III le Hardi et de ses compagnons, lors de sa construction, devant les eaux des marais et les sables mouvants.
Trois étages de caves, de souterrains, eux-mêmes fondés sur des milliers de pilotis attestent de la constance des bâtisseurs animés par la foi et le mysticisme.
Aujourd'hui, dans la petite cité rôde encore la grande ombre de Saint-Louis, mort de la dysenterie devant les remparts de Carthage en 1270.



Statue de Saint-Louis (Photo Nadine)

Au nord-est de la ville, une pinède et un mas portent le nom de Saint-Jean, en souvenir de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui en furent les maîtres jusqu'à la Révolution. Chaque année, autrefois, pour la Saint-Jean d'été, le 24 juin, des foules de braves gens se retrouvaient là, autour du puits d'eau douce, pour ripailler et allumer de grands feux destinés selon la tradition, à chasser les sorcières de l'hiver.


Chevaux de Camargue (Photo Nadine)

La Camargue est là, et les chevaux fabuleux abondent dans les légendes. Autour des remparts, certaines nuits, un grand cheval blanc galope. C'est "Lou drapé", un animal fantôme, effrangé, qui court dans la musique de ses sabots. On assure que son dos peut s'allonger indéfiniment, comme la monture des quatre fils Aymon (Renaud, Guichard, Alard et Richardet), un cheval devenu célèbre sous le nom de Bayard. La nuit, à son passage, les enfants s'éveillent, sortent de leurs maisons, sans faire de bruit et l'attendent, hors les portes de la ville. Là, il arrive accompagné de la chanson de son petit trot. Les enfants, encore ensommeillés, montent sur son dos, dix, vingt, cinquante, cent... et "Lou drapé" s'enfonce dans les brumes vers les marais du Grau-du-Roi, et disparaît dans le clop-clop de ses sabots et les rires des enfants...

Source : Les dossiers de l'Histoire mystérieuse - Hors série N°2 - Quatrième trimestre 1988.


Une des portes d'Aigues-Mortes (Photo Nadine)





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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 00:00
- Publié dans : Métiers, Activités diverses - Communauté : vieux métiers

   

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A l'époque où personne ne connaissait encore le ciment, lou gip que travaillait lou gipier n'était autre que le gypse, qui se transformait en plâtre dans les mains expertes de ce professionnel. Dans toutes la Provence, l'utilisation de ce matériau était des plus répandu du fait de la présence du minerai de gypse dans les sols, et plus particulièrement ceux de la Haute Provence et des Alpes de Haute-Provence. De nombreuses carrières généralement à ciel ouvert ont été ainsi aménagées sur les effleurements de cette roche tendre, facile à extraire. Il semble que l'usage professionnel du gypse soit né à l'époque gallo-romaine et ait perduré jusqu'au XIXème siècle et de façon plus artisanale jusqu'à nos jours. Ainsi le gipier eut une importance équivalente à celle du maçon qui travaillait la pierre et la chaux.

 

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En effet, si l'on se réfère aux archives notariales on voit que parmi les travailleurs de la terre et de la pierre, les gipiers étaient les plus importants. Leur rôle ne se limitait pas aux enduits et aux belles décorations. le premier travail de cet artisan était d'assurer l'extraction de la roche, sa déshydratation par cuisson (entre 110° et 140°) et son broyage en une mouture plus ou moins fine. Mélangé avec de l'eau et souvent chargé de sable, de chaux, de terre, de sciure ou de gravats pilés, ce plâtre lui servait alors pour le gros oeuvre et les finitions en extérieur. Pour les murs intérieurs, il laissait s'épanouir toute son habileté et son talent pour créer à la main de délicats ornements. Il utilisait alors un mélange plus souple où il avait ajouté du sel, du lait, du sang ou même de la sève de figuier. Il semble bien que comme les maçons et les tailleurs de pierre, le gipier proposait son travail en voyageant de ville en ville et en se présentant dans les villages. Quand il se voyait confier un chantier, il en devenait le responsable, parfois même de toute la construction d'un bâtiment. Il était alors à la fois architecte et maître d'oeuvre. La profession très respectée conférait à cet homme une certaine honorabilité.

 

sisteron2.jpg

 

A Aix, par exemple, au sein de la confrérie de Notre-Dame-de-Beauvezet, qui regroupait les métiers de la pierre au sens large du terme, se retrouvaient ainsi en bonne place, les maîtres gipiers dont plusieurs firent la renommée de la ville. Avant la Première République, un jeune qui terminait son apprentissage auprès d'un de ces artisans confirmés recevait un truelle, un fil à plomb, une règle et un marteau auxquels était souvent ajoutés une auge pour gâcher le plâtre.

Au fils des siècles, est donc née une authentique culture du plâtre en Provence. Les superbes décors gypsés des nobles maisons, dont ceux des escaliers des vieilles demeures aixoises des XVIème et XVIIème siècles en restent les magnifiques témoins.

 

Source : D'après un texte paru dans l'Almanach des provençaux 2011.

En savoir plus :

  http://www.decorateurs-stucateurs.com/Untitled-10%20stucateurs.html

 

 

 

 


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