Ma Provence

Mes petits riens

Si vous voulez m'écrire :
Nadine

 
Tableau hebdo d’Animabelle

 
Le Sourire d'Animabelle 



Cette lumière est celle qui guidera tous ceux qui cherchent le chemin de la paix, de l'amour et de la sérénité. Ainsi, elle voyagera d'un endroit à l'autre et illuminera le monde avec espoir. Elle a déjà parcouru bien des distances pour se rendre jusqu'ici.
Permettez-lui de continuer son périple et de répandre son message d'amour.
Prenez-la et placez-la sur votre page.
Moi je l'ai prise chez 
Jeanine et René

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Bonjour de Trans en Provence



La Nartuby à Trans en Provence (photo Nadine)


Le Var

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Vendredi 9 mai 2008



Au printemps 2007, j'étais allée avec mes parents, en excursion pour la journée aux Baux de Provence, dans les Bouches-du-Rhône.
Nous avions commencé par visiter la cathédrale d'images. Si vous allez aux Baux,
je vous conseille de ne pas manquer d'aller voir ce site également, c'est superbe ! Ensuite, nous avions fait le tour du village des Baux.

Le site de la cathédrale d'images (Photo Nadine)

Mes parents entrant dans la galerie : décor Venise. C'est la seule photo que j'ai pu prendre à l'intérieur.

La cathédrale d'images est un spectacle permanent, créé en 1977, au cours duquel sont projetées de grandes images lumineuses sur les parois des carrières de pierre de quelques-unes des immenses galeries creusées dans le roc du Val-d'Enfer, sur la route de Maillane (juste en contrebas des Baux). La surface des parois ainsi transformées s'étend sur 4 000 m². Chaque année est proposé un thème différent. Nous avions vu le thème sur Venise. Cette année, c'est le peintre Vincent Van Gogh. Hélas, je n'ai pas pu saisir les images projetées sur les murs de cette immense carrière avec mon appareil-photo. Les images ne ressortaient pas. Si vous voulez voir le site internet de la cathédrale d'images c'est par là :
Cathédrale d'images (clic).


Image:France Les Baux from West 2007.jpg


Le village des Baux-de-Provence (en occitan provençal Lei Bauç de Provènça selon la norme classique ou Li Baus de Prouvènço selon la norme mistralienne) est située dans le département des Bouches-du-Rhône.
C'est par le décret du 7 août 1958 que Les Baux devient Les Baux-de-Provence.

La commune est centrée autour d'un village situé sur un éperon rocheux, au début d'un plateau qui est le premier contrefort de la chaîne des Alpilles et qui surplombe de 200 mètres la campagne. La commune est dominée par une vaste forteresse, aujourd'hui en ruines, ouvrant une large vue sur les plaines du sud, vers Arles et la Camargue (voir mon article sur La Camargue).

Les habitants sont les Baussencs (au féminin : Baussenques).

Les capacités défensives des Baux en font depuis toujours un site attrayant pour l'habitat humain. Des traces de vie ont été retrouvées et datées de -6000. La place fut utilisée par les Celtes comme un fort ou un oppidum autour du IIe siècle av. J.-C.

Au Moyen Âge, il devint la place forte d'un domaine féodal contrôlant 79 villes et villages des alentours. La forteresse fut construite du XIe au XIIIe siècle, sur une vaste étendue de sept hectares. Les princes de Baux contrôlèrent la Provence pendant de nombreuses années et y gagnèrent une forte réputation. Ils disaient descendre du roi mage Balthazar, ajoutant à leurs armoiries, une étoile d'argent à seize branches, pour rappeler celle qui, selon l'Évangile, guida les trois mages vers Bethléem ; et leur devise était « Au hasard, Balthazar ».

Place-forte médiévale située aux confins du Languedoc, du Comtat Venaissin et de la Provence, la forteresse a connu une histoire militaire mouvementée et fit l'objet de nombreux assauts. Le solide donjon qui domine encore aujourd'hui rappelle l'importance de ce château, objet de toutes les convoitises, lors de l'époque médiévale.

Au XIIe siècle les princes des Baux durent se soumettre à l'issue des guerres baussenques. Le grand château commença à être renommé pour sa cour fortement cultivée et chevaleresque. Le domaine s'éteint finalement au XVe siècle à la mort de la dernière princesse des Baux. Les Baux, ainsi que la Provence, sont alors rattachés à la couronne de France (Note de Nadine : la Provence était jusque là un Comté, en 1481, elle fut rattachée à la France et devint une province royale française). Le village devint un centre du protestantisme et tenta même une révolte contre la couronne ce qui amena, en 1632, le cardinal de Richelieu à ordonner que le château et ses murs soient rasés.

