Faune, Flore

Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 00:00

 

  Bonjour à tout le monde,

  Deux nouveaux blogs ont rejoint ma communauté "Bleu charrette et rose bonbon" dans laquelle je publie cet article sur la lavande.

Brigitte de Bretagne :

http://en-bretagne-c-est-berhed.over-blog.com/

et Christine de l'Aude :

http://infiniment.over-blog.com/

ce qui porte à 27 le nombre de blogs qui participent.

Merci à vous pour tous vos articles.

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Je vous montre des photos prises sur le plateau de Valensole par ma soeur et par moi-même, le mois dernier, mais à une semaine d'intervale. Alors que la lavande était d'une belle couleur bleue sur les photos de ma soeur, lorsque nous sommes allés au même endroit une semaine après, la couleur avait changé et était beaucoup moins prononcée. D'ailleurs, les lavandes avaient déjà commencé à être coupées. Mais tout ceci n'enlève rien à la beauté des paysages et des champs couverts de bleu-mauve, de blond (les blés) et de jaune (les tournesols).

 

Coupeurs de lavande

 

  Les qualités aromatiques de la lavande étaient connues dès l'Antiquité. Les Romains en parfumaient leurs vêtements et leurs bains, ce qui explique son étymologie, du latin "lavare", qui signifie "laver". Même si Catherine de Médicis puis Madame de Sévigné en raffolaient, la plante ne faisait l'objet que de cueillette. Les premières mises en culture apparaîtront au début du XXe siècle, des milliers d'hectares de terres jusqu'alors réputées incultes, sur le plateau de Valensole (Alpes de Haute-Provence) ou dans les Baronnies (Drôme provençale) par exemple, seront ainsi mis en valeur. On plantait la lavande en automne, ou si le temps était défavorable, au printemps. La récolte avait lieu en été, quand la floraison était à son apogée. Les coupeurs étaient payés à la tâche, et chacun pouvait récolter jusqu'à mille kilos par jour. Les plantes étaient ensuite liées en gerbes, séchées et tassées avant d'être envoyées à la distillerie.

  Source : D'après le livre : Une Provence si étrange - Editions Sud-Ouest.

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Pour aller sur le plateau de Valensole, on quitte le Var pour entrer dans les Alpes-de-Haute-Provence et on longe le lac de Sainte-Croix. C'est le pont qui se trouve à proximité du barrage du même nom, qui fait limite. Le regard se pose sur les eaux turquoises du Verdon. C'est magnifique sous le soleil !

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Désolée de ne pouvoir vous restituer l'odeur.

Malgré toutes les photos que j'ai prises, je n'ai pas pu la capturer... 

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 Une rencontre impromptue faite par ma soeur.

Monsieur de La Fontaine aurait pu en faire une fable.

Le lièvre dans un champ de blé... 

Lavande.jpg 

  

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Faune, Flore - Communauté : Bleu charrette et rose bonbon
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 00:00

 

Une fois n'est pas coutume, je me suis servie de photos faites par ma soeur pour cet article.

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L’iris est une plante vivace à rhizomes ou à bulbes de la famille des Iridacées. Le genre Iris contient 210 espèces et d'innombrables variétés horticoles. On trouve souvent dans les jardins des Iris germaniques.

Le mot "iris" est un emprunt médiéval au latin iris, iridis, lui-même emprunté au grec Iris, Iridos désignant la messagère des dieux, personnification de l'arc-en-ciel. Le terme a d'ailleurs longtemps été employé pour désigner l'arc-en-ciel. On le trouve associé à la fleur à partir du XIIIe siècle, en raison de la coloration de ses pétales, aux reflets irisés. On trouve des iris dans tout l'hémisphère nord, aussi bien en Europe qu'en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord. Déjà considéré comme sacré par les Égyptiens, l'iris est devenu, sous le nom héraldique de fleur de lys, le symbole de la royauté en France. Aujourd'hui, l'iris des marais (Iris pseudacorus, également appelé Iris faux-acore), à la belle couleur jaune, est l'emblème de la ville de Bruxelles, tandis que l'iris versicolore (I. versicolor) est celui du Québec depuis 1999. L'iris d'Angleterre (Iris latifolia) est en fait à l'origine une belle espèce endémique des Pyrénées.