En 1642, la ville fut offerte à la famille de Grimaldi en tant que marquisat. Le titre de marquis des Baux leur est d'ailleurs encore rattaché. Administrativement, la ville est entièrement française et le titre de marquis des Baux est traditionnellement donné à l'héritier du trône monégasque. L'actuel prince de Monaco, Albert II, porte parmi ses nombreux titres celui de marquis des Baux.

C'est dans cette commune que fut exploité pour la première fois le minerai d'aluminium : la bauxite. En effet, en 1822, de la bauxite est découverte dans le secteur par le géologue Pierre Berthier. Le minerai est alors intensément exploité jusqu'à épuisement à la fin du XXe siècle. 

De nos jours, Les Baux est un site touristique très fréquenté qui a la réputation d'être un des plus beaux village de France. Les maisons du village élèvent leurs toits de tuiles romaines roses ou gris-roses, rose-saumon ou beiges, et la pierre ancienne blanche se mélange à la végétation méditerranéenne verte, formant des contrastes saisissants. Le vert de la végétation, le gris et le blanc des pierres calcaires, le bleu intense du ciel lumineux de la Provence, les variations de roses des toits forment un magnifique camaïeu de couleurs et de beauté.

Cependant, le nombre d'habitants y vivant encore n'est plus que de 22 habitants. Il sont tous dans la partie haute du village et il y en a moins de 450 pour toute la commune, alors qu'il y eut dans un passé lointain un pic à environ 4 000 Baussencs !

La commune compte 22 monuments historiques, mais la plupart des bâtiments qui composent le château sont aujourd'hui à l'état de ruines. Ce sont :

  • Le château des Baux et ses remparts, propriété de la commune des Baux ;

 

Hôtel de la tour du Brau (Photo Nadine)

(Photo Nadine)

  • Le Musée du château des Baux situé dans l'ancien hôtel de la tour de Brau, un bel édifice du XVe siècle, retraçant l'histoire des Baux-de-Provence. Ce musée a depuis été remplacé par une boutique, il n'en subsiste qu'une maquette du château à l'époque du moyen-âge.
  • Des machines de guerre reconstituées : plusieurs trébuchets, une baliste et un bélier. Depuis l'année dernière, trois nouvelles catapultes capables d'effectuer des tirs les ont rejoints : le plus grand trébuchet de France (16 mètres de haut), une bricole et un couillard. Ces trois machines effectuent des démonstrations de tirs tous les jours avec de véritables projectiles.
  • L'ancienne chapelle Sainte-Catherine ;
  • L'ancienne chapelle romane Saint-Blaise, élevée par la corporation des tisserands et des cardeurs en l'honneur de leur patron ; elle date du XIIe siècle, elle devint au XVIIIe siècle le siège de la confrérie des tisserands.
  • L'église Saint-Vincent des Baux, XIIe siècle-XVIe siècle, en partie creusée dans le roc ; elle donne sur une place plantée d'ormes et de micocouliers ;
  • L'hôtel de Manville : il qui abrite la mairie depuis 1960, il est sans doute la plus vénérable de ces demeures et l’une des mieux restaurées. L'édifice fut construit en 1571 par Flayelle, architecte du Vivarais pour le compte de Claude II de Manville. C’était le neveu de Claude Ier de Manville issu d’une famille toulousaine, capitaine des galères royales, chevalier du Saint-Sépulcre et nommé ensuite capitaine viguier des Baux. Cette propriété à été offerte par le prince Bianchi de Médicis de Manville à la municipalité.

    Fenêtre portant la mention "post tenebras lux 1571" (Photo Nadine)

    Face à l'Hotel de Ville, se dresse la fenêtre "post tenebras lux" : elle appartient au premier style de la renaissance française en Provence. La baie en croisée se compose d’un meneau et d’une traverse moulurée, de chaque côté des pilastres cannelés. Au-dessus, un entablement porte l’inscription post tenebras lux 1571 (Après les ténèbres la lumière), devise calviniste de la réforme de Genève issue du livre de Job (Maison du culte des réformés), cette maison fût la propriété de Brisson Peyre (ou Jean de Manville), laboureur, en 1571, elle a été cédée en 1584 à Charles Laugier, Lieutenant du Viguier des Baux.
    . La porte Eyguières, la porte de l'eau (aigo en provençal : eau), unique porte charretière du village

 

  • L'hôtel des Porcelets (très ancienne famille de Provence), à l'élégante façade du XVIe siècle, abrite aujourd'hui le musée Yves Brayer, peintre français né en 1907 et décédé en 1990.