Certaines espèces sont très recherchées en parfumerie pour leur rhizome, dont on extrait l'essence d'iris et son principal composant, l'irone. Ce sont Iris germanica avec surtout sa forme blanche plus connue sous le nom d'iris de Florence et Iris pallida, cultivé en Italie et au Maroc. Il semble que la mode de l'iris comme parfum ait été lancée par Catherine de Médicis. Au XVIIe siècle, on l'utilisait en poudre pour les cheveux : le rhizome était pilé, puis tamisé, donnant une poudre qui sentait très bon la violette, propriété due à l'irone. Après avoir été un moment considéré comme démodé, l'iris entre toujours aujourd'hui dans la composition de nombreux parfums, associé aux notes florales ou comme note de fond.

 

Source : Wikipédia - l'encyclopédie libre.

 Iris1

 

Iris2

 

Iris3

 

Iris4

 

Iris5

 

Iris6

 

Iris7

 

 

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Faune, Flore - Communauté : La nature nous surprend
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 00:00

 

Article programmé pendant ma pause

  Je publie ces photos pour la communauté de Rose

"La nature nous surprend"

Voir son blog : http://www.fleurrose.net/

 

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Des coquelicots à perte de vue, une mer de coquelicots...

C'était en mai 2007, nous nous étions arrêtés au bord de la route pour prendre des photos de ces champs de coquelicots. Il y en avait des deux côtés de la route, une étendue rouge, immense, on aurait dit qu'ils avaient été semés.

Sur la dernière, vous voyez le Rocher de Roquebrune tout au fond, dans le soleil couchant quand les rayons disparaissent pour aller éclairer l'autre partie du monde.

 

Coquelicots-Roquebrune2

 

Coquelicots-Roquebrune3

 

Coquelicots-Roquebrune1

 

Coquelicots-Roquebrune4

 

Coquelicots-Roquebrune5

 

Coquelicots-Roquebrune6

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Faune, Flore - Communauté : La nature nous surprend
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 18:40

 

    C'était le 10 mai 2010 à Trans en Provence. En milieu d'après-midi, un troupeau de moutons et de quelques chèvres qui était venu pâturer pendant trois jours dans un grand pré au fond du vallon à côté de la rivière, regagnait ses pénates. Comme le troupeau est passé par la rue des Baumes, qui se trouve faire angle avec celle dans laquelle j'habite, en entendant les sonnailles des chèvres, vite, vite, j'ai saisi mon appareil photo et je suis descendue dans la rue. J'ai pris le troupeau au fur et à mesure qu'il avançait.

 

Moutons 10.5.2010 (1)

 

Moutons 10.5.2010 (2)

 

Moutons 10.5.2010 (3)

 

Moutons 10.5.2010 (4)

 

Moutons 10.5.2010 (5)

 

Moutons 10.5.2010 (6)

 

Moutons 10.5.2010 (7)

 

Moutons 10.5.2010 (8)

 

Moutons 10.5.2010 (9)

 

Moutons 10.5.2010 (10)

 

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Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Faune, Flore - Communauté : La nature nous surprend
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 00:00

 

Pour ma nouvelle communauté, "Bleu charrette et rose bonbon" dans laquelle vous êtes invités à vous inscrire, par ici :

  http://www.over-blog.com/com-1158384912/Bleu_charrette_et_rose_bonbon.html

je vais vous parler du pastel.