Photos et diaporama Nadine

par Nadine publié dans : Provence communauté : Provence Passion
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Mercredi 7 mai 2008

Je ne vous présente pas Fernandel, vous le connaissez...
J'ai déniché pour vous ces deux vidéos que je vous laisse apprécier.

 




 




par Nadine publié dans : Humour, Illusions d'optique communauté : Bonne Humeur en Provence
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Dimanche 4 mai 2008


Coquelicot

 

Bonjour à toutes et à tous,

Je me vois obligée de faire une pause pendant quelques jours car je suis très fatiguée.
Ma spondylarthite ankylosante ne me laisse jamais tranquille.
Elle est toujours là pour me rappeller que je vis avec et que j'essaie de faire comme si elle n'existait pas. Mais là vraiment, je n'y arrive plus.
J'ai programmé deux articles : un mercredi et l'autre vendredi.
Pour celui de vendredi, vous avez reçu la newsletter à l'avance à la suite d'une fausse manipulation. Ce n'est pas grave du tout.

Je vous souhaite de passer un excellent dimanche et une très bonne semaine.
A très bientôt et merci de continuer à venir sur mon blog.
Gros bisous à toutes et à tous,

Nadine

Livre-rose

 

 

par Nadine publié dans : Clins d'oeil communauté : Provence Passion
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Samedi 3 mai 2008

 

(Photo Nadine)

Tout le monde connaît la célèbre trilogie de Marcel Pagnol : Marius, Fanny, César.
La fameuse scène de la partie de cartes fait partie de Marius.

Résumé
:

Sur le Vieux-Port de Marseille, Marius travaille au Bar de la Marine que tient son père César. Mais il ne rêve que de départs lointains. Partagé entre l'appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s'unir à Fanny qui s'offre à lui. Mais, alors que César et Honorine sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie, impuissante devant cet amour partagé, Marius monte à bord du navire "la Malaisie" qui part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

   


A Trans en Provence, Jean-Jacques un brignolais installé depuis cinq ans dans notre commune a une très belle maison. Il a voulu orner un des murs de cette maison par quelque chose qui rappelerait la Provence. Il a donc fait appel à Fabienne Dague et Patrick Beck deux spécialistes, pour peindre sur ce mur ce qu'il désirait : le Bar chez Fanny. Tout y est : le comptoir, nos quatre compères qui jouent aux cartes et même un chat. Dans la vraie version de Pagnol le bar est en fait le Bar de la Marine mais Jean-Jacques préférait Fanny.
Il a l'air plus vrai que le vrai, un trompe l'oeil superbe qui ne passe pas inaperçu.  
De nombreuses personnes se sont arrêtées depuis février 2007 pour le prendre en photo.
Alors, il ne me restait plus qu'à vous proposer de lire et d'écouter nos chers marseillais jouant à la manille.

Pour y accéder, il suffit de cliquer sur la photo ci-dessous.

  

  (Photo Nadine)

par Nadine publié dans : Marcel Pagnol communauté : Provence Passion
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Vendredi 2 mai 2008

 

Vous avez remarqué notamment dans l'article sur les noms de famille de la Garde Freinet que je parle de communes telles que Roquebrune-sur-Argens, Les Arcs-sur-Argens, etc...
Mais, qu'est-ce que l'Argens ?



L'Argens (Argenç en occitan provençal selon la norme classique ou Argèns selon la norme mistralienne) est un fleuve côtier français, dont le cours est entièrement situé dans le département du Var..
Il traverse le centre du département d'ouest en est. Il prend sa source à
Seillons-Source-d'Argens (d'où le nom de ce village) à une altitude de 269 m, puis Châteauvert, Correns, Montfort-sur-Argens, Carcès, Le Thoronet, Lorgues,Taradeau, Vidauban, Les Arcs-sur-Argens, Le Muy, Roquebrune-sur-Argens, Puget-sur-Argens, Fréjus, puis se jette dans la mer Méditerranée, près de Fréjus. Sa longueur totale est de 116 km.

Ses affluents sont : le Blavet, l'Endre, la Bresque, le Caramy, l'Issole, la Cassole, la Ribeirotte, la Florieye, l'Aille, et la Nartuby.

L'Argens est un cours d'eau peu abondant, mais suffisamment fourni toute l'année qui cependant s'était retrouvé totalement asséché en septembre 2007. Son débit a été observé sur une période de 37 ans (1970-2007), à Roquebrune-sur-Argens, tout près de son embouchure dans la mer. Le bassin versant du fleuve y est de 2 530 km², c'est- à-dire sa presque totalité.

L'Argens présente des fluctuations saisonnières modérées. On y distingue deux périodes qui divisent l'année. Les hautes eaux se déroulent de l'automne au printemps et portent le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 16 et 33 m³/seconde, d'octobre à mai inclus, avec un maximum fort net en janvier (32,8 m³) et février (29,0 m³). Dès fin mai s'amorce une décrue rapide qui mène aux basses eaux d'été, se déroulant de juin à septembre inclus, avec un minimum au mois d'août (moyenne mensuelle de 6,08 m³/seconde), ce qui est encore très confortable en Provence. Au total, les oscillations saisonnières sont relativement peu importantes. Cependant, les fluctuations de débit peuvent être beaucoup plus prononcées sur de plus courtes périodes et varient d'après les années.


Le delta de l'Argens (Photo internet)


Les crues peuvent être très importantes pour un fleuve côtier au débit modéré. L'Argens suit en cela le modèle classique méditerranéen. Le débit instantané maximal enregistré a été de 748 m³/seconde le 7 janvier 1994, tandis que le débit journalier maximal était de 700 m³/seconde le 18 janvier 1978.

Au total, l'Argens est un cours d'eau assez peu abondant, si du moins on le compare à ses voisins orientaux tels le Var, l'Estéron ou la Siagne. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 222 millimètres annuellement, ce qui est plutôt médiocre, valant nettement moins que la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, et très inférieur à celle du Var (553 millimètres). Le débit spécifique du fleuve n'atteint dès lors qu'un modeste 7,0 litres/seconde et par kilomètre carré de bassin.

Source : D'après Wikipédia.

par Nadine publié dans : Dans le Var communauté : Histoire Géographie
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Jeudi 1 mai 2008

 


Le nom de cette jolie fleur très odorante vient du latin muscus, signifiant musc. Le muguet est un rhizome qui se développe à partir des racines souterraines qui s'étalant horizontalement dans tous les sous-bois de France sauf en région Méditerranéenne. Cette racine produit de petites fleurs blanches en forme de clochettes trés odorantes ainsi que de nombreuses feuilles ovales. De juillet à octobre, la plante produit de petites baies rouges contenant cinq à six graines. Attention ! Le muguet est toxique : toute la plante, ainsi que l'eau dans laquelle baignent les brins.

La tradition du premier mai remonte aux temps anciens. Dans l'antiquité, c'était la date à laquelle les navigateurs reprenaient la mer. Depuis la fin du XIX siècle, le premier mai est un jour férié qui commémore ce jour de 1886 où les syndicats américains demandèrent à plus de 400 000 travailleurs de descendre dans les rues pour l'obtention de la journée de huit heures de travail. Depuis ce jour, le premier mai est traditionnellement la journée des revendications sociales.

 

 

Dès la Renaissance, le muguet fut une fleur porte-bonheur et son utilisation comme symbole du premier mai remonte à deux faits. Le premier mai 1895, le chansonnier Mayol rencontre son amie Jenny Cook avec du muguet à sa boutonnière. Et, dans les années 1900, les couturiers offraient, le premier mai, des brins de muguet aux clientes.
Depuis, le muguet est omniprésent lors de la fête du Travail et se vend, à cette occasion, à plusieurs millions de brins.



 

par Nadine publié dans : Actualité communauté : De la Vie
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Mercredi 30 avril 2008

Je vous conseille avant de lire cet article de prendre un cachet d'aspirine ou d'en avoir un à portée de main car vous pourriez en avoir besoin...
Vous pouvez aussi compter le nombre de fois où j'ai écrit la Garde Freinet,
vous aurez gagné toute ma reconnaissance et le droit de revenir sur mon blog (lol)...

Je vous propose aujourd'hui une étude sur les noms de famille de la Garde Freinet. Cette étude a été réalisée à partir des archives communales conservées à la mairie.
Elle n'est pas de mon fait, mais j'ai rajouté en bleu foncé mes propres commentaires sachant que j'ai de très nombreux ancêtres à la Garde Freinet et que je me suis rendue plusieurs fois à la mairie pour y faire des recherches. J'ai donc étudié les archives en long, en large et en travers...
Mes ancêtres en lignée patronymique, les Barret venaient de la Garde Freinet. Ils se sont installés et ont fait souche au Muy vers la fin du XVIIe siècle. Bien qu'ils s'en défendent, tous les Barret du Muy sont parents entre eux à une génération ou à une autre (et je n'ai pas peur de l'affirmer). A ce propos, je fais une grosse bise à ma petite cousine Aurélie Barret qui me lit régulièrement.