 

Isatis-tinctoria.jpg

 

  Le pastel "Isatis Tinctoria" est une plante crucifère dont les feuilles procurent un bleu exceptionnel en teinture comme en peinture. La production de cette substance colorante sous forme de coque ou de cocagne apporta la richesse au Lauragais, région comprise entre Toulouse, Albi et Carcassonne. Les pastelliers figuraient parmi les plus grandes fortunes de l'époque et ont laissé de nombreux témoignages. Le commerce des coques débutait dans cette région appelée "pays de cocagne". Les coques transitaient dans les ports français de Bordeaux, Marseille et Bayonne. Le XVIe siècle marqua l'apogée de la culture du pastel occitan. Le bleu était devenu un produit de luxe. Aujourd'hui, un nouveau procédé d'extraction permet d'obtenir le précieux pigment issu de cette délicate alchimie.

Nota : Autrefois, les paysans récupéraient les fonds de cuves de pastel et peignaient en bleu, les charrettes, les charrues, les cornes des bœufs, les volets, les portes et les fenêtres, car cette peinture était répulsive aux moustiques et aux insectes. Cette couleur, toujours utilisée pour peindre les volets de bois dans certaines régions avait une vertu insecticide par les pigments bleus toxiques qu'elle contenait. 

 

Facade-volet-et-porte-bleues

 

Un peu d'Histoire

 

Le pastel fut la seule source de teinture bleue disponible en Europe jusqu'à la fin du XVIe siècle, avant que le développement des routes commerciales vers l'Extrême Orient permette l'arrivée de l'indigo.

Les premières traces archéologiques du pastel remontent à la période du Néolithique et ont été trouvées dans la grotte de l'Audoste dans les Bouches-du-Rhône. Dans un habitat de l'Age du fer en Allemagne, on a trouvé des impressions de graines sur des poteries.

Jules César raconte dans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules que les Brittons se peignaient le corps avec du vitrum ; on en a souvent déduit qu'ils se peignaient ou se tatouaient à l'aide de pastel. Mais vitrum ne se traduit pas par "pastel", mais se réfère plutôt à un type de verre bleu-vert qui était courant à cette époque. Les Pictes (peuple d'Ecosse) doivent probablement leur nom (du latin Picti, désignant des personnes peintes ou peut-être tatouées) à leur coutume d'aller au combat nus, couverts uniquement de peintures de guerre. Or, des recherches plus récentes ont jeté de sérieux doutes sur l'hypothèse selon laquelle le pastel serait la substance que les Pictes utilisaient. Des expériences contemporaines sur le pastel ont démontré qu'il ne convenait pas du tout pour les peintures corporelles ni comme pigment de tatouage. En effet, le pastel étant très astringent, il provoque, lorsqu'on l'emploie pour faire un tatouage ou qu'on le pose sur une blessure, une forte réaction cicatricielle et, une fois cicatrisé, ne laisse aucune marque bleue. De plus, l'emploi courant de fumier dans les préparations traditionnelles de teinture de pastel rend aussi invraisemblable la théorie selon laquelle elles ont pu être appliquées à des blessures.

Dans les niveaux de l'âge des Vikings à York en Grande-Bretagne, les archéologues ont mis au jour les vestiges d'une échoppe de teinturier et des restes de pastel et de garance* datant du Xe siècle. A l'époque médiévale, les centres de culture du pastel se situaient notamment en Angleterre, en France (Bretagne, Normandie, Somme, Gascogne et Toulouse), en Allemagne et en Italie (Piémont et Toscane).

 

* Nota : La garance ou garance des teinturiers, est une plante de la famille des rubiacées dont les racines sont utilisées pour leur capacité à teindre les textiles en rouge vif. La Garance est, par extension, la teinture et la couleur tirées de cette plante. C'était notamment le qualificatif des pantalons d'uniforme des soldats français au début de la Première Guerre mondiale, qui exposait les militaires aux tirs des soldats allemands, qui eux, étaient équipés de tenues de couleur neutre.Fete-de-la-lavande.jpg

Par Nadine de Trans en Provence - Publié dans : Faune, Flore - Communauté : Bleu charrette et rose bonbon
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