Ci-dessous, le village de la Garde Freinet.




Tout d'abord un petit aperçu de l'histoire de ce village

 

:

La Garde-Freinet (La Gàrdia en provençal) en est une commune située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les habitants se nomment : les Gardois ou Gardiòu en provençal.

 

Au IXe siècle : Traditionnellement, on localise le lieu d'implantation des Sarrasins en Provence occidentale dans les années 890 à la Garde-Freinet. Ce lieu est aussi évoqué sous d'autres patronymes dont celui de Fraxinet ou Fraxinetum. L'histoire rapporte que c'est le comte de Provence Guillaume Ier dit le Libérateur qui chasse les Sarrasins en 973 après sa victoire à la bataille de Tourtour.

Philippe Sénac, dans son livre : Histoire de l'Islam et des musulmans en France du Moyen-Age à nos jours, s’appuie sur les sources arabes et les données de l’archéologie. Il montre combien le Fraxinet, ne constituait pas un simple repère de brigands mais un emplacement stratégique pour les musulmans qui semblaient vouloir "entraver les relations entre les cités marchandes italiennes et le reste de la chrétienté méridionale".

Au XIIe siècle : A 450 m d'altitude, on découvre le Fort Freinet (XIIe au XVIe siècles) et les vestiges d'un ancien village fortifié du moyen-âge, constitué d'une trentaine d'habitations taillées dans la roche. Ils dominent le massif forestier des Maures sur la voie reliant la vallée de l'Argens et le golfe de Saint-Tropez. Actuellement des fouilles archéologiques ainsi que des restaurations par des bénévoles sont en cours afin de connaître et préserver ce patrimoine. Ce fort stratégique, classé monument historique, servait à contrôler le passage entre la vallée du Vidauban et le Golfe de Grimaud. Une grande fosse servait de réservoir d'eau.

XIIIe siècle : Les habitants s'installent sur le col de la Garde. Le bourg devient : "La Garde du Freinet".

XIXe siècle : L'industrie du bouchon se développe avec près de 700 bouchonniers grâce à la forêt de chênes-liège. À cette époque, la production de marrons et de magnans (vers à soie) est également bien développée.

En 1900 : L'abbé Mathieu dresse la croix des Maures (altitude 437 m) qui sera restaurée en 1978. Le Christ pesait 175 kg.

 






A présent, l'étude proprement dite mais tout d'abord une précision : vous verrez que je parle de féminin au niveau des noms. Il faut savoir qu'en Provence sous l'Ancien Régime (avant la Révolution), les noms de famille des femmes étaient féminisés. Par exemple : Arnaud était Arnaude, Barret, Barrette ou encore Sénéquier, Sénéquière. On parlait de Marguerite Sénéquière alors que son père était Antoine Sénéquier.

- ARNAUD (féminin Arnaude) Nom de baptême c'est-à-dire, prénom. Du germain arn (aigle) et wald (gouverner).
La famille Arnaud est présente à la Garde Freinet au XVIIe siècle, probablement avant.
Pour ma part, mes Arnaud les plus anciens viennent des Arcs. Jean Arnaud, originaire des Arcs (sur Argens) est le père de Pierre qui se marie avec Honnorade Sénéquier à la Garde Freinet le 26 janvier 1644.

- BARRET ou BERRET (féminin Barrette) Nom de famille attesté au XVIe siècle. La plus ancienne forme que j'ai retrouvée est Berret. Viendrait de barri : rempart. Il y a aussi des Barret ou Baret dans les Bouches-du-Rhône.

- BASSET (féminin Bassette) Surnom. Diminutif de bas : homme à jambes courtes.
  En 1635 est cité Jean Basset.

- BERARD (féminin Bérarde) Nom de baptême. Du germain ber (cas sujet), ours et hard : fort.
 La famille Bérard est citée à partir du XVIIe siècle.
  En 1630, est cité Jacques Bérard habitant à la Garde Freinet.

- BERENGUIER ou BRENGUIER (féminin Bérenguière) Variante méridionale de Béranger. Nom de baptême. Du germain beren : ours et gari : lance.
  En 1563 est cité Honoré Brenguier propriétaire rue du Pin. En 1613, Sébastien et Jacques Bérenguier habitants de la Garde Freinet. J'ai beaucoup de Bérenguier sur la Garde Freinet.

- BERNARD (féminin Bernarde) Nom de baptême. Du germain bern (cas régime) et ours et hard : fort.
  Des Bernard sont cités à la Garde Freinet et à Grimaud à partir du XVIe siècle.

- BERTRAND (féminin Bertrane) Nom de baptême. Du germain berth : illustre et hramn : corbeau.
  Des Bertrand à La Garde Freinet et à Grimaud et un peu de partout dans le Var.

- CAUVIN (féminin Cauvine) Surnom. Forme méridionale de chauve. Deux possibilités : soit homme chauve, soit habitant d'un endroit dénudé. Idem pour Chauvin, Chalvin, Calvin, Calvy, Cauvy qui veulent tous dirent la même chose.
  Cette famille a donné son nom à un quartier de la Garde Freinet.

- CHAIS ou CHAIX (féminin Chaisse) Sobriquet. De l'occitan : mâchoire. L'homme aux mâchoires fortes.
  En 1710 est cité Jean Chais, trésorier de la communauté.

- COLLE (féminin Collesse) Colline en provençal (Coualo). 
 En 1763 est cité Pons Colle.

- COULET (féminin Coulesse ou Coulette) Nom de lieu : petite colline.
Famille Gardoise au XIXe siècle. J'ai des Coulet également aux Arcs (sur Argens) au XVIIe siècle, ils venaient de La Mûre dans les Alpes-de-Haute-Provence.

- CONDROYER ou CONDROIER (féminin Condroyère) Nom de métier. Variante méridionale de coroier : celui qui organisait les déplacements de troupes ou les cérémonies (qui prenait conroi : prendre soin de, au sens d'adresse à éluder un péril).

- COURCHET ou CROCHET (féminin Courchette) Surnom : déformation de crochet. Ou du vieux provençal acorchar, devenu courcha : raccourcir avec le sens de petite taille. C'est l'un des plus vieux noms de la Garde Freinet.

- CROTE ou CROTTE (féminin Crottesse) Nom de domaine devenu nom de famille. Crotte : grotte. En provençal, une crotte est aussi une cave. Pour grotte, on utilise plutôt le mot baume. A Trans, nous avons une rue des Baumes, c'est un quartier où il y a beaucoup de grottes creusées dans le tuf.
  En 1548 est cité Pons Crote, bayle. En 1563, Maximin Crote conseiller de la communauté.

- DAUMAS (féminin Daumasse) Nom d'origine. Habitant du mas. Idem pour Dumas ou Delmas.

- FABRE (féminin Fabresse) Nom de métier. Forme occitane de fèvre : forgeron, maréchal-ferrant. C'est idem pour Favre, Fèvre, Lefèvre, Lefebvre, etc...

- GIRARD (féminin Girarde) Nom de baptême. Déformation de Gérard. Du germain ger, gari : lance et hard : fort.
  En 1635 est cité Honoré Girard trésorier de la communauté. C'est comme Giraud, Géraud, Gérauld, Géraut, etc...

- GIRAUD (féminin Giraude) Nom de baptême. Dérivé de Géraud. Du germain ger, gari : lance et walden : gouverner.
  Giraud est l'un des plus vieux noms de la Garde Freinet.

- GUIGUES (féminin Guiguesse) Surnom. Du germain wig : combat. Famille étendue au XVIIIe siècle. Guigues est aussi Guigonnet.

- GUILLABERT : (féminin Guillaberte) Nom de famille. Formé à partir du nom de baptême Guillaume. Du germain wil : volonté et helm : casque et berth : célèbre.
  Le premier Guillabert de la Garde Freinet est originaire du village du Val (c'est Henry Guillabert qui a fait la souche de tous les porteurs du nom à la Garde Freinet).

- INFERNET ou ENFERNET (féminin Infernette) En provençal, l'Infernet est un lieu tourmenté, sec et venté, difficile d'accès, montagne ou vallon. On trouve les deux formes du nom à la Garde Freinet.

JAUFFRET (féminin Jauffrete) Forme de Geoffroy. Nom de baptême. Origine germanique gaut : dieu et frid : paix.
  Famille citée au XVIIe siècle. Jauffert pouvait être orthographié Geoffroy, Gerffroy, Jaufret, Gerfrey, Jeoffroy, etc... Je l'ai vu écrit sous toutes ces formes.

- LATIL (féminin Latilesse) De til, mauvaise orthographe de teil : tilleul. Ce nom est très répandu à Trigance (où j'ai de nombreux ancêtres) et dans les Alpes-de-Haute-Provence.
  En 1755 est cité Jean-Joseph Latil mari de Thérèse Sigalas.

- LAUGIER (féminin Laugière) De Augier. Du germain adal : noble et gari : lance. C'est la même forme que Lagier.
  En 1718 est cité Jean-Marc Laugier trésorier de la communauté.

- LAVAGNE (féminin Lavagnesse) De lavagno : mare, eau douteuse, lavasse. Les Lavagne venaient d'Entrecasteaux. Le premier est Esprit Lavagne fils d'Honoré qui se marie à la Garde Freinet le 8 janvier 1686 avec Thérèse Sénéquière. Mon arrière-grand-mère était une Lavagne. Les Lavagne sont allés s'implanter au cours des siècles au village de La Motte (à 5 km de Trans) et y ont fait souche J'affirme que les Lavagne de La Motte sont tous parents entre eux. Je remonte les Lavagne sur Entrecasteaux jusque vers 1580.

- LOMBARD (féminin Lombarde) Nom d'origine. Au Moyen Age était donné à tout Italien du nord. Puis surnom donné aux banquiers ou usuriers parce que telle était souvent la profession des immigrés lombards. Ce nom est très répandu en Provence.

- LONJON ou LONGEON (féminin Lonjonne) La souche de ce nom se situe dans le village aux Mayons proche de la Garde Freinet. On y trouve aussi Nonjon variante de Lonjon. A l'origine, les Lonjon étaient des Nonjon. C'est une erreur de phonétique qui a engendré les deux orthographes. J'ai vu écrit aussi Lonjeon ou Nonjeon. C'est un des plus vieux noms des Mayons

- MARTEL (féminin Martelle) Nom de métier. A l'origine, celui qui maniait la masse d'armes, puis celui qui maniait le marteau : forgeron. Martel est parfois écrit Marteau. Les noms en el finissent aussi en au. Comme par exemple, le village de Taradeau ou le nom de famille Taradel (de Roquebrune-sur-Argens). Jean Bertrand du lieu de Taradel = Taradeau.

- MARTIN (féminin Martine) Nom de baptême. Martin est un nom très présent à Saint-Tropez et de partout en Provence. C'est le premier nom de famille actuellement le plus répandu en France.

- MAUREL (féminin Maurelle) Sobriquet dérivé de maure : brun de peau. Noir de cheveux étant désigné par Brun ou Lebrun. Aussi Maure, Maurin, Maureau, Moreau, etc...

- MASSEL (féminin Masselle) Nom de métier : celui qui se servait d'une masse d'armes.
  En 1563 est cité François Massel, bailli de la Garde Freinet.

- MONIER (féminin Monière) Parfois transcrit Maunier, Mounier ou Monié. Nom de métier : meunier. Il y a aussi beaucoup de Maunier à Lorgues. Remarque : A Lorgues, le nom est écrit Maunier, tandis qu'à la Garde Freinet, c'est Monier ou Monnier.
  Un Joseph Monier est cité au cadastre en 1613.

- OLIVIER ou OLLIVIER (féminin Olivière) Nom de baptême. Un des plus vieux noms de la Garde Freinet et des villages des environs. Mon arrière grand-mère Adélaïde Ollivier était originaire de Roquebrune-sur-Argens. Mais en remontant, son plus vieil ancêtre Peyre (Pierre) Ollivier qui se marie le 15 août 1602 avec Jaumette (Jaume, forme provençale de Jacques en provençal) était le fils de Guilhem (forme de Guillaume) et de Catherine Perrine de la Garde Freinet.

- PELISSIER ou PELLISSIER (féminin Pélissière) Nom de métier : pellettier. Ou surnom : porteur de pelisse. Les Pelissier de la Garde Freinet venaient de la Martre.

- PERRIN (féminin Perrine) Surnom. Diminutif affectueux de Pierre. On trouve de très nombreux Perrin à la Garde Freinet.
 
- PISSOT (féminin Pissotte) Sobriquet d'un bon buveur. Famille attestée au XVIIe siècle.

- POULAS ou POLAS (féminin Poulasse) Gros poulet. Famille gardoise encore répandue aux XVIIe et XVIIIe siècle. Mes Poulas sont venus de Saint-Tropez au début XVIIe.

- PREIRE ou PRAIRE (féminin Preiresse) Sobriquet ironique : prieur, prêtre en provençal.
  En 1613, est cité Pierre Preire. Preire est également un vieux nom du village de Trigance.

- RAYMOND ou RAIMOND ou RAIMON (féminin Raimone) Anciennement Reimoun. Nom de baptême. Raimbaud à l'origine. Du germain ragin :conseil et bald : audacieux.

- ROUX (féminin Rousse) Sobriquet dû à une particularité physique : cheveux roux.
  Des Roux sont cités à Grimaud et Ramatuelle au XVe siècle. Le patronyme Roux fait partie des plus vieux noms de Trans (en Provence). Reportez-vous à mon article sur les noms de famille de Trans (cliquez ici).

- SAUVAN (féminin Sauvane) Nom de baptême = Silvain.
  Antoine Sauvan fils d'Honnorat est cité en 1613. J'ai aussi des Sauvan à Grasse dans les Alpes-Maritimes.

- SENEQUIER (féminin Sénéquière) Sobriquet provençal. Du latin : gaucher.
  En 1427, est cité Pierre Sénéquier procureur représentant la communauté. Sénéquier fait partie des plus vieux noms de la Garde Freinet. J'en ai une certaine quantité !

- SERRET (féminin Serrette) Nom de lieu. De serre : montagne allongée.

- SIGALAS ou SEGALLAS ou SEGELLAS (féminin Sigalasse) Surnom de cultivateur, vient de seigle. J'en ai pas mal aussi !

- TAXIL ou TAXY ou TASSY (féminin Taxilesse) Frédéric Mistral propose pour origine la famille romaine Taxilus. Le tassier est aussi la repousse de châtaignier qui a donné le patronyme provençal Tassi ou Tassy. Il y a également des Taxil à Trans en Provence ainsi qu'au Muy.
 
  Source : D'après le livre : La Garde Freinet - D'or et de sinople - Jacques Dalmon. Texte arrangé et agrémenté par moi-même.



 
par Nadine publié dans : Archives, Généalogie communauté : Généalogie Provence-Languedoc
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Mardi 29 avril 2008

 

En Provence, la cérémonie des relevailles était plus qu'indispensable ; on considérait qu'elle avait une telle importance que même si l'enfant mourait en couches, la mère dépossédée de son enfant devait respecter le temps d'isolement et ne réintégrer le monde social qu'après avoir été à l'église se faire relever.
Si son enfant était bien portant et qu'elle négligeait l'usage des relevailles, les pires malheurs ne tarderaient pas à s'abattre sur le nouveau-né qui serait assurément la proie des mauvais esprits.
Lorsqu'une femme mourait en couches, son époux devait organiser les relevailles de la défunte. Le premier jour où l'on sortait l'enfant, on procédait au simulacre des relevailles de sa mère ! La famille négligeait-elle cet usage, la défunte était condamnée à errer sur terre pendant des années avant de gagner le Paradis.
Il arriva un jour qu'un homme perdit sa femme en couches. Son veuvage terminé, il épousa une jeune fille en secondes noces. Or, toutes les nuits, un tapage épouvantable se faisait entendre dans la chambre des nouveaux mariés. Une commère finit par leur faire comprendre qu'il s'agissait de la morte qui venait faire du tapage pour qu'on procédât à ses relevailles. Ce qu'on fit. L'accoucheuse et la marraine se rendirent à l'église, entourant l'absente et s'adressant à elle de temps à autre. La cérémonie terminée, tout rentra dans l'ordre.
La cérémonie des relevailles se déroulait en l'absence de toute personne masculine, hormis le curé bien sûr. L'accoucheuse et la marraine de l'enfant étaient toujours présentes en cette occasion. D'autres femmes pouvaient se joindre à elles et c'était souvent le cas. Parentes et amies de l'accouchée, toutes étaient là pour participer à cet heureux événement. La sage-femme et la marraine se rendaient au matin chez l'accouchée pour l'accompagner à l'église. Le petit cortège qu'elles formaient avait son rituel : l'accoucheuse portait l'enfant en faisant reposer la tête de celui-ci sur son bras droit. La mère marchait du côté de la tête de son enfant. La marraine, elle, se plaçait du côté des pieds du nouveau-né. Suivaient ensuite les autres femmes, par ordre de parenté. Sur le chemin, la jeune mère qui sortait pour la première fois dehors depuis plusieurs jours regardait avec attention autour d'elle... car le sexe de son prochain enfant dépendrait de celui de la personne qu'elle rencontrerait en premier